La facturation électronique devient obligatoire. Nous prenons en charge la réception des factures de votre SCI. En savoir plus
Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
En savoir plus sur la création en ligne →

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Acheter un bien déjà loué en SCI : ce qui se transmet, ce qui reste au vendeur, ce qui tombe

Vous achetez deux choses à la fois, et l'annonce n'en décrit qu'une. Un bien occupé, c'est un immeuble plus un contrat, et les surprises sont dans le contrat. Oui, le bail suit le bien, et l'absence de date certaine ne vous en libère pas. Oui, le dépôt de garantie sera à votre charge quand le locataire partira, même si le vendeur ne vous l'a jamais viré. Non, vous ne récupérez ni les impayés antérieurs, ni les augmentations que le vendeur a oublié de notifier. Voici ce qu'une société civile immobilière (SCI) achète vraiment quand le bien est loué. Pour un immeuble entier, voyez notre guide sur l'immeuble de rapport en SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre les sources listées en fin d'article. Dernière mise à jour : 1er septembre 2026.


1. Acheter un bien occupé : un immeuble, un contrat, et ce que l'annonce ne dit jamais

Une annonce de bien occupé tient en trois chiffres : prix, loyer, rendement. Aucun ne dit ce que vous achetez. Le loyer affiché est un montant, pas un droit : il peut être sous le marché, gelé par la loi, non révisable faute de clause, ou impayé depuis trois mois.

Un bien occupé, ou « vendu loué », est un bien dont le locataire reste en place après la vente. Vous ne rachetez pas un logement vide plus un locataire, mais une situation locative entière : bail, arriérés, garanties, interdits. La question n'est pas « combien ça rapporte », mais « qu'est-ce qui se transmet ».

Acheter les murs et acheter les parts de la société qui les détient sont deux opérations différentes. L'achat de l'immeuble est une mutation : le bailleur change, et tout ce qui suit se déclenche. L'achat des parts laisse la même personne morale au bail — cette page traite du premier cas.

Le dossier fil rouge

Une SCI achète un T3 de 62 m² en copropriété, valeur libre 200 000 €. Loué depuis 2019 à 640 € par mois hors charges ; loyer de marché 2026, 790 €. Locataire seul, 71 ans, ressources sous le plafond des logements conventionnés. Dépôt détenu par le vendeur : 640 €. Signature prévue le 15 juin 2026. Tous les chiffres qui suivent en sortent.


2. Le bail suit-il le bien vendu loué ? La question de la date certaine

Le principe tient en une ligne, à l'article 1743 du Code civil : l'acquéreur ne peut pas expulser le locataire dont le bail est authentique — reçu par notaire — ou dont la date est certaine. Le bail s'impose à lui tel quel.

Cet article ne compte que deux alinéas. Le second réserve une exception, pour les biens non ruraux : l'acquéreur peut expulser s'il s'est réservé ce droit par le contrat de bail. La clause devrait donc figurer au bail signé des années plus tôt, et aucun contrat type ne la contient.

La date certaine est un mécanisme précis et méconnu. Un bail signé sans notaire n'acquiert date certaine à l'égard des tiers que de trois façons, limitativement énumérées (article 1377) : l'enregistrement fiscal, la mort d'un signataire, la constatation de sa substance dans un acte authentique. Un bail de 2019 jamais enregistré n'a pas date certaine, quelle que soit la date écrite dessus.

Ici, soyons précis : la règle réelle n'est pas celle qu'on répète. On lit partout que le bail d'habitation serait opposable même sans date certaine, la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 étant d'ordre public. Aucun texte ne le dit en ces termes, et aucun arrêt ne l'a jugé sur ce fondement. Mais la Cour de cassation a énoncé une règle générale, au visa de l'article 1743, alinéa 1er. Le bail d'une chose louée est opposable à l'acquéreur qui en a eu connaissance avant son acquisition (3e civ., 29 janvier 2026, n° 24-20.852, FS-B, publié). Déjà en ce sens pour l'adjudicataire, 2e civ., 16 janvier 2025, n° 21-17.794, publié. Achetant un bien annoncé comme occupé, vous connaissez le bail avant de signer : l'absence de date certaine ne vous ouvre en pratique aucune porte.

Ce qui existe est une décision rendue sur les règles générales du bail, pas sur le seul bail commercial. Saisie d'un bail verbal sur des locaux exploités en librairie, la Cour a censuré une cour d'appel qui avait ordonné l'expulsion (3e civ., 20 juillet 1989, n° 88-13.413, publié au Bulletin). Le grief : ne pas avoir recherché si l'acquéreur connaissait le bail avant la vente. Cassation pour manque de base légale, au visa de l'alinéa 1er de l'article 1743. Elle ne dit pas que le bail s'impose : elle dit que la question de la connaissance antérieure doit être posée. Demandez donc l'enregistrement du bail avant l'acte, ou portez le doute dans le prix.

Combien vaut ce doute ? L'indemnité de l'article 1744 suppose que le bail ait prévu l'expulsion en cas de vente. Le bailleur — c'est-à-dire le vendeur — doit alors au locataire évincé le loyer du délai d'usage entre le congé et la sortie (article 1745). Aucun texte ne chiffre ce délai : en retenant l'usage de trois mois, 640 × 3 = 1 920 € à sa charge, pas à la vôtre. Sans date certaine, rien n'est dû, l'article 1750 dispensant expressément l'acquéreur. Ce que le doute vous vaut, à vous, n'est donc pas une indemnité à payer : c'est la fragilité d'un bail que vous pourriez ne pas subir. À mettre en face des 27 000 € de décote, la réduction de prix qui compense l'occupation, calculée au chapitre 8. Le bail dont vous héritez est décrit dans notre guide du bail d'habitation en SCI ; en liquidation du vendeur, voyez SCI en procédure collective.


3. Le tableau maître : ce qui se transmet, ce qui reste au vendeur, ce qui tombe

Le tableau que personne ne remet au compromis.

Élément Sort à la vente Fondement
Le bailSe transmetArt. 1743 C. civ., si bail authentique ou de date certaine (art. 1377)
Dépôt de garantie — bail d'habitationSe transmetArt. 22 al. 8 de la loi de 1989 : restitution due par le nouveau bailleur
Dépôt de garantie — bail commercialSe transmet, pour les mutations intervenant à compter du 26/08/2026Art. L145-40 C. com., alinéa ajouté par la loi du 26 mai 2026
Garanties du preneur commercial (caution, garantie autonome)TombentMême texte, mêmes mutations : caducité de droit, pour les locaux de l'art. L145-32-1
Cautionnement du locataire — bail d'habitationSe transmet, sauf stipulation contraireAss. plén., 6 déc. 2004, n° 03-10.713 : accessoire de la créance de loyers
Arriérés de loyers antérieursRestent au vendeurCréance personnelle ; cession écrite (art. 1322) et notifiée (art. 1324)
Loyers postérieurs à l'acteVous reviennentArt. 1614 al. 2 C. civ. — texte supplétif, d'où la clause d'acte
Garantie loyers impayés (GLI)IncertainArt. L121-10 c. assur. ; en pratique, ce sont les clauses qui décident
Congé déjà délivré par le vendeurProduit ses effetsConséquence de la transmission du bail ; aucun texte ne le dit expressément
Diagnostic de performance énergétique (DPE)Reste attaché au logementAvec son étiquette, éventuellement révisée depuis janvier 2026

Deux renvois : le congé déjà délivré, qui s'achète avec l'indemnité d'éviction, et l'adjudication, où l'adjudicataire devient bailleur (la saisie immobilière).

Appliqué au dossier fil rouge, ce tableau se chiffre. Le vendeur détient 640 € de dépôt ; le locataire lui doit deux mois, soit 1 280 €. Signature le 15 juin. Doit vous revenir au décompte du notaire : le dépôt de 640 €, plus la part de loyer de juin postérieure à la vente, 640 € ÷ 30 × 16 = 341,33 €. Total 981,33 €. Pas les 1 280 €.


4. Dépôt de garantie, loyers, arriérés : l'argent qui change de mains le jour de l'acte

Le contrepoint d'abord, parce qu'il est contre-intuitif. On répète que « le dépôt de garantie suit le bien ». C'est vrai en bail d'habitation, faux ailleurs. Hors du champ de l'article 22 de la loi de 1989, la règle s'inverse : la restitution reste due par le bailleur d'origine, sauf stipulation contraire (3e civ., 29 juin 2022, n° 21-15.741, publié au Bulletin). Sont hors champ le bail commercial dont la mutation précède le 26 août 2026, le bail professionnel, le parking isolé.

Le dépôt de garantie d'un bail d'habitation : la ligne qu'on paie deux fois

En habitation, l'alinéa 8 de l'article 22 ne laisse aucune marge : en cas de mutation, la restitution du dépôt incombe au nouveau bailleur, et toute convention contraire n'a d'effet qu'entre les parties. S'il est écrit que le vendeur garde le dépôt, le locataire vous réclamera quand même ses 640 €. Et il aura raison.

Cas chiffré — le dépôt payé deux fois

Le vendeur ne mentionne pas le dépôt au décompte notarié et ne vire rien. Trois ans plus tard, le locataire part : la SCI restitue 640 € qu'elle n'a jamais reçus. Si elle tarde, elle doit en plus 10 % du loyer mensuel en principal par période mensuelle commencée, soit 64 € par mois. Sur huit lots à 750 € de dépôt moyen : 6 000 € payés deux fois. Cette ligne doit figurer au décompte du notaire, comme le prorata de taxe foncière.

Le régime ordinaire du dépôt — compte 165, délais, pénalité — est dans notre guide comptable du dépôt de garantie, les retenues de fin de bail dans les dégradations locatives.

Les fruits, le prorata et les arriérés

Les loyers sont des fruits civils : des revenus que la chose produit sans s'épuiser. Depuis le jour de la vente, ils appartiennent à l'acquéreur (article 1614 alinéa 2). Mais ce texte est supplétif, d'où la clause de répartition que contient presque toujours l'acte : aucun texte ne fixe le prorata du loyer du mois de la vente. Faites-le écrire.

Les arriérés sont l'inverse : des créances déjà nées au profit du vendeur, qui ne suivent pas l'immeuble. Pour les réclamer, il faut une cession de créance, avec deux formalités sanctionnées : un écrit à peine de nullité (article 1322) et une notification au locataire (article 1324). Sans elles, les 1 280 € valent zéro.

Les trois écritures propres au bien loué

Trois écritures naissent de l'occupation. Le dépôt reçu du vendeur : encaissement en banque contre une dette envers le locataire, au compte 165. Le prorata de loyer : les 341,33 € du décompte notarié s'imputent en produit à compter du 15 juin (la comptabilisation des loyers). Les provisions de charges : appelées avant ou après l'acte, l'écart se solde à l'approbation des comptes (les appels de fonds, les charges déductibles). Le reste est dans nos écritures d'achat d'immeuble ; la taxe foncière se répartit par contrat, non par texte (la taxe foncière en SCI, vendre un immeuble de SCI).


5. Donner congé après l'achat : ce que la SCI peut faire du bail, et ce qu'elle ne peut pas

Ici, la forme sociale de l'acquéreur change tout. Une SCI est une personne morale, une entité distincte de ses associés, et le droit du bail d'habitation la traite plus sévèrement qu'un particulier sur quatre points qui pèsent sur le prix.

Un. Le bail dure au moins six ans quand le bailleur est une personne morale, contre trois pour un particulier (article 10 de la loi de 1989), reconduction tacite comprise. Exception : la société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré, que l'article 10 assimile aux bailleurs personnes physiques en renvoyant à l'article 13.

Deux. Le congé pour reprise est fermé. Le bénéficiaire ne peut être que le bailleur ou l'un des proches listés à l'article 15 I — rien que des personnes physiques, et une SCI n'a ni conjoint ni descendants. Elle ne le retrouve que par l'article 13, si elle est exclusivement familiale (notre guide du congé pour reprise en SCI).

Trois : les deux délais après acquisition ne fonctionnent pas de la même façon.

Congé pour VENDRE Congé pour REPRISE
Seuil après acquisition3 ans2 ans
Ce que le texte décaleLe terme auquel le congé peut être donnéL'effet du congé
Conséquence pratiqueOn saute une échéance entière du bailLe congé peut être donné, mais ne joue qu'à deux ans de l'acte

Appliquons-le au dossier. Le bail a pris effet le 1er juillet 2019 sous un bailleur particulier, par périodes de trois ans, prochain terme le 30 juin 2028. La SCI achète le 15 juin 2026, moins de trois ans avant ce terme : le congé pour vendre est repoussé au terme suivant. Or le bailleur est une personne morale, donc cette reconduction dure six ans et mène au 30 juin 2034, congé à notifier avant le 30 décembre 2033. Vous achetez en juin 2026, votre première échéance de congé tombe huit ans plus tard — et le point quatre la repousse encore. Un particulier aurait eu la main au 30 juin 2031 : trois ans de manque à gagner en plus, 5 400 € bruts, 4 106 € une fois actualisés au taux du chapitre 8.

Quatre, et cela achève de fermer la porte. Le locataire a 71 ans et des ressources sous le plafond des logements conventionnés : aucun congé sans offre d'un logement correspondant à ses besoins et à ses possibilités (article 15 III). Une exception neutralise cette protection, mais elle est réservée au bailleur personne physique de plus de soixante-cinq ans ou modeste. Une SCI ne peut jamais s'en prévaloir, quels que soient l'âge et les revenus de ses associés. Le plafond est celui de l'arrêté du 19 décembre 2025, applicable au 1er janvier 2026 : personne seule, catégorie 1 du barème PLUS, 23 403 € de ressources annuelles hors Île-de-France et 26 920 € en Île-de-France (fiche officielle). Ne prenez pas le PLS pour le PLUS : les 34 996 € que l'on lit souvent, c'est le PLUS majoré de 30 %. Le détail est dans notre guide du congé pour vendre.

Ne faites pas ça

N'achetez pas un bien occupé en vous disant « je donnerai congé plus tard ». Ici, « plus tard » veut dire juin 2034, et le congé resterait illégal tant que le locataire est protégé. Si votre plan de sortie suppose de récupérer le logement libre, ce bien n'est pas pour vous.


6. Le loyer réel qu'on achète, et les révisions perdues qu'on n'achète pas

L'annonce dit « loyer 640 €, révisable IRL » — l'IRL étant l'indice de référence des loyers publié par l'INSEE, qui plafonne l'augmentation annuelle. Les quittances disent autre chose : le loyer n'a pas bougé depuis 2019.

Deux règles, sèches. Le bailleur qui ne réclame pas la révision dans l'année suivant sa date de prise d'effet est réputé y avoir renoncé pour l'année écoulée. Et la révision demandée à temps ne prend effet qu'à compter de sa demande, jamais rétroactivement. Les années non indexées sont perdues, et elles le sont pour vous aussi (la révision de loyer en SCI).

Cas chiffré — ce que vous n'achetez pas

Loyer réel : 640 €. Indexé sur l'IRL réellement publié — 129,72 au 2e trimestre 2019, 148,37 au 2e trimestre 2026 —, il serait à 640 × 148,37 ÷ 129,72 = 732 €. L'écart, 92 € par mois ou 1 104 € par an, est définitivement perdu. Sur les douze années du chapitre 8, actualisé à 4 % (facteur 9,3851) : 10 361 € que vous n'achetez pas, et que la due diligence — l'audit préalable du dossier locatif — remet dans la négociation.

Et le piège de second rang. Le III de l'article 17-1 interdit la révision et la majoration de loyer dans les logements classés F ou G, sans exception. Une passoire énergétique, c'est donc un loyer gelé jusqu'aux travaux, et une perte qui ne s'arrête plus à 10 361 € : elle court tant que l'étiquette ne bouge pas.


7. Le DPE de janvier 2026 : le levier de négociation gratuit

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) classe le logement de A à G selon sa consommation en énergie primaire : celle qu'il a fallu produire, transporter et transformer pour livrer un kilowattheure au compteur. Un coefficient fait le passage.

Ce coefficient a changé. Un arrêté du 13 août 2025 l'a ramené de 2,3 à 1,9 pour l'électricité au 1er janvier 2026. Aucun logement n'a été isolé, aucune chaudière remplacée : la consommation affichée recule de 17,4 %. L'ADEME délivre gratuitement une attestation de nouvelle étiquette à partir du numéro à treize caractères du rapport.

Cas chiffré — dix minutes contre 12 750 €

Studio de 28 m² chauffé à l'électricité, vendu 85 000 € avec une décote « passoire » de 15 %, soit 12 750 €. Son DPE de 2023 affiche 445 kWh/m²/an en énergie primaire, classe G. Au coefficient de 1,9 : 445 × 1,9 ÷ 2,3 = 367,6 kWh/m²/an, soit 77,4 kWh/m²/an de moins sans un euro de travaux. Nous ne vous annonçons pas la nouvelle étiquette : les seuils se lisent sur la grille officielle, pas sur une règle de trois. Demandez l'attestation ADEME avant de signer. Dix minutes, 12 750 € en jeu.

Si l'étiquette tombe à F, le logement redevient décent — louable — au regard de l'exigence en vigueur depuis le 1er janvier 2025, et la décote de passoire perd sa justification : c'est le vendeur qui gagne. Mais le loyer reste gelé, l'article 17-1 III visant les classes F et G indifféremment. Si l'étiquette reste en G, vous cumulez les deux et vous tenez la preuve d'une décote justifiée. Celui qui a l'attestation avant l'autre gagne la négociation. Voyez la passoire thermique en SCI, l'audit énergétique et le logement indécent.


8. Décote d'un bien occupé : la méthode en trois termes, pas au doigt mouillé

On lit partout qu'un bien vendu loué part 10 à 20 % sous le prix libre. C'est une observation, pas une méthode, et le vendeur vous proposera toujours le bas de la fourchette. La décote se calcule, en trois termes.

Premier terme : le manque à gagner annuel. C'est l'écart entre le loyer de marché et le loyer réel. Sur le T3 : (790 − 640) × 12 = 1 800 € par an.

Deuxième terme : la durée pendant laquelle vous le subirez. C'est le terme que tout le monde escamote. Notre locataire a 71 ans et des ressources modestes. Le chapitre 5 place la première échéance de congé au 30 juin 2034, soit huit ans. Mais à cette date le locataire aura 79 ans et sera toujours protégé : la reconduction suivante durant six ans, la libération réaliste tombe le 30 juin 2040, quatorze ans. Horizon prudent retenu : 12 ans.

Troisième terme : l'actualisation. 1 800 € dans dix ans ne valent pas 1 800 € aujourd'hui. On ramène les douze annuités à leur valeur du jour au taux de 4 %, facteur d'annuité 9,3851 : 1 800 × 9,3851 = 16 893 €.

Reste une prime d'illiquidité : un bien occupé se revend moins bien, ne se libère pas, n'admet pas de travaux lourds. Comptez 5 à 10 % de la valeur libre, soit 10 000 à 20 000 €.

Terme Calcul Montant
Manque à gagner actualisé1 800 €/an × 9,3851 (4 %, 12 ans)16 893 €
Prime d'illiquidité et de risque5 à 10 % de 200 000 €10 000 à 20 000 €
Décote justifiableSomme, arrondie27 000 à 37 000 € (13,5 à 18,5 %)
Prix à proposer200 000 € moins la décote163 000 à 173 000 €

Un vendeur qui propose « 10 %, comme ça se fait » propose 20 000 € : 7 000 à 17 000 € de moins que ce que votre dossier justifie. Le prix arrêté, refaites le rendement net (le rendement d'une SCI).


9. Acheter un local commercial loué : ce qui a changé le 26 août 2026

Si le bien loué est une boutique ou un local d'activité, le régime est celui du bail commercial (notre guide du bail commercial en SCI). Une loi du 26 mai 2026 y a réécrit l'article L145-40 du Code de commerce. Attention à la date : deux circulent. Le texte codifié a changé le 28 mai 2026, mais ses dispositions sur la mutation ne valent que trois mois plus tard, pour les mutations intervenant à compter du 26 août 2026. Deux conséquences, dont une coûte cher.

La première est favorable : l'obligation de restituer au preneur les sommes payées à titre de garantie passe au nouveau bailleur. Comme en habitation, exigez le virement des fonds à l'acte.

La seconde est un piège. Le même texte prévoit que la mutation entraîne de droit la caducité des garanties de toute nature, et oblige le cédant à donner mainlevée — à libérer le garant — dans les six mois. Les cautions consenties au vendeur tombent le jour de la signature.

Le périmètre, et l'erreur que vous allez lire partout. Le texte vise les garanties demandées au preneur d'un local destiné au commerce de détail ou de gros, ou à des prestations de services à caractère commercial ou artisanal (nouvel article L145-32-1). Cet article n'exclut ni les bureaux ni les entrepôts : l'exclusion existe, mais dans l'article L145-46-1, qui la réserve expressément à son premier alinéa, donc au seul droit de préférence. Là, la jurisprudence a même ajouté une exclusion que le texte ne dit pas : le droit de préférence ne bénéficie pas au preneur d'un local à usage industriel (3e civ., 29 juin 2023, n° 22-16.034, publié). Est industriel le local principalement affecté à une activité concourant directement à la fabrication ou la transformation de biens corporels mobiliers, où le rôle des installations et outillages est prépondérant. Un atelier de production n'a donc pas à être purgé ; un entrepôt de simple stockage reste dans la zone grise. Pour les garanties, en revanche, un entrepôt pur ou un bureau purement administratif paraissent hors champ par lecture a contrario, pas par exclusion de texte. Ne renoncez pas à renégocier sur cette base : le bureau d'une agence immobilière ou d'un courtier est un local de prestations de services à caractère commercial.

Cas chiffré — la garantie qui disparaît à la signature

Une SCI achète, par acte du 15 septembre 2026, une boutique louée 2 400 € par mois hors charges. Mutation postérieure au 26 août 2026 : nouveau régime. Dépôt de garantie d'un trimestre, 7 200 €, à sa charge. Le preneur est garanti par le cautionnement solidaire de son dirigeant à hauteur de trois ans de loyers, 2 400 × 36 = 86 400 €. Le jour de l'acte, la SCI hérite de 7 200 € de dette et perd 86 400 € de couverture. Le nouvel engagement se négocie avant l'acte : après, le preneur n'a plus aucune raison de le donner.

Et un point de titre, à régler au compromis. Le preneur commercial a un droit de préférence quand la vente porte sur le local isolé (article L145-46-1). Une vente conclue sans lui avoir notifié l'offre est frappée de nullité, action prescrite par deux ans (article L145-60 ; Cass. 3e civ., 18 décembre 2025, n° 24-10.767, publié). Le risque est sur votre titre, pas sur celui du vendeur. Exigez la preuve de la notification. Voyez aussi l'achat d'un local commercial et la répartition des charges du bail commercial.


10. Le piège propre à l'achat en SCI : la dette d'un associé

Aucune checklist notariale ne prévoit ce contrôle : la règle a deux ans. Depuis la loi du 9 avril 2024, l'article 20 de la loi du 10 juillet 1965 vise expressément l'acquéreur constitué en SCI. Le notaire doit alors notifier au syndic — qui administre la copropriété — le nom des mandataires sociaux et des associés, et celui de leurs conjoints ou partenaires de PACS.

Supposons que l'une d'elles soit déjà copropriétaire de l'immeuble et fasse l'objet d'une mise en demeure de payer ses charges restée sans effet depuis plus de quarante-cinq jours. Le notaire notifie alors l'impossibilité de conclure la vente. Faute de régularisation dans les trente jours, l'avant-contrat est nul aux torts de l'acquéreur.

Cas chiffré — 4 200 € de dette personnelle, 20 000 € perdus

Une SCI à deux associés achète un lot 200 000 €, avec une indemnité d'immobilisation de 10 %, soit 20 000 €. L'un des associés détient déjà un studio dans l'immeuble et doit 4 200 € de charges, mis en demeure il y a deux mois. Le notaire constate l'impossibilité de conclure et, faute de régularisation, l'avant-contrat est réputé nul et non avenu aux torts de l'acquéreur. La loi s'arrête là : c'est la clause de l'avant-contrat qui décide du sort de l'indemnité, et une défaillance de l'acquéreur la laisse en pratique au vendeur. Une dette personnelle de 4 200 €, étrangère à la société comme au bien acheté, coûte ici 20 000 €, frais engagés en sus.

Ne faites pas ça

Ne signez pas un compromis en SCI dans une copropriété où l'un de vos associés, son conjoint ou votre gérant détient déjà un lot, sans vérifier qu'il est à jour de ses charges. Dix minutes : une demande écrite au syndic.


11. Avant de signer : les 14 pièces à exiger et les 10 jalons de l'acquisition

Cet audit porte sur le dossier locatif, pas sur le bien. Quatorze pièces, à réunir avant le compromis.

  1. Le bail signé et tous ses avenants — clause de révision, durée, preneur.
  2. La preuve de la date certaine.
  3. Les quittances des douze derniers mois — le loyer encaissé, pas celui de l'annonce.
  4. L'historique des révisions notifiées, avec les courriers — la pièce qui vaut 10 361 € au chapitre 6.
  5. L'état des lieux d'entrée — sans lui, aucune retenue à la sortie.
  6. L'attestation d'assurance du locataire à jour.
  7. Le justificatif d'encaissement du dépôt et son montant — à porter au décompte notarié.
  8. La dernière régularisation de charges et ses justificatifs (les charges locatives).
  9. L'acte de cautionnement du garant et le contrat de garantie loyers impayés (la caution du locataire, la PNO et la GLI).
  10. Le DPE et l'attestation ADEME éventuelle.
  11. L'état de la dette locative arrêté à date, signé du vendeur.
  12. Toute procédure en cours — commandement, assignation, plan d'apurement (les impayés, l'expulsion).
  13. L'âge et les ressources du locataire — le deuxième terme de la décote, plafond chiffré au chapitre 5.
  14. Le certificat du syndic de moins d'un mois, plus l'attestation d'absence de mise en demeure par associé.

Puis dix jalons, de la visite à la première quittance : 1. audit des quatorze pièces ; 2. offre chiffrée, décote justifiée ligne à ligne ; 3. compromis et ses conditions particulières — cession des arriérés, virement du dépôt, preuve de notification en commercial ; 4. notification aux titulaires d'un droit de préemption ; 5. certificat du syndic ; 6. notification au syndic des associés et mandataires ; 7. acte et décompte notarié ; 8. notification au locataire ; 9. assurances propriétaire non occupant (PNO) et loyers impayés ; 10. première quittance.

Le dixième jalon n'est pas une formalité. Depuis avril 2024, refuser à la fois d'établir un contrat conforme à l'article 3 de la loi de 1989 et de délivrer un reçu ou une quittance, ou dissimuler ces obligations, est un délit. Un an d'emprisonnement et 20 000 € d'amende, le quintuple pour une personne morale : 100 000 € (notre modèle de quittance).


12. Les six erreurs qui coûtent le plus cher quand on achète un bien loué

Erreur Mécanisme Coût sur nos dossiers
Acheter sur le loyer affiché, sans les quittancesLes révisions non notifiées sont définitivement perdues10 361 €
Oublier le dépôt de garantie au décompte notariéLa restitution incombe au nouveau bailleur, quoi qu'il ait signé640 € sur le T3 ; 6 000 € sur huit lots à 750 € de dépôt moyen
Accepter « 10 %, comme ça se fait »La décote se calcule ; la fourchette n'est pas une méthode7 000 à 17 000 €
Signer un local commercial sans renégocier la garantieCaducité de droit des garanties, mutations intervenant à compter du 26 août 202686 400 €
Ne pas vérifier les charges d'un associé déjà copropriétaireImpossibilité de conclure, avant-contrat nul à vos torts20 000 €
Payer la décote « passoire » sans refaire le calculCoefficient de l'électricité passé de 2,3 à 1,9 au 1/01/202612 750 €

Notre conseil : n'achetez pas un bien occupé sur la seule foi de l'annonce et du loyer affiché. Sur le T3 du dossier : 27 000 € de décote non négociée — dont 10 361 € de révisions définitivement perdues, 6 532 € d'écart résiduel au loyer de marché et 10 000 € de prime d'illiquidité — plus 640 € de dépôt jamais transféré. Un acquéreur qui saute l'audit paie 27 640 € de trop, soit 13,8 % du prix libre.

Deux erreurs d'ordre, enfin. Constituer la SCI après avoir signé le compromis en nom propre (SCI avant ou après l'achat). Et négocier le financement sans avoir le bail sous les yeux (le prêt bancaire en SCI) : un bail en cours est un argument de dossier, à condition d'en connaître les faiblesses avant le banquier.


13. Questions fréquentes sur l'achat d'un bien déjà loué

Le bail est sous seing privé et n'a jamais été enregistré : puis-je le remettre en cause ?

Ne construisez rien là-dessus, mais pas pour la raison qu'on lit d'habitude. On vous opposera l'alinéa 2 de l'article 1743, qui n'ouvre l'expulsion que si le bailleur s'est réservé ce droit dans le bail. Cet alinéa ne concerne pas votre cas : il est l'exception à l'alinéa 1, lequel ne protège que le locataire dont le bail est authentique ou a date certaine. Un bail sans date certaine n'est pas protégé par cet alinéa 1, et l'article 1750 le confirme en dispensant l'acquéreur de tout dommage et intérêt. La vraie raison de ne rien bâtir là-dessus est ailleurs. La Cour de cassation juge, au visa de l'alinéa 1er de l'article 1743, que le bail d'une chose louée est opposable à l'acquéreur qui en a eu connaissance avant son acquisition (3e civ., 29 janvier 2026, n° 24-20.852, FS-B, publié). Or vous achetez un bien annoncé comme occupé : vous connaissez le bail avant de signer. Demandez l'enregistrement du bail avant l'acte, ou portez le doute dans le prix.

Puis-je donner congé au locataire dès que j'ai acheté ?

Pas pour vendre ni pour reprise : ces deux motifs sont retardés par les délais de trois ans et de deux ans détaillés au chapitre 5. Le troisième motif de l'article 15 I, le motif légitime et sérieux — impayés répétés, troubles de voisinage établis —, échappe en revanche à ces délais. Le texte ne restreint après acquisition que le congé pour vendre et le congé pour reprise ; il ne dit rien du troisième. Et aucun congé n'est jamais immédiat. Le préavis est de six mois, à compter de la réception de la lettre recommandée ou de la signification par commissaire de justice, et le congé ne prend effet qu'au terme du bail. Un congé donné en cours de bail ne produit rien, quel que soit son motif.

Combien de temps dois-je attendre pour donner congé pour vendre ? Et pour reprise ?

Les seuils sont de trois ans et de deux ans, et le chapitre 5 explique pourquoi ils ne fonctionnent pas de la même façon. Deux précisions utiles ici. La date de référence est celle de l'acte authentique de vente, pas celle du compromis ni de la promesse : signer un avant-contrat en janvier ne fait pas courir le délai. Et surtout, ces délais ne s'appliquent qu'en cas de mutation du bien. Achetez les parts de la société plutôt que l'immeuble, et le bailleur ne change pas : aucun délai ne recommence, aucune notification n'est due au locataire, et le dépôt de garantie ne bouge pas de bilan.

Le locataire a plus de 65 ans : suis-je bloqué pour toujours ?

Non, et la protection est plus fine qu'on ne le dit. Elle suppose deux conditions cumulatives : plus de soixante-cinq ans et des ressources annuelles inférieures au plafond fixé par arrêté pour les logements locatifs conventionnés. L'âge s'apprécie à la date d'échéance du contrat, les ressources à la date de notification du congé. Un locataire dont les revenus repassent au-dessus du plafond — une pension revalorisée, un héritage productif de revenus — sort de la protection à la prochaine échéance. À l'inverse, ce que la protection n'interdit pas : elle bloque le congé, pas la vente. Vous pouvez revendre occupé quand vous voulez, avec la décote que cela suppose. Et elle ne pèse pas sur le locataire, qui reste libre de partir avec un préavis d'un ou trois mois.

Le bail était de trois ans : devient-il de six ans parce que je suis une SCI ?

Pas immédiatement, et jamais rétroactivement. Le bail en cours garde sa durée : votre achat ne le rallonge pas d'un jour. C'est à la reconduction tacite ou au renouvellement suivant que la durée de six ans des bailleurs personnes morales s'applique, l'article 10 de la loi de 1989 visant expressément la reconduction. Une exception, à vérifier dans vos statuts : la société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus, au sens de l'article 13 de la même loi, reste sur le rythme de trois ans des personnes physiques. Le texte parle de « société civile » et de « parents et alliés », pas de « SCI familiale » : c'est la composition réelle du capital qui décide, pas l'intitulé des statuts.

Le locataire me doit trois mois de loyer antérieurs à la vente : puis-je les réclamer ?

Non, sauf si le vendeur vous a cédé la créance dans les formes. Un arriéré est une créance personnelle née au profit du bailleur de l'époque : il ne suit pas l'immeuble. La cession doit être constatée par écrit à peine de nullité (article 1322 du Code civil) et notifiée au locataire ou prise en acte par lui pour lui être opposable (article 1324). Sans cela, vous réclamez une somme qui ne vous appartient pas. Un piège de second rang, une fois la créance cédée : les deux dettes ont alors le même créancier, vous, et c'est le locataire qui choisit celle qu'il acquitte (article 1342-10). Tant qu'il n'y a pas de cession, la question ne se pose pas : l'arriéré est dû au vendeur et le loyer courant à vous, ce sont deux créanciers distincts. Prévoyez donc la clause d'imputation dans l'acte de cession, et écrivez-le au locataire.

Le vendeur ne m'a pas viré le dépôt de garantie : qui le rembourse au locataire ?

Vous. C'est l'objet du chapitre 4 : en bail d'habitation, la restitution incombe au nouveau bailleur et la convention passée avec le vendeur n'a d'effet qu'entre vous deux. Ce qui vous reste ensuite est une action contre le vendeur, fondée sur le décompte notarié ou sur l'acte lui-même, soumise à la prescription de cinq ans de l'article 2224 du Code civil. Autrement dit : vous payez d'abord, vous plaidez après, et vous supportez le risque d'insolvabilité du vendeur pendant tout ce temps. C'est exactement pour cela que la somme doit figurer au décompte du notaire le jour de la signature, et pas dans une promesse.

La garantie loyers impayés du vendeur me suit-elle ?

C'est incertain, et méfiez-vous des réponses catégoriques. L'article L121-10 du code des assurances prévoit qu'en cas d'aliénation de la chose assurée, l'assurance continue de plein droit au profit de l'acquéreur. Le raisonnement bute sur un point : dans une garantie loyers impayés, ce qui est assuré n'est pas le bâtiment mais le risque de défaillance du locataire, l'immeuble n'étant que l'assiette du risque. Aucune décision publiée ne tranche la question dans un sens ou dans l'autre. En pratique, ce sont les clauses du contrat qui règlent le sort de la garantie, et l'assureur dispose de toute façon d'un droit de résiliation de trois mois à compter de la demande de transfert de la police. Faites-vous remettre le contrat au compromis, lisez-le, et souscrivez votre propre garantie par précaution.

Le garant du locataire reste-t-il engagé envers moi ?

Deux réponses opposées selon le bail. En bail commercial, la question est tranchée pour les mutations intervenant à compter du 26 août 2026 : la mutation entraîne de droit la caducité des garanties de toute nature, donc la caution du dirigeant tombe le jour de la signature. Deux bornes à ne pas franchir. Le fait générateur est la mutation, c'est-à-dire le transfert de propriété opéré par l'acte authentique : c'est la date de l'acte qui compte, pas celle du compromis. Un compromis de juillet 2026 réitéré par acte en septembre relève donc du nouveau régime. Et la caducité vise les garanties demandées au preneur d'un local de commerce de détail ou de gros, ou de prestations de services à caractère commercial ou artisanal (article L145-32-1). Contrairement à ce qu'on lit, ce texte n'exclut ni les bureaux ni les entrepôts : cette exclusion n'appartient qu'au droit de préférence de l'article L145-46-1. En bail d'habitation, aucun texte ne règle le sort de l'acte de cautionnement, mais la question est tranchée depuis 2004, et dans le bon sens pour vous. En cas de vente de l'immeuble donné à bail, le cautionnement garantissant le paiement des loyers est, sauf stipulation contraire, transmis de plein droit au nouveau propriétaire, comme accessoire de la créance de loyers (Cass. Ass. plén., 6 décembre 2004, n° 03-10.713, publié au Bulletin). Deux réserves, donc, et deux lectures : celle de la clause de l'acte de vente, qui peut écarter la transmission, et celle de l'acte de cautionnement lui-même, dont la portée reste limitée aux dettes qu'il vise. Faire signer un nouvel acte de cautionnement reste la ceinture et les bretelles, ce n'est plus une nécessité.

Le loyer n'a pas été révisé depuis cinq ans : puis-je rattraper ?

Non, et le chapitre 6 chiffre ce que cela coûte. Un point de bord que ce chapitre ne dit pas : la révision suppose une clause de révision dans le bail. Beaucoup de baux anciens, rédigés à la main ou sur un modèle abrégé, n'en comportent aucune. Dans ce cas il n'y a rien à rattraper et rien à réviser non plus pour l'avenir : le loyer est figé pour toute la durée du contrat, et vous ne pouvez pas ajouter la clause par avenant unilatéral. La seule fenêtre de renégociation est le renouvellement, pour un loyer manifestement sous-évalué, avec une procédure et des délais stricts (article 17-2). Sauf si le logement est classé F ou G : l'article 17-2 ferme aussi cette voie, comme l'article 17-1 III ferme la révision. Vérifiez donc d'abord que la clause existe : c'est la première ligne à lire dans le bail que vous héritez.

Le logement est classé G : puis-je continuer à le louer au locataire en place ?

L'exigence de performance minimale s'applique aux baux conclus, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 1er janvier 2025. Un logement décent doit alors être classé entre A et F ; un G n'y répond plus. Cette restriction ne vient pas du texte : le II de l'article 160 de la loi du 22 août 2021 se borne à fixer l'entrée en vigueur au 1er janvier 2025. Elle vient du droit commun de l'application de la loi dans le temps (article 2 du Code civil). Tant que le bail en cours n'a pas été reconduit ou renouvelé après cette date, le recours de l'article 20-1 n'est donc pas ouvert sur le critère énergétique. Sur notre dossier, le bail a été tacitement reconduit le 1er juillet 2025 : l'exigence est acquise. Ce recours ne produit ni amende ni nullité du bail, et le locataire peut demander la mise en conformité sans que la validité du contrat soit atteinte. Le juge, lui, peut réduire le loyer, en suspendre le paiement et suspendre la durée du bail jusqu'à exécution des travaux. Commencez par vérifier si l'étiquette a bougé au 1er janvier 2026 : c'est l'objet du chapitre 7.

Une procédure d'expulsion est en cours : puis-je la poursuivre à mon nom ?

Aucun texte trouvé ne règle ce point, et c'est précisément pour cela qu'il doit être traité dans l'acte. Ce qui est certain : vous devenez le bailleur, donc le créancier des loyers postérieurs à la vente, et c'est à ce titre que vous avez qualité pour agir. Ce qui ne l'est pas : l'action engagée par le vendeur repose sur des impayés antérieurs, c'est-à-dire sur une créance qui reste la sienne tant qu'elle ne vous a pas été cédée par écrit et notifiée au locataire. Une instance poursuivie sans cette cession expose à une fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité. Faites donc figurer dans l'acte la cession expresse de la créance locative et la remise intégrale du dossier de procédure, et faites intervenir votre avocat avant l'audience suivante, pas après.

Dois-je prévenir le locataire que je suis le nouveau propriétaire, et comment ?

Oui, c'est une obligation. En cas de mutation à titre gratuit ou onéreux, le nouveau bailleur doit notifier au locataire sa dénomination et son siège social, ainsi que ceux de son mandataire s'il y en a un (article 3 de la loi de 1989). Le texte n'impose aucune forme : envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception, c'est la seule preuve utile. Faites-y figurer le nom exact de la société et son siège. Puis le compte sur lequel le loyer doit désormais être versé, la date à partir de laquelle il l'est, et l'adresse à laquelle le locataire enverra son congé le moment venu. Profitez-en pour rappeler la symétrie, qui joue en votre faveur. La majoration de retard sur le dépôt de garantie n'est pas due lorsque le défaut de restitution vient de ce que <em>le locataire</em> n'a pas transmis l'adresse de son nouveau domicile. Cette phrase, écrite dans votre lettre d'entrée en relation, vous protège cinq ans plus tard.

Le locataire a-t-il un droit de préemption quand j'achète le bien occupé ?

En principe non. Le droit de préemption de l'article 15 II naît du congé pour vendre : c'est le congé qui vaut offre de vente. Pas de congé, pas d'offre, donc pas de préemption — et c'est bien pour cela que la vente occupée existe. Une réserve, qu'il ne faut jamais omettre. Si votre acquisition suit la division ou la subdivision de l'immeuble par lots, le droit de préemption de l'article 10 de la loi du 31 décembre 1975 joue — même sans congé, même vendu occupé. La vente conclue sans cette notification est alors nulle. L'exclusion expresse vise les ventes portant sur un bâtiment entier. Demandez donc au vendeur l'historique de la division de l'immeuble : c'est une question de nullité de votre titre, pas de confort.

J'achète un local commercial loué : le preneur peut-il préempter ?

Cela dépend du périmètre de la vente, et la Cour de cassation l'a précisé trois fois en 2025. Le droit de préférence de l'article L145-46-1 ne joue pas lorsque le local pris à bail ne constitue qu'une partie de l'immeuble vendu (3e civ., 19 juin 2025, n° 23-17.604, publié). L'exception de la cession globale s'applique même lorsque l'immeuble ne comprend qu'un seul local commercial (3e civ., 19 juin 2025, n° 23-19.292, publié). En revanche, la vente par acte unique de locaux appartenant à des propriétaires distincts ne constitue pas une cession unique (3e civ., 6 novembre 2025, n° 23-21.442, publié). Mais dans cette affaire même le preneur a été débouté, la vente englobant un lot qu'il ne louait pas : l'exclusion tenant à la vente d'une partie seulement de l'immeuble a repris le dessus. Autrement dit : achetez l'immeuble entier et la question ne se pose pas ; achetez le local seul et la purge doit être prouvée, sous peine de voir votre titre annulé.

Un de mes associés doit des charges dans la même copropriété : est-ce un problème ?

Oui, et c'est le piège le plus méconnu de l'achat en société civile immobilière — le chapitre 10 le chiffre. Deux précisions pratiques. Le champ de la notification au syndic est plus large qu'on ne le croit : un gérant non associé y entre, et le conjoint d'un associé aussi, même s'il n'a aucun lien avec la société. La parade est simple et tient en une pièce : avant de signer le compromis, demandez au syndic de l'immeuble une attestation d'absence de mise en demeure pour chacune de ces personnes.

Sources en vigueur au 1er septembre 2026. Code civil : articles 586, 1322, 1324, 1342-10, 1377, 1614, 1743 à 1750, 2224. Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 : articles 3, 3-3, 3-4, 6, 10, 13, 15, 17-1, 17-2, 20-1, 22. Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021, article 160. Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, article 20 (loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, article 55). Loi n° 75-1351 du 31 décembre 1975, article 10. Code de commerce, articles L145-32-1, L145-40, L145-46-1 et L145-60 (loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, articles 61 et 62). Code des assurances, article L121-10. Arrêtés du 13 août 2025 et du 19 décembre 2025. Cour de cassation, arrêts publiés au Bulletin — Assemblée plénière : n° 03-10.713 ; 3e chambre civile : n° 88-13.413, n° 21-15.741, n° 22-16.034, n° 23-17.604, n° 23-19.292, n° 23-21.442, n° 24-10.767, n° 24-20.852 ; 2e chambre civile : n° 21-17.794. Fiches officielles : plafonds de ressources du logement social et indice de référence des loyers.

Votre premier bien loué, tenu correctement dès le premier mois

sci-ai.app suit les loyers et le dépôt de garantie de votre SCI, tient la comptabilité et télétransmet les déclarations. IR ou IS.

Pour aller plus loin

Immeuble de rapport en SCI La page mère : financer un immeuble entier, arbitrer IR ou IS, gérer plusieurs baux et, le cas échéant, mettre en copropriété puis revendre à la découpe. Vendre l'immeuble de la SCI Le point de vue inverse, de bout en bout : mandat, compromis, diagnostics, calendrier, frais annexes et affectation du prix de vente. Le congé pour reprise en SCI Pourquoi une société est bloquée, l'exception de la société civile familiale de l'article 13, et toute la procédure de congé que cette page ne fait qu'effleurer. Congé pour vendre et préemption Le congé qui vaut offre de vente, les délais de réponse du locataire et la seconde offre notifiée par le notaire — le jour où vous revendrez. SCI et bail d'habitation Le contrat que vous héritez, article par article : mentions obligatoires, durée, dépôt, diagnostics, obligations en cours de bail et fiscalité. Réviser le loyer en SCI La formule de l'IRL, ses valeurs 2026, le délai d'un an à ne pas laisser passer et le gel des loyers des passoires énergétiques. Comptabiliser le dépôt de garantie Le compte 165, l'encaissement, le plafond, les délais de restitution, les retenues et la pénalité de retard — le régime que cette page suppose connu. Les écritures d'achat d'immeuble Ventilation terrain et construction, frais d'acquisition, emprunt : toute la comptabilité de l'achat, hors des trois écritures propres au bien loué. SCI et passoire thermique Le calendrier d'interdiction de louer classe par classe, ce qu'il implique pour la valeur du bien et les financements de travaux mobilisables. SCI et bail commercial Le statut vu du bailleur : durée, révision, déspécialisation et fiscalité — le cadre dans lequel s'insère la réforme de mai 2026. Le rendement d'une SCI Du brut au net-net et au taux de rendement interne : où la décote « occupé » se lit vraiment une fois le prix arrêté. Assurance PNO et GLI en SCI Ce que couvrent la propriétaire non occupant et la garantie loyers impayés, leur coût et leur déductibilité — à resouscrire au nom de la SCI.
FAQ

Questions fréquentes

Ne construisez rien là-dessus, mais pas pour la raison qu'on lit d'habitude. On vous opposera l'alinéa 2 de l'article 1743, qui n'ouvre l'expulsion que si le bailleur s'est réservé ce droit dans le bail. Cet alinéa ne concerne pas votre cas : il est l'exception à l'alinéa 1, lequel ne protège que le locataire dont le bail est authentique ou a date certaine. Un bail sans date certaine n'est pas protégé par cet alinéa 1, et l'article 1750 le confirme en dispensant l'acquéreur de tout dommage et intérêt. La vraie raison de ne rien bâtir là-dessus est ailleurs. La Cour de cassation juge, au visa de l'alinéa 1er de l'article 1743, que le bail d'une chose louée est opposable à l'acquéreur qui en a eu connaissance avant son acquisition (3e civ., 29 janvier 2026, n° 24-20.852, FS-B, publié). Or vous achetez un bien annoncé comme occupé : vous connaissez le bail avant de signer. Demandez l'enregistrement du bail avant l'acte, ou portez le doute dans le prix.
Pas pour vendre ni pour reprise : ces deux motifs sont retardés par les délais de trois ans et de deux ans détaillés au chapitre 5. Le troisième motif de l'article 15 I, le motif légitime et sérieux — impayés répétés, troubles de voisinage établis —, échappe en revanche à ces délais. Le texte ne restreint après acquisition que le congé pour vendre et le congé pour reprise ; il ne dit rien du troisième. Et aucun congé n'est jamais immédiat. Le préavis est de six mois, à compter de la réception de la lettre recommandée ou de la signification par commissaire de justice, et le congé ne prend effet qu'au terme du bail. Un congé donné en cours de bail ne produit rien, quel que soit son motif.
Les seuils sont de trois ans et de deux ans, et le chapitre 5 explique pourquoi ils ne fonctionnent pas de la même façon. Deux précisions utiles ici. La date de référence est celle de l'acte authentique de vente, pas celle du compromis ni de la promesse : signer un avant-contrat en janvier ne fait pas courir le délai. Et surtout, ces délais ne s'appliquent qu'en cas de mutation du bien. Achetez les parts de la société plutôt que l'immeuble, et le bailleur ne change pas : aucun délai ne recommence, aucune notification n'est due au locataire, et le dépôt de garantie ne bouge pas de bilan.
Non, et la protection est plus fine qu'on ne le dit. Elle suppose deux conditions cumulatives : plus de soixante-cinq ans et des ressources annuelles inférieures au plafond fixé par arrêté pour les logements locatifs conventionnés. L'âge s'apprécie à la date d'échéance du contrat, les ressources à la date de notification du congé. Un locataire dont les revenus repassent au-dessus du plafond — une pension revalorisée, un héritage productif de revenus — sort de la protection à la prochaine échéance. À l'inverse, ce que la protection n'interdit pas : elle bloque le congé, pas la vente. Vous pouvez revendre occupé quand vous voulez, avec la décote que cela suppose. Et elle ne pèse pas sur le locataire, qui reste libre de partir avec un préavis d'un ou trois mois.
Pas immédiatement, et jamais rétroactivement. Le bail en cours garde sa durée : votre achat ne le rallonge pas d'un jour. C'est à la reconduction tacite ou au renouvellement suivant que la durée de six ans des bailleurs personnes morales s'applique, l'article 10 de la loi de 1989 visant expressément la reconduction. Une exception, à vérifier dans vos statuts : la société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus, au sens de l'article 13 de la même loi, reste sur le rythme de trois ans des personnes physiques. Le texte parle de « société civile » et de « parents et alliés », pas de « SCI familiale » : c'est la composition réelle du capital qui décide, pas l'intitulé des statuts.
Non, sauf si le vendeur vous a cédé la créance dans les formes. Un arriéré est une créance personnelle née au profit du bailleur de l'époque : il ne suit pas l'immeuble. La cession doit être constatée par écrit à peine de nullité (article 1322 du Code civil) et notifiée au locataire ou prise en acte par lui pour lui être opposable (article 1324). Sans cela, vous réclamez une somme qui ne vous appartient pas. Un piège de second rang, une fois la créance cédée : les deux dettes ont alors le même créancier, vous, et c'est le locataire qui choisit celle qu'il acquitte (article 1342-10). Tant qu'il n'y a pas de cession, la question ne se pose pas : l'arriéré est dû au vendeur et le loyer courant à vous, ce sont deux créanciers distincts. Prévoyez donc la clause d'imputation dans l'acte de cession, et écrivez-le au locataire.
Vous. C'est l'objet du chapitre 4 : en bail d'habitation, la restitution incombe au nouveau bailleur et la convention passée avec le vendeur n'a d'effet qu'entre vous deux. Ce qui vous reste ensuite est une action contre le vendeur, fondée sur le décompte notarié ou sur l'acte lui-même, soumise à la prescription de cinq ans de l'article 2224 du Code civil. Autrement dit : vous payez d'abord, vous plaidez après, et vous supportez le risque d'insolvabilité du vendeur pendant tout ce temps. C'est exactement pour cela que la somme doit figurer au décompte du notaire le jour de la signature, et pas dans une promesse.
C'est incertain, et méfiez-vous des réponses catégoriques. L'article L121-10 du code des assurances prévoit qu'en cas d'aliénation de la chose assurée, l'assurance continue de plein droit au profit de l'acquéreur. Le raisonnement bute sur un point : dans une garantie loyers impayés, ce qui est assuré n'est pas le bâtiment mais le risque de défaillance du locataire, l'immeuble n'étant que l'assiette du risque. Aucune décision publiée ne tranche la question dans un sens ou dans l'autre. En pratique, ce sont les clauses du contrat qui règlent le sort de la garantie, et l'assureur dispose de toute façon d'un droit de résiliation de trois mois à compter de la demande de transfert de la police. Faites-vous remettre le contrat au compromis, lisez-le, et souscrivez votre propre garantie par précaution.
Deux réponses opposées selon le bail. En bail commercial, la question est tranchée pour les mutations intervenant à compter du 26 août 2026 : la mutation entraîne de droit la caducité des garanties de toute nature, donc la caution du dirigeant tombe le jour de la signature. Deux bornes à ne pas franchir. Le fait générateur est la mutation, c'est-à-dire le transfert de propriété opéré par l'acte authentique : c'est la date de l'acte qui compte, pas celle du compromis. Un compromis de juillet 2026 réitéré par acte en septembre relève donc du nouveau régime. Et la caducité vise les garanties demandées au preneur d'un local de commerce de détail ou de gros, ou de prestations de services à caractère commercial ou artisanal (article L145-32-1). Contrairement à ce qu'on lit, ce texte n'exclut ni les bureaux ni les entrepôts : cette exclusion n'appartient qu'au droit de préférence de l'article L145-46-1. En bail d'habitation, aucun texte ne règle le sort de l'acte de cautionnement, mais la question est tranchée depuis 2004, et dans le bon sens pour vous. En cas de vente de l'immeuble donné à bail, le cautionnement garantissant le paiement des loyers est, sauf stipulation contraire, transmis de plein droit au nouveau propriétaire, comme accessoire de la créance de loyers (Cass. Ass. plén., 6 décembre 2004, n° 03-10.713, publié au Bulletin). Deux réserves, donc, et deux lectures : celle de la clause de l'acte de vente, qui peut écarter la transmission, et celle de l'acte de cautionnement lui-même, dont la portée reste limitée aux dettes qu'il vise. Faire signer un nouvel acte de cautionnement reste la ceinture et les bretelles, ce n'est plus une nécessité.
Non, et le chapitre 6 chiffre ce que cela coûte. Un point de bord que ce chapitre ne dit pas : la révision suppose une clause de révision dans le bail. Beaucoup de baux anciens, rédigés à la main ou sur un modèle abrégé, n'en comportent aucune. Dans ce cas il n'y a rien à rattraper et rien à réviser non plus pour l'avenir : le loyer est figé pour toute la durée du contrat, et vous ne pouvez pas ajouter la clause par avenant unilatéral. La seule fenêtre de renégociation est le renouvellement, pour un loyer manifestement sous-évalué, avec une procédure et des délais stricts (article 17-2). Sauf si le logement est classé F ou G : l'article 17-2 ferme aussi cette voie, comme l'article 17-1 III ferme la révision. Vérifiez donc d'abord que la clause existe : c'est la première ligne à lire dans le bail que vous héritez.
L'exigence de performance minimale s'applique aux baux conclus, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 1er janvier 2025. Un logement décent doit alors être classé entre A et F ; un G n'y répond plus. Cette restriction ne vient pas du texte : le II de l'article 160 de la loi du 22 août 2021 se borne à fixer l'entrée en vigueur au 1er janvier 2025. Elle vient du droit commun de l'application de la loi dans le temps (article 2 du Code civil). Tant que le bail en cours n'a pas été reconduit ou renouvelé après cette date, le recours de l'article 20-1 n'est donc pas ouvert sur le critère énergétique. Sur notre dossier, le bail a été tacitement reconduit le 1er juillet 2025 : l'exigence est acquise. Ce recours ne produit ni amende ni nullité du bail, et le locataire peut demander la mise en conformité sans que la validité du contrat soit atteinte. Le juge, lui, peut réduire le loyer, en suspendre le paiement et suspendre la durée du bail jusqu'à exécution des travaux. Commencez par vérifier si l'étiquette a bougé au 1er janvier 2026 : c'est l'objet du chapitre 7.
Aucun texte trouvé ne règle ce point, et c'est précisément pour cela qu'il doit être traité dans l'acte. Ce qui est certain : vous devenez le bailleur, donc le créancier des loyers postérieurs à la vente, et c'est à ce titre que vous avez qualité pour agir. Ce qui ne l'est pas : l'action engagée par le vendeur repose sur des impayés antérieurs, c'est-à-dire sur une créance qui reste la sienne tant qu'elle ne vous a pas été cédée par écrit et notifiée au locataire. Une instance poursuivie sans cette cession expose à une fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité. Faites donc figurer dans l'acte la cession expresse de la créance locative et la remise intégrale du dossier de procédure, et faites intervenir votre avocat avant l'audience suivante, pas après.
Oui, c'est une obligation. En cas de mutation à titre gratuit ou onéreux, le nouveau bailleur doit notifier au locataire sa dénomination et son siège social, ainsi que ceux de son mandataire s'il y en a un (article 3 de la loi de 1989). Le texte n'impose aucune forme : envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception, c'est la seule preuve utile. Faites-y figurer le nom exact de la société et son siège. Puis le compte sur lequel le loyer doit désormais être versé, la date à partir de laquelle il l'est, et l'adresse à laquelle le locataire enverra son congé le moment venu. Profitez-en pour rappeler la symétrie, qui joue en votre faveur. La majoration de retard sur le dépôt de garantie n'est pas due lorsque le défaut de restitution vient de ce que le locataire n'a pas transmis l'adresse de son nouveau domicile. Cette phrase, écrite dans votre lettre d'entrée en relation, vous protège cinq ans plus tard.
En principe non. Le droit de préemption de l'article 15 II naît du congé pour vendre : c'est le congé qui vaut offre de vente. Pas de congé, pas d'offre, donc pas de préemption — et c'est bien pour cela que la vente occupée existe. Une réserve, qu'il ne faut jamais omettre. Si votre acquisition suit la division ou la subdivision de l'immeuble par lots, le droit de préemption de l'article 10 de la loi du 31 décembre 1975 joue — même sans congé, même vendu occupé. La vente conclue sans cette notification est alors nulle. L'exclusion expresse vise les ventes portant sur un bâtiment entier. Demandez donc au vendeur l'historique de la division de l'immeuble : c'est une question de nullité de votre titre, pas de confort.
Cela dépend du périmètre de la vente, et la Cour de cassation l'a précisé trois fois en 2025. Le droit de préférence de l'article L145-46-1 ne joue pas lorsque le local pris à bail ne constitue qu'une partie de l'immeuble vendu (3e civ., 19 juin 2025, n° 23-17.604, publié). L'exception de la cession globale s'applique même lorsque l'immeuble ne comprend qu'un seul local commercial (3e civ., 19 juin 2025, n° 23-19.292, publié). En revanche, la vente par acte unique de locaux appartenant à des propriétaires distincts ne constitue pas une cession unique (3e civ., 6 novembre 2025, n° 23-21.442, publié). Mais dans cette affaire même le preneur a été débouté, la vente englobant un lot qu'il ne louait pas : l'exclusion tenant à la vente d'une partie seulement de l'immeuble a repris le dessus. Autrement dit : achetez l'immeuble entier et la question ne se pose pas ; achetez le local seul et la purge doit être prouvée, sous peine de voir votre titre annulé.
Oui, et c'est le piège le plus méconnu de l'achat en société civile immobilière — le chapitre 10 le chiffre. Deux précisions pratiques. Le champ de la notification au syndic est plus large qu'on ne le croit : un gérant non associé y entre, et le conjoint d'un associé aussi, même s'il n'a aucun lien avec la société. La parade est simple et tient en une pièce : avant de signer le compromis, demandez au syndic de l'immeuble une attestation d'absence de mise en demeure pour chacune de ces personnes.