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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Mandat à effet posthume et SCI : gérer les parts après votre décès

Le jour de votre décès, qui gérera vos parts de SCI si l'héritier qui les recueille est un enfant de 10 ans, un proche sous tutelle, ou simplement quelqu'un qui n'a jamais ouvert un bilan de sa vie ? Sans rien avoir préparé, la réponse est décevante : les parts tombent en indivision, l'administration légale ou la tutelle prend le relais avec ses lenteurs, et la SCI peut rester bloquée des mois. Le mandat à effet posthume (articles 812 et suivants du Code civil) répond précisément à ce problème. Vous désignez de votre vivant, chez le notaire, la personne qui gérera après votre mort les parts revenant à un héritier bien identifié. Dans ce guide, je passe en revue ses conditions — elles sont strictes —, sa durée, ce que le mandataire peut faire (et surtout ne pas faire), la différence essentielle avec la gérance de la SCI, et les outils qui viennent le compléter.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Legifrance, service-public.fr). Mis à jour le 24 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. Le mandat à effet posthume en bref

On doit cet outil à la loi du 23 juin 2006 sur la réforme des successions et des libéralités. Il vit aujourd'hui aux articles 812 à 812-7 du Code civil. L'article 812 en pose le principe : « Toute personne peut donner à une ou plusieurs autres personnes, physiques ou morales, mandat d'administrer ou de gérer, sous réserve des pouvoirs confiés à l'exécuteur testamentaire, tout ou partie de sa succession pour le compte et dans l'intérêt d'un ou de plusieurs héritiers identifiés. »

Derrière cette phrase un peu dense, trois idées comptent vraiment :

  • Vous signez de votre vivant, mais rien ne se déclenche avant votre décès. Tant que vous êtes là, le mandat dort.
  • La gestion se fait « pour le compte et dans l'intérêt » d'héritiers nommés. On ne protège pas la succession en bloc : on protège une ou plusieurs personnes précises que vous avez désignées.
  • Le mandataire administre et gère, point. Aucun acte de disposition — j'y reviens en détail plus bas, car c'est là que se joue l'essentiel.

Pour une SCI, le mandat porte presque toujours sur les parts sociales qui vont revenir à un héritier fragile. Le mandataire s'occupe alors de ces parts comme le ferait un bon gestionnaire : il vote, il encaisse, il surveille. Mais il n'en devient jamais propriétaire, et il ne peut pas les vendre.


2. Dans quels cas le mandat à effet posthume est utile pour une SCI

Ce mandat n'a de sens que dans un cas de figure : l'héritier qui va recevoir les parts ne peut pas les gérer, ou pas encore. Si l'héritier est adulte, compétent et disponible, oubliez-le tout de suite — il serait nul (j'y reviens). En pratique, trois profils justifient d'y recourir.

L'héritier mineur

Un enfant mineur qui hérite de parts est représenté par ses parents, au titre de l'administration légale, ou par un tuteur. Sur le papier, ça fonctionne. Dans la vie d'une SCI, c'est autre chose : certains actes exigent l'autorisation du juge des tutelles, les décisions traînent, et un parent en froid avec la famille du défunt peut compliquer chaque assemblée. Le mandat contourne ce carcan en confiant les parts à un adulte que vous avez choisi, le temps que l'enfant grandisse et prenne le relais.

Le majeur protégé ou vulnérable

Un héritier sous tutelle ou curatelle, ou durablement inapte, ne suivra pas seul les assemblées, les décisions de gestion, les arbitrages sur un patrimoine locatif. Là encore, le mandat sécurise la gestion de ses parts dans son seul intérêt, avec une personne compétente désignée à l'avance plutôt qu'improvisée après le décès.

L'héritier inexpérimenté ou loin de tout ça

Un enfant majeur qui n'a jamais touché à l'immobilier, un patrimoine touffu — plusieurs immeubles, des emprunts en cours, un montage un peu technique — peut justifier un accompagnement le temps qu'il monte en compétence. Je préviens d'emblée : c'est le terrain le plus glissant. Un juge regardera de près la motivation, parce que priver un adulte capable de la gestion de ses biens ne se fait pas sur une simple impression. Il faut un intérêt sérieux et légitime, réel et écrit (on y vient au chapitre 3).

À distinguer de la simple désignation d'un gérant successeur. Prévoir dans les statuts de la SCI qui deviendra gérant au décès du gérant en place organise la direction de la société. Le mandat à effet posthume, lui, organise la gestion des parts d'un héritier donné. Les deux répondent à des questions différentes et se combinent souvent.


3. Les conditions de validité strictes

Ce mandat heurte de plein fouet un principe cardinal du droit français : chacun gère librement ce qui lui appartient. Un héritier fait ce qu'il veut de ce qu'il reçoit — c'est la règle. Le mandat à effet posthume y déroge, et le législateur l'a donc entouré de garde-fous. Tout tient dans l'article 812-1-1 du Code civil.

Condition Contenu Sanction si absente
Intérêt sérieux et légitimeJustifié au regard de la personne de l'héritier ou du patrimoine successoral, et précisément motivé dans l'acteNullité
Acte notariéLe mandat est donné et accepté en la forme authentiqueNullité
Acceptation avant le décèsLe mandataire doit accepter la mission avant la mort du mandantSans effet
Héritiers identifiésLe ou les bénéficiaires de la gestion doivent être nommément désignésNullité

L'intérêt sérieux et légitime : le cœur du dispositif

C'est la condition qui fait couler le plus d'encre, et celle qui fait tomber le plus de mandats. Le texte est net : le mandat « n'est valable que s'il est justifié par un intérêt sérieux et légitime au regard de la personne de l'héritier ou du patrimoine successoral, précisément motivé ». Traduction pratique : l'acte notarié doit dire noir sur blanc pourquoi cet héritier-là ne peut pas gérer seul. La minorité, une altération des facultés, l'inexpérience face à un patrimoine lourd, la nécessité de tenir une gestion en cours sans rupture. Une motivation passe-partout, du genre « pour plus de tranquillité », ne tient pas : le premier héritier mécontent la fera annuler.

La forme authentique et l'acceptation anticipée

Deux points, souvent oubliés. D'abord, le mandat doit passer devant notaire, sous peine de nullité — pas de version « papier signé à la maison ». Ensuite, le mandataire doit l'accepter, lui aussi par acte notarié, et surtout avant votre décès. On ne peut pas nommer quelqu'un mandataire à son insu et le mettre devant le fait accompli une fois mort. Tant que vous êtes vivant, chacun reste libre : vous pouvez révoquer le mandat, il peut renoncer. C'est toute la différence avec un testament — ici, la personne qui accepte sait à quoi elle s'engage, et le dit de votre vivant.


4. Durée : 2 ans, 5 ans et prorogation par le juge

L'article 812-1-1 fixe deux régimes de durée, selon la justification du mandat.

Durée Condition Prorogation
2 ansDurée de principeUne ou plusieurs fois, par décision du juge
5 ansInaptitude ou âge de l'héritier, ou nécessité de gérer des biens professionnelsUne ou plusieurs fois, par décision du juge

Le compteur démarre au décès et tourne pour la durée fixée. Arrivé au terme, le mandat s'éteint tout seul — à moins d'avoir obtenu une prorogation devant le juge. Les 5 ans, c'est la durée pensée pour l'enfant qui grandit vers sa majorité, le majeur protégé, ou la présence de biens professionnels qu'on ne peut pas laisser sans pilote. Une SCI qui détient un ou deux immeubles locatifs avec un crédit à honorer chaque mois entre pile dans cette catégorie : c'est presque toujours le régime de 5 ans qu'il faut viser.

Anticipez la sortie du mandat. Un mandat de 2 ou 5 ans ne règle qu'une transition. Si l'héritier est très jeune, prévoyez dès la mise en place la possibilité de prorogation et, surtout, une organisation cohérente des statuts et de la gérance de la SCI pour le jour où le mandat s'éteindra.


5. Qui peut être mandataire et quels pouvoirs

Le choix du mandataire

Le mandataire peut être une personne physique ou morale, à condition de jouir de la pleine capacité civile (art. 812 du Code civil). Et si la succession comprend des biens professionnels, il ne doit pas être sous le coup d'une interdiction de gérer. Sur le terrain, on retrouve trois profils :

  • Un autre héritier : par exemple, le conjoint survivant ou un enfant majeur chargé de gérer les parts d'un enfant mineur.
  • Un tiers de confiance : un proche compétent, un associé de la SCI, un conseil de la famille.
  • Un professionnel ou une personne morale : société de gestion, expert-comptable, structure spécialisée.

Une exclusion à retenir : le notaire qui règle la succession ne peut pas, lui, être désigné mandataire (art. 812). Et le mandataire doit rester capable pendant toute la mission — s'il est placé sous tutelle ou vient à mourir, le mandat s'arrête net.

Administration et gestion, jamais disposition

Voilà la ligne rouge du dispositif, celle qu'il faut avoir comprise avant tout le reste. Le mandataire détient des pouvoirs d'administration et de gestion sur les parts. Concrètement, il peut :

  • percevoir les dividendes ou revenus distribués par la SCI ;
  • participer aux assemblées générales et voter les décisions relevant de la gestion courante ;
  • veiller au bon fonctionnement de la société et à la préservation du patrimoine ;
  • accomplir les actes conservatoires nécessaires.

En revanche, il ne peut jamais disposer des parts. Ni les vendre, ni les donner, ni les nantir pour garantir un prêt. Le droit de disposer, c'est-à-dire le vrai pouvoir sur la propriété, reste entre les mains de l'héritier — qui demeure le seul et unique propriétaire. Le mandat ne le dépossède de rien. Il peut vendre ses parts quand il le souhaite (ce qui, au passage, met fin au mandat sur ces parts), et il peut saisir le juge pour faire révoquer le mandat le jour où celui-ci n'a plus lieu d'être.

Cette frontière est capitale en présence d'un démembrement des parts de SCI : la répartition des droits de vote entre usufruitier et nu-propriétaire, prévue par les statuts, encadre la marge de manœuvre effective du mandataire.


6. Mandat des parts vs gérance de la SCI : ne pas confondre

Si vous ne deviez retenir qu'une chose de ce guide, ce serait celle-ci. C'est le point que presque tout le monde confond, et c'est justement celui qui décide du sort d'une SCI au décès. Gérer des parts n'est pas gérer la société. Deux plans juridiques différents, deux logiques qui ne se recouvrent pas.

Critère Mandataire à effet posthume Gérant de la SCI
ObjetLes parts revenant à un héritierLa société elle-même
Source du pouvoirActe notarié (art. 812 C. civ.)Statuts et décision d'assemblée
PouvoirsExercer les droits d'associé attachés aux parts (vote, dividendes)Engager et représenter la société vis-à-vis des tiers
Au profit de quiL'héritier bénéficiaireL'intérêt social
Durée2 ou 5 ans, prorogeableSelon les statuts

Prenons-le par l'exemple. En assemblée, le mandataire vote avec les parts de l'héritier qu'il représente — ça, oui. Mais ce vote ne le transforme pas en gérant de la SCI. La gérance, elle, se distribue selon les statuts et les décisions des associés. Et attention au piège classique : si le défunt était gérant, sa fonction ne saute pas dans les mains de quelqu'un par magie. Il faut avoir prévu un gérant successeur, soit dans les statuts, soit par une décision d'assemblée. Pour le détail de ce qui se passe au décès, nos guides sur le décès d'un associé de SCI et le décès du gérant de SCI vont au fond.

D'où le bon réflexe, celui que je répète en rendez-vous : deux outils, pas un. (1) Un mandat à effet posthume pour la gestion des parts de l'héritier fragile. (2) Une clause statutaire de gérant successeur pour la direction de la société. L'un sans l'autre laisse toujours un trou.


7. Cas pratique chiffré : héritier mineur d'une SCI familiale

La théorie, c'est bien. Un cas chiffré, c'est mieux pour voir comment les pièces s'emboîtent.

La situation. Paul, 52 ans, veuf, détient 100 % d'une SCI familiale propriétaire de deux immeubles locatifs (valeur nette 620 000 €, un emprunt de 180 000 € en cours). Son unique héritier est sa fille Léa, 12 ans. Paul est le gérant.

Le risque sans anticipation. Au décès de Paul, Léa devient associée unique mais mineure. La gérance devient vacante. La gestion de ses parts relève de l'administration légale ; la SCI risque la paralysie (pas de gérant pour signer les baux, gérer l'emprunt, tenir les assemblées).

La solution en deux temps. Paul met en place, chez son notaire :

  • Un mandat à effet posthume confiant à sa sœur Claire la gestion des parts de Léa, motivé par la minorité de l'héritière et la nécessité de gérer un patrimoine immobilier significatif (durée portée à 5 ans, prorogeable jusqu'à la majorité et l'autonomie de Léa).
  • Une clause statutaire désignant Claire comme gérante successeur de la SCI au décès de Paul.

Le résultat. Au décès, Claire assure sans rupture la direction de la SCI (gérance) et la gestion des parts de Léa (mandat). Les loyers continuent d'être encaissés, l'emprunt honoré, les revenus conservés dans l'intérêt de Léa. Claire ne peut ni vendre les immeubles au nom des parts de Léa, ni céder ces parts : le patrimoine reste intact jusqu'à ce que Léa reprenne la main.

Ce que montre le cas de Paul, c'est qu'un mandat à effet posthume ne se dégaine jamais seul. Il se réfléchit en même temps que les statuts et le plan de transmission, jamais dans son coin. Sorti de ce contexte, il règle un demi-problème et en laisse un autre entier.

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8. Rémunération et fin du mandat

Une mission gratuite par principe

Par défaut, le mandat est gratuit (art. 812-2 du Code civil). Beaucoup de gens l'ignorent : votre sœur, votre ami, le proche que vous nommez ne touche rien, sauf si vous en décidez autrement dans l'acte. Et si vous prévoyez une rémunération, elle ne se calcule pas librement : elle correspond à une part des fruits et revenus tirés de la gestion (art. 812-2), et elle pèse comme une charge de la succession (art. 812-3). Autrement dit, elle rogne la part de l'héritier concerné. Dernier garde-fou : si le montant devient manifestement excessif au regard de la durée ou du travail réel, les héritiers peuvent demander au juge de le revoir à la baisse (art. 812-3).

Les causes de fin du mandat

L'article 812-4 du Code civil énumère les causes de fin du mandat à effet posthume. Les principales sont :

  • l'arrivée du terme prévu (2 ou 5 ans), sauf prorogation judiciaire ;
  • la renonciation du mandataire à sa mission ;
  • la révocation judiciaire demandée par un héritier justifiant d'un intérêt légitime (par exemple, la disparition de la raison qui justifiait le mandat) ;
  • l'aliénation, par les héritiers, des biens compris dans le mandat ;
  • le décès ou la mise sous tutelle du mandataire (ou sa dissolution s'il s'agit d'une personne morale) ;
  • le décès de l'héritier bénéficiaire.

Un dernier point qui rassure souvent les familles : le mandataire n'agit pas dans l'ombre. Chaque année, puis à la fin de sa mission, il doit rendre des comptes aux héritiers — présenter le compte de sa gestion et les informer des actes accomplis (art. 812-7 du Code civil). Comme n'importe qui gère l'argent d'autrui, il reste sous contrôle.


9. Les alternatives à connaître

Le mandat à effet posthume n'est pas la réponse à tout. Selon ce que vous cherchez vraiment à protéger, d'autres mécanismes viennent le compléter — ou, parfois, le remplacer avantageusement.

Outil Quand il joue Ce qu'il organise
Mandat à effet posthumeAprès le décèsGestion des parts d'un héritier fragile
Mandat de protection futureDe votre vivant, en cas d'incapacitéGestion de vos propres biens si vos facultés s'altèrent
Gérant successeur statutaireAu décès du gérantContinuité de la direction de la SCI
Donation avec réserve d'usufruitDe votre vivantTransmission anticipée en gardant le contrôle et les revenus

Le mandat de protection future

Articles 477 et suivants du Code civil. Il sert à désigner d'avance qui gérera vos biens si, de votre vivant, vos facultés flanchent — un AVC, une maladie neurodégénérative. Il s'arrête à votre décès, il ne va pas au-delà. On confond souvent les deux, alors qu'ils couvrent des moments opposés de la vie : le mandat de protection future vous protège vous, tant que vous êtes vivant mais diminué ; le mandat à effet posthume protège vos héritiers, une fois que vous n'êtes plus là. Le plus prudent est d'avoir les deux.

La désignation statutaire d'un gérant successeur

C'est l'outil le plus simple, et le plus souvent oublié. Écrire dans les statuts qui prendra la gérance au décès du gérant en place suffit à éviter la vacance de direction — ce moment où plus personne n'a le pouvoir de signer un bail ou de rembourser une échéance. Il ne protège pas les parts d'un héritier fragile, ce n'est pas son rôle. Nos guides sur le gérant de SCI et sur la façon de changer de gérant détaillent la mécanique.

La donation de parts avec réserve d'usufruit

Là, on change de logique : au lieu d'organiser l'après-décès, on transmet dès aujourd'hui. Vous donnez la nue-propriété des parts à vos enfants, vous gardez l'usufruit — donc les revenus et une bonne part du contrôle. Résultat : la succession est amorcée, les droits allégés grâce à la décote et aux abattements qui se rechargent, et vous ne lâchez pas les commandes de votre vivant. C'est souvent le levier le plus puissant de la transmission d'une SCI, à marier avec le démembrement. Tout est dans nos guides donation de parts de SCI et démembrement de SCI.

En pratique. Ces outils ne s'opposent pas : une transmission bien pensée combine souvent une donation démembrée, des statuts prévoyant un gérant successeur, et — lorsqu'un héritier est vulnérable — un mandat à effet posthume ciblé. Un notaire et un conseil patrimonial vous aident à assembler le bon dispositif.

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FAQ — Mandat à effet posthume et SCI

Le mandat à effet posthume doit-il obligatoirement être notarié ?

Oui. L'article 812-1-1 du Code civil impose un acte authentique reçu par notaire, à peine de nullité. Le mandataire doit aussi accepter la mission en la forme notariée, avant le décès du mandant. Une clause dans les statuts de la SCI ou un acte sous seing privé ne peut pas tenir lieu de mandat à effet posthume.

Le mandataire peut-il vendre les parts de SCI de l'héritier ?

Non. Le mandat ne confère que des pouvoirs d'administration et de gestion. Le mandataire encaisse les dividendes et vote les décisions courantes, mais il ne peut ni vendre, ni donner, ni nantir les parts. Le droit de disposer reste à l'héritier, qui demeure propriétaire et peut lui-même céder ses parts.

Le mandataire devient-il gérant de la SCI ?

Non, ce sont deux fonctions distinctes. Le mandataire gère les parts de l'héritier (il exerce les droits d'associé attachés à ces parts), tandis que la gérance de la SCI reste régie par les statuts et l'assemblée. Pour assurer la direction de la société après le décès, il faut désigner un gérant successeur, indépendamment du mandat.

Quelle est la durée maximale d'un mandat à effet posthume ?

La durée de principe est de 2 ans. Elle peut être portée à 5 ans en cas d'inaptitude ou d'âge de l'héritier, ou de nécessité de gérer des biens professionnels. Dans les deux cas, le juge peut proroger le mandat une ou plusieurs fois. Il n'y a donc pas de plafond absolu, mais une durée initiale encadrée (art. 812-1-1).

Peut-on désigner un tiers, non-associé, comme mandataire ?

Oui. Le mandataire peut être toute personne physique ou morale capable de contracter : un héritier, un proche, un professionnel ou une société de gestion. Il n'a pas besoin d'être associé de la SCI. Seule exception notable : le notaire chargé du règlement de la succession ne peut pas être désigné mandataire (art. 812).

Un héritier peut-il faire annuler le mandat à effet posthume ?

Oui, dans certains cas. Le mandat est nul s'il n'est pas justifié par un intérêt sérieux et légitime précisément motivé. Par ailleurs, l'héritier peut demander en justice la révocation du mandat lorsque celui-ci a perdu sa justification (par exemple, l'héritier devenu majeur et capable de gérer). Le juge apprécie souverainement.

Faut-il combiner le mandat avec une clause statutaire ?

C'est vivement recommandé. Le mandat organise la gestion des parts d'un héritier fragile ; il ne règle pas la question de la gérance de la SCI. Prévoir dans les statuts un gérant successeur assure la continuité de la direction. Les deux outils, complémentaires, doivent être pensés ensemble avec votre notaire.

FAQ

Questions fréquentes

C'est un mandat prévu par les articles 812 et suivants du Code civil, par lequel une personne charge, de son vivant, un mandataire d'administrer ou de gérer tout ou partie de sa succession après son décès, pour le compte et dans l'intérêt d'un ou plusieurs héritiers identifiés. Il ne prend effet qu'au décès du mandant et suppose un acte notarié.
Il permet d'organiser à l'avance la gestion des parts de SCI qui reviendront à un héritier incapable de les gérer seul au moment du décès : enfant mineur, majeur protégé, ou héritier inexpérimenté. Le mandataire administre alors les parts pour son compte, le temps qu'il retrouve ou acquière la capacité de gérer.
Oui, obligatoirement. L'article 812-1-1 du Code civil impose un acte authentique reçu par notaire, à peine de nullité. Un acte sous seing privé ou une simple clause statutaire ne suffit pas. Le mandataire doit en outre l'accepter également par acte notarié, avant le décès du mandant.
La durée de principe est de 2 ans, prorogeable une ou plusieurs fois par décision du juge. Elle peut être portée à 5 ans, également prorogeable par le juge, lorsque le mandat est justifié par l'inaptitude ou l'âge de l'héritier, ou par la nécessité de gérer des biens professionnels (art. 812-1-1 du Code civil).
Le mandat n'est valable que s'il est justifié par un intérêt sérieux et légitime, apprécié au regard de la personne de l'héritier ou du patrimoine successoral, et précisément motivé dans l'acte (art. 812-1-1). Sans cette motivation, le mandat encourt la nullité : on ne peut pas priver un héritier capable de la gestion de ses biens sans raison objective.
Toute personne physique ou morale jouissant de la pleine capacité civile (art. 812) : un autre héritier, un tiers de confiance, un professionnel, une société de gestion. Le notaire chargé du règlement de la succession ne peut pas être désigné. Le mandataire n'a pas besoin d'être associé de la SCI, mais il doit accepter la mission avant le décès du mandant.
Non. Le mandat à effet posthume ne confère que des pouvoirs d'administration et de gestion, jamais de disposition. Le mandataire peut encaisser les dividendes, voter les décisions courantes, mais il ne peut pas vendre ni donner les parts. Le droit de disposer reste à l'héritier, qui demeure propriétaire.
Non, ce sont deux fonctions distinctes. Le mandataire gère les parts revenant à l'héritier (il exerce les droits d'associé attachés à ces parts), mais il ne devient pas gérant de la société. La gérance de la SCI reste régie par les statuts et l'assemblée. Pour piloter la société elle-même, il faut prévoir en parallèle un gérant successeur.
Le mandat de protection future (art. 477 et s. du Code civil) organise la gestion de vos biens en cas d'altération de vos facultés de votre vivant. Le mandat à effet posthume, lui, ne joue qu'après votre décès, au profit de vos héritiers. Les deux peuvent se cumuler pour couvrir toutes les hypothèses.
En principe oui (art. 812-2 du Code civil). Une rémunération peut toutefois être prévue dans l'acte : elle constitue alors une charge de la succession, correspondant à une part des fruits et revenus perçus grâce à la gestion. Si elle est excessive au regard de la durée ou de la charge de travail, le juge peut la réviser.
Notamment à l'arrivée du terme, par renonciation du mandataire, par révocation judiciaire demandée par un héritier justifiant d'un intérêt légitime, par l'aliénation des biens gérés, par le décès ou la mise sous tutelle du mandataire, ou par le décès de l'héritier concerné (art. 812-4 du Code civil).
Non. L'héritier reste pleinement propriétaire des parts. Il conserve le droit d'en disposer (les vendre, les donner) et perçoit les revenus. Le mandat n'organise que la gestion courante ; l'héritier peut d'ailleurs saisir le juge pour obtenir la révocation du mandat si celui-ci n'a plus de justification.
Oui, et c'est même souvent la combinaison la plus efficace. Les statuts désignent le gérant qui pilotera la SCI après le décès (fonction sociale), tandis que le mandat à effet posthume encadre la gestion des parts revenant à un héritier fragile (fonction patrimoniale). Les deux outils se complètent sans se confondre.
Rarement. Sans intérêt sérieux et légitime tenant à la personne de l'héritier ou au patrimoine, le mandat est nul. Un héritier majeur, capable et averti n'a en principe pas besoin d'être encadré : d'autres outils (pacte d'associés, clause d'agrément) sont alors plus adaptés pour organiser la transmission.
Au décès, les parts entrent en indivision successorale entre les héritiers, qui doivent gérer collectivement en attendant le partage. Si un héritier est mineur, ses parents ou son tuteur le représentent, avec les contraintes de la gestion des biens du mineur. Cette situation peut bloquer la vie de la SCI, d'où l'intérêt d'anticiper.
Prenez rendez-vous avec un notaire : il rédige l'acte authentique, en motivant précisément l'intérêt sérieux et légitime, désigne le mandataire (qui accepte avant votre décès) et fixe la durée et les pouvoirs. En parallèle, faites vérifier vos statuts de SCI pour prévoir un gérant successeur cohérent avec le mandat.