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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Plus-Value SCI : l'Exonération pour Remploi dans une Résidence Principale (2026)

Vous vendez un locatif pour vous offrir enfin votre résidence principale ? Il existe une exonération de plus-value faite exactement pour ça. Elle figure au 1° bis du II de l'article 150 U du code général des impôts depuis 2012. Elle ne s'utilise qu'une fois dans une vie. Et elle passe presque toujours inaperçue, pour une raison assez bête : son intitulé officiel — « exonération de la première cession d'un logement autre que la résidence principale sous condition de remploi » — n'est cherché par personne.

Le point que je vois le plus souvent manquer dans les dossiers de SCI, c'est celui-ci : l'associé y a droit sur sa quote-part quand c'est la société qui vend l'immeuble. La SCI, elle, ne bénéficie de rien du tout. C'est l'associé, personne physique, qui coche ou non les cases, et l'administration les regarde tête par tête. Conséquence directe : dans une SCI à deux, il est parfaitement normal que l'un sorte exonéré et que l'autre paie plein pot. Même vente, même jour, même notaire.

Reste le vrai piège, et il n'est pas là où on l'attend. Ces conditions se jouent avant la signature. Au jour de la vente, la condition des quatre ans est remplie ou elle est perdue ; aucune diligence postérieure ne la rattrapera. Ajoutez que l'exonération n'a rien d'automatique : elle se réclame dans l'acte, avec des mentions précises. Un notaire qu'on n'a pas prévenu liquide l'impôt, le prélève sur le prix, et il ne reste plus que la réclamation contentieuse.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP). Mis à jour le 31 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.

L'essentiel en 30 secondes

  • L'exonération pour remploi (art. 150 U, II, 1° bis du CGI) vise la première cession d'un logement autre que la résidence principale, à condition d'en remployer le prix dans une habitation principale sous 24 mois.
  • Quatre conditions cumulatives : être fiscalement domicilié en France au jour de la cession (art. 4 B du CGI) ; ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale, directement ou par personne interposée, pendant les quatre années précédentes ; remployer dans le délai ; y habiter réellement.
  • En SCI à l'impôt sur le revenu, les conditions s'apprécient associé par associé (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 390) : un associé peut sortir exonéré pendant que l'autre paie l'impôt.
  • L'exonération est proportionnelle : plus-value × (montant remployé ÷ prix de cession). Elle efface l'IR à 19 %, les prélèvements sociaux à 17,2 % et, le cas échéant, la surtaxe.
  • Elle ne joue qu'une seule fois par personne, se demande expressément dans l'acte de vente, et ne s'applique pas à une cession de parts de SCI (art. 150 UB du CGI).

1. Le principe : ce que dit l'article 150 U II 1° bis

Le régime des plus-values immobilières des particuliers tient en une ligne : toute cession d'immeuble par une personne physique — ou par une société relevant de l'article 8 du CGI, ce qui est le cas de l'immense majorité des SCI — dégage une plus-value taxée à 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, sous réserve des abattements pour durée de détention. Le mécanisme d'ensemble, les abattements et le calcul ligne à ligne, tout cela est détaillé dans notre guide de la plus-value immobilière en SCI. Ce guide-ci fait l'inverse : il prend une seule exonération, la plus mal connue de la liste, et la pousse jusqu'au bout.

Le texte

Le II de l'article 150 U du CGI énumère les exonérations. Son 1° bis, créé par l'article 5 de la loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012 et applicable aux cessions intervenues à compter du 1er février 2012, exonère les plus-values réalisées :

Article 150 U, II, 1° bis du CGI

« Au titre de la première cession d'un logement, y compris ses dépendances immédiates et nécessaires au sens du 3° si leur cession est simultanée à celle dudit logement, autre que la résidence principale, lorsque le cédant n'a pas été propriétaire de sa résidence principale, directement ou par personne interposée, au cours des quatre années précédant la cession. »

L'exonération s'applique « à la fraction du prix de cession défini à l'article 150 VA que le cédant remploie, dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la cession, à l'acquisition ou la construction d'un logement qu'il affecte, dès son achèvement ou son acquisition si elle est postérieure, à son habitation principale. En cas de manquement à l'une de ces conditions, l'exonération est remise en cause au titre de l'année du manquement. »

Deux phrases, et tout le régime tient dedans. Le reste — c'est-à-dire tous les cas concrets — se joue dans la doctrine administrative, le BOI-RFPI-PVI-10-40-30. C'est ce document que votre notaire ouvrira, et c'est celui auquel je renvoie paragraphe par paragraphe dans la suite de ce guide.

Quatre choses à comprendre tout de suite

1. L'exonération est proportionnelle. Elle ne s'applique qu'« à la fraction du prix de cession défini à l'article 150 VA que le cédant remploie » (CGI, art. 150 U, II-1° bis ; BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 340). Remployez la moitié du prix, vous exonérez la moitié de la plus-value. Retenez surtout le dénominateur, parce que c'est là que tout le monde se trompe : le rapport se calcule sur le prix de cession. Jamais sur la plus-value.

2. Elle ne joue qu'une fois. Le texte vise « la première cession ». L'administration en tire que « le bénéfice de l'exonération s'apprécie par cédant, en sorte que chaque contribuable personne physique peut bénéficier de l'exonération au titre d'une seule cession » (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 370), pour les cessions intervenues depuis le 1er février 2012. Un associé qui l'a consommée en 2019 sur un studio détenu en direct ne pourra pas la redemander en 2026 sur la vente de la SCI. Voyez ça comme un jeton : vous n'en avez qu'un, autant le poser sur la bonne table.

3. Elle porte sur un logement. Un local commercial, un terrain nu, un entrepôt, un plateau de bureaux : rien à espérer. Un parking, une cave ou une chambre de service n'y ouvrent droit que s'ils constituent des dépendances immédiates et nécessaires du logement et sont cédés en même temps que lui. Une SCI qui détient des boxes et parkings isolés est donc hors jeu.

4. Rien n'est automatique. L'exonération suppose une demande expresse formulée dans l'acte de cession, avec des mentions que je détaille au chapitre 5. Le silence de l'acte vaut renonciation, purement et simplement.

Ce que l'exonération efface réellement

Prélèvement Taux 2026 Effacé par l'exonération ?
Impôt sur le revenu (art. 200 B CGI)19 %Oui, au prorata du remploi
Prélèvements sociaux17,2 %Oui, l'assiette suit celle de l'IR
Surtaxe (art. 1609 nonies G CGI)2 % à 6 % au-delà de 50 000 €Oui, elle ne vise que la plus-value imposable
Droits de mutation payés par l'acquéreurenv. 6,32 % dans la grande majorité des départementsNon concernés (charge de l'acheteur)

C'est ce cumul qui fait tout l'intérêt du dispositif. Sur une plus-value de 60 000 €, l'enjeu réel n'est pas 19 % mais 36,2 %, soit 21 720 € — et la surtaxe par-dessus si le seuil est franchi. Entre un dossier préparé six mois avant la vente et un dossier improvisé la semaine de la signature, l'écart se compte en dizaines de milliers d'euros.

À ne pas confondre. Cette exonération n'a rien à voir avec celle de la résidence principale elle-même (150 U II 1°), qui suppose que le bien vendu est votre habitation au jour de la cession. Ici, on est dans la configuration exactement inverse : on vend un bien qui n'est pas la résidence principale, précisément pour s'en offrir une. Sur la détention de la résidence principale par la société, voyez notre guide dédié à la SCI et la résidence principale.


2. Les quatre conditions, une par une

Quatre conditions, toutes cumulatives. Les deux premières se jouent avant la vente et ne se rattrapent jamais. Les deux autres se jouent après, et se pilotent comme un échéancier bancaire : avec des dates posées dans un agenda.

Condition Quand elle s'apprécie Rattrapable ?
Être fiscalement domicilié en France (art. 4 B du CGI)Au jour de la cessionNon
Ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale pendant 4 ansAu jour de la cession, sur les 4 années précédentesNon — sauf à décaler la vente
Remployer le prix dans les 24 moisÀ la signature de l'acte d'acquisitionOui, tant que le délai court
Affecter le logement acquis à l'habitation principaleDès l'acquisition ou dès l'achèvementOui, mais l'occupation doit être réelle

Condition 1 — Être fiscalement domicilié en France au jour de la cession

Celle-là ne figure pas dans le texte de l'article 150 U, et c'est bien pour cette raison qu'on l'oublie. Elle est posée par la doctrine, en tête du commentaire : « l'exonération s'applique aux contribuables personnes physiques fiscalement domiciliés en France au sens de l'article 4 B du CGI au jour de la cession du logement » (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 20). Le domicile fiscal s'apprécie au jour de la cession, pas à celui du remploi.

La conséquence est brutale et sans nuance : un associé non-résident au sens de l'article 4 B ne peut pas demander cette exonération, même s'il remplit toutes les autres conditions et même s'il achète sa future résidence principale en France. Il relève d'un régime entièrement distinct, celui du prélèvement de l'article 244 bis A du CGI et de l'exonération propre aux non-résidents du 2° du II de l'article 150 U — un dispositif qui n'a ni le même plafond, ni les mêmes conditions. Dans une SCI dont un associé s'est expatrié, c'est le premier point à vérifier, avant même la condition des quatre ans.

Condition 2 — N'avoir pas été propriétaire de sa résidence principale pendant quatre ans

C'est la porte d'entrée du dispositif, et c'est là que se perd la grande majorité des dossiers. Le cédant ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale, directement ou par personne interposée, au cours des quatre années précédant la cession. Décompte de date à date, en remontant depuis le jour de la vente.

Deux expressions font tout le travail dans cette phrase. « Résidence principale », d'abord : la condition ne vise que le logement où le cédant a sa résidence habituelle et effective. Posséder trois immeubles de rapport, une résidence secondaire ou quinze parkings ne gêne en rien. C'est même le portrait-robot du bénéficiaire visé par le texte : l'investisseur qui accumule du locatif tout en restant locataire de son propre logement.

« Par personne interposée », ensuite. Et c'est ici que la SCI entre en scène, de la pire des façons. Le BOFiP ne laisse aucune marge : lorsque la résidence principale est détenue par une société dont le cédant détient, directement ou indirectement, des parts, des actions ou des droits, l'exonération est refusée quel que soit le pourcentage de détention (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 40). Une part sur mille dans la SCI qui possède le logement que vous habitez, et c'est terminé.

Situation dans les 4 ans précédant la vente Effet sur l'exonération
Locataire de son logement, propriétaire de biens locatifsAucun obstacle
Logé à titre gratuit (famille, logement de fonction) sans en être propriétaireAucun obstacle
Propriétaire d'une résidence secondaire, jamais de sa résidence principaleAucun obstacle
Nu-propriétaire ou usufruitier d'un autre logement (locatif, secondaire)Aucun obstacle
Nu-propriétaire, usufruitier ou indivisaire du logement qui est sa résidence principaleExonération perdue (§ 40)
Associé, même minoritaire, d'une société qui détient sa résidence principaleExonération perdue, quel que soit le %
Propriétaire de sa résidence principale revendue il y a 2 ansExonération perdue (il faut attendre 4 ans)

La cinquième ligne est celle qui surprend le plus. « Je ne suis pas vraiment propriétaire, je n'ai que la nue-propriété » : la phrase revient régulièrement, et elle est fausse au regard du texte. Le BOFiP retient que la détention d'un droit démembré ou d'un droit indivis sur l'immeuble d'habitation affecté à la résidence principale du cédant prive du bénéfice de l'exonération. Un enfant qui a reçu en donation la nue-propriété de l'appartement qu'il occupe est disqualifié, alors même qu'il n'en a pas la jouissance juridique complète.

Le cas des couples. La condition s'apprécie au niveau de chaque cédant personne physique. Pour des époux ou des partenaires co-cédants, elle se vérifie distinctement pour chacun d'eux (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 400). Si l'un a déjà brûlé son exonération, ou s'il détient sa résidence principale, l'autre peut malgré tout la demander sur sa propre part de la plus-value. L'administration raisonne individu par individu, et non foyer par foyer. En SCI, cette logique tombe d'ailleurs parfaitement juste : c'est déjà celle de la quote-part.

Condition 3 — Remployer le prix dans les vingt-quatre mois

Le cédant doit remployer tout ou partie du prix de cession, dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la cession, à l'acquisition ou la construction d'un logement affecté à son habitation principale. Là encore, décompte de date à date, à partir de la signature de l'acte authentique de vente.

Une seule date compte pour valider le remploi : celle de l'acte authentique d'acquisition du logement destiné à devenir la résidence principale. Ni le compromis, ni le dépôt du permis, ni l'emménagement. Un compromis signé au vingt-troisième mois mais réitéré au vingt-cinquième, et l'exonération tombe — pour deux mois de retard de notaire.

La tolérance du prêt relais. Le BOFiP admet que l'acquisition de la future résidence principale intervienne avant la cession, sous trois conditions cumulatives : la mise en vente du logement doit être antérieure à l'acquisition de l'habitation principale, la cession doit intervenir dans un délai normal après cette acquisition, et le prix de cession doit être effectivement remployé — le remboursement anticipé du prêt relais ou de l'emprunt contracté pour acquérir la résidence principale valant justification du remploi (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 70). Concrètement : gardez la preuve datée de la mise en vente (mandat d'agence, annonce, mandat du gérant).

Trois portes de sortie, et trois seulement, sont ouvertes par le BOFiP à celui qui ne tient pas ce délai. Le § 330 est explicite sur son objet : « en cas de manquement à l'obligation de remploi, dans ce délai, du prix de cession dans les vingt-quatre mois de la cession, l'exonération n'est pas remise en cause » lorsque le contribuable ou l'un des membres du couple soumis à imposition commune est atteint d'une invalidité relevant de la deuxième ou de la troisième des catégories de l'article L. 341-4 du code de la sécurité sociale, fait l'objet d'une rupture de son contrat de travail à l'initiative de l'employeur, ou décède. Notez bien le périmètre : ces dérogations visent l'obligation de remploi, pas la condition d'occupation effective examinée juste après. Un licenciement ne sauve pas un dossier où le logement acquis n'a jamais été habité. Interprétation stricte, et documentation à monter avec votre notaire le jour où l'un de ces événements survient.

Condition 4 — Affecter effectivement le logement à l'habitation principale

Le logement acquis ou construit doit être affecté à l'habitation principale du cédant dès son achèvement ou son acquisition si elle est postérieure. La doctrine tolère deux décalages chiffrés (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 323) : jusqu'à douze mois après l'acquisition si des travaux y sont réalisés, jusqu'à vingt-quatre mois si l'immeuble acquis doit être transformé. Au-delà, ce qui compte est une occupation réelle et habituelle. Pas une adresse déclarée sur un formulaire.

Le recoupement, l'administration sait très bien le faire : déclaration d'occupation des locaux via « Gérer mes biens immobiliers », taxe d'habitation sur les résidences secondaires ou taxe sur les logements vacants, contrats d'énergie, assurance habitation, adresse portée sur les déclarations de revenus, courrier, école des enfants. Un logement acheté puis loué, même trois mois, même « en attendant », suffit à faire tomber l'exonération : ce n'était pas l'habitation principale du cédant.

Sur ce terrain, il n'existe aucune échappatoire codifiée. Les trois dérogations du § 330 — invalidité, licenciement, décès — ne concernent que le manquement à l'obligation de remploi, comme on vient de le voir ; elles ne rachètent pas un logement acquis dans les délais mais jamais habité. La doctrine n'exige en revanche aucune durée minimale de conservation du logement ni d'affectation à la résidence principale (§ 327) : ce qui est demandé, c'est une occupation réelle dès l'origine, pas un engagement dans la durée.


3. Le cas de la SCI : une condition qui se lit associé par associé

On arrive au cœur du sujet. C'est précisément l'endroit où les articles généralistes s'arrêtent net, quand ils l'abordent.

Pourquoi la question se pose

Une SCI qui n'a pas opté pour l'impôt sur les sociétés relève de l'article 8 du CGI. Elle n'est pas redevable de l'impôt : ses résultats sont imposés entre les mains de ses associés, à proportion de leurs droits. C'est la translucidité fiscale, un régime bien à elle, qu'il ne faut surtout pas confondre avec la transparence au sens strict — celle-là est réservée aux sociétés d'attribution de l'article 1655 ter du CGI.

Quand une SCI de ce type vend un immeuble, la plus-value se calcule au niveau de la société. Même prix d'acquisition, mêmes frais, mêmes abattements pour durée de détention : tout le monde loge à la même enseigne. Puis le résultat se répartit entre les associés selon leurs droits, et chaque associé personne physique est imposé sur sa quote-part au titre des plus-values des particuliers. La mécanique complète, du calcul jusqu'à la déclaration, est décrite dans notre guide de la vente d'un immeuble détenu par une SCI.

D'où la question qui fâche : les exonérations de l'article 150 U s'apprécient-elles au niveau de la société, ou au niveau de chacun ?

La réponse de la doctrine : au niveau de chaque associé

Sur l'exonération pour remploi, la doctrine administrative ne laisse pas de place au doute. Les conditions s'apprécient en principe au niveau de chaque associé, et le manquement de l'un n'a aucun effet sur les autres. Mieux encore : le remploi peut être réalisé soit par chaque associé à titre individuel, soit par la société elle-même, lorsqu'elle acquiert ou construit la résidence principale de l'associé qui demande l'exonération (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 390).

Ce que cela change concrètement

Un seul associé peut être exonéré

SCI père-fils : le père, propriétaire de sa maison, paie l'impôt sur sa quote-part ; le fils, locataire depuis toujours, sort exonéré sur la sienne s'il remploie. Le notaire liquide alors deux impôts différents sur une seule et même vente.

Le prorata se calcule sur la quote-part de prix de l'associé

Le dénominateur n'est jamais le prix total de l'immeuble : c'est la fraction du prix qui revient à l'associé selon ses droits. Détenteur de 50 % des parts sur une vente à 300 000 € ? Vous raisonnez sur 150 000 €.

C'est l'associé qui brûle son jeton, pas la SCI

L'unique exonération se consomme au niveau de la personne physique. Celui qui l'utilise sur la vente de la SCI ne la retrouvera pas dix ans plus tard sur un bien détenu en nom propre. L'arbitrage se fait avant de signer.

La société peut porter le remploi

L'option est ouverte par la doctrine, mais elle est lourde : loger sa résidence principale dans une SCI qui la met gratuitement à disposition rebat toutes les cartes fiscales de la société. Ce genre de décision se prend avec un conseil, et en amont de l'acte.

Le piège du chevauchement de SCI

Voilà l'angle mort le plus coûteux du dispositif. Un investisseur un peu organisé finit toujours par avoir plusieurs structures : une SCI pour le locatif, une autre — souvent familiale — qui détient la maison où il vit. Cette seconde détention le rend propriétaire de sa résidence principale par personne interposée. Elle le disqualifie intégralement, y compris pour la plus-value réalisée par la première SCI, celle qui n'a rien à voir. Le pourcentage détenu n'entre pas en ligne de compte.

Même raisonnement dans toutes les configurations familiales : l'enfant devenu associé de la SCI qui loge ses parents et lui-même, l'héritier associé d'une SCI familiale montée pour reprendre la maison de famille qu'il occupe. Avant toute vente, il faut donc cartographier toutes les participations de chaque associé sur les quatre dernières années. Statuts et registres en main, pas de mémoire.

Ce que l'acte doit dire, et ce que le notaire attend

Le notaire ne devine pas la situation personnelle de chaque associé, et il n'a aucun moyen de la reconstituer seul. Pour liquider une exonération différenciée, il lui faut, avant la signature :

  • L'identité de l'associé bénéficiaire et ses droits exacts sur le prix de cession — donc une répartition des parts à jour, ce qui suppose un registre des mouvements de parts tenu correctement (voir notre modèle de suivi des parts).
  • Une attestation sur l'honneur de l'associé sur la non-détention de sa résidence principale, directement ou par personne interposée, pendant les quatre années précédentes.
  • La fraction du prix qu'il s'engage à remployer et le montant de la plus-value dont l'exonération est demandée.
  • Le fondement légal de l'exonération, expressément visé dans l'acte.

Deux réflexes de gérant, donc. Prévenir le notaire dès le compromis. Et faire figurer la décision au procès-verbal de l'assemblée qui autorise la vente. La cession engage la société ; la répartition du prix, elle, engage la trésorerie personnelle de chacun — un sujet à part entière, traité dans notre guide sur la distribution du prix de vente aux associés.

La cession de parts de SCI n'ouvre pas droit à cette exonération

La question m'est posée à chaque dossier : plutôt que de vendre l'immeuble, peut-on vendre les parts et demander l'exonération ? Non. Sans la moindre ambiguïté.

L'article 150 UB du CGI prévoit que les gains nets retirés de cessions à titre onéreux de droits sociaux de sociétés relevant des articles 8 à 8 ter, dont l'actif est principalement constitué d'immeubles, « sont soumis exclusivement au régime d'imposition prévu au I et au 1° du II de l'article 150 U ». Tout est dans le mot « exclusivement ». Le renvoi vise le I, c'est-à-dire le régime de calcul, et le du II, c'est-à-dire l'exonération de la résidence principale. Le 1° bis n'y figure pas. L'exonération pour remploi est donc structurellement hors d'atteinte sur une cession de parts.

Traduction opérationnelle : si un associé a vocation à bénéficier du remploi, la SCI doit vendre l'immeuble. Les deux voies n'ont ni la même fiscalité ni les mêmes formalités, et le sujet est détaillé dans notre guide de la cession de parts de SCI. Rappelons au passage que depuis le 27 juin 2026, une cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière doit être constatée par acte notarié ou par acte d'avocat contresigné, à peine de nullité (article 1865-1 du code civil). L'époque du protocole rédigé entre associés autour d'une table est révolue.

Les configurations qui ferment la porte

Configuration Exonération pour remploi Pourquoi
SCI à l'IR vendant un logement, associé personne physiquePossibleArt. 8 CGI : imposition chez l'associé
SCI ayant opté pour l'ISExcluePlus-value professionnelle (art. 39 duodecies s.)
Associé personne morale soumise à l'ISExclueQuote-part selon les règles de l'IS (art. 238 bis K)
Cession des parts au lieu de l'immeubleExclueArt. 150 UB : renvoi limité au I et au 1° du II
SCI vendant un local commercial ou un terrainExclueLe texte vise un « logement »
Associé non-résident fiscalExclueCondition de domicile fiscal en France (art. 4 B CGI ; BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 20)

Un mot sur la dernière ligne, parce qu'elle se lit souvent de travers. Ce n'est pas une case « à étudier » : c'est une exclusion de plein droit. L'associé qui n'est pas fiscalement domicilié en France au sens de l'article 4 B du CGI au jour de la cession est hors du 1° bis, quelles que soient ses intentions de remploi. Il relève d'un dispositif entièrement distinct, avec son exonération spécifique et ses conditions propres : ne transposez rien de ce qui précède, allez voir notre guide de la SCI avec un associé non-résident. Et si votre SCI est passée à l'impôt sur les sociétés, refermez ce chapitre : tout se joue ailleurs, dans la plus-value en SCI à l'IS, avec sa logique de valeur nette comptable, sa réintégration des amortissements et son absence totale d'abattement.

Vérifiez votre éligibilité avant de signer

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4. Le remploi : ce qui compte, ce qui ne compte pas

Le remploi, c'est la pièce mécanique du dispositif. Trois questions à régler, dans cet ordre : sur quel montant raisonne-t-on, qu'est-ce qui compte comme investissement éligible, et comment tombe le prorata ?

Sur quel prix raisonne-t-on ?

Le texte est précis. Le prorata se calcule sur le prix de cession défini à l'article 150 VA du CGI : le prix réel stipulé dans l'acte, majoré des charges et indemnités mises à la charge de l'acquéreur, et réduit sur justificatifs de la TVA acquittée et des frais supportés par le vendeur à l'occasion de la cession. Ni le montant de la plus-value, donc, ni ce qui reste sur le compte une fois les dettes soldées. La confusion est classique, et elle se paie toujours dans le même sens : celui du Trésor.

En SCI, le dénominateur est la quote-part de ce prix revenant à l'associé selon ses droits dans la société. Ce n'est pas une déduction de bon sens : la doctrine l'écrit, en imposant de mentionner dans l'acte « la fraction du prix de cession correspondant à ses droits que le bénéficiaire destine au remploi » (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 510). Les mots « correspondant à ses droits » valident expressément la quote-part de prix de l'associé comme base du prorata, en cohérence avec l'appréciation associé par associé du § 390. Un associé à 40 % sur une vente à 400 000 € raisonne donc sur 160 000 €, et c'est ce montant qui devient le dénominateur de son prorata — indépendamment de ce qu'il touchera réellement en trésorerie une fois l'emprunt de la société remboursé. Faites confirmer le calcul par le notaire rédacteur avant la signature, ça ne coûte rien et ça évite les mauvaises surprises.

Ce qui constitue un remploi éligible

Emploi du prix Remploi éligible ? Précisions
Achat d'un logement ancien ou neufOuiEn pleine propriété (§ 200), affecté à l'habitation principale
Achat en VEFAOuiActe authentique dans les 24 mois ; affectation dès l'achèvement
Achat d'un terrain puis constructionOuiJustificatifs à produire au terme du délai
Travaux concomitants à l'acquisitionOuiRéalisés par une entreprise, achevés et payés dans les 12 mois de l'acte (§ 250)
Remboursement anticipé d'un prêt relais de la nouvelle résidenceOuiDans le cadre de la tolérance du § 70
Remboursement du crédit adossé au bien venduNonCe n'est pas un investissement dans l'habitation principale
Achat en usufruit ou en nue-propriétéNonLa pleine propriété est exigée
Souscription de parts d'une SCI qui détiendra le logementNon§ 210 : hors sociétés dotées de la transparence fiscale (art. 1655 ter CGI)
Placement du prix, apport en compte courant, épargneNonAucun logement acquis ou construit
Achat d'un logement mis en locationNonCondition d'affectation à l'habitation principale non remplie

Deux lignes de ce tableau se ressemblent et disent pourtant l'inverse l'une de l'autre — relisez-les ensemble. Le remboursement du crédit qui pesait sur le bien vendu ne vaut pas remploi : il ampute la trésorerie disponible et, si l'associé ne comble pas le trou avec ses propres deniers, il fait chuter d'autant le pourcentage exonéré. Le remboursement anticipé du prêt relais ou de l'emprunt souscrit pour acquérir la nouvelle résidence principale, lui, est bien admis comme justification du remploi effectif, dans le cadre de la tolérance du § 70 du BOFiP. Un crédit en amont, un crédit en aval : deux traitements opposés.

Dernier point, souvent négligé : le logement acquis en remploi doit en principe être situé en France. L'administration étend le bénéfice aux logements situés dans un État membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 230). Au-delà de ce périmètre, il n'y a rien.

La mécanique du prorata

La formule est d'une simplicité désarmante. C'est précisément pour cette raison qu'on la manipule mal :

Plus-value exonérée = plus-value × (montant remployé ÷ prix de cession)

Le rapport se calcule sur le prix, jamais sur la plus-value. En SCI, on applique la formule à la quote-part de l'associé : sa quote-part de plus-value, multipliée par le rapport entre ce qu'il remploie et sa quote-part de prix.

La doctrine administrative en donne un exemple chiffré (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 360). Prix de cession de 300 000 €, plus-value de 120 000 €, remploi de 180 000 € : la fraction remployée ressort à 60 % du prix (180 000 × 100 ÷ 300 000), et la plus-value exonérée à 72 000 €, soit 60 % de 120 000 €. Les 48 000 € restants sont imposables.

Deux enseignements en découlent. Le premier : remployer plus que le prix ne sert strictement à rien, le rapport plafonne à 100 %. Le second est plus intéressant à manier. Dans l'exemple ci-dessus, chaque euro non remployé génère 0,40 € de plus-value taxable, soit environ 14,5 centimes d'impôt et de prélèvements sociaux. Garder 1 € de côté vous coûte donc 0,145 €. C'est un arbitrage parfaitement chiffrable, et il se tranche avant de fixer le montant de l'apport dans la nouvelle acquisition, pas en découvrant la note.

Le problème de trésorerie propre à la SCI

Voici une difficulté que le propriétaire en direct ne rencontre jamais. Après la vente, le prix appartient à la société. L'associé qui doit remployer 120 000 € dans les vingt-quatre mois doit d'abord faire sortir cette somme de la SCI : remboursement de son compte courant, distribution du résultat, réduction de capital, voire dissolution si la société n'a plus d'objet une fois l'immeuble parti.

Chacune de ces voies a ses conditions, son formalisme et parfois son coût fiscal. Le détail se trouve dans notre guide sur la distribution du prix de vente et, pour la mécanique des comptes d'associés, dans celui du compte courant d'associé. Ce qui doit vous préoccuper ici, c'est le calendrier. Une distribution votée neuf mois après la vente, puis un acte d'acquisition six mois plus tard : on reste très largement dans les vingt-quatre mois. Encore faut-il que quelqu'un ait pensé à convoquer l'assemblée.

La doctrine ouvre une seconde voie : laisser la SCI acheter elle-même le logement destiné à l'associé. Techniquement propre, juridiquement admis, mais durablement lourd. La société détient alors une résidence principale mise gratuitement à disposition, avec toutes les questions de déductibilité et de régime fiscal qui s'ensuivent — voyez louer un bien de la SCI à un associé et SCI et résidence principale avant de vous engager. Ce n'est pas une décision qui se prend dans les huit jours qui précèdent la signature.


5. Justificatifs, mentions dans l'acte et contrôle a posteriori

Remplir les conditions ne suffit pas. L'exonération pour remploi s'obtient sur demande, elle est accordée sur engagement, puis vérifiée. Reste donc à savoir qui liquide l'impôt, ce que l'acte doit contenir, quelles pièces l'associé doit conserver, et ce que coûte un remploi qui n'aboutit pas.

Qui déclare et qui paie

Pour une SCI relevant de l'article 8 du CGI, tout passe par le notaire : c'est lui qui liquide l'impôt de plus-value, dépose la déclaration n° 2048-IMM et acquitte l'impôt comme les prélèvements sociaux pour le compte des associés personnes physiques, à l'appui de la publication de l'acte. Le prix qui atterrit sur le compte de la société est donc déjà net. Lorsque la plus-value est totalement exonérée en application du II de l'article 150 U, aucune déclaration n'a à être déposée (article 150 VG, III du CGI) — mais l'acte doit alors préciser, à peine de refus de la formalité, la nature et le fondement de cette exonération. Et en cas d'exonération partielle, qui est l'hypothèse la plus fréquente en SCI, la déclaration reste due pour la fraction imposable.

Les mentions obligatoires de l'acte

On touche ici au point de sécurité juridique de toute l'opération. La fraction du prix que le cédant destine au remploi doit être mentionnée dans l'acte de cession (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 350), et la nature comme le fondement de l'exonération partielle doivent y être indiqués (§ 500). En clair, cinq informations doivent figurer noir sur blanc (§ 510) :

  • l'identité du bénéficiaire de l'exonération ;
  • ses droits sur le prix de cession — sa quote-part, exprimée en pourcentage et en euros ;
  • la fraction du prix qu'il destine au remploi ;
  • le montant de la plus-value exonérée ;
  • la nature et le fondement de l'exonération demandée.

Aucune de ces mentions ne s'ajoute après coup. Un acte muet, c'est un impôt liquidé et prélevé sur le prix, et il ne reste plus que la réclamation contentieuse : plus longue, plus incertaine, et sans garantie de résultat.

La déclaration de revenus de l'associé

Le montant net de la plus-value exonérée doit être reporté sur la déclaration d'ensemble des revenus n° 2042 de l'associé bénéficiaire (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 520). Beaucoup l'omettent en se disant qu'une plus-value exonérée n'intéresse plus personne. Erreur : l'obligation figure au troisième alinéa du 1 de l'article 170 du CGI, et l'oubli est sanctionné sur le fondement de l'article 1760 du CGI par une amende de 5 % des sommes non déclarées, avec un plancher de 150 € et un plafond de 1 500 €. Une précision qui a son importance : le même article réduit ces montants à 75 € et 750 € lorsqu'aucune infraction aux dispositions du 1 de l'article 170 du CGI n'a été commise au cours des trois années précédentes — la condition vise l'ensemble des obligations de ce 1, et non la seule omission d'une plus-value exonérée : ne comptez donc pas mécaniquement sur le taux réduit. Cette mention ne génère en revanche aucune imposition supplémentaire et n'entre pas dans le revenu fiscal de référence (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 520) : elle sert au suivi de l'exonération accordée. Sur la façon dont la quote-part de résultat d'une SCI remonte dans la déclaration personnelle, voyez notre guide de la quote-part de résultat sur la 2044.

Le dossier à constituer et à conserver

L'engagement d'aujourd'hui sera contrôlé demain. Le dossier de preuve se constitue donc au fil de l'eau ; le reconstituer trois ans plus tard, une proposition de rectification sur le bureau, est une expérience que je ne souhaite à personne. Ce qu'il faut ranger, et quand :

  • Avant la vente : preuve de la situation locative de l'associé (bail, quittances de loyer, attestation d'assurance habitation), attestation de non-détention de la résidence principale, état des participations détenues dans toute société immobilière sur les quatre dernières années.
  • À la vente : l'acte comportant les mentions, la décision d'assemblée autorisant la cession, le décompte notarié des sommes revenant à chaque associé.
  • Pendant les 24 mois : traçabilité bancaire du prix — de la SCI vers l'associé, puis de l'associé vers l'acquisition. Les virements sont la meilleure preuve du remploi effectif.
  • À l'acquisition : acte authentique daté, offre de prêt, factures de travaux quittancées, puis justificatifs d'occupation (énergie, assurance habitation, avis d'imposition à la nouvelle adresse).

Ces pièces se rangent avec la comptabilité de la société — sur les durées et le mode de conservation, voyez quels documents conserver et l'archivage numérique.

La remise en cause : coût et calendrier

Une condition qui lâche — remploi non réalisé, délai dépassé, logement finalement loué au lieu d'être habité (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 450) — et l'exonération est remise en cause au titre de l'année du manquement, le texte le prévoit expressément. L'impôt et les prélèvements sociaux redeviennent exigibles, assortis de l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI. Point crucial : cet intérêt court à compter du premier jour du mois suivant celui de la cession (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 460).

Conséquence de trésorerie à anticiper. Relisez la date de départ des intérêts : la cession, et non le manquement. Un remploi qui échoue au vingt-quatrième mois se solde donc par deux années d'intérêts en plus de l'impôt. Tant que l'acte d'acquisition n'est pas signé, l'impôt économisé n'a rien d'un gain acquis : c'est une somme à garder disponible. La laisser dormir sur le compte de la SCI n'est franchement pas la pire des idées.


6. Articulation avec les autres exonérations et les prélèvements sociaux

L'exonération pour remploi ne vit pas seule. Elle occupe une place dans la liste du II de l'article 150 U du CGI, où d'autres exonérations lui sont parfois préférables — ou simplement plus faciles à décrocher. Et ses effets débordent l'impôt sur le revenu : ils touchent les prélèvements sociaux et, plus subtilement, la surtaxe des plus-values élevées.

Le paysage des exonérations de l'article 150 U

Exonération Base Applicable à une SCI à l'IR ?
Résidence principale du cédant150 U II 1°Oui, pour l'associé qui occupe le logement à titre de résidence principale
Première cession sous condition de remploi150 U II 1° bisOui, associé par associé — objet de ce guide
Durée de détention (abattements)150 VCOui, calculée au niveau de la société
Prix de cession ≤ 15 000 €150 U II 6°Oui, seuil apprécié en pleine propriété, bien par bien
Expropriation, sous condition de remploi de l'indemnité150 U II 4°Oui, régime autonome à ne pas confondre
Cessions au profit d'organismes de logement social150 U II 7° et 8°Dispositif borné dans le temps : vérifier sa validité à la date de l'acte

Ce tableau appelle trois précisions, et la première est une bonne nouvelle : l'exonération pour remploi se combine avec les abattements pour durée de détention, elle ne s'y substitue pas. On calcule d'abord la plus-value imposable après abattements, puis on applique le prorata de remploi sur la quote-part de l'associé. L'ordre des opérations compte.

Prudence, en revanche, avec le seuil de 15 000 € de l'article 150 U II 6°. Il s'apprécie bien par bien et non annuellement, en retenant la valeur en pleine propriété (BOI-RFPI-PVI-10-40-70, § 10 et § 30) ; en indivision, il se mesure sur chaque quote-part indivise (§ 20). Mais la doctrine reste muette sur le cas d'une cession réalisée par une société relevant de l'article 8 du CGI, où le cédant est la société et non ses associés. Ne pariez donc pas sur une appréciation par quote-part d'associé sans validation du notaire rédacteur. Dans le doute : une SCI qui vend un studio 120 000 € est hors du champ de l'exonération de « petite cession ».

Dernière précision, souvent mal comprise : les exonérations sont alternatives sur une même cession. Impossible de cumuler celle de la résidence principale et celle du remploi sur le même bien — la seconde suppose justement que le bien vendu n'était pas votre résidence principale.

Prélèvements sociaux et surtaxe

Les prélèvements sociaux sur les plus-values immobilières des particuliers suivent l'assiette de l'impôt sur le revenu : ce qui est exonéré au titre de l'article 150 U échappe aussi aux 17,2 %. Ne transposez surtout pas ici les taux applicables aux revenus mobiliers, qui ont bougé en 2026 — le point complet est fait dans notre guide des prélèvements sociaux en SCI en 2026.

Vient ensuite la surtaxe de l'article 1609 nonies G du CGI, de 2 % à 6 %, qui ne frappe que les plus-values imposables supérieures à 50 000 €. La fraction exonérée sort de l'assiette, et l'exonération peut à elle seule faire basculer l'ensemble sous le seuil : dans ce cas, la surtaxe disparaît. Attention toutefois à une règle propre aux sociétés de l'article 8 du CGI : « le seuil de 50 000 € s'appréciant au niveau du cédant dans cette hypothèse, il doit être apprécié au niveau de la personne morale et non au niveau de chaque associé » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Autrement dit, une SCI à quatre associés qui dégage 120 000 € de plus-value imposable est dans le champ de la surtaxe même si aucune quote-part n'atteint 50 000 €. Le même paragraphe ajoute une précision précieuse : pour apprécier ce seuil, on ne tient compte ni de la quote-part revenant aux associés soumis à l'impôt sur les sociétés, ni de celle revenant aux associés personnes physiques bénéficiant d'une exonération liée à la cession de la résidence principale ou à la cession d'un logement en vue de l'acquisition de celle-ci. Cette seconde hypothèse, c'est exactement notre exonération pour remploi.

Et si l'exonération n'est pas mobilisable ?

La condition des quatre ans est perdue ? Il reste les leviers ordinaires, moins spectaculaires mais bien réels : la durée de détention (exonération totale d'impôt sur le revenu à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans), l'arbitrage entre vente de l'immeuble et cession de parts, le calendrier de la signature, la prise en compte des travaux dans le prix d'acquisition. Jetez aussi un œil au déficit foncier et à la vente moins de cinq ans après l'achat : un déficit imputé hier peut se rappeler à votre bon souvenir le jour de la revente.


7. Cas chiffré : SCI à 50/50, vente 300 000 €, remploi de 80 %

Assez de doctrine. Prenons un dossier ordinaire et déroulons-le jusqu'au dernier euro.

Les données du dossier

La société : SCI Bellevue, à l'impôt sur le revenu, deux associés à 50/50 — Julien, 33 ans, locataire de son appartement depuis toujours, et sa sœur Camille, propriétaire de sa maison depuis 2019.

Le bien : un appartement locatif acquis le 3 février 2021 pour 220 000 €, avec 20 000 € de frais d'acquisition réels et justifiés, sans travaux.

La vente : signée le 20 mai 2026 au prix de 300 000 €, honoraires de négociation à la charge de l'acquéreur : le prix de cession au sens de l'article 150 VA du CGI s'établit donc bien à 300 000 €.

Le projet : Julien achète sa première résidence principale et s'engage à y remployer 120 000 €, soit 80 % de sa quote-part de prix. Camille ne remploie rien.

Étape 1 — La plus-value au niveau de la société

Élément Détail Montant
Prix de cessionActe du 20 mai 2026, au sens de l'art. 150 VA300 000 €
Prix d'acquisitionActe du 3 février 2021220 000 €
+ Frais d'acquisition réelsJustifiés (option au réel, au lieu du forfait de 7,5 %)+ 20 000 €
= Prix d'acquisition majoréBase de calcul240 000 €
Plus-value brute300 000 – 240 00060 000 €
Abattement pour durée de détention5 ans révolus : aucun abattement avant la 6e année de détention (art. 150 VC)0 €

La plus-value imposable de la société s'établit donc à 60 000 €, répartie à parts égales : 30 000 € pour Julien, 30 000 € pour Camille. Au passage, regardez la date. En signant après le 3 février 2027, soit un peu plus de huit mois plus tard, l'abattement de la sixième année de détention aurait commencé à mordre. Vendre juste avant un anniversaire de détention est une négligence qui se chiffre, et personne ne pense à ouvrir un calendrier avant de fixer la date de l'acte.

Étape 2 — Le prorata de remploi de Julien

Calcul Formule Résultat
Quote-part de prix de Julien300 000 × 50 %150 000 €
Montant remployéActe d'acquisition du 12 janvier 2027120 000 €
Fraction remployée120 000 ÷ 150 00080 %
Quote-part de plus-value60 000 × 50 %30 000 €
Plus-value exonérée30 000 × 80 %24 000 €
Plus-value imposable30 000 – 24 0006 000 €

Étape 3 — L'impôt de chacun

Associé Plus-value imposable IR 19 % PS 17,2 % Total
Julien (exonéré à 80 %)6 000 €1 140 €1 032 €2 172 €
Camille (aucune exonération)30 000 €5 700 €5 160 €10 860 €
Total prélevé par le notaire36 000 €6 840 €6 192 €13 032 €

Le gain de Julien : 8 688 €. Sans exonération, sa quote-part de 30 000 € aurait supporté 10 860 € d'impôt et de prélèvements sociaux, soit 36,2 %. Il en paie 2 172 €. L'écart représente 7,2 % des 120 000 € qu'il remploie — grosso modo les frais de notaire de son acquisition, payés par l'administration fiscale.

Et un effet collatéral que personne n'anticipe. Pour apprécier le seuil de 50 000 € de l'article 1609 nonies G, le BOFiP écarte expressément la quote-part de plus-value revenant à un associé bénéficiant de l'exonération liée à la cession d'un logement en vue de l'acquisition de sa résidence principale (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Le texte écarte la quote-part de l'associé bénéficiaire, et non sa seule fraction exonérée : à la lettre, on ne retient donc que les 30 000 € de Camille — au plus 36 000 € (6 000 + 30 000) si l'on s'en tient à neutraliser la seule fraction exonérée de Julien. Dans les deux lectures, on reste très en dessous du seuil : pas de surtaxe. Sans l'exonération de Julien, les 60 000 € auraient franchi la barre et déclenché la surtaxe pour les deux associés. Camille, qui n'a rien fait, en profite intégralement.

Étape 4 — Le calendrier à tenir

Date Étape Point de vigilance
Février 2026Compromis : le notaire est informé de la demande d'exonérationAttestation de Julien + état de ses participations
20 mai 2026Acte de vente, avec les mentions obligatoiresDépart du délai de 24 mois et de l'intérêt de retard
Juin 2026Assemblée : affectation du prix, sortie de la quote-part de JulienTraçabilité bancaire du virement
12 janvier 2027Acte d'acquisition de la résidence principaleC'est cette date qui doit tenir dans les 24 mois
Printemps 2027Déclaration 2042 : report de la plus-value exonéréeOubli fréquent, sanctionné par une amende
20 mai 2028Terme du délai de remploiAu-delà, remise en cause avec intérêts depuis juin 2026

Une variante pour finir, et elle est instructive. Si Julien avait remployé la totalité de sa quote-part, soit 150 000 €, son exonération aurait été complète : zéro impôt sur ses 30 000 € de plus-value, 10 860 € économisés au lieu de 8 688 €. Les 30 000 € qu'il a préféré garder lui coûtent donc 2 172 €, soit un coût ponctuel de 7,2 % de la somme conservée. Attention à ne pas lire ce chiffre comme un taux de rendement annuel : c'est un prélèvement subi une seule fois. Pour qu'il soit rationnel de garder ce cash, il suffit de le faire travailler à environ 1,4 % par an sur cinq ans, ou 0,7 % par an sur dix ans. Formulé ainsi, l'arbitrage change complètement de visage.

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8. Les cinq erreurs qui font perdre l'exonération

Les dossiers ne se perdent presque jamais sur une subtilité de doctrine. Ils se perdent sur cinq erreurs, toujours les mêmes, et toutes évitables — à condition de s'en occuper en amont de l'acte.

Erreur 1 — Découvrir l'exonération après la signature

De très loin la première cause d'échec. L'exonération se réclame dans l'acte, avec des mentions précises. Un notaire non prévenu liquide l'impôt et le prélève sur le prix ; il ne reste alors qu'à déposer une réclamation contentieuse, avec l'aléa que cela suppose. Le bon moment pour en parler, c'est le compromis. Pas la veille du rendez-vous de signature.

Erreur 2 — Oublier les parts d'une autre SCI

Le cédant est locataire, il se croit donc éligible. Sauf qu'il détient 10 % d'une SCI familiale propriétaire de la maison où il vit. Cette détention par personne interposée le disqualifie intégralement, quel que soit le pourcentage. Cartographiez toutes les participations de chaque associé sur les quatre dernières années avant de promettre quoi que ce soit — y compris les parts reçues par donation ou par succession, celles-là mêmes que l'on oublie toujours parce qu'on ne les a jamais demandées.

Erreur 3 — Confondre remploi et remboursement de crédit

Vente à 300 000 €, capital restant dû de 180 000 € : il reste 120 000 € en caisse. Beaucoup en concluent que l'exonération sera totale, « puisque tout le prix a été employé ». Raisonnement faux, et cher. Le remboursement du crédit adossé au bien vendu ne constitue pas un remploi, et le prorata se calcule sur le prix de cession. Remployer les 120 000 € restants donne 40 % d'exonération. Pas 100 %.

Erreur 4 — Laisser le prix dormir dans la SCI

Celle-ci est propre à la société : le prix lui appartient, et l'associé doit d'abord le faire sortir avant de pouvoir le remployer — sauf à faire acquérir le logement par la SCI elle-même, ce qui est une tout autre décision. Entre l'assemblée à convoquer, le remboursement du compte courant à organiser et l'acte d'acquisition à obtenir, vingt-quatre mois se consomment beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine. Un calendrier écrit le jour de la vente évite le réveil brutal au vingt-deuxième mois.

Erreur 5 — Gaspiller son jeton unique

Une fois dans une vie, je le répète. L'utiliser sur une plus-value de 12 000 € parce que l'occasion passait, alors qu'une cession trois fois plus lourde se profile dans deux ans, revient à brûler un actif fiscal pour rien. Avant de la demander, chiffrez ce qu'elle rapporte aujourd'hui et ce qu'elle pourrait rapporter demain. Le raisonnement rejoint l'arbitrage plus large entre détention en SCI et détention en nom propre, où la plus-value n'est qu'un paramètre parmi d'autres.

Le réflexe à garder. Cette exonération se gagne avant la vente et se prouve après. Avant : vérifier la condition des quatre ans, associé par associé, participations comprises. Après : signer l'acte d'acquisition dans les vingt-quatre mois, habiter vraiment le logement, garder la trace bancaire de chaque euro. Et entre les deux, provisionner l'impôt tant que l'acquisition n'est pas signée.


9. FAQ — Exonération pour remploi et SCI

Voici les questions qui reviennent le plus souvent, en rendez-vous comme par écrit, sur l'exonération pour remploi appliquée à une vente réalisée par une SCI.

Un associé de SCI peut-il vraiment bénéficier de cette exonération ?

Oui, lorsque la SCI relève de l'article 8 du CGI et que l'associé est une personne physique fiscalement domiciliée en France au jour de la cession (art. 4 B du CGI, BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 20). La doctrine administrative précise que les conditions s'apprécient au niveau de chaque associé et que le remploi peut être réalisé par l'associé ou par la société elle-même (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 390). Un associé peut donc être exonéré pendant que les autres paient l'impôt sur leur quote-part.

Faut-il vendre l'immeuble ou les parts ?

L'immeuble. L'article 150 UB du CGI soumet les cessions de parts de sociétés à prépondérance immobilière au seul régime du I et du 1° du II de l'article 150 U : l'exonération pour remploi, qui figure au 1° bis, n'y est pas visée. Vendre les parts ferme donc définitivement cette porte, même si toutes les autres conditions sont réunies.

Je détiens 5 % d'une SCI qui possède ma maison : suis-je disqualifié ?

Oui. La condition vise la propriété de la résidence principale directement ou par personne interposée, et le BOFiP refuse l'exonération quel que soit le pourcentage de détention dans la société qui détient ce logement (§ 40). La seule issue est le temps : quatre ans doivent s'écouler depuis la fin de cette détention.

Le prix doit-il transiter par mon compte personnel ?

Ce n'est pas exigé en soi, mais c'est la meilleure preuve du remploi effectif. En SCI, le prix est encaissé par la société : l'associé doit organiser la sortie de sa quote-part — remboursement de compte courant, distribution, réduction de capital — puis conserver la traçabilité bancaire jusqu'à l'acte d'acquisition. La doctrine admet aussi que la société acquière elle-même la résidence principale de l'associé.

Que se passe-t-il si je ne remploie que la moitié du prix ?

L'exonération s'applique au prorata : la moitié de votre quote-part de plus-value est exonérée, l'autre moitié reste imposable à 19 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Le rapport se calcule sur le prix de cession, jamais sur la plus-value, et il plafonne à 100 % : remployer plus que sa quote-part de prix n'apporte rien de plus.

Puis-je remployer dans un logement situé à l'étranger ?

Le logement acquis doit en principe être situé en France. L'administration étend le bénéfice aux logements situés dans un État membre de l'Union européenne ou partie à l'accord sur l'Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative. Au-delà de ce périmètre, le remploi n'est pas éligible.

L'exonération vaut-elle pour un local commercial ou un terrain ?

Non. Le texte vise la cession d'un « logement », c'est-à-dire d'un immeuble bâti à usage d'habitation, avec ses dépendances immédiates et nécessaires cédées simultanément. Une SCI qui vend un local commercial, un terrain ou des parkings isolés est hors champ, même si l'associé achète ensuite sa résidence principale.

Mon conjoint a déjà été propriétaire de notre résidence principale : suis-je bloqué ?

Les conditions s'apprécient distinctement pour chaque cédant personne physique. Si vous n'avez personnellement jamais été propriétaire de votre résidence principale, y compris par personne interposée, vous pouvez demander l'exonération sur votre propre quote-part. Attention toutefois au régime matrimonial : un bien commun peut vous rendre propriétaire sans que vous y ayez pensé.

Puis-je acheter d'abord et vendre ensuite ?

Oui, dans le cadre de la tolérance du § 70 du BOFiP : la mise en vente doit être antérieure à l'acquisition, la cession doit intervenir dans un délai normal après celle-ci, et le prix doit être effectivement remployé — le remboursement anticipé du prêt relais valant justification. Conservez impérativement la preuve datée de la mise en vente.

Combien de fois peut-on utiliser cette exonération ?

Une seule, pour les cessions intervenues depuis le 1er février 2012 — le texte vise « la première cession ». Elle se consomme au niveau de la personne physique, pas de la société : un associé qui l'a utilisée sur un bien détenu en direct ne pourra pas la redemander sur la vente réalisée par sa SCI, et réciproquement.

L'exonération dispense-t-elle de la déclaration 2048-IMM ?

Uniquement en cas d'exonération totale de la plus-value. En SCI, l'exonération est le plus souvent partielle — une partie seulement des associés en bénéficie, et parfois seulement sur une fraction de leur quote-part : la déclaration reste alors due pour la part imposable, et le notaire acquitte l'impôt correspondant lors de la publication de l'acte.

Faut-il déclarer la plus-value exonérée sur ma 2042 ?

Oui. Le montant net de la plus-value exonérée doit figurer sur la déclaration d'ensemble des revenus de l'associé bénéficiaire. C'est un oubli fréquent, sanctionné sur le fondement de l'article 1760 du CGI par une amende de 5 % des sommes non déclarées, qui ne peut être inférieure à 150 € ni supérieure à 1 500 € — montants ramenés à 75 € et 750 € lorsqu'aucune infraction aux dispositions du 1 de l'article 170 du CGI n'a été commise au cours des trois années précédentes. Cette mention n'entraîne aucune imposition supplémentaire et n'entre pas dans le revenu fiscal de référence (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 520), mais l'omission fragilise le dossier en cas de contrôle.

Et si la SCI achète elle-même ma résidence principale ?

C'est expressément admis par la doctrine comme modalité de remploi. Mais loger sa résidence principale dans une SCI est une décision structurante : mise à disposition gratuite, absence de revenus imposables et donc de charges déductibles, effets sur la revente et la transmission. Lisez notre guide dédié avant de trancher, et faites valider le montage.

Cette exonération existe-t-elle si la SCI est à l'IS ?

Non. Une SCI à l'impôt sur les sociétés relève des plus-values professionnelles : la plus-value se calcule par différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable, les amortissements pratiqués étant mécaniquement réintégrés, sans aucun abattement pour durée de détention. Les exonérations de l'article 150 U du CGI ne s'y appliquent pas.

Quel impact sur la surtaxe des plus-values élevées ?

La surtaxe de l'article 1609 nonies G ne frappe que les plus-values imposables supérieures à 50 000 €. La fraction exonérée sort de l'assiette et peut faire passer l'ensemble sous le seuil. Pour une société relevant de l'article 8 du CGI, ce seuil s'apprécie au niveau de la société et non de chaque associé (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60) : l'exonération d'un seul associé peut donc profiter à tous.

Que risque-t-on si le remploi n'aboutit pas ?

L'exonération est remise en cause au titre de l'année du manquement. L'impôt et les prélèvements sociaux redeviennent exigibles, augmentés de l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI, qui court depuis le premier jour du mois suivant celui de la cession (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 460). Tant que l'acte d'acquisition n'est pas signé, considérez l'impôt économisé comme provisionné, pas comme acquis.

Une vente en préparation dans votre SCI ?

Comptabilité, suivi des acquisitions et des travaux, répartition des parts, déclarations et télétransmission : SCI-AI garde la trace de tout ce qui compte le jour où vous vendez. Le pire scénario reste de découvrir une exonération deux semaines après avoir signé.

FAQ

Questions fréquentes

C'est l'exonération du 1° bis du II de l'article 150 U du CGI : la plus-value réalisée lors de la première cession d'un logement autre que la résidence principale est exonérée si le cédant est fiscalement domicilié en France au jour de la cession (article 4 B du CGI, BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 20), s'il n'a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des quatre années précédentes et s'il remploie le prix dans l'acquisition ou la construction de son habitation principale dans les vingt-quatre mois. L'exonération est proportionnelle à la fraction du prix effectivement remployée. Elle ne peut être demandée qu'une seule fois.
Oui, lorsque la SCI relève de l'article 8 du CGI (SCI à l'impôt sur le revenu) et que l'associé est une personne physique fiscalement domiciliée en France au jour de la cession (art. 4 B du CGI). La plus-value est alors imposée entre les mains de chaque associé, et la doctrine administrative (BOI-RFPI-PVI-10-40-30) précise que les conditions de l'exonération s'apprécient au niveau de chaque associé. Un associé peut donc être exonéré pendant que les autres paient l'impôt sur leur quote-part ; un associé non-résident, lui, en est exclu de plein droit.
Non, uniquement sur la quote-part de plus-value de l'associé qui remplit les conditions, et seulement à hauteur de la fraction de sa quote-part de prix qu'il remploie effectivement. Si un associé à 50 % remploie 80 % de sa part du prix, l'exonération porte sur 80 % de sa quote-part de plus-value, soit 40 % de la plus-value totale de la SCI.
Oui. La condition vise la propriété de la résidence principale « directement ou par personne interposée ». Le BOFiP précise que lorsque la résidence principale est détenue par une société dont le cédant détient des parts, directement ou indirectement, l'exonération est refusée quel que soit le pourcentage de détention (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 40). Une part sur mille suffit à disqualifier.
Oui. Le BOFiP indique que la détention d'un droit démembré ou d'un droit indivis sur le logement affecté à la résidence principale du cédant prive du bénéfice de l'exonération (§ 40). En revanche, détenir la nue-propriété, l'usufruit ou une quote-part indivise d'un autre logement — un locatif, une résidence secondaire — ne fait pas obstacle : la condition ne porte que sur la résidence principale.
Non. L'article 150 UB du CGI soumet les cessions de droits sociaux de sociétés à prépondérance immobilière relevant des articles 8 à 8 ter au seul régime du I et du 1° du II de l'article 150 U. Le 1° bis, qui porte l'exonération pour remploi, n'y figure pas. Vendre ses parts plutôt que l'immeuble ferme donc définitivement la porte à cette exonération.
Non. Seul le prix effectivement investi dans l'acquisition ou la construction du logement affecté à l'habitation principale constitue un remploi. La fraction du prix qui sert à solder le crédit adossé au bien vendu n'est pas remployée : elle réduit mécaniquement le pourcentage d'exonération. En revanche, le remboursement anticipé d'un prêt relais ou d'un emprunt contracté pour acquérir la nouvelle résidence principale est bien admis comme remploi (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 70).
Oui, la doctrine l'admet sous trois conditions cumulatives : la mise en vente du logement doit être antérieure à l'acquisition de l'habitation principale, la cession doit intervenir dans un délai normal après cette acquisition, et le prix de cession doit être effectivement remployé — le remboursement anticipé du prêt relais valant remploi. C'est le montage classique achat-puis-vente, mais il exige de pouvoir dater la mise en vente.
La date de la cession, c'est-à-dire la signature de l'acte authentique de vente, le décompte se faisant de date à date. Le remploi est réputé réalisé à la date de signature de l'acte authentique d'acquisition du logement destiné à l'habitation principale, qui doit donc intervenir au plus tard vingt-quatre mois après. Un compromis signé dans le délai mais réitéré après ne suffit pas.
Oui. Le BOFiP admet que le remploi soit effectué soit par chaque associé à titre individuel, soit par la société qui acquiert ou construit la résidence principale de l'associé demandant l'exonération. Attention aux conséquences : une résidence principale logée dans une SCI et occupée gratuitement par un associé change la fiscalité de la société et ses règles de déduction. Le montage se décide avant l'acte, pas après.
Oui pour l'acquisition d'un logement neuf ou ancien, d'un logement en l'état futur d'achèvement, et pour l'acquisition d'un terrain suivie de la construction. Les travaux concomitants à l'acquisition sont admis lorsqu'ils sont achevés et payés dans les douze mois de l'acte. Le logement doit être acquis en pleine propriété : l'achat en usufruit, en nue-propriété ou de parts de société (hors sociétés transparentes de l'article 1655 ter du CGI) n'est pas un remploi éligible.
Oui. Les prélèvements sociaux sur les plus-values immobilières suivent l'assiette de l'impôt sur le revenu : ce qui est exonéré au titre de l'article 150 U échappe aux 19 % d'impôt et aux 17,2 % de prélèvements sociaux. La surtaxe de l'article 1609 nonies G, qui ne frappe que les plus-values imposables supérieures à 50 000 €, peut également disparaître si l'exonération fait passer la plus-value imposable sous ce seuil.
L'acte doit mentionner l'identité du bénéficiaire de l'exonération, ses droits sur le prix de cession, la fraction du prix qu'il destine au remploi, le montant de la plus-value exonérée, ainsi que la nature et le fondement de l'exonération. C'est une exonération sur demande : sans mention expresse dans l'acte, le notaire liquide et paie l'impôt, et la récupérer ensuite relève de la réclamation contentieuse.
L'exonération est remise en cause au titre de l'année du manquement, comme le prévoit expressément le 1° bis du II de l'article 150 U du CGI. L'impôt et les prélèvements sociaux deviennent exigibles, assortis de l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI, qui court à compter du premier jour du mois suivant celui de la cession (BOI-RFPI-PVI-10-40-30, § 460). Il faut donc provisionner l'impôt tant que le remploi n'est pas signé.
Non. Une SCI à l'IS relève du régime des plus-values professionnelles (articles 39 duodecies et suivants du CGI) : la plus-value se calcule par différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable, amortissements déduits, et les exonérations de l'article 150 U ne lui sont pas applicables. Le régime du remploi est réservé aux plus-values des particuliers, donc aux SCI relevant de l'article 8 du CGI.
Non. Lorsque les parts sont détenues par une société soumise à l'impôt sur les sociétés, la quote-part de résultat est déterminée selon les règles de l'IS en application de l'article 238 bis K du CGI : ni abattement pour durée de détention, ni exonération de plus-value des particuliers. L'exonération pour remploi suppose un cédant personne physique qui va y habiter.