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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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Recel de parts de SCI : la sanction du partage dissimulé, et les cinq ans pour agir

Receler, au partage, c'est cacher pour garder. La loi ne répond ni par une amende ni par des dommages-intérêts : elle confisque. L'époux qui a détourné ou recelé un bien de la communauté est privé de sa portion dans ce bien, qui revient en entier à l'autre (article 1477 du Code civil). L'héritier qui a recelé un bien de la succession est réputé l'avoir acceptée purement et simplement, ne reçoit aucune part dans ce qu'il a caché, et rend les fruits (article 778). Quand l'objet caché est une part de société civile immobilière — une SCI —, la sanction frappe deux fois. Les parts n'apparaissent sur aucun relevé bancaire. Et le compte courant d'associé qui les accompagne — l'argent que l'associé a avancé à sa société, et qu'elle lui doit — pèse souvent plus lourd qu'elles. Une chose a changé en 2025 : contrairement à ce qu'on lit encore partout, cette action n'est pas imprescriptible. Cinq ans.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, sur les textes consolidés et les arrêts lus en texte intégral au 3 septembre 2026. Si la SCI vous arrive par une succession, commencez par j'ai hérité de parts de SCI : cette page prend la suite, quand l'option n'est plus choisie mais imposée en sanction.

La réponse en 30 secondes

Une confiscation, pas une indemnité. Le receleur perd sa part dans le bien caché.

Deux textes. Article 1477 entre époux, 778 entre héritiers. Tribunal judiciaire, jamais juge pénal.

Cinq ans du jour où vous avez connu — ou auriez dû connaître — les faits. L'imprescriptibilité qu'on lit partout a été écartée deux fois en 2025.

Il faut des faits positifs : le silence seul ne suffit pas.


1. Deux masses, deux textes : qui agit, contre qui, et devant quel juge

Un même dossier contient presque toujours deux liquidations, et la plupart des erreurs de stratégie viennent de là. Quand un époux marié sous le régime légal décède en détenant des parts de SCI, on liquide d'abord la communauté, puis la succession. Ce sont deux masses différentes, avec deux textes de sanction différents.

La première opération commence à l'article 1467 du Code civil : chacun reprend ses biens propres, puis la masse commune est liquidée. Le partage par moitié, lui, est à l'article 1475 : une fois tous les prélèvements exécutés, le surplus se partage entre les époux. La seconde ne porte que sur ce qui appartenait au défunt : sa moitié de communauté, plus ses propres. L'article 1477 sanctionne la dissimulation dans la première, l'article 778 dans la seconde. Un même compte courant caché peut relever de l'un ou de l'autre selon le moment où il a été détourné.

Entre la dissolution de la communauté et son partage s'ouvre une période intermédiaire qu'on appelle l'indivision post-communautaire. La masse existe encore en bloc, et chacun y détient une quote-part : une fraction en valeur de l'ensemble, jamais tel ou tel bien. Le conjoint survivant qui y puise n'agit pas comme héritier mais comme indivisaire, pour sa moitié de communauté. La première chambre civile en a tiré, le 29 janvier 2020 (n° 18-25.592, rejet, publié au bulletin), que la pénalité du recel successoral ne le frappe pas. Il reste débiteur envers cette seule indivision, tenu au rapport de ce qu'il a prélevé avant le partage. Deux réserves à poser. La solution n'a pas été étendue au cohéritier, dont le prélèvement porte, lui, sur ce qui compose la succession. Et l'arrêt statue sur l'article 792 dans sa rédaction antérieure à la loi du 3 décembre 2001 : le raisonnement se transpose, mais il n'a pas été rendu sur l'article 778.

Ce qui change Recel de communauté Recel successoral
TexteArt. 1477, et 1483 al. 2Art. 778, et 730-5, 800 al. 4
Qui peut agirL'autre époux, ou ses héritiersTout cohéritier
Contre quiL'époux ou l'ex-époux, jamais un tiersL'héritier, jamais un tiers
Ce qui peut être receléUn effet de la communauté, ou une dette communeUn bien ou un droit de la succession, ou l'existence d'un cohéritier
SanctionPrivation de la portion dans l'effet ; charge définitive de la dette ; perte du plafond de responsabilité pour les dettes entrées du chef du conjoint (le « bénéfice d'émolument »)Acceptation pure et simple imposée ; aucune part dans le bien recelé ; restitution des fruits
Dommages-intérêts en plusOui, sur le fondement de l'art. 1240Oui, le texte le prévoit lui-même
Délai5 ans (art. 2224)5 ans (art. 2224)
Juge compétentTribunal judiciaireTribunal judiciaire

Une précision qui évite de perdre six mois : ce contentieux n'est jamais de la compétence du tribunal de commerce, ni du tribunal des activités économiques. Le partage d'une communauté ou d'une succession est une matière civile, quelle que soit la forme de la société dont les parts sont en cause. Sur le sort des parts au divorce, indépendamment de toute fraude, voyez SCI et divorce ; sur la question préalable de savoir si les parts sont communes ou propres, SCI et régime matrimonial.


2. Ce qui se recèle dans une SCI : cinq objets, et pas seulement les parts

Un immeuble ne se cache pas : il est publié au fichier immobilier, la taxe foncière arrive, le voisin le voit. Une part de société civile immobilière, si. C'est exactement ce qui fait de la SCI un support de dissimulation, et il y a cinq objets distincts à surveiller.

Les parts elles-mêmes. Elles ne figurent sur aucun relevé bancaire, sur aucun avis de taxe foncière, et sur aucune déclaration à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) en dessous du seuil. Depuis le 27 juin 2026, la loi a ajouté une précaution utile. L'article 1865-1 du Code civil impose une forme à la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière — une société dont le patrimoine est surtout composé d'immeubles, ce qu'est presque toujours une SCI. Il faut un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Le texte ne qualifie pas cette nullité ; la doctrine majoritaire la tient pour absolue. Une cession de complaisance signée entre les seules parties, sans aucun de ces trois professionnels, est donc attaquable en elle-même depuis cette date, indépendamment du recel.

Une limite de champ, avant d'aller plus loin, et elle fait tomber des dossiers entiers. On ne recèle que ce qui appartient à la masse. Or les parts d'une société ne naissent pas à la signature des statuts mais à son immatriculation. La première chambre civile l'a jugé le 17 janvier 2024 (n° 22-11.303, publié au bulletin), précisément sur une demande de recel de communauté. Des statuts signés le 10 février, une dissolution de la communauté le 27, une immatriculation le 29 : les parts étaient propres, et il n'y avait rien à receler. Vérifiez la date d'immatriculation au registre avant de chiffrer quoi que ce soit.

Le compte courant d'associé. Juridiquement, une créance sur la SCI, remboursable, née des sommes avancées pour l'apport personnel ou pour des travaux. Elle ne se voit pas dans le capital social. Elle ne se voit pas au registre du commerce. Il faut ouvrir les comptes annuels de la société pour la lire, et c'est exactement ce que personne ne fait dans une SCI familiale. Le détail du mécanisme est dans compte courant d'associé en SCI ; ici, ce n'est qu'un objet de recel.

La valeur. Déclarer les parts pour 120 000 euros en sachant qu'une promesse de vente à 470 000 euros dort dans un tiroir, c'est ne rien omettre et tout dissimuler. La première chambre civile a censuré en ce sens, le 1er juin 2011 (n° 10-30.205, cassation, publié au bulletin), un arrêt qui n'avait pas recherché si l'époux avait porté le prix de cession à la connaissance de son conjoint. L'espèce portait sur des actions d'une société d'exploitation de supermarchés, cédées 4 518 550 euros et portées à l'acte de partage pour 2 667 856 euros. Le raisonnement vaut à l'identique pour des parts de SCI : l'article 1477 est indifférent à la forme sociale.

Les fruits. Loyers encaissés par la société et laissés au crédit du compte courant du receleur, prélèvements postérieurs au décès, occupation gratuite d'un logement appartenant à la SCI. L'article 778 alinéa 3 les vise tous.

Une dette commune. Le seul objet qui se recèle à l'envers : on ne cache pas un actif pour le garder, on cache un passif pour ne pas le porter. C'est l'alinéa 2 de l'article 1477, et on ne le lit presque nulle part. Section 3, cas n° 2.

Cas n° 1 — Divorce : les parts et le compte courant cachés

M. et Mme sont mariés sous le régime légal. La SCI Les Ormes est détenue à 100 % par M., souscrite avec des deniers communs. Au jour de la liquidation : immeuble 420 000 €, trésorerie 8 000 €, emprunt bancaire restant dû 150 000 €, compte courant de M. créditeur de 25 000 €. M. a signé l'état liquidatif — le document qui recense les biens à partager et propose leur répartition — sans y porter ni les parts ni le compte courant.

Valeur des parts : 420 000 + 8 000 − 150 000 − 25 000 = 253 000 €. Le compte courant se déduit parce que c'est une dette de la société, pas un capital.

Masse commune : 253 000 € de parts + 25 000 € de créance de compte courant = 278 000 €, soit 139 000 € pour chacun en partage normal.

Recel retenu sur l'ensemble : M. est privé de sa portion dans ces deux effets. Mme reçoit 278 000 €, M. 0 €. Coût de la dissimulation pour M. : 139 000 €.

Variante, recel du seul compte courant (les parts avaient été déclarées) : les 253 000 € se partagent, 126 500 € chacun ; les 25 000 € vont en entier à Mme. Mme 151 500 €, M. 126 500 €. Coût : 12 500 €.

Deux enseignements de ce cas. D'abord, la sanction ne porte pas sur la totalité du patrimoine mais sur l'effet recelé : cacher le compte courant seul coûte onze fois moins cher que tout cacher. Ensuite, la valeur des parts n'est pas la valeur de l'immeuble. La méthode et les décotes — ces abattements qui font qu'une part vaut moins que la fraction du patrimoine social qu'elle représente — sont traitées dans valeur des parts de SCI. Ce guide ne les rejoue pas.


3. Le recel de communauté : trois peines, pas une

L'article 1477 tient en deux phrases, et la plupart des articles en ligne s'arrêtent à la première. Il manque alors deux des trois peines.

Un mot de vocabulaire avant de les dérouler, parce qu'il revient partout dans ce guide. Ce que la loi organise ici est une peine privée : une sanction prononcée par un juge civil, mais dont le produit ne va pas à l'État. Il va à celui qui a été trompé.

Première peine, alinéa 1. L'époux qui a détourné ou recelé un effet de la communauté est privé de sa portion dans cet effet. En clair : ce bien-là ne se partage plus, il revient en totalité à l'autre. Ce n'est pas une amende proportionnelle au préjudice, c'est une confiscation de la moitié qui lui revenait.

Deuxième peine, alinéa 2. Celui qui a dissimulé sciemment l'existence d'une dette commune doit l'assumer définitivement. La logique est la même, retournée : puisqu'il a caché le passif pour recevoir davantage d'actif, il garde le passif pour lui seul.

Troisième peine, celle qu'on oublie. Elle n'est pas à l'article 1477 mais à l'article 1483 alinéa 2. Lisez d'abord son champ, il est plus étroit qu'on ne le dit. L'alinéa 1 pose que chaque époux ne peut être poursuivi que pour la moitié des dettes entrées en communauté du chef de son conjoint. L'alinéa 2 ajoute qu'après le partage, et à condition qu'il y ait eu inventaire, il n'est tenu de celles-là que jusqu'à concurrence de son émolument : c'est le bénéfice d'émolument. Pour ses propres dettes, il reste tenu du tout (article 1482), recel ou pas. Le texte ajoute alors cinq mots décisifs, « sauf en cas de recel ». Le receleur perd ce plafond, et répond sur tout son patrimoine des dettes de son conjoint.

En SCI, cette troisième peine ne frappe pas celui qu'on croit, et l'erreur est courante. L'associé d'une société civile répond des dettes sociales de façon indéfinie — au-delà de son apport — mais non solidaire, à proportion de ses parts (article 1857), et seulement après que le créancier a vainement poursuivi la société (article 1858). Cette dette-là est la sienne : il en est tenu du tout, avec ou sans recel, et n'a donc aucun plafond à perdre. Celui qui en a un, c'est l'époux non associé, tenu pour moitié des dettes entrées du chef de son conjoint : l'emprunt personnel souscrit par l'associé pour financer les travaux de l'immeuble, par exemple. S'il est le receleur, il répond de cette moitié sans limite, sur tout son patrimoine.

Ces trois peines se cumulent enfin avec des dommages-intérêts. L'article 1477 ne le dit pas, à la différence de l'article 778 ; le fondement reste la responsabilité civile de droit commun, l'article 1240, ancien 1382 avant 2016. Une précision d'honnêteté : aucun des arrêts que nous avons lus ne consacre ce cumul. Celui du 1er juin 2011 est rendu au seul visa de l'article 1477, et l'épouse n'y invoquait l'article 1382 qu'à titre subsidiaire, sans que la Cour ait eu à statuer dessus. Il faut de toute façon un préjudice distinct de la privation elle-même.

Cas n° 2 — L'alinéa 2 : la dette commune dissimulée

Mme s'attribue 100 % des parts de la SCI Vaugirard sur une valeur déclarée de 200 000 €. La masse commune comprend en outre 120 000 € d'épargne, qui reviennent à M. Il reçoit en plus une soulte de 40 000 € — la somme que verse celui qui prend plus que sa part, pour rétablir l'égalité. Chacun repart donc avec 160 000 € sur une masse de 320 000 €. Mme tait un prêt personnel de 90 000 €, souscrit à son nom pendant le mariage pour financer les travaux de l'immeuble de la SCI. C'est une dette née pendant la communauté, donc une dette commune (article 1409).

Sans recel : la dette se déduit de la masse, qui tombe à 230 000 €, et chacun en supporte définitivement la moitié. M. repart avec 115 000 €.

Avec l'article 1477 alinéa 2 : Mme l'assume définitivement. M. garde ses 160 000 € et ne contribue pour rien. Écart : 45 000 €, soit plus que la soulte qu'il a reçue.

Et l'article 1483 alinéa 2 ? Il ne joue pas ici, disons-le : la dette est entrée en communauté du chef de Mme, qui en est tenue du tout de toute façon (article 1482). Elle n'a aucun bénéfice d'émolument à perdre sur cette dette-là. La troisième peine n'aurait mordu que dans la configuration inverse, si le receleur avait été M., exposé pour moitié à une dette de sa femme.

Attention à ne pas confondre deux plans. L'obligation à la dette, c'est ce que le créancier peut réclamer à chacun (articles 1482 et 1483 alinéa 1) ; la contribution, c'est la répartition finale entre les ex-époux. L'article 1477 alinéa 2 ne joue que sur le second plan : la banque, elle, poursuit selon ses propres règles, et le receleur devra ensuite se retourner contre son ex-conjoint — ou plutôt ne le pourra pas.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Vous découvrez la dette après avoir signé, et votre premier réflexe est d'appeler la banque prêteuse pour négocier un échéancier à deux. Dans ce cas, ne faites pas ça. Payer une part de la dette, même modeste, même « pour arrêter les pénalités », c'est reconnaître une contribution que l'article 1477 alinéa 2 vous permet précisément de refuser en totalité. Écrivez d'abord au créancier que vous contestez toute contribution, et ouvrez le débat sur le recel devant le juge du partage.


4. Le recel successoral : l'option qu'on ne choisit plus, on la subit

Un héritier dispose normalement de trois choix : accepter purement et simplement, accepter à concurrence de l'actif net — c'est-à-dire ne payer les dettes que dans la limite de ce qu'il reçoit —, ou renoncer. L'article 778 lui retire ce choix. Il devient acceptant pur et simple nonobstant toute renonciation ou acceptation à concurrence de l'actif net. Même une renonciation déjà enregistrée au greffe ne le protège plus.

Le texte enchaîne trois effets, qu'il faut lire séparément.

  • Alinéa 1 : acceptation pure et simple imposée, et aucune part dans les biens ou droits détournés ou recelés. Le même alinéa ajoute que les droits de l'héritier dont l'existence a été dissimulée sont eux-mêmes réputés recelés par l'auteur de la dissimulation.
  • Alinéa 2 : le recel a porté sur une donation reçue du vivant. Le texte vise deux hypothèses. La donation rapportable, d'abord : celle qui doit être réintégrée dans la masse pour rétablir l'égalité entre héritiers (article 843). La donation réductible, ensuite : celle qui empiète sur la part que la loi réserve aux autres. Dans les deux cas, l'héritier en doit le rapport ou la réduction, sans pouvoir prétendre à aucune part dans cette donation. Il rend et ne reçoit rien.
  • Alinéa 3 : il rend tous les fruits et revenus produits par les biens recelés dont il a eu la jouissance depuis l'ouverture de la succession. Le texte ne dit pas « qu'il a perçus ». Occuper gratuitement l'appartement d'une SCI dont on a caché les parts, c'est en avoir la jouissance, alors même qu'aucun loyer n'a jamais été encaissé.

Deux textes voisins étendent le dispositif. L'article 730-5 fait encourir les mêmes pénalités à celui qui se prévaut sciemment et de mauvaise foi d'un acte de notoriété inexact — l'acte notarié qui établit qui sont les héritiers. L'article 800 alinéa 4 frappe celui qui a omis, sciemment et de mauvaise foi, des éléments d'actif ou de passif dans l'inventaire : il est déchu de l'acceptation à concurrence de l'actif net et réputé acceptant pur et simple depuis l'ouverture.

Ce n'est plus l'article 792

On lit encore souvent que le recel successoral est prévu par l'article 792 du Code civil. C'était vrai jusqu'au 31 décembre 2006. Depuis l'entrée en vigueur de la loi du 23 juin 2006, l'article 792 traite exclusivement de la déclaration des créances par les créanciers de la succession. Celles qui ne sont assorties d'aucune sûreté s'éteignent faute d'être déclarées dans les quinze mois de la publicité de l'article 788. Le recel, c'est 778 ; la déchéance de l'acceptation à concurrence de l'actif net, c'est 800 alinéa 4. Les arrêts antérieurs à 2007 visent l'ancien texte, et il faut le préciser à chaque citation.

Un effet propre aux sociétés civiles mérite d'être posé. Redevenir acceptant pur et simple, quand la succession comprend des parts de SCI, ce n'est pas seulement risquer de payer les dettes du défunt. Ce qui tombe, c'est le plafond sur les dettes du défunt — y compris sa part de responsabilité indéfinie de l'article 1857 pour les dettes sociales exigibles avant l'ouverture. Un héritier qui avait accepté prudemment, précisément parce que la SCI portait un emprunt de 300 000 euros, perd cette prudence en même temps que sa part. Une précision qui coûte à notre démonstration. Pour les dettes sociales exigibles après qu'il est devenu associé (article 1870), il répond en son nom propre au titre de l'article 1857. L'acceptation à concurrence de l'actif net ne l'en protégeait déjà pas.

Cas n° 3 — Succession : le compte courant du défunt omis

Deux enfants, A et B. B est gérant de la SCI familiale. La déclaration de succession porte 180 000 € de parts et 40 000 € de liquidités, soit 220 000 € d'actif. B omet la créance de compte courant que le défunt détenait sur la SCI : 90 000 €, dont B connaissait l'existence puisqu'il tenait les comptes.

Sans recel : masse de 310 000 €, soit 155 000 € chacun.

Recel retenu : les 220 000 € déclarés se partagent normalement, 110 000 € chacun ; les 90 000 € recelés reviennent intégralement à A. A reçoit 200 000 €, B 110 000 €. Perte sèche pour B : 45 000 €.

Fruits, article 778 alinéa 3 : la SCI a servi 3 % d'intérêts sur ce compte courant pendant les quatre années écoulées depuis le décès, encaissés par B. Restitution : 90 000 × 3 % × 4 = 10 800 €.

Total pour B : il conserve 110 000 €, contre 160 400 € s'il avait déclaré — 155 000 € de part, plus sa moitié des 10 800 € d'intérêts, qui seraient tombés dans l'indivision (article 815-10). L'écart de 50 400 € ne comprend pas encore le redressement fiscal, chiffré en section 9.

Ce cas est le plus fréquent de tous, et il ne suppose aucun montage : il suffit qu'un gérant tienne les comptes de la société sans que personne ne les lise. Sur le sort général des parts au décès, l'agrément et l'évaluation, voyez décès d'un associé de SCI et succession et SCI.


5. Prouver : deux éléments, une présomption contre vous, et trois leviers

Le recel ne se déduit pas d'un déséquilibre. Il faut deux éléments, et c'est à celui qui l'invoque de les établir.

L'élément matériel est un acte positif de divertissement — au sens du Code civil, le détournement — ou de dissimulation. L'oubli, l'ignorance, la négligence ne suffisent pas. Une correction s'impose ici, parce que l'inverse circule partout : l'arrêt du 1er février 2017 (1re civ., n° 15-26.078, inédit), cité à l'appui de cette règle, ne la consacre pas. La formule « des faits positifs imputables à l'héritier » figure dans le moyen annexé du pourvoi, que la Cour a écarté sans l'examiner. Sa cassation partielle porte sur une donation indirecte, au visa des articles 1402 et 843 ancien, et l'espèce relevait de l'ancien article 792, le décès datant du 21 juin 1992. L'exigence de faits positifs reste la règle : elle est constante en jurisprudence, mais pas dans cet arrêt-là.

L'élément intentionnel est la volonté de rompre l'égalité du partage. La formule est celle d'un arrêt inédit du 14 avril 2021, rendu sur l'article 1477 (1re civ., n° 19-19.066) : la sanction du recel de communauté suppose l'intention frauduleuse de rompre l'égalité du partage. La cassation y est encourue parce que les juges du fond avaient condamné sans caractériser cet élément : des virements bancaires constatés n'en tiennent pas lieu.

La charge de la preuve est contre vous, et c'est le vrai obstacle. L'article 2274 pose que la bonne foi est toujours présumée, et que c'est à celui qui allègue la mauvaise foi de la prouver. Vous ne demandez donc pas au juge de constater un silence : vous devez lui montrer des actes. Une nuance joue toutefois pour vous, et elle est décisive. Lorsque l'époux a disposé d'un bien commun, c'est à lui de prouver qu'il en a porté la valeur réelle à la connaissance de son conjoint (1re civ., 1er juin 2011, n° 10-30.205). Un motif du type « il est peu probable qu'elle l'ait ignoré » ne suffit pas : la cassation y est prononcée pour motifs hypothétiques. Le renversement ne vaut pas pour l'existence même du bien caché, qui reste à votre charge.

Ce qui fonctionne en pratique, ce sont des pièces datées et signées. Une déclaration au notaire qui affirme l'absence de participation dans une société. Un état liquidatif signé qui énumère les biens sans mentionner les parts. Une cession antidatée ou consentie pour un prix symbolique à un proche. Une attestation inexacte produite dans la procédure de divorce. Un procès-verbal d'assemblée qui approuve des comptes dont l'auteur savait qu'ils étaient faux. Ce qui ne fonctionne pas, c'est la reconstitution abstraite d'un patrimoine.

Où aller chercher les pièces

Le problème, dans une SCI, n'est presque jamais le droit d'accès : c'est la connaissance. L'héritier devient associé de plein droit par l'effet de l'article 1870, sauf clause d'agrément, et dispose alors du droit de communication annuelle et de questions écrites de l'article 1855. Encore faut-il savoir que la société existe. Trois leviers, rarement cités, servent exactement à cela.

  • L'article L. 151 B, 1 du Livre des procédures fiscales. Son deuxième alinéa dispose qu'en vue du règlement d'une succession, les ayants droit obtiennent de l'administration fiscale la liste des comptes bancaires du défunt. Ces comptes sont recensés au FICOBA, le fichier national des comptes bancaires prévu à l'article 1649 A du Code général des impôts (CGI). C'est la porte d'entrée la plus efficace : un virement mensuel vers une société inconnue apparaît là.
  • L'inventaire de l'article 789, par la voie de l'article 813-4. Le juge peut autoriser le mandataire successoral à dresser cet inventaire, ou le lui demander d'office. C'est une estimation article par article de l'actif et du passif, dressée dans les formes de l'article 789 par un commissaire-priseur judiciaire, un huissier ou un notaire. Une condition, et elle ferme souvent la porte : l'article 813-4 ne joue que tant qu'aucun héritier n'a accepté la succession. Après une acceptation, il faut passer par l'article 145 du Code de procédure civile. L'article 813-1, lui, est le texte de désignation du mandataire, celui qui l'installe pour administrer provisoirement la succession ; l'article 813-4 est celui de ses pouvoirs, et c'est ce dernier qui ouvre l'inventaire.
  • Le registre du commerce. Tant qu'une cession de parts n'a pas été publiée, elle n'est pas opposable aux tiers : personne d'autre que le vendeur et l'acheteur n'a à en tenir compte (article 1865 alinéa 2). Les actes modificatifs doivent y être déposés dans le mois, statuts à jour à l'appui (article R. 123-105 du Code de commerce). Ces statuts donnent la répartition du capital à chaque modification, et une cession restée non publiée est une pièce à charge en elle-même.

Le reste est traité ailleurs, et il n'y a rien à gagner à le rejouer ici : le droit d'accès aux comptes, la mesure d'instruction de l'article 145 du Code de procédure civile, le rôle du commissaire de justice. Deux guides s'en chargent en détail, qui peut consulter les comptes d'une SCI et le droit d'information de l'associé.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Vous avez encore les identifiants de la banque en ligne de votre ex-conjoint, ou l'accès à la boîte mail du défunt, et vous vous dites qu'un relevé réglerait la question en dix minutes. N'y touchez pas. Vous offririez au receleur le seul terrain sur lequel il peut gagner : le débat se déplacerait de sa dissimulation vers votre mode de preuve, avec un risque pénal d'accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données. La voie propre existe et elle est rapide : une requête ou une assignation fondée sur l'article 145 du Code de procédure civile, avant tout procès au fond.


6. Le délai : cinq ans, et le compte tourne déjà

L'information la plus périmée du web sur ce sujet

« L'action en recel est imprescriptible, parce que l'action en partage l'est. » Ce raisonnement a été écarté deux fois en 2025, le 5 mars puis le 10 septembre. Si vous l'avez lu quelque part et que vous avez décidé d'attendre sur cette base, vérifiez votre date de découverte des faits avant de lire la suite.

D'où venait l'idée ? De l'imprescriptibilité de l'action en partage, dont on déduisait celle de l'action en recel, présentée comme une simple demande de partage. Les deux arrêts qui l'ont brisée ne pèsent pas le même poids, et il faut le savoir avant de plaider.

Pour le recel successoral, la décision de référence est l'arrêt du 5 mars 2025 (1re civ., n° 23-10.360). C'est un rejet publié au bulletin, rendu contre un arrêt de la cour d'appel de Grenoble du 27 septembre 2022. Il énonce qu'à défaut de texte spécial, l'action en sanction du recel de l'article 778 est une action personnelle. Elle relève donc de la prescription quinquennale de droit commun de l'article 2224. Dans l'espèce, des mouvements bancaires suspects avaient été détectés le 4 mars 2014 et les assignations délivrées les 13 et 17 janvier 2020 : l'action était prescrite de dix mois.

Pour le recel de communauté, c'est l'arrêt du 10 septembre 2025 (1re civ., n° 23-21.147, arrêt n° 551 F-D, inédit). Cassation partielle au visa de l'article 2224, contre un arrêt de la cour d'appel de Nîmes du 28 juin 2023 : la même formule y est reprise pour l'action fondée sur l'article 1477. Est censuré le motif selon lequel la demande ne pouvait s'analyser autrement qu'en demande en partage, imprescriptible par jurisprudence constante. Cet arrêt étant inédit, il ne consacre pas la solution avec la même autorité que celui de mars ; il la confirme.

Le point de départ n'est pas le décès, ni le partage. L'article 2224 fait courir les cinq ans du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer. Ce « aurait dû connaître » est la vraie difficulté : un relevé bancaire reçu, une mention dans un acte, une réponse du notaire peuvent faire partir le compteur des années avant que vous ayez compris ce que vous lisiez.

Reste une question ouverte, et il faut la présenter comme telle. L'article 2236 dispose que la prescription ne court pas, ou est suspendue, entre époux et entre partenaires liés par un pacte civil de solidarité (PACS). Faut-il en déduire que les cinq ans du recel de communauté ne démarrent qu'au divorce ? C'est une lecture raisonnée, plaidable, mais aucun arrêt publié n'articule les deux textes sur le recel. Ne bâtissez pas une stratégie sur cette suspension : agissez comme si le délai courait.

Une distinction survit à tout cela : l'action en partage elle-même reste imprescriptible (article 815, sous la réserve de l'article 816). Ce qui a changé, c'est le sort de la demande de sanction, pas celui de la demande de partage. Les autres délais du dossier — lésion, dol, omission — sont dans le tableau de la section suivante, avec ce que chacun rapporte.

Ce que le temps coûte, en euros. Dans le cas n° 3, laisser filer les cinq ans ne fait pas perdre un procès : cela fait perdre à A 45 000 euros de part et 5 400 euros de fruits, définitivement acquis au receleur. La moitié des 10 800 euros d'intérêts lui revient de toute façon, par le partage complémentaire, qui reste ouvert. Aucun autre acte du dossier ne déplace 50 400 euros aussi vite qu'une prescription acquise.


7. Recel, lésion, omission ou dol : quatre qualifications, et le choix décide du montant

La même situation de fait — vous avez reçu moins que votre part — se range dans quatre cases différentes, et le choix de la case décide à la fois du montant et du délai. C'est la décision la plus structurante du dossier, et elle se prend avant d'assigner.

Situation Texte Ce que vous obtenez Délai
Un bien indivis a été oublié, de bonne foiArt. 892Un partage complémentaire portant sur ce seul bienAucun délai propre : c'est une demande en partage (art. 815, sous réserve de l'art. 816)
Vous avez reçu plus d'un quart de moins que votre part, sans fraudeArt. 889Un complément de part ; le défendeur choisit de le fournir en nature ou en numéraire2 ans à compter du partage
Votre consentement au partage a été surpris par dol, violence ou erreurArt. 887La nullité, ou un partage complémentaire ou rectificatif5 ans (art. 2224)
Un bien a été délibérément dissimulé pour rompre l'égalitéArt. 1477 ou 778La totalité du bien recelé, plus les fruits5 ans de la connaissance des faits

Une réserve procédurale à connaître sur l'article 887 : l'article 888 rend l'action irrecevable lorsque le demandeur a aliéné tout ou partie de son lot après avoir découvert le dol ou l'erreur, ou après la cessation de la violence. Vendre l'appartement reçu au partage, puis attaquer, ferme la porte.

Ces textes figurent dans le titre des successions. Leur application au partage d'une communauté passe par l'article 1476, qui renvoie aux règles des partages entre cohéritiers, notamment pour les effets du partage, la garantie et les soultes. C'est admis en pratique, mais il faut le formuler prudemment : le renvoi n'est pas rédigé comme une transposition intégrale des articles 887 à 892.

La frontière la plus fine sépare l'article 889 du recel. Une sous-évaluation non frauduleuse relève de la lésion, avec ses deux ans ; une sous-évaluation délibérée et dissimulée relève du recel, avec ses cinq ans et sa confiscation. Le cas suivant chiffre l'écart, et il n'est pas mince. La mécanique du rachat d'une soulte et la lésion du quart sont détaillées dans racheter une soulte via une SCI.

Cas n° 4 — La sous-évaluation : trois lectures, trois montants

B se fait attribuer les 100 parts de la SCI Rivoli sur une valeur affichée de 120 000 €. A reçoit 120 000 € de liquidités, et le partage paraît égalitaire. B détenait, sans le révéler, une promesse de vente de l'immeuble à 470 000 €. Emprunt restant dû : 180 000 €.

Valeur réelle des parts : 470 000 − 180 000 = 290 000 €. Masse réelle : 290 000 + 120 000 = 410 000 €. Part théorique de A : 205 000 €.

(a) Lésion, article 889 : A a reçu 120 000 € au lieu de 205 000 €, soit une lésion de 85 000 €, égale à 41,5 % de sa part — bien au-delà du quart. Il obtient un complément de 85 000 €, mais seulement s'il agit dans les deux ans du partage. L'article 889 précise que la lésion s'apprécie sur la valeur des biens à l'époque du partage : ici, la promesse existait déjà.

(b) Recel, lecture « seule la valeur dissimulée est recelée » : les 170 000 € cachés (290 000 − 120 000) reviennent à A. A reçoit 290 000 €, B 120 000 €.

(c) Recel, lecture « le bien recelé l'est en entier » : B n'a aucune part dans les parts sociales, qui vont en totalité à A ; seules les liquidités se partagent. A reçoit 290 000 + 60 000 = 350 000 €, B 60 000 €.

Écart entre la lésion et le recel le plus prudent : 290 000 − 205 000 = 85 000 €, et trois ans de délai en plus.

Restent les deux autres cases du tableau, qu'il serait facile de laisser sans chiffre. Sur les mêmes données : l'omission de l'article 892 ne s'applique pas, le bien n'ayant pas été oublié mais sous-évalué — 0 €. Le dol de l'article 887 ramène A à sa part théorique, 205 000 €, comme la lésion, mais avec cinq ans pour agir au lieu de deux.

Il faut le dire franchement : l'assiette de la sanction, quand seule la valeur a été dissimulée, n'est pas tranchée. Aucun arrêt publié consulté ne dit si le receleur perd sa part dans la seule fraction de valeur cachée ou dans le bien entier. Les lectures (b) et (c) sont toutes deux défendables, et l'écart entre elles vaut 60 000 euros sur ce dossier. Un guide qui donnerait un seul chiffre vous mentirait sur la solidité de votre position.


8. Le repentir actif : le seul effacement, et il n'est écrit nulle part

Une chose surprend à la lecture des deux textes : le repentir n'y figure pas. Ni l'article 1477 ni l'article 778 ne prévoient qu'une restitution efface la sanction. C'est une construction entièrement jurisprudentielle, et il faut la présenter comme telle plutôt que de l'attribuer à la loi.

Une seule décision consultée porte la formule, et elle est inédite, ce qui limite sa portée. Le 9 juillet 2014 (1re civ., n° 13-18.583, rejet), la Cour retient que le repentir suppose une restitution spontanée antérieure aux poursuites : une seconde déclaration de succession déposée quelques jours après une assignation en référé n'en est pas une. Une réserve de plus, que la page s'impose à elle-même : cet arrêt est rendu sur l'ancien article 792, la succession ayant été ouverte en 2001.

Une précision qui vaut avertissement, parce qu'on lit souvent le contraire. L'arrêt du 1er avril 2015 (1re civ., n° 14-15.184) est présenté ici et là comme consacrant le repentir : une cour d'appel y avait écarté le recel parce que l'héritière avait restitué au notaire le solde des retraits. La Cour de cassation a bien rejeté le pourvoi, mais pour un tout autre motif — les juges du fond n'ayant pas été saisis d'une demande de liquidation et de partage, elle a jugé les moyens inopérants. Elle n'a rien approuvé sur le fond, et votre défense ne peut pas s'appuyer dessus.

La règle pratique tient donc en une phrase : le repentir a une date limite, et c'est la première lettre d'avocat. Après, ce n'est plus du repentir, c'est de la défense.

Le mode d'emploi, si vous êtes du côté de celui qui a caché quelque chose. Écrivez au notaire chargé de la succession ou de la liquidation, en recommandé, en désignant le bien omis et son montant. Faites établir un acte rectificatif et, s'il s'agit d'une succession, une déclaration rectificative. Restituez les fruits perçus dans le même mouvement. Une révélation partielle, ou assortie d'une négociation, n'a jamais été jugée suffisante.

Cas n° 5 — Ce que vaut le repentir actif, en euros

Reprise du cas n° 3. Avant toute mise en demeure et toute assignation, B écrit au notaire et révèle les 90 000 € de compte courant.

Recel écarté : la masse redevient 310 000 €, chacun reçoit 155 000 €. B conserve 155 000 € au lieu de 110 000 €, soit 45 000 € de plus. Il garde en outre sa moitié des 10 800 € d'intérêts, 5 400 €, au lieu de les rendre en totalité au titre de l'article 778 alinéa 3. Soit 50 400 €.

Côté fiscal : la majoration de 40 % pour manquement délibéré, soit 3 439 € sur ses propres droits, n'est pas encourue si la bonne foi est retenue. La réduction de moitié de l'intérêt de retard, soit 412 €, n'est en revanche pas automatique : l'article 1727 V la réserve aux régularisations qui ne concernent pas une infraction exclusive de bonne foi.

Gain total du repentir pour B : de 53 839 € à 54 251 € — les 50 400 € de part et de fruits, la majoration de 40 % évitée, et jusqu'à 412 € de plus si la réduction de l'intérêt de retard est accordée. Sans compter les frais de procédure. Aucune stratégie de défense ne rapporte autant.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Vous avez omis quelque chose, votre cohéritier commence à poser des questions précises, et votre conseil vous suggère d'attendre de voir « ce qu'il a vraiment ». N'attendez surtout pas. Chaque semaine d'attente rapproche l'assignation qui rendra le repentir impossible, et l'arrêt du 9 juillet 2014 montre que quelques jours d'écart suffisent à le disqualifier. Sur le cas n° 5, l'attente coûte 53 839 euros pour une chance de gagner un procès dont vous connaissez déjà l'issue.


9. Le volet fiscal : ce que la révélation coûte, et à qui

Faire réintégrer un bien dans la masse ne s'arrête pas au partage : la succession a été déclarée sur un actif faux, et il faut la rectifier. Beaucoup de dossiers se bloquent là, parce que le cohéritier honnête découvre qu'il va payer, lui aussi, sur une part qu'il n'a pas encore touchée.

Le délai de reprise de l'administration. L'article L. 180 du Livre des procédures fiscales enferme la reprise à l'expiration de la troisième année suivant celle de l'enregistrement. Mais ce délai court n'est opposable au fisc qu'à une condition, écrite dans son second alinéa : que l'exigibilité des droits ait été suffisamment révélée par le document enregistré, sans qu'il soit nécessaire de procéder à des recherches ultérieures. Un bien qui n'y figure pas ne révèle rien. L'article L. 181 le dit sans détour pour les successions : le délai abrégé ne concerne que les droits exigibles sur des biens, sommes ou valeurs expressément mentionnés dans la déclaration. On retombe donc sur l'article L. 186, qui laisse à l'administration jusqu'à la fin de la sixième année suivant celle du fait générateur.

Les pénalités. L'intérêt de retard est de 0,20 % par mois (article 1727 III du CGI). S'y ajoute, selon le comportement retenu, une majoration de 40 % pour manquement délibéré ou de 80 % en cas de manœuvres frauduleuses (article 1729, a et c). Le dépôt tardif d'une déclaration de succession relève, lui, de l'article 1728, 2. La majoration de 10 % ne court qu'à compter du premier jour du septième mois suivant l'expiration des délais des articles 641 et 641 bis — six mois, ou vingt-quatre mois selon le lieu du décès. Une majoration de 40 % s'y substitue si la déclaration n'est pas déposée dans les quatre-vingt-dix jours d'une mise en demeure.

Le chiffrage complet du cas n° 3, droits en main

Deux enfants, abattement de 100 000 € chacun (article 779 I), barème du tableau I de l'article 777. La rectification intervient quatre ans après le dépôt.

Droits payés sur la déclaration initiale — part de 110 000 €, base taxable 10 000 € :
8 072 × 5 % = 403,60 € · 1 928 × 10 % = 192,80 € → 596,40 € par enfant.

Droits sur la déclaration rectifiée — part de 155 000 €, base taxable 55 000 € :
8 072 × 5 % = 403,60 € · 4 037 × 10 % = 403,70 € · 3 823 × 15 % = 573,45 € · 39 068 × 20 % = 7 813,60 € → 9 194,35 € par enfant.

Supplément de droits : 9 194,35 − 596,40 = 8 598 € par enfant, soit 17 196 € au total.

Intérêt de retard, 48 mois à 0,20 % : 17 196 × 9,6 % = 1 651 €, soit 825 € pour chacun.

Majoration de 40 % sur les seuls droits de B, à qui le manquement délibéré est imputable : 8 598 × 40 % = 3 439 €.

Addition pour B : 8 598 + 825 + 3 439 = 12 862 €, qui s'ajoutent aux 45 000 € de part perdue et aux 10 800 € de fruits restitués.

Addition pour A : 8 598 + 825 = 9 423 €. C'est le point dur du dossier : A doit sortir cette somme avant d'avoir encaissé quoi que ce soit.

Deux pièges à connaître avant de rédiger la rectificative. Le premier vaut 412 € dans le cas n° 5 : la réduction de moitié de l'intérêt de retard pour dépôt spontané d'une rectificative (article 1727 V) n'est jamais acquise d'avance à celui qui a dissimulé. Le second tient au droit de partage de l'article 746, fixé à 2,50 %. Le même article ramène le taux à 1,10 % depuis le 1er janvier 2022, mais pour les seuls partages d'intérêts patrimoniaux consécutifs à une séparation de corps, à un divorce ou à une rupture de PACS : trois événements, pas deux. Un partage successoral reste à 2,50 %.

La limite de ce chiffrage, dite franchement

Les droits ci-dessus sont calculés sur les parts légales, 155 000 € chacun. Une question distincte reste ouverte : l'administration liquide-t-elle sur la dévolution légale, ou sur la répartition issue de la peine privée, A recevant 200 000 € et B 110 000 € ? Nous ne l'avons pas vérifiée à la source et n'avons pas trouvé de doctrine claire. Nous pouvons en revanche chiffrer la seconde branche, et elle inverse la charge. Sur une part de 200 000 €, base taxable 100 000 €, A doit 403,60 + 403,70 + 573,45 + 16 813,60 = 18 194 € de droits. Soit un supplément de 17 598 € et un intérêt de retard de 1 689 € : 19 287 € à sa charge, au lieu des 9 423 € ci-dessus. B, dont la part reste à 110 000 €, ne devrait alors rien de plus, et la majoration de 40 % tomberait avec l'assiette. Provisionnez la fourchette 9 423 € – 19 287 € tant que le notaire chargé de la rectificative n'a pas tranché. Le chiffrage du cas n° 5 suppose, lui, la première lecture.


10. Hors champ : PACS, concubinage, séparation de biens, indivision

Il faut le dire nettement, parce que c'est la déception la plus fréquente : il n'existe aucune peine privée de recel en dehors de la communauté et de la succession. L'article 1477 suppose une communauté à liquider. L'article 778 suppose une succession à partager. Hors de ces deux cadres, la dissimulation la plus caractérisée ne fait perdre à son auteur aucune part de quoi que ce soit.

Ce qui reste est du droit commun, et l'écart de puissance est net : vous obtenez une créance à prouver et à chiffrer, pas une confiscation automatique.

  • En indivision, c'est-à-dire chez les concubins et les partenaires de PACS qui détiennent ensemble des parts de SCI : l'indemnité d'occupation de l'article 815-9, et les impenses de l'article 815-13 — les dépenses faites pour conserver ou améliorer le bien indivis. Attention à la limite de l'article 815-10 alinéa 3 : aucune recherche sur les fruits n'est recevable plus de cinq ans après la date à laquelle ils ont été perçus ou auraient pu l'être.
  • La responsabilité civile de l'article 1240, qui suppose une faute, un préjudice et un lien entre les deux. Et l'action paulienne de l'article 1341-2, qui fait déclarer inopposable l'acte passé en fraude de vos droits, par exemple une cession de parts à un proche.
  • Sous la participation aux acquêts, l'article 1577 permet le recouvrement sur les biens aliénés en fraude des droits du conjoint. Mais l'article 1578, dernier alinéa, enferme l'action en liquidation dans trois ans à compter de la dissolution du régime. C'est le délai le plus bref de toute cette page. Le même alinéa ne laisse que deux ans, à compter de la clôture de la liquidation, pour les actions ouvertes contre les tiers par l'article 1341-2.
  • Sous la séparation de biens : les créances entre époux se règlent par les articles 1543 et 1479, sans aucune sanction de la dissimulation.

La conséquence pratique est à tirer avant le litige, pas après. Deux concubins qui achètent en SCI n'auront, le jour où l'un dissimule, aucune sanction automatique à lui opposer — et changer de véhicule n'y changerait rien, l'indivision étant logée à la même enseigne. Ce qui remplace la peine privée, ici, ne peut être que contractuel. C'est tout l'objet des outils décrits dans SCI entre concubins ou pacsés et le pacte d'associés, et un point de comparaison utile avec indivision ou SCI.

Une dernière frontière, souvent mal placée : le recel n'est pas une faute de gestion du gérant, et il ne relève d'aucune infraction pénale. Ce que risque un gérant, et par quelles voies l'attaquer, est traité dans litige avec le gérant de SCI et responsabilité pénale du gérant. Cette page suppose enfin une société réelle : si la SCI n'a jamais eu de vie sociale et n'a servi qu'à loger un patrimoine, l'argument de la fictivité se plaide séparément, et il est décrit dans SCI fictive.

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Ce que ça ne fait pas, disons-le : une comptabilité tenue rend la dissimulation difficile à soutenir, elle ne la sanctionne pas. La sanction, c'est le juge du partage, et il faudra quand même prouver. Notre outil sert la preuve, il ne la remplace pas.


11. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque règle citée ici a été lue dans sa version consolidée au 3 septembre 2026, et chaque arrêt en texte intégral, avec sa mention de publication. Si un chiffre ou une référence lue ailleurs diffère, c'est le texte qui tranche. Deux liens seulement figurent ci-dessous, vers les pages officielles que nous avons réellement ouvertes ; le reste se cite en clair, une référence exacte valant mieux qu'un lien approximatif.

Les deux textes de sanction

  • Article 778 du Code civil, en vigueur depuis le 14 mai 2009 (loi n° 2009-526 du 12 mai 2009, article 10) — recel successoral, donation recelée, restitution des fruits dont le receleur a eu la jouissance.
  • Article 1477 du Code civil, même loi — privation de la portion dans l'effet recelé, et charge définitive de la dette commune sciemment dissimulée.
  • Articles 730-5, 800 alinéa 4 et 1483 alinéa 2 du Code civil — pénalités attachées à l'acte de notoriété inexact, déchéance de l'acceptation à concurrence de l'actif net, perte du bénéfice d'émolument.

La jurisprudence citée, avec sa portée

  • Cass. 1re civ., 5 mars 2025, n° 23-10.360, rejet, publié au bulletin, contre CA Grenoble 27 septembre 2022 — l'action en sanction du recel successoral est une action personnelle soumise aux cinq ans de l'article 2224.
  • Cass. 1re civ., 10 septembre 2025, n° 23-21.147, arrêt n° 551 F-D, inédit, cassation partielle au visa de l'article 2224, contre CA Nîmes 28 juin 2023 — même solution pour le recel de communauté de l'article 1477.
  • Cass. 1re civ., 17 janvier 2024, n° 22-11.303, cassation, publié au bulletin, contre CA Versailles 27 janvier 2022 — les droits sociaux naissent à l'immatriculation, non à la signature des statuts. Des parts immatriculées après la dissolution de la communauté ne sont donc pas un effet de communauté au sens de l'article 1477.
  • Cass. 1re civ., 1er juin 2011, n° 10-30.205, cassation, publié au bulletin, au seul visa de l'article 1477 du Code civil, contre CA Chambéry 24 novembre 2009, renvoi devant la cour d'appel de Grenoble. Actions cédées 4 518 550 € et portées à l'acte de partage pour 2 667 856,80 € : il incombait à l'époux ayant disposé du bien commun de prouver qu'il en avait porté la valeur réelle à la connaissance de son conjoint. Les articles 1315 et 1382 ne sont pas au visa, contrairement à ce qu'on lit ailleurs : ils n'apparaissent que dans les moyens annexés et dans une demande subsidiaire.
  • Cass. 1re civ., 29 janvier 2020, n° 18-25.592, rejet, publié au bulletin, contre CA Douai 11 octobre 2018 — le prélèvement du conjoint survivant sur l'indivision post-communautaire échappe à la pénalité. La solution n'a pas été étendue au cohéritier. Arrêt rendu sur l'ancien article 792.
  • Cass. 1re civ., 9 juillet 2014, n° 13-18.583, rejet, inédit, rendu sur l'ancien article 792 — le repentir suppose une restitution spontanée antérieure aux poursuites. À ne pas confondre avec Cass. 1re civ., 1er avril 2015, n° 14-15.184, rejet, inédit, souvent cité à tort sur ce point : la Cour y juge les moyens inopérants, faute de demande de liquidation et de partage, et ne se prononce pas sur le repentir.
  • Cass. 1re civ., 1er février 2017, n° 15-26.078, cassation partielle, inédit — souvent cité pour l'exigence de faits positifs, et à tort. La formule est celle du moyen annexé, que la Cour a écarté ; la cassation porte sur une donation indirecte, au visa des articles 1402 et 843 ancien. Espèce régie par l'ancien article 792, le décès datant du 21 juin 1992. Cass. 1re civ., 14 avril 2021, n° 19-19.066, cassation partielle, inédit, rendu sur l'article 1477 — l'intention frauduleuse de rompre l'égalité du partage.

Le reste du dispositif

  • Code civil, partage et indivision : articles 815, 815-9, 815-10 alinéa 3, 815-13, 816, 887, 888, 889 et 892.
  • Code civil, régimes matrimoniaux et société civile : articles 1240, 1341-2, 1409, 1424, 1427, 1467, 1475, 1476, 1479, 1482, 1483, 1543, 1577, 1578, 1832-2, 1843-4, 1855, 1857, 1858, 1865, 1870, 1870-1, 2224, 2236 et 2274.
  • Article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, en vigueur depuis le 27 juin 2026. Il impose un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou un acte d'expert-comptable habilité pour la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière, à peine de nullité.
  • Articles 789, 813-1 et 813-4 du Code civil, et article 145 du Code de procédure civile — inventaire successoral, mandataire successoral, mesure d'instruction avant tout procès.
  • Articles L. 102 B, L. 151 B, L. 180, L. 181 et L. 186 du Livre des procédures fiscales — accès des ayants droit au fichier des comptes bancaires, délais de reprise, conservation des documents pendant six ans.
  • Articles 641, 641 bis, 746, 777 tableau I, 779 I, 1727, 1728 et 1729 du Code général des impôts — délai de déclaration, droit de partage, barème et abattement en ligne directe, intérêt de retard et majorations.
  • Article R. 123-105 du Code de commerce — dépôt des actes modificatifs et des statuts à jour dans le mois.

Pour aller plus loin

Chaque sujet effleuré ici a son guide dédié. Où creuser, selon l'origine de votre dossier.

La SCI vient d'un décès

La SCI vient d'une séparation

Chiffrer et prouver

Les parts et leur circulation


12. FAQ — 14 questions sur le recel de parts de SCI

Quatorze questions arrêtées au 3 septembre 2026, choisies parce que le guide ne les traite pas ailleurs : elles le complètent, elles ne le résument pas. Trois d'entre elles décident souvent du montant réel de ce que vous récupérerez. Celle sur le coût d'une action, d'abord, parce qu'elle dit à partir de quel enjeu il vaut mieux ne rien engager. Celle sur la clause d'agrément, qui survit à la sanction et peut vous empêcher d'entrer dans la société dont vous venez de gagner les parts. Et celle sur le légataire particulier, qui n'a en principe ni portion à perdre ni qualité pour agir.

FAQ

Recel de parts de SCI : les 14 questions les plus posées

Non. Ni l'article 1477 ni l'article 778 du Code civil ne créent d'infraction. Il n'y a ni plainte, ni garde à vue, ni casier judiciaire : c'est une peine privée, prononcée par le juge du partage, au tribunal judiciaire. Le mot « recel » induit en erreur, parce qu'il désigne aussi un délit à l'article 321-1 du Code pénal, qui n'a rien à voir : celui-là suppose une chose provenant d'un crime ou d'un délit. Le détournement de fonds au préjudice d'une succession peut, lui, relever de l'abus de confiance, mais c'est une action distincte, avec ses propres conditions et son propre juge.
Oui, et c'est même le cas normal : le recel se découvre presque toujours après. La signature de l'acte n'éteint rien, parce que la sanction ne rouvre pas le partage. Elle réattribue un bien qui, par définition, n'y figurait pas. Vous n'avez donc rien à faire annuler, et c'est ce qui rend cette voie plus simple que l'attaque du partage lui-même. Le seul verrou reste le délai : cinq ans à compter du jour où vous avez connu ou auriez dû connaître les faits (article 2224 du Code civil). Attaquer le partage en tant que tel relève, à l'inverse, d'autres textes et de délais bien plus courts.
Non, pas à lui seul. Le recel suppose un acte positif, et c'est à vous de l'établir. La frontière est plus utile à connaître que la règle. Ne rien dire à un notaire qui ne demande rien reste une omission. Répondre « il n'y a rien d'autre » à un notaire qui demande devient une affirmation, donc un fait positif. La bonne question n'est donc pas « a-t-il caché ? », mais « à quel moment a-t-il dû mentir pour continuer à cacher ? ». C'est cette date-là qui porte le dossier, et c'est elle qu'il faut documenter en premier.
Ce sont des ordres de grandeur observés, pas un tarif. Pour un dossier ordinaire, comptez 4 000 à 10 000 euros d'honoraires d'avocat en première instance, auxquels s'ajoute une expertise si la valeur des parts est discutée : 3 000 à 8 000 euros à consigner. L'article 700 du Code de procédure civile permet au juge de mettre une somme à la charge du perdant, mais elle couvre rarement la totalité, et les condamnations tournent le plus souvent autour de 2 000 à 5 000 euros. Rapportez ce coût à l'enjeu avant de lancer : ce que le recel vous rapporte, c'est la moitié du bien caché. Sous 30 000 euros de bien caché, cette moitié ne couvre plus le haut de ces fourchettes, et le calcul devient défavorable.
Presque jamais au titre du recel. Les articles 1477 et 778 ne visent que l'époux et l'héritier ; seul l'article 730-5 vise plus largement celui qui se prévaut sciemment et de mauvaise foi d'un acte de notoriété inexact. Mais la peine, qui est la privation d'une part, reste sans prise sur qui n'a pas de part. Il reste exposé sur le terrain de l'article 1240 du Code civil s'il a participé à la dissimulation et causé un préjudice : attestation de complaisance, registre falsifié, refus persistant de communiquer les comptes sociaux. C'est une action en dommages-intérêts, distincte de la sanction du partage, qui suppose de chiffrer le préjudice subi.
La sanction joue à plein : le bien recelé revient en totalité à celui qui agit. Avec deux héritiers, l'article 778 transforme un partage par moitié en une attribution intégrale, et le receleur perd exactement la moitié de ce qu'il a caché — le cas n° 3 de ce guide en donne le chiffre. S'y ajoute l'acceptation pure et simple imposée : il répond du passif de la succession au-delà de ce qu'il reçoit. C'est arithmétiquement la configuration la plus lourde qui puisse se présenter.
L'article 778 vise « l'héritier ». Le légataire à titre particulier, qui reçoit un bien déterminé et non une quote-part de la succession, n'est pas partie au partage : il n'a en principe pas de portion à perdre, et pas de qualité pour demander la sanction. Le légataire universel ou à titre universel, lui, vient à la succession comme un héritier et se trouve dans le champ du texte. La distinction se joue sur la nature du legs, jamais sur son montant : un legs portant sur la totalité des parts d'une SCI reste un legs particulier.
Non : il agit comme indivisaire et non comme héritier, et la pénalité du recel successoral ne l'atteint pas (1re civ., 29 janvier 2020, n° 18-25.592, publié au bulletin — sous la réserve que cet arrêt statue sur l'ancien article 792). Ne refermez pas le dossier pour autant. Le même prélèvement, s'il porte sur un effet de la communauté non encore partagée, relève de l'article 1477 et de sa sanction propre. Changer de fondement ne change ici ni le juge ni le délai. Cela change le texte à viser dans l'assignation, et c'est ce qui décidera du sort de votre demande.
La sanction du recel opère entre copartageants : elle décide qui reçoit quoi dans la masse à partager. Elle ne fait pas disparaître les règles internes de la société. Si les statuts soumettent à agrément l'entrée d'un nouvel associé, l'attribution des parts au bénéficiaire de la sanction se heurte à la même clause qu'une transmission ordinaire, et il faut la purger. En succession, l'article 1870 pose le principe inverse : la société continue avec les héritiers, sauf clause contraire. Relisez la clause avant de chiffrer votre gain.
Oui. Le texte vise les fruits « dont il a eu la jouissance », et non ceux qu'il a perçus : il n'y a rien à avoir encaissé pour devoir rendre. C'est ce qui rend l'alinéa 3 de l'article 778 plus mordant qu'on ne le croit, et ce qui explique qu'une restitution puisse être due sur un logement dont personne n'a jamais tiré un loyer. En indivision, le mécanisme voisin est l'indemnité d'occupation de l'article 815-9, avec sa limite propre : aucune recherche sur les fruits n'est recevable plus de cinq ans après (article 815-10 alinéa 3).
Oui, et c'est l'alinéa 2 de l'article 778 qui s'applique, avec son effet propre : le rapport ou la réduction sont dus, sans aucune part dans la donation. Ce qui rend la configuration si fréquente en SCI familiale n'est pas la mauvaise foi, c'est le temps. Des parts circulent depuis quinze ou vingt ans, l'acte a été signé chez un notaire qui a pris sa retraite, personne n'en a gardé copie. Celui qui se tait n'a alors même pas besoin de mentir, et c'est précisément ce qui rendra la preuve du fait positif difficile à rapporter.
Non, aucun. Le droit commun indemnise, il ne confisque pas : il faudra prouver une faute, chiffrer un préjudice et rattacher le second à la première. La conséquence est à tirer maintenant, pas au litige. Dans une SCI détenue à deux hors mariage, ce qui remplace la sanction du recel est contractuel : communication périodique des comptes, information préalable obligatoire avant toute cession, clause pénale chiffrée en cas de manquement. Un pacte d'associés vaut ici davantage qu'un article de code, parce qu'il sera le seul texte applicable. Sous participation aux acquêts, surveillez en plus les trois ans de l'article 1578, dernier alinéa.
L'obligation fiscale est de six ans (article L102 B du Livre des procédures fiscales). Le délai court à compter de la dernière opération portée sur le livre, ou de la date à laquelle la pièce a été établie — jamais à compter de la clôture de l'exercice. Les dix ans qu'on lit souvent sont ceux des commerçants (article L123-22 du Code de commerce), et une SCI n'en est pas un. En pratique, cela plafonne la reconstitution des flux au-delà de six ans, sauf à passer par les relevés bancaires et par les actes déposés au registre du commerce, qui restent consultables.
Oui, les deux textes s'y prêtent : l'article 778 le dit lui-même, l'article 1477 le permet par la responsabilité civile de droit commun. La difficulté est ailleurs. Il faut un préjudice distinct de la privation elle-même, faute de quoi la demande fait double emploi avec la confiscation déjà obtenue. Ce qui passe, en pratique : les frais d'expertise engagés pour retrouver le bien, les intérêts d'emprunt supportés faute d'avoir reçu sa part à temps, un préjudice moral caractérisé. Ce qui ne passe pas : la valeur du bien recelé, réclamée une seconde fois sous un autre nom.