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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Un mineur peut-il être associé d'une SCI ? Oui — et voici ce que ça engage

Oui, un enfant mineur peut être associé d'une société civile immobilière (SCI), c'est-à-dire d'une société dont l'objet est de détenir et de louer de l'immobilier, et c'est même la structure de la plupart des transmissions familiales. Non, ce n'est pas anodin : un associé de SCI répond des dettes de la société au-delà de son apport, et un enfant de neuf ans n'y échappe pas. Ses parents signent à sa place, mais pas pour tout : certains actes exigent d'abord le feu vert d'un juge, d'autres lui restent fermés même avec ce feu vert. Ces deux listes ne sont pas la même, et c'est là que se joue l'essentiel. Sur le volet financement, qui est un problème distinct, lisez plutôt pourquoi la banque refuse de prêter à une SCI avec des enfants mineurs.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les textes consolidés (Code civil, Code de commerce, code général des impôts).

Mis à jour le 31 août 2026 · 23 min de lecture


1. Pourquoi un mineur peut être associé d'une SCI, mais pas d'une société en nom collectif

La réponse ne tient pas à l'âge de l'enfant. Elle tient à la nature de la société, et elle se démontre en quatre temps.

D'abord, rien n'exige d'un associé qu'il soit capable. L'article 1832 du Code civil définit la société comme le contrat par lequel deux ou plusieurs personnes affectent des biens à une entreprise commune. Aucune condition de capacité, nulle part. Et l'article 1145 pose le principe inverse du sens commun : toute personne physique peut contracter, sauf incapacité prévue par la loi.

L'incapacité du mineur, elle, existe. Mais elle n'est pas ce qu'on croit. L'article 1146 le range parmi les incapables de contracter. C'est une incapacité d'exercice — il ne peut pas agir lui-même — et non une incapacité de jouissance : rien ne lui interdit d'être titulaire du droit. L'article 388-1-1 comble le vide. L'administrateur légal, en pratique ses parents, le représente dans tous les actes de la vie civile, sauf ceux que la loi ou l'usage l'autorise à faire seul. Ce qui lui manque, quelqu'un le fait à sa place.

C'est au troisième temps que la société en nom collectif (SNC) décroche. L'article L221-1 du Code de commerce dispose que les associés en nom collectif ont tous la qualité de commerçant. Or l'article L121-2 du même code réserve cette qualité au mineur émancipé, et encore sur autorisation du juge des tutelles au moment de l'émancipation, ou du président du tribunal judiciaire s'il la demande après. Un mineur non émancipé ne peut donc pas devenir associé en nom collectif par un acte volontaire — souscription, achat ou donation de parts : aucune représentation n'y changera rien, personne ne pouvant être commerçant à la place d'un autre. La seule brèche est subie. S'il hérite de parts de société en nom collectif, l'article L221-15 du Code de commerce plafonne sa responsabilité aux forces de la succession et impose de transformer la société en commandite dans l'année, faute de quoi elle est dissoute.

L'associé d'une société civile, lui, n'acquiert aucune qualité de commerçant. La SCI est civile par défaut : ont ce caractère toutes les sociétés auxquelles la loi n'en attribue pas un autre à raison de leur forme, de leur nature ou de leur objet (art. 1845, al. 2). Et l'article L210-1 du Code de commerce, qui énumère les sociétés commerciales par la forme — nom collectif, commandite simple, responsabilité limitée, sociétés par actions —, n'y range pas la société civile. L'obstacle du L121-2 tombe.

Un mineur peut être associé d'une SCI parce qu'être associé de SCI, ce n'est pas faire du commerce. Sur le fait qu'il compte, en outre, comme deuxième associé pour atteindre le minimum légal, voyez le nombre d'associés exigé en SCI.

Le cas qui traverse cette page

Immeuble locatif 280 000 €, plus 17 700 € de droits de mutation — 6,32 % depuis la majoration de la loi de finances pour 2025, 5,81 % dans une minorité de départements. On laisse de côté les émoluments du notaire, sans effet sur ce qui suit. Financement : 197 700 € d'emprunt sur 20 ans à 3,60 % et 100 000 € de capital, en 1 000 parts de 100 €. Répartition chez les Roussel : le père 350 parts (35 %), la mère 350 parts (35 %), Léa, 14 ans, 150 parts (15 %), Tom, 9 ans, 150 parts (15 %). On les suit jusqu'aux dix-huit ans de Léa.


2. Les trois voies pour qu'un mineur devienne associé de SCI

Il n'y en a que trois, et elles n'ont ni la même forme, ni le même coût, ni les mêmes chausse-trapes.

Voie Qui signe, quelle forme Le point qui se rate
Souscription à la constitution L'administrateur légal signe les statuts au nom de l'enfant. Acte sous seing privé suffisant si aucun immeuble n'est apporté. Apporter un bien appartenant à l'enfant : autorisation préalable du juge (art. 387-1, 2°). Apporter de l'argent des parents « au nom » de l'enfant : c'est une donation indirecte, taxable et imputable sur l'abattement, qu'il faut déclarer comme telle.
Donation de parts Acte notarié obligatoire, sans alternative (art. 931). L'acte d'avocat ouvert aux cessions par l'art. 1865-1 du Code civil ne s'y substitue pas. L'acceptation. Quand le parent donateur est aussi l'administrateur légal, il se retrouve des deux côtés de l'acte, et la doctrine ne s'accorde toujours pas sur son droit d'accepter pour son propre enfant. On ne prend pas ce risque : l'article 935 permet à l'autre parent, ou à un autre ascendant même du vivant des père et mère, d'accepter à sa place.
Succession Subie, pas choisie. L'enfant reçoit les parts d'un parent ou d'un grand-parent. Accepter purement et simplement la succession exige l'autorisation du juge (art. 387-1, 5°). Sans elle, l'acceptation à concurrence de l'actif net reste la voie sûre : l'enfant ne paiera jamais les dettes au-delà de ce qu'il reçoit.

Ce que ça coûte, chez les Roussel. Créer la SCI avec les deux enfants dès l'origine coûte exactement ce que coûte une SCI sans mineur. L'addition : 229,20 € d'annonce légale (forfait de 191 € HT applicable depuis le 1er janvier 2026), 60,38 € de greffe (barème de l'arrêté du 25 février 2026), 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs. Soit 308,91 €. Le mineur ne coûte rien en frais à la constitution. Il coûte en revanche de l'abattement. Les 15 000 € de parts de chaque enfant sont une donation indirecte à déclarer (formulaire 2735). Cela prélève 30 000 € sur les 200 000 € disponibles, et il en reste 170 000 € jusqu'à la reconstitution de quinze ans.

Passer par la donation plus tard coûte davantage. Prenons une assiette de 15 000 € de parts en pleine propriété. Le barème des émoluments de donation (art. A444-67 du Code de commerce) applique 4,837 % jusqu'à 6 500 €, puis 1,995 % au-delà. Cela donne 6 500 × 4,837 % = 314,41 €, plus 8 500 × 1,995 % = 169,58 €. Total : 483,98 € hors taxes, soit 580,78 € TTC par enfant hors formalités et débours, et 1 161,56 € pour les deux. Les droits de donation eux-mêmes restent à 0 €, chaque parent disposant d'un abattement de 100 000 € par enfant (art. 779, I du code général des impôts, le CGI).

Le barème, les abattements et leur reconstitution sont détaillés dans notre guide de la donation de parts de SCI. Sur la voie successorale, voyez ce qu'il advient des parts au décès d'un associé. Et si l'enfant franchit 25 % du capital, il devient bénéficiaire effectif à déclarer.


3. Qui signe et qui vote pour lui : les deux listes à ne pas confondre

L'administration légale — la gestion des biens de l'enfant par ses parents — appartient aux deux parents lorsqu'ils exercent en commun l'autorité parentale, et au seul parent qui l'exerce dans le cas contraire (art. 382). Pour les actes d'administration — la catégorie définie par décret sous l'article 496 —, chacun est réputé avoir reçu de l'autre, à l'égard des tiers, le pouvoir de signer seul (art. 382-1). Un seul parent peut donc signer un procès-verbal d'assemblée ou approuver les comptes. Pour les actes qui engagent durablement le patrimoine de l'enfant, cette présomption ne joue plus, et les deux signatures sont requises.

En assemblée générale, l'enfant est compté et représenté : ses 150 parts votent, et c'est l'administrateur légal qui exprime le vote. Une fois le représentant identifié, la mécanique de la réunion — convocation, majorités, procès-verbal — est celle de toute assemblée générale de SCI. Attention à l'article 383. Quand l'intérêt du parent s'oppose à celui de l'enfant — vendre l'immeuble à soi-même, par exemple —, le juge nomme un administrateur ad hoc. Il peut aussi, plus simple et moins cher, autoriser l'autre parent à représenter seul l'enfant pour cet acte.

Vient alors le cœur du sujet, et la confusion la plus répandue : il n'y a pas une liste, mais deux.

Article 387-1 — le juge peut autoriser

Huit actes que l'administrateur légal ne peut accomplir sans l'autorisation préalable du juge des tutelles :

  1. vendre de gré à gré un immeuble ou un fonds de commerce de l'enfant ;
  2. apporter en société un immeuble ou un fonds de commerce lui appartenant ;
  3. contracter un emprunt en son nom ;
  4. renoncer pour lui à un droit, transiger ou compromettre ;
  5. accepter purement et simplement une succession qui lui échoit ;
  6. acheter les biens de l'enfant ou les prendre à bail — pour cet acte, le texte répute d'office le parent en opposition d'intérêts avec lui ;
  7. constituer gratuitement une sûreté au nom de l'enfant pour garantir la dette d'un tiers — hypothéquer son studio pour garantir l'emprunt de la SCI, par exemple ;
  8. réaliser un acte sur des valeurs mobilières ou instruments financiers au sens de l'article L211-1 du Code monétaire et financier qui modifierait sensiblement son patrimoine.

Article 387-2 — le juge ne peut pas autoriser

Quatre actes que l'administrateur légal ne peut accomplir même avec l'autorisation du juge :

  1. aliéner gratuitement les biens ou les droits de l'enfant ;
  2. acquérir d'un tiers un droit ou une créance contre l'enfant ;
  3. exercer le commerce ou une profession libérale en son nom ;
  4. transférer ses biens ou ses droits dans un patrimoine fiduciaire.

Trois conséquences que peu de sources tirent.

D'abord, la cession des parts de l'enfant n'est pas dans la liste du 387-1. Le 8° ne vise que les valeurs mobilières et les instruments financiers au sens de l'article L211-1 du Code monétaire et financier. Des parts de SCI, qui ne sont pas négociables, n'en sont pas. Elles restent néanmoins un acte de disposition : les deux parents signent.

Deuxième point, et c'est l'inverse de ce qu'on lit souvent : donner les parts de l'enfant est interdit, et aucun juge ne peut l'autoriser (387-2, 1°). Un parent qui « rétrocède » à son autre enfant les parts du premier ne réorganise rien : il passe un acte nul.

Enfin, la liste du 387-1 n'est pas un plafond. À l'occasion du contrôle d'un des actes qu'elle énumère, l'article 387-3 permet au juge de soumettre par avance à son autorisation un acte ou une série d'actes de disposition qui n'y seraient pas soumis autrement — la cession des parts, précisément. Il ne peut le faire que s'il l'estime indispensable à la sauvegarde des intérêts de l'enfant, et il apprécie au vu de la composition et de la valeur du patrimoine, de son âge et de sa situation familiale. Il peut aussi exiger un inventaire annuel du patrimoine, dont une copie est remise à l'enfant dès ses seize ans révolus (art. 387-4).

Une précision, parce que la contradiction se rencontre partout. Le Code civil dit « juge des tutelles ». Depuis le 1er janvier 2010, ces fonctions sont exercées par le juge aux affaires familiales : émancipation, administration légale, tutelle des mineurs (art. L213-3-1 du Code de l'organisation judiciaire, loi n° 2009-526 du 12 mai 2009). Deux appellations, un seul magistrat. Les majeurs sous tutelle ou curatelle relèvent d'autres textes, traités dans notre guide de l'associé de SCI sous tutelle.

Chez les Roussel. Tom, 9 ans, a hérité d'un studio de 90 000 € de sa grand-mère. Ses parents veulent l'apporter à la SCI. C'est le 2° de l'article 387-1 : autorisation préalable obligatoire. Évaluation, requête et assistance reviennent à 2 000 à 3 500 €, pour un délai de 4 à 8 mois. Passer outre n'est pas une économie : l'acte encourt une nullité relative, que seul l'enfant ou son représentant peut invoquer, et dont le délai de cinq ans ne court pas tant que l'enfant est mineur (art. 2235 ; comparer art. 1152, 1°). L'apport resterait donc attaquable jusqu'aux 23 ans de Tom, soit quatorze ans d'incertitude sur l'immeuble.


4. Ce que la SCI engage vraiment pour l'enfant : le calcul à 6 000 €

Trois mots suffisent à décrire la responsabilité de l'associé de société civile, et il faut les prendre un par un. Elle est indéfinie : elle n'est pas plafonnée à l'apport, l'associé répond sur son patrimoine personnel. Elle est non solidaire : chacun ne doit que sa part, à proportion de ses parts sociales, et jamais la totalité (art. 1857). Elle est subsidiaire : le créancier doit d'abord poursuivre la société et échouer avant de se retourner contre les associés (art. 1858). La démonstration complète du mécanisme figure dans notre guide de la responsabilité des associés de SCI. Ici, on l'applique à un enfant de neuf ans.

Le scénario noir, celui qu'il faut regarder avant de signer. La SCI Roussel cesse de payer en 2031, la banque prononce la déchéance du terme — elle met fin au prêt et exige d'un coup tout le capital restant dû —, et l'immeuble est vendu de force en 2032.

Au jour de la vente, la SCI doit 166 400 € à la banque. Soit 160 700 € de capital restant dû après cinq ans d'échéances honorées : l'échéance de 1 157 € n'en a amorti que 37 000 €, la première moitié d'un prêt étant surtout de l'intérêt. Plus 5 700 € d'intérêts courus sur les douze mensualités impayées. S'y ajoute une indemnité de résiliation de 10 600 €, soit un peu moins des 7 % que ces contrats plafonnent, par imitation du crédit immobilier aux particuliers. Une SCI n'étant pas protégée par le code de la consommation, ce plafond lui est contractuel, pas légal. La banque réclame donc 177 000 €. Le marché local s'est retourné : l'immeuble part à 152 000 €, dont 15 000 € de frais de procédure et de vente. La banque encaisse 137 000 €.

Associé Parts Dette personnelle (art. 1857)
Passif restant après la vente177 000 − 137 00040 000 €
M. Roussel350 (35 %)14 000 €
Mme Roussel350 (35 %)14 000 €
Léa, 20 ans (majeure depuis 2030)150 (15 %)6 000 €
Tom, 15 ans (toujours mineur)150 (15 %)6 000 €

Tom doit 6 000 €. Il en a quinze. Sa minorité ne le protège pas : elle a protégé la formation de l'acte, pas ses effets. La banque ne peut pas lui réclamer 40 000 € — l'obligation n'est pas solidaire — ni l'assigner avant d'avoir poursuivi vainement la SCI. Mais elle peut poursuivre sa part, et attendre. Si les parents lui avaient donné 25 % au lieu de 15 %, il devrait 10 000 €. C'est exactement le chiffre que les brochures sur la SCI familiale ne posent jamais.

Trois parades circulent. Deux seulement fonctionnent.

1. Calibrer la part. Passer Tom de 15 % à 5 % ramène son exposition de 6 000 € à 2 000 €. L'opération ne coûte rien fiscalement : on reste très loin de l'abattement de 100 000 € par parent, puisque 5 % du capital représentent 5 000 € de parts. C'est la parade la plus simple et la plus efficace.

2. Démembrer, c'est-à-dire ne donner que la nue-propriété — la propriété privée du droit d'usage et des revenus, qui restent au parent usufruitier. L'assiette taxable est alors réduite selon le barème du I de l'article 669 du CGI, qui raisonne par tranches d'âge de l'usufruitier. Un parent de 55 ans relève de la ligne « moins de 61 ans révolus » : usufruit à 50 %, nue-propriété à 50 %, soit 7 500 € taxés au lieu de 15 000 €.

Soyons honnêtes : le démembrement ne supprime pas l'obligation aux dettes, il l'attribue même à l'enfant. La Cour de cassation juge que « l'usufruitier de parts sociales ne peut se voir reconnaître la qualité d'associé, qui n'appartient qu'au nu-propriétaire » (Cass. 3e civ., 16 février 2022, n° 20-15.164, publié au Bulletin). L'arrêt dit qui est associé ; il ne statue pas sur les dettes. Mais l'article 1857 vise les associés — et c'est donc le nu-propriétaire, l'enfant, qui y répond. Une contribution de l'usufruitier reste discutée en doctrine, mais on ne bâtit pas une protection là-dessus. C'est une parade fiscale, pas une parade juridique ; le mécanisme et ses limites sont détaillés dans notre guide du démembrement de parts de SCI.

3. Attendre la majorité. L'exposition tombe à 0 €, et c'est la seule parade qui l'annule vraiment. Le coût est réel, en revanche : la fenêtre d'abattement de 200 000 € (100 000 € × 2 parents) reste entière, mais elle est décalée de neuf ans, et le second cycle de quinze ans repoussé d'autant.


5. Le financement d'une SCI avec un mineur : cinq lignes, pas plus

La banque n'aime pas les mineurs associés, et son refus n'est pas juridique mais commercial. Elle sait que l'assurance décès sur la tête d'un enfant est interdite avant douze ans, et encadrée après. Et qu'une sûreté constituée au nom du mineur suppose l'autorisation préalable du juge (art. 387-1, 7°) — autorisation qu'aucun juge n'accorde pour garantir l'emprunt de la SCI des parents. Elle sait enfin qu'en cas de contentieux, la part de l'enfant sera longue à recouvrer. Précision utile : l'emprunt souscrit par la SCI n'est pas « un emprunt au nom du mineur » au sens du 3° de l'article 387-1 — c'est la société qui emprunte, pas l'enfant. Aucune autorisation du juge n'est donc requise de ce seul chef. Le reste est traité dans le guide dédié : les montages qui font passer un dossier, les alternatives à l'assurance, la façon de présenter la structure au banquier. Voir SCI avec enfants mineurs, pourquoi la banque refuse et comment monter le dossier autrement.


6. Le mineur émancipé : ce que ça change, ce que ça ne change pas

L'émancipation rend un mineur juridiquement autonome avant ses dix-huit ans. Elle joue de plein droit par le mariage (art. 413-1) et, dans tous les autres cas, résulte d'une décision de justice. Elle est alors possible dès seize ans révolus, prononcée pour justes motifs par le juge des tutelles, après audition du mineur, à la demande des deux parents ou de l'un d'eux (art. 413-2). L'article 413-6 en donne l'effet en une phrase : le mineur émancipé est capable, comme un majeur, de tous les actes de la vie civile.

En SCI, cela change tout de la mécanique : il signe seul les statuts, vote seul en assemblée, cède ses parts sans personne, et sort intégralement du champ des articles 387-1 et 387-2. Plus de requête, plus de délai de quatre à huit mois.

Cela ne change rien à deux choses, et c'est là que l'on lit le plus de bêtises. Un : il ne devient pas commerçant pour autant — l'article L121-2 du Code de commerce exige encore une autorisation judiciaire, de sorte qu'il n'est toujours pas associé en nom collectif de plein droit. Deux, et c'est le point qui compte pour un parent : sa dette au titre de l'article 1857 ne bouge pas d'un euro. Émancipé ou non, Tom devrait ses 6 000 €. L'émancipation supprime la tutelle, pas le risque.


7. À dix-huit ans : ce qui se passe pour l'enfant devenu majeur

C'est la section que personne n'écrit. C'est celle qu'on relit dix ans plus tard. Le jour de ses dix-huit ans, l'administration légale cesse de plein droit. L'enfant vote seul, encaisse seul ses distributions, cède ses parts seul. Et il peut les revendre à ses parents sans demander l'agrément de quiconque : les cessions aux ascendants ou descendants du cédant en sont dispensées de plein droit, sauf clause statutaire contraire (art. 1861, al. 2). Le détail est dans notre guide de la clause d'agrément en SCI.

Surtout, trois compteurs se déclenchent, tous à cinq ans, et tous partant de la majorité :

  • La reddition de comptes. Le majeur peut exiger de ses parents le compte de leur gestion. L'action en reddition de comptes, en revendication ou en paiement se prescrit par cinq ans à compter de la majorité (art. 387-5, dernier alinéa) — donc jusqu'à 23 ans.
  • La responsabilité des parents. L'administrateur légal répond du dommage causé par sa faute de gestion, dans le même délai de cinq ans courant de la majorité ou de l'émancipation (art. 386, dernier alinéa).
  • La nullité des actes irréguliers. Un acte passé sans l'autorisation exigée par l'article 387-1 encourt une nullité relative, que seul l'enfant ou son représentant peut invoquer. Son délai de prescription est de cinq ans (art. 2224), et il ne commence à courir qu'au jour de la majorité (art. 1152, 1° ; art. 2235).

Le cas de Léa, cette fois dans le scénario favorable : la SCI a tenu, l'emprunt est servi, personne n'a fait défaut. Léa a dix-huit ans en 2030. Ses parents comptent vendre l'immeuble dans la foulée, et elle refuse. Ses 150 parts valent alors 19 700 € : immeuble revalorisé à 300 000 €, capital restant dû de 168 700 € après quatre ans d'amortissement, soit un actif net de 131 300 € × 15 %.

Tout dépend d'une clause écrite quatre ans plus tôt. Si les statuts exigent l'unanimité pour vendre un immeuble, Léa bloque à elle seule. Ses parents doivent alors renégocier, lui racheter ses parts 19 700 €, ou saisir le tribunal judiciaire — jamais le tribunal de commerce, un litige entre associés de société civile n'y a pas sa place. Si les statuts s'en tiennent à la majorité des parts, les parents passent outre à 70 % pour 0 €.

La clause de majorité rédigée en 2026 vaut donc 19 700 € en 2030. C'est le meilleur argument pour soigner les statuts de la SCI le jour de la création, et pour connaître à l'avance les issues d'un blocage entre associés.

Deux outils survivent utilement à la minorité. La clause d'inaliénabilité empêche le jeune majeur de revendre immédiatement, à condition d'être temporaire et justifiée. Et le pacte d'associés se signe à lui-même, à sa majorité. Non parce qu'un pacte conclu par ses parents ne l'engagerait pas : l'article 1154 du Code civil dit exactement le contraire, la représentation engage le représenté. Mais ses clauses les plus utiles — inaliénabilité, promesse de cession sur dix ans — débordent les pouvoirs ordinaires de l'administration légale. Elles restent attaquables cinq ans après ses dix-huit ans.


8. Un mineur peut-il être gérant de la SCI ?

L'article 1846 du Code civil dit seulement que la société est gérée par une ou plusieurs personnes, associées ou non. Il n'exige nulle part la majorité ni la capacité — la réponse ne se lit donc pas dans ce texte, elle se déduit de la fonction. Le gérant accomplit des actes juridiques et engage la société envers les tiers pour tout ce qui entre dans l'objet social (art. 1849). Or un mineur non émancipé est incapable de contracter (art. 1146) : ses engagements seraient exposés à la nullité relative de l'article 1147. Un gérant dont chaque signature est fragile n'est pas un gérant. Aucun texte ne tranche frontalement, et l'article 1990 du Code civil, qui autorise à choisir un mineur non émancipé comme mandataire, a même servi d'appui à ceux qui l'admettaient. Mais le mandant n'a alors contre lui qu'une action réduite aux règles propres aux obligations des mineurs : une société dont le gérant ne répond pas de sa gestion n'est pas gérée. La réponse est non.

Le mineur émancipé, lui, peut être gérant d'une société civile : l'article 413-6 lui donne la capacité d'un majeur pour tous les actes de la vie civile, et la gérance d'une SCI n'est pas un acte de commerce. Le vrai sujet pratique, dans une SCI familiale, n'est pas là : c'est la façon dont on lui retire le mandat. La révocation du gérant se décide à la majorité de plus de la moitié des parts, sauf clause statutaire contraire (art. 1851) — et si elle est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à dommages-intérêts. Voir pouvoirs et révocation du gérant de SCI.


9. Faut-il associer un enfant mineur ? La réponse honnête

Associer ses enfants mineurs est parfois la meilleure décision patrimoniale d'une famille. Parfois, c'est une erreur qui se paie douze ans plus tard. La ligne de partage tient à une question, une seule : la SCI a-t-elle une dette bancaire ?

Configuration Verdict Coût de l'erreur
SCI sans dette, immeuble déjà payéOuiExposition de l'enfant : 0 €. C'est le cas idéal.
Donation en nue-propriété une fois l'emprunt rembourséOuiSur 15 000 € de parts, 7 500 € taxés au lieu de 15 000 € (art. 669 du CGI, usufruitier de 55 ans) ; exposition aux dettes inchangée.
Enfant de 16 ou 17 ansOui0 € de risque au-delà de deux ans, et l'abattement de 100 000 € par parent démarre son cycle de quinze ans avec deux ans d'avance.
SCI qui doit emprunter pour acheterNonDossier bancaire mort ou 6 à 12 mois perdus, plus 6 000 € de dette potentielle par enfant sur notre cas. Dans ce cas, ne faites pas ça : créez la SCI entre adultes, donnez les parts après le remboursement.
Apporter un bien appartenant à l'enfantNon2 000 à 3 500 € et 4 à 8 mois de procédure, pour un juge qui peut refuser.
SCI à revendre avant les 18 ans, statuts à l'unanimitéNon19 700 € de rachat de parts, ou une vente bloquée par un enfant de dix-huit ans.

Les trois alternatives, dans l'ordre où on devrait les envisager.

  • Donner plus tard. La SCI se crée entre adultes, les parts partent une fois l'emprunt éteint : exposition nulle pendant toute la phase risquée.
  • Donner la nue-propriété plutôt que la pleine propriété. Moins de valeur taxée, mais aucune protection contre les dettes : l'associé, c'est le nu-propriétaire.
  • Ne pas associer du tout. Sur des patrimoines simples — un bien, deux enfants, aucun conflit prévisible —, la donation directe du bien fait souvent mieux que la SCI, pour moins cher et sans obligations annuelles.

Nous avons comparé les deux dernières voies, chiffres à l'appui, dans SCI familiale ou donation directe.

Les textes cités ici se vérifient en ligne : article 387-1 du Code civil, article 387-2, articles 382 à 386 sur l'administration légale et la fiche officielle sur l'émancipation. Sur les abattements de donation, l'état du barème est publié par l'administration fiscale.


10. Mineur associé de SCI : questions fréquentes

Un enfant mineur compte-t-il comme deuxième associé pour atteindre le minimum légal ?

Oui. L'article 1832 du Code civil exige deux associés au minimum — la société à associé unique n'existe que dans les cas prévus par la loi, dont la SCI ne fait pas partie — et aucun texte n'exige qu'ils soient juridiquement capables. Un enfant d'un jour compte donc comme associé à part entière. La prudence porte ailleurs : une SCI créée avec un enfant qui ne reçoit jamais de parts réelles, ne perçoit jamais rien et ne participe à aucune décision prête le flanc à une qualification de société fictive.

Un enfant mineur associé doit-il être déclaré au registre des bénéficiaires effectifs ?

Oui dès qu'il détient plus de 25 % du capital ou des droits de vote. La déclaration est faite par le gérant, l'enfant y figurant sous son identité propre et son administrateur légal n'y figurant pas à sa place. Coût au greffe depuis le barème du 1er mars 2026 : 19,33 € TTC si la déclaration accompagne la demande d'immatriculation, 33,80 € TTC pour une déclaration modificative ultérieure.

Peut-on donner des parts de SCI à un enfant qui n'est pas encore né ?

Seulement s'il est déjà conçu. L'article 906 du Code civil dispose qu'il suffit d'être conçu au moment de la donation pour être capable de recevoir entre vifs, la donation ne produisant effet que si l'enfant naît viable. Un enfant non conçu ne peut recevoir aucune donation : il faudra attendre sa naissance et refaire un acte.

Un mineur associé peut-il avoir un compte courant d'associé ?

Rien ne l'interdit, mais deux pièges guettent. Le compte courant d'associé est un prêt consenti par l'associé à sa société : si ce sont les parents qui l'alimentent au nom de l'enfant, l'administration y verra une donation indirecte, taxable et imputable sur l'abattement. Et le remboursement revient au mineur : l'encaisser sur un compte parental reste contestable jusqu'à ses 23 ans.

Que se passe-t-il si les parents divorcent ?

Le divorce ne modifie pas l'administration légale : elle reste exercée conjointement tant que les deux parents exercent l'autorité parentale (art. 382 du Code civil). Ce qui change est pratique et non juridique : la présomption de l'article 382-1, qui permet à un parent d'accomplir seul les actes d'administration, devient inconfortable. Notaires et banques exigent alors les deux signatures, même là où une seule suffirait en droit.

Qui signe si un seul parent exerce l'autorité parentale ?

Ce parent est seul administrateur légal et agit seul, y compris pour les actes de disposition (art. 382 du Code civil). L'autorisation préalable du juge reste due pour les actes énumérés à l'article 387-1 : le fait d'être seul ne dispense d'aucune autorisation, il supprime seulement la double signature.

Le juge peut-il refuser l'autorisation demandée ?

Oui, et il le fait. Le juge n'homologue pas : il apprécie l'intérêt du mineur. Les refus les plus fréquents visent les opérations dont le bénéfice économique va d'abord aux parents — apport d'un bien de l'enfant à une société qu'ils contrôlent, garantie donnée sur son patrimoine, renonciation à un droit.

Combien coûte et combien de temps prend une requête au juge ?

La requête elle-même est gratuite et l'avocat n'est pas obligatoire. Le coût réel vient de ce qui l'accompagne : évaluation du bien, rédaction, souvent une assistance. Comptez 2 000 à 3 500 € et un délai de 4 à 8 mois selon la juridiction. C'est ce délai, plus que le coût, qui fait échouer les opérations calées sur un compromis de vente.

Les parts d'un enfant mineur sont-elles saisissables ?

Oui. La minorité protège la formation de l'acte, pas le patrimoine une fois constitué. Un créancier de la SCI qui a d'abord poursuivi vainement la société (art. 1858 du Code civil) peut agir contre l'enfant à hauteur de sa part et faire saisir ses parts sociales selon le droit commun. La procédure est simplement plus lente, l'administrateur légal devant être appelé.

L'enfant mineur doit-il déclarer sa quote-part de revenus fonciers ?

En principe non. L'enfant mineur est rattaché au foyer fiscal de ses parents : la part du résultat de la SCI qui lui revient — sa quote-part, proportionnelle à ses 150 parts — remonte sur la déclaration 2044 de ses parents, puis sur leur 2042. Le 2 de l'article 6 du CGI permet toutefois de demander une imposition distincte quand l'enfant tire ses revenus d'une fortune indépendante de celle de ses parents, le cas de parts reçues d'un grand-parent. Les prélèvements sociaux sur ces revenus fonciers restent à 17,2 % en 2026 — la hausse à 18,6 % de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ne touche ni les revenus fonciers ni les plus-values immobilières.

Peut-on exclure un associé mineur plus tard ?

Uniquement si les statuts prévoient une clause d'exclusion et que ses conditions sont réunies. L'exclusion est une cession forcée : le prix appartient à l'enfant, et sa perception relève de l'administration légale, sous le contrôle du juge si le montant engage sérieusement son patrimoine. Exclure un enfant pour récupérer ses parts à bon compte est le meilleur moyen de s'exposer à une action en reddition de comptes à ses 18 ans.

Que se passe-t-il si un parent décède pendant la minorité ?

L'administration légale devient unilatérale : le parent survivant l'exerce seul (art. 382 du Code civil). Les parts du défunt entrent dans l'indivision successorale, où l'enfant est lui-même héritier — donc en opposition d'intérêts avec le parent survivant, qui y a ses propres droits. C'est le cas type de l'article 383 : le juge nomme un administrateur ad hoc. La solution plus légère — laisser l'autre administrateur légal représenter seul l'enfant — est fermée ici, puisqu'il n'y en a plus qu'un.

L'enfant devenu majeur peut-il faire annuler la SCI elle-même ?

Non, pas au seul motif qu'il était mineur. La nullité d'une société est strictement encadrée par l'article 1844-10 du Code civil. L'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, applicable depuis le 1er octobre 2025, a encore resserré ce régime. Elle ramène de trois à deux ans le délai de l'article 1844-14, crée un triple test à l'article 1844-12-1 et retire la violation des statuts des causes de nullité. Ce que le majeur attaque utilement, ce n'est pas la société : c'est l'acte le concernant, passé sans l'autorisation requise.

Une SCI familiale, ça se tient à jour tous les ans

Assemblée annuelle, procès-verbal, déclaration 2072, suivi des parts de chaque associé, mineurs compris : sci-ai.app produit et télétransmet tout. Et garde la trace de qui détient quoi depuis le premier jour — ce qu'un enfant devenu majeur peut réclamer jusqu'à ses 23 ans.

Pour aller plus loin

SCI avec enfants mineurs : la banque va refuser — le volet financement en entier : pourquoi le refus est légal, les trois façons de faire passer le dossier, et ce que la banque demande à la place. Associé de SCI sous tutelle ou curatelle — l'autre régime de protection : conseil de famille, juge des contentieux de la protection, et ce qui change pour les votes et les cessions. Responsabilité des associés sur les dettes — la démonstration complète des articles 1857 et 1858, et les leviers pour limiter l'exposition de chaque associé. Donation de parts de SCI — abattements, barème, reconstitution tous les quinze ans, évaluation des parts et chronologie de l'opération. Nombre d'associés en SCI — le minimum de deux, l'absence de maximum, et ce qui arrive quand la SCI se retrouve à un seul associé. Démembrement de parts de SCI — le barème de l'article 669, la répartition des droits de vote entre nu-propriétaire et usufruitier, et les cas chiffrés. Gérant de SCI — nomination, étendue des pouvoirs, révocation à la majorité des parts et responsabilité personnelle. Assemblée générale de SCI — convocation, majorités statutaires, procès-verbal et modèle, une fois le représentant du mineur identifié. Statuts de SCI — les clauses qui coûtent cher dix ans plus tard, à commencer par la majorité exigée pour vendre l'immeuble. SCI familiale ou donation directe — la comparaison chiffrée des deux voies, et les cas où ne pas créer de SCI est la bonne décision. SCI et enfant handicapé — l'abattement spécifique de 159 325 €, et l'effet des parts sur l'allocation aux adultes handicapés. Transmettre à ses petits-enfants en SCI — le saut de génération, ses abattements propres et ses pièges quand les petits-enfants sont mineurs. Mandat à effet posthume et SCI — comment faire gérer les parts d'un héritier mineur après le décès, et pour combien de temps. Tous nos guides SCI — l'ensemble du corpus, de la création à la transmission.
FAQ

Questions fréquentes

Oui. L'article 1832 du Code civil exige deux associés au minimum — la société à associé unique n'existe que dans les cas prévus par la loi, dont la SCI ne fait pas partie — et aucun texte n'exige qu'ils soient juridiquement capables. Un enfant d'un jour compte donc comme associé à part entière. La prudence porte ailleurs : une SCI créée avec un enfant qui ne reçoit jamais de parts réelles, ne perçoit jamais rien et ne participe à aucune décision prête le flanc à une qualification de société fictive.
Oui dès qu'il détient plus de 25 % du capital ou des droits de vote. La déclaration est faite par le gérant, l'enfant y figurant sous son identité propre et son administrateur légal n'y figurant pas à sa place. Coût au greffe depuis le barème du 1er mars 2026 : 19,33 € TTC si la déclaration accompagne la demande d'immatriculation, 33,80 € TTC pour une déclaration modificative ultérieure.
Seulement s'il est déjà conçu. L'article 906 du Code civil dispose qu'il suffit d'être conçu au moment de la donation pour être capable de recevoir entre vifs, la donation ne produisant effet que si l'enfant naît viable. Un enfant non conçu ne peut recevoir aucune donation : il faudra attendre sa naissance et refaire un acte.
Rien ne l'interdit, mais deux pièges guettent. Le compte courant d'associé est un prêt consenti par l'associé à sa société : si ce sont les parents qui l'alimentent au nom de l'enfant, l'administration y verra une donation indirecte, taxable et imputable sur l'abattement. Et le remboursement revient au mineur : l'encaisser sur un compte parental reste contestable jusqu'à ses 23 ans.
Le divorce ne modifie pas l'administration légale : elle reste exercée conjointement tant que les deux parents exercent l'autorité parentale (art. 382 du Code civil). Ce qui change est pratique et non juridique : la présomption de l'article 382-1, qui permet à un parent d'accomplir seul les actes d'administration, devient inconfortable. Notaires et banques exigent alors les deux signatures, même là où une seule suffirait en droit.
Ce parent est seul administrateur légal et agit seul, y compris pour les actes de disposition (art. 382 du Code civil). L'autorisation préalable du juge reste due pour les actes énumérés à l'article 387-1 : le fait d'être seul ne dispense d'aucune autorisation, il supprime seulement la double signature.
Oui, et il le fait. Le juge n'homologue pas : il apprécie l'intérêt du mineur. Les refus les plus fréquents visent les opérations dont le bénéfice économique va d'abord aux parents — apport d'un bien de l'enfant à une société qu'ils contrôlent, garantie donnée sur son patrimoine, renonciation à un droit.
La requête elle-même est gratuite et l'avocat n'est pas obligatoire. Le coût réel vient de ce qui l'accompagne : évaluation du bien, rédaction, souvent une assistance. Comptez 2 000 à 3 500 € et un délai de 4 à 8 mois selon la juridiction. C'est ce délai, plus que le coût, qui fait échouer les opérations calées sur un compromis de vente.
Oui. La minorité protège la formation de l'acte, pas le patrimoine une fois constitué. Un créancier de la SCI qui a d'abord poursuivi vainement la société (art. 1858 du Code civil) peut agir contre l'enfant à hauteur de sa part et faire saisir ses parts sociales selon le droit commun. La procédure est simplement plus lente, l'administrateur légal devant être appelé.
En principe non. L'enfant mineur est rattaché au foyer fiscal de ses parents : la part du résultat de la SCI qui lui revient — sa quote-part, proportionnelle à ses 150 parts — remonte sur la déclaration 2044 de ses parents, puis sur leur 2042. Le 2 de l'article 6 du CGI permet toutefois de demander une imposition distincte quand l'enfant tire ses revenus d'une fortune indépendante de celle de ses parents, le cas de parts reçues d'un grand-parent. Les prélèvements sociaux sur ces revenus fonciers restent à 17,2 % en 2026 — la hausse à 18,6 % de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ne touche ni les revenus fonciers ni les plus-values immobilières.
Uniquement si les statuts prévoient une clause d'exclusion et que ses conditions sont réunies. L'exclusion est une cession forcée : le prix appartient à l'enfant, et sa perception relève de l'administration légale, sous le contrôle du juge si le montant engage sérieusement son patrimoine. Exclure un enfant pour récupérer ses parts à bon compte est le meilleur moyen de s'exposer à une action en reddition de comptes à ses 18 ans.
L'administration légale devient unilatérale : le parent survivant l'exerce seul (art. 382 du Code civil). Les parts du défunt entrent dans l'indivision successorale, où l'enfant est lui-même héritier — donc en opposition d'intérêts avec le parent survivant, qui y a ses propres droits. C'est le cas type de l'article 383 : le juge nomme un administrateur ad hoc. La solution plus légère — laisser l'autre administrateur légal représenter seul l'enfant — est fermée ici, puisqu'il n'y en a plus qu'un.
Non, pas au seul motif qu'il était mineur. La nullité d'une société est strictement encadrée par l'article 1844-10 du Code civil. L'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, applicable depuis le 1er octobre 2025, a encore resserré ce régime. Elle ramène de trois à deux ans le délai de l'article 1844-14, crée un triple test à l'article 1844-12-1 et retire la violation des statuts des causes de nullité. Ce que le majeur attaque utilement, ce n'est pas la société : c'est l'acte le concernant, passé sans l'autorisation requise.