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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Refacturer les charges au locataire en SCI : les écritures pas à pas (2026)

Un gérant m'envoie son grand livre : douze lignes de 1 020 €, toutes créditées au compte de loyers. Loyer et provision de charges dans le même sac. Résultat faux de 1 440 €, déclaration fausse dans la foulée. C'est l'anomalie que je croise le plus souvent, et elle vient d'un malentendu très simple : une provision de charges n'est pas un produit. C'est une avance encaissée sur une dépense qui n'est pas encore arrêtée. Autrement dit, une dette de la SCI envers son locataire — jusqu'au jour de la régularisation. Le produit n'apparaît qu'à ce moment-là, et seulement à hauteur de ce qui est réellement récupérable. Tout le reste en découle : le compte à mouvementer, l'exercice touché, la base de TVA, et un traitement fiscal qui n'a rien à voir selon que la SCI est à l'IR ou à l'IS.

Je prends le sujet dans l'ordre où il se pose quand on tient les comptes d'une SCI. Qu'est-ce qui est légalement récupérable. Comment les appels s'organisent dans le temps. Quels comptes utiliser. Puis les écritures, une par une, de l'avis d'échéance au solde de tout compte du locataire qui s'en va. Ensuite le fiscal — l'IR d'abord, l'IS ensuite —, la TVA, et pour finir un exercice complet chiffré avec l'extrait de balance avant et après régularisation. Si le cadre général des obligations comptables ne vous est pas encore familier, faites un crochet par notre guide de la comptabilité d'une SCI avant de revenir ici.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, Légifrance, code de commerce). Mis à jour le 28 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.

Les 5 points à retenir

  • Une provision encaissée n'est pas un produit : elle va au crédit du compte de tiers 4191, pas au crédit d'un compte 7.
  • Le produit naît à la régularisation, au crédit du 708, pour le seul montant réellement récupérable.
  • À l'IR, l'article 29 du CGI neutralise tout : ni recette, ni charge. Une exception, une seule — l'article 31, I, 1°, a ter.
  • À l'IS, la question devient le rattachement à l'exercice : cut-off, charges à payer, produits à recevoir.
  • En TVA, les charges sont l'accessoire du loyer et en suivent le régime. Provisions comprises, dès l'encaissement.

1. Ce qui est réellement récupérable sur le locataire

Avant la moindre écriture, une question de droit. La somme que vous réclamez au locataire est-elle récupérable ? Si elle ne l'est pas, aucune écriture ne la rendra légitime : le locataire pourra en demander la restitution, et votre comptabilité aura enregistré un produit qui n'existe pas. Ce guide traite du comptable et du fiscal. Pour la liste poste par poste, le décompte à remettre au locataire et la façon de le justifier, allez voir notre guide dédié aux charges locatives récupérables en SCI : c'est son sujet, pas le mien. Je ne reprends ici que ce qu'il faut de droit pour comprendre les écritures.

En location nue d'habitation : une liste limitative

L'article 23 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 pose le principe. Les charges récupérables — le texte dit charges locatives — ne sont exigibles, sur justification, qu'en contrepartie de trois catégories de dépenses : les services liés au logement et à l'usage de l'immeuble, l'entretien courant et les menues réparations sur les éléments d'usage commun, et les impositions correspondant à des services dont le locataire profite directement. Trois portes, pas quatre.

Le détail est fixé par le décret n° 87-713 du 26 août 1987, et ce détail est limitatif. Ce qui n'y figure pas n'est pas récupérable, même si le bail dit le contraire : la clause est réputée non écrite, point. En pratique, la liste couvre :

  • l'eau froide, l'eau chaude et le chauffage collectif (consommation et entretien courant des installations) ;
  • l'électricité des parties communes, l'entretien de l'ascenseur, des espaces verts, des voies de circulation ;
  • l'élimination des rejets, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, la redevance d'assainissement ;
  • les menues réparations et le remplacement de petits éléments d'équipement des parties communes ;
  • la rémunération du gardien ou de l'employé d'immeuble, à hauteur de 75 % ou 40 % selon les tâches qu'il assure.

Trois ans pour réclamer. Toutes les actions dérivant du contrat de bail — dont l'action en répétition des charges indues — se prescrivent par trois ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989). Le même texte réserve une seule exception : l'action en révision du loyer par le bailleur, prescrite un an après la date de révision convenue au contrat. Un compte de provisions jamais régularisé expose donc la SCI à une demande de restitution portant sur trois années complètes.

En bail commercial : une liberté encadrée depuis 2014

Ici, pas de liste limitative. Le principe reste la liberté contractuelle — mais une liberté sérieusement rabotée par la loi Pinel et son décret d'application, le décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014. Ses articles R145-35 à R145-37 s'appliquent aux contrats conclus ou renouvelés à compter du 5 novembre 2014, date de publication au Journal officiel. Beaucoup de baux en cours sont donc encore sous l'ancien régime, ce qui explique pas mal de désaccords entre bailleurs et preneurs.

Deux règles commandent tout le reste :

  • Un inventaire précis et limitatif dans le bail (article L145-40-2 du code de commerce) : le contrat doit énumérer les catégories de charges, impôts, taxes et redevances liés au bail, avec l'indication de leur répartition entre bailleur et preneur. Ce qui n'est pas inventorié n'est pas imputable.
  • Une liste de dépenses non imputables (article R145-35 du code de commerce), détaillée au chapitre 8 : grosses réparations de l'article 606 du Code civil et honoraires afférents, travaux de mise en conformité relevant de ces grosses réparations, impôts dont le bailleur est le redevable légal (sauf exceptions), honoraires de gestion des loyers, charges de locaux vacants ou imputables à d'autres locataires.

Négociation de ces clauses, répartition contractuelle, pièges classiques du bail lui-même : tout cela est traité dans notre guide SCI et bail commercial. Côté habitation, le contrat type et ses annexes sont détaillés dans SCI et bail d'habitation.


2. Les deux mécanismes : provisions d'habitation et appels de charges commerciaux

Deux façons d'organiser la refacturation dans le temps, deux jeux d'écritures différents. Autant savoir dans lequel on se trouve avant de saisir quoi que ce soit.

Mécanisme n° 1 : provisions mensuelles + régularisation annuelle (habitation)

C'est le régime de droit commun de la location nue d'habitation. L'article 23 de la loi du 6 juillet 1989 autorise le bailleur à appeler des provisions exigibles en même temps que le loyer, à condition d'en justifier le montant par les résultats des années précédentes et, en copropriété, par le budget prévisionnel voté.

La régularisation annuelle, elle, est obligatoire. Un mois avant, le bailleur communique au locataire le décompte par nature de charges, le mode de répartition entre locataires et, s'il y a du chauffage ou de l'eau chaude collectifs, une note sur leur mode de calcul. Les pièces justificatives restent à disposition six mois à compter de l'envoi du décompte. Six mois, pas six semaines : gardez les factures du syndic accessibles.

Ce que coûte un retard. Si la régularisation n'est pas faite avant la fin de l'année civile qui suit celle de l'exigibilité des provisions, le locataire peut exiger que le solde soit échelonné sur douze mois. La créance survit, mais l'exigibilité immédiate est perdue : un rattrapage de 900 € se transforme en douze prélèvements de 75 €. Et pendant ce temps, le 4191 continue de gonfler.

Mécanisme n° 2 : appels de charges + état récapitulatif annuel (bail commercial)

La mécanique est cousine, mais les délais et les documents changent. Le bailleur appelle le plus souvent des charges trimestrielles, avec le loyer, puis établit un état récapitulatif annuel qui liquide et régularise les comptes de charges.

L'article R145-36 du code de commerce impose de communiquer cet état au preneur au plus tard le 30 septembre de l'année suivant celle pour laquelle il est établi ou, pour un immeuble en copropriété, dans les trois mois de la reddition des charges de copropriété de l'exercice annuel. Le bailleur doit également communiquer, sur demande du preneur, tout document justifiant le montant des charges imputées.

Deuxième obligation, celle que presque personne n'applique : l'article R145-37 impose, dans les deux mois de chaque échéance triennale, de remettre au preneur un état prévisionnel des travaux envisagés pour les trois ans à venir avec leur budget, plus un état récapitulatif des travaux réalisés sur les trois ans écoulés avec leur coût. Deux documents à préparer tous les trois ans, à caler dans le calendrier de la SCI.

Mécanisme n° 3 (dérogatoire) : le forfait de charges

Dans le champ de la loi du 6 juillet 1989 — celui de la résidence principale —, trois situations échappent au couple provision / régularisation et permettent un forfait de charges : la colocation, quel que soit le nombre de contrats (l'article 8-1, I la définit comme la location d'un même logement par plusieurs locataires « formalisée par la conclusion d'un contrat unique ou de plusieurs contrats », et le V ouvre le forfait sans distinguer selon ce nombre), la location meublée à titre de résidence principale (article 25-10, où le forfait est une simple option offerte aux parties) et le bail mobilité (article 25-18, où le forfait est au contraire obligatoire). Le forfait est versé simultanément au loyer, son montant est fixé en fonction des sommes exigibles au titre de l'article 23, il ne peut être manifestement disproportionné au regard des charges réellement supportées, et il ne donne lieu ni à complément ni à régularisation ultérieure.

La conséquence comptable est directe : un forfait de charges se comptabilise immédiatement en produit. Il est acquis à la SCI dès l'encaissement, définitivement, donc il ne passe jamais par le 4191. C'est le seul cas où la simplification est licite en résidence principale — et, accessoirement, la seule bonne raison de créditer un compte 7 dès le premier euro encaissé. Hors du champ de la loi de 1989 (bail de droit commun, résidence secondaire, location saisonnière), la liberté contractuelle permet aussi un forfait, avec le même traitement comptable. Voir SCI et colocation et SCI, bail mobilité et logement étudiant.

Critère Habitation (nu) Bail commercial Forfait
Base juridiqueArt. 23 loi 1989 + décret 87-713Art. L145-40-2 et R145-35 s. C. com.Loi 1989 (colocation, mobilité, meublé)
Périodicité d'appelMensuelle, avec le loyerLe plus souvent trimestrielleMensuelle, avec le loyer
RégularisationAnnuelle, obligatoireAnnuelle, obligatoireAucune
Délai de redditionDécompte 1 mois avant, pièces 6 mois30 septembre N+1 (ou 3 mois après reddition copro)
Compte d'attente41914191Aucun (produit direct)
Prescription3 ans (art. 7-1 loi 1989)5 ans en principe (art. 2224 C. civ. / L110-4 C. com.), sous réserve de la prescription biennale de l'art. L145-60 C. com. pour les actions fondées sur le statut

3. Le plan de comptes de la refacturation : 4191, 4192, 614, 708, 4181

Le droit est posé, le calendrier aussi. Reste à traduire tout ça en numéros de comptes. Première mise au point : aucun plan comptable sectoriel n'impose de numérotation aux SCI. On applique le Plan Comptable Général, et deux cabinets sérieux peuvent parfaitement ne pas coder la même chose de la même façon. Ce qui compte, c'est la constance d'un exercice sur l'autre et un grand livre lisible par un tiers. Voici les comptes que nous utilisons chez sci-ai.app, avec les variantes que vous rencontrerez ailleurs.

Compte Intitulé PCG Usage dans la refacturation Variantes admises
411Clients (locataires)Créance née de l'avis d'échéance : loyer + provision4111 par locataire, 4112 par immeuble
4181Clients — factures à établirSolde de charges dû par le locataire, connu mais non encore facturé à la clôture418 non subdivisé
4191Clients — avances et acomptes reçus sur commandesLe compte central : provisions de charges encaissées, non encore régulariséesSous-compte dédié « Locataires — provisions sur charges »
4192Locataires créditeurs (subdivision libre)Trop-perçu de charges à restituer après régularisationSolde créditeur du 411 du locataire, ou 4197 « Clients — autres avoirs »
614Charges locatives et de copropriétéToutes les dépenses supportées par la SCI, récupérables ou non6152 « Entretien et réparations sur biens immobiliers », 6063 selon la nature réelle
63512Taxes foncièresTaxe foncière et TEOM payées par la SCI635 non subdivisé
708Produits des activités annexesLe produit de refacturation, constaté à la régularisation7088 « Autres produits d'activités annexes », ou sous-compte dédié du 708
752Revenus des immeubles non affectés aux activités professionnellesLe loyer nu lui-même (à ne jamais confondre avec les charges)706 si l'activité est traitée en prestation
165Dépôts et cautionnements reçusDépôt de garantie, mobilisé au solde de tout compte1651
44566TVA déductible sur autres biens et servicesTVA sur les charges supportées, si la SCI est assujettie4456 non subdivisé
44571TVA collectéeTVA sur les provisions et sur la régularisation, si option TVA4457 non subdivisé
44587TVA sur factures à établirTVA du solde de charges non encore facturé à la clôture
4686 / 4687Charges à payer / produits à recevoirÉcritures de cut-off à l'IS408 / 418 selon la nature

Pourquoi 708 et pas 752 ?

Le 752 enregistre le revenu de l'immeuble : le loyer. Or une refacturation de charges n'est pas un loyer. C'est un produit accessoire, la contrepartie d'un service rendu ou d'une dépense avancée pour le compte d'un tiers. Le compte 708 « Produits des activités annexes », dans sa subdivision 7088 « Autres produits d'activités annexes » ou dans un sous-compte dédié, l'isole proprement. Évitez le 7083 : dans le PCG, il s'intitule « Locations diverses » et n'a rien à voir avec une refacturation de charges.

L'enjeu n'a rien de théorique. Prenez notre appartement à 900 € par mois avec 120 € de provisions : tout mélangé, le compte de résultat affiche 12 240 € de « loyers », soit un revenu locatif surévalué de 13,3 %. Séparé, vous lisez 10 800 € de loyer réel d'un côté et 1 440 € de provisions en transit de l'autre. C'est cette séparation qui rend un rendement calculable et des indicateurs de pilotage exploitables. Certains plans logent la refacturation dans un sous-compte de 706 : très bien, tant que le loyer et les charges ne partagent jamais le même compte. L'arborescence complète est dans notre plan comptable SCI commenté.

Automatisez provisions, régularisations et écritures de charges

sci-ai.app rapproche automatiquement les encaissements de vos locataires, ventile provisions et loyers dans les bons comptes, et génère l'écriture de régularisation à partir du décompte du syndic. Le compte 4191 se solde tout seul.


4. Refacturer les charges au locataire : les écritures pas à pas

Un seul cas servira de fil rouge jusqu'à la fin du chapitre. La SCI Les Tilleuls possède un appartement en copropriété, loué nu à usage d'habitation à M. Berthier. Loyer 900 €, provision de charges 120 € : avis d'échéance de 1 020 € le 5 de chaque mois. En face, la SCI règle au syndic des appels de fonds trimestriels de 620 €.

Étape 1 — L'appel de provision (avis d'échéance)

En comptabilité d'engagement — SCI à l'IS, ou SCI à l'IR qui tient une comptabilité complète —, la créance naît à l'échéance prévue au bail. Avant même de voir l'argent arriver sur le compte.

Compte Libellé Débit Crédit
411Locataire M. Berthier — échéance de mars1 020,00
752Loyer nu du mois900,00
4191Provision sur charges — mars120,00

Regardez bien la troisième ligne. Les 120 € vont au crédit d'un compte de tiers, jamais au crédit d'un compte 7. Tant que la régularisation n'a pas eu lieu, cette somme reste juridiquement due au locataire — ou à imputer sur des charges réelles quand elles seront connues. L'écriture de loyer proprement dite est détaillée dans nos écritures de loyers en SCI.

Étape 2 — L'encaissement

Compte Libellé Débit Crédit
512Virement reçu du locataire1 020,00
411Solde de l'échéance de mars1 020,00

Si la SCI est à l'IR et tient une comptabilité de trésorerie, sans constater de créance, les étapes 1 et 2 n'en font qu'une : débit 512 de 1 020 €, crédit 752 de 900 € et crédit 4191 de 120 €. Le raisonnement ne bouge pas d'un millimètre. Le 4191 reste un compte de dette, pas un compte de résultat.

Étape 3 — Le paiement des charges par la SCI

La SCI supporte les dépenses en son nom : appels de fonds du syndic, contrat d'entretien de la chaudière, TEOM adossée à la taxe foncière. Elles partent toutes en charge, sans qu'on cherche à ce stade à trier le récupérable du non-récupérable. Ce tri viendra au décompte, pas à la saisie.

Compte Libellé Débit Crédit
614Appel de fonds syndic — 1er trimestre620,00
512Prélèvement du syndic620,00

Attention aux appels de fonds travaux. Un appel de fonds pour des travaux hors budget prévisionnel (II de l'article 14-1 de la loi du 10 juillet 1965 depuis sa réécriture par l'ordonnance n° 2019-1101), ou une cotisation au fonds de travaux de l'article 14-2-1, ne suit pas le même chemin qu'un appel de charges courantes. Voyez nos guides appels de fonds de copropriété en SCI, fonds de travaux ALUR et travaux de copropriété.

Étape 4a — La régularisation avec solde débiteur (le locataire doit un complément)

Le décompte annuel tombe : 1 512 € de charges réellement récupérables, contre 1 440 € de provisions encaissées (12 × 120 €). La provision mensuelle était donc un peu juste. M. Berthier doit 72 €.

Compte Libellé Débit Crédit
4191Solde des provisions encaissées sur l'année1 440,00
411Complément de charges dû par le locataire72,00
708Charges refacturées — décompte annuel1 512,00

Le 4191 revient à zéro, comme il doit le faire chaque année. Et le produit constaté au 708 vaut exactement les charges récupérables du décompte : 1 512 €, pas 1 440 €, pas 2 480 €. Le complément de 72 € reste en créance au 411 jusqu'à son encaissement.

Étape 4b — La régularisation avec solde créditeur (trop-perçu à restituer)

Renversons la situation. Hiver doux, chauffage collectif moins gourmand : le décompte ne sort qu'à 1 380 €. Cette fois, c'est la SCI qui doit 60 € à son locataire.

Compte Libellé Débit Crédit
4191Solde des provisions encaissées sur l'année1 440,00
708Charges refacturées — décompte annuel1 380,00
4192Trop-perçu de charges à restituer60,00

Ces 60 € sont une dette, au passif du bilan. Deux façons de l'éteindre : un virement au locataire (débit 4192 / crédit 512) ou une imputation sur l'échéance du mois suivant (débit 4192 / crédit 411). Le mois suivant, pas trois ans plus tard. Une SCI dont le 4192 traîne des trop-perçus de 2022 a, dans les faits, cessé de rapprocher sa comptabilité du réel.

Étape 5 — La sortie du locataire et le solde de tout compte

Le locataire s'en va. La SCI arrête un décompte définitif et retient sur le dépôt de garantie ce qui reste dû au titre des charges. Rappel utile : le dépôt de garantie dort au crédit du compte 165 depuis le premier jour du bail. Il n'a jamais été un produit, et le devenir au départ du locataire serait une deuxième erreur par-dessus la première (nos écritures de dépôt de garantie en SCI détaillent le cycle complet).

Chiffrons : dépôt de 900 €, solde de charges dû de 140 €, état des lieux de sortie conforme, aucune dégradation à retenir.

Compte Libellé Débit Crédit
165Dépôt de garantie restitué / imputé900,00
411Imputation du solde de charges dû140,00
512Virement du solde au locataire sortant760,00

Le délai de restitution. L'article 22 de la loi du 6 juillet 1989 impose la restitution du dépôt dans un mois si l'état des lieux de sortie est conforme à celui d'entrée, deux mois sinon. Dans un immeuble en copropriété, le bailleur peut conserver une provision d'au plus 20 % du dépôt jusqu'à l'arrêté annuel des comptes de la copropriété, le solde devant être restitué dans le mois qui suit. À défaut, le montant dû est majoré de 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé.

Étape 6 — Le cut-off de clôture (SCI à l'IS)

Situation ultra-banale : l'exercice se clôture le 31 décembre, la copropriété n'approuvera ses comptes qu'en juin. Impossible de régulariser, il faut donc estimer. Deux écritures, selon le sens du solde :

  • Solde en faveur de la SCI : débit 4181 « Clients — factures à établir » / crédit 708 (et crédit 44587 pour la TVA si option TVA).
  • Charges non encore facturées par le syndic : débit 614 / crédit 4686 « Charges à payer ».

Ces écritures sont contre-passées à l'ouverture de l'exercice suivant. Notre guide sur la clôture comptable d'une SCI détaille l'ensemble des travaux de cut-off, et notre checklist de clôture reprend les contrôles à effectuer sur les comptes de tiers.


5. Traitement fiscal en SCI à l'IR : la neutralité de l'article 29

C'est le point qui déclenche le plus de discussions, y compris avec des confrères. Alors autant l'énoncer franchement : les charges récupérables encaissées ne sont pas un revenu foncier imposable. Elles ne le sont jamais. Et j'ai vu passer suffisamment de 2072 gonflées de provisions de charges pour savoir que l'idée inverse a la vie dure.

Le texte : article 29 du CGI

L'article 29 du CGI définit le revenu brut foncier comme « le montant des recettes brutes perçues par le propriétaire, augmenté du montant des dépenses incombant normalement à ce dernier et mises par les conventions à la charge des locataires ». Puis il ajoute, sans détour, qu'il n'est pas tenu compte des sommes versées par les locataires au titre des charges leur incombant. Le texte est là, il tient en une ligne.

La contrepartie est logique : ces mêmes charges, quand le propriétaire les acquitte, ne sont pas déductibles. Le BOFiP résume la mécanique d'une formule : la situation du bailleur au regard des charges locatives est en principe globalement neutre d'une année sur l'autre (BOI-RFPI-BASE-20-40). Rien n'entre, rien ne sort.

Flux Comptabilité Déclaration 2072 (SCI à l'IR)
Provisions de charges encaisséesCrédit 4191 (dette)Non déclarées en recettes
Charges récupérables supportéesDébit 614Non déductibles
Charges non récupérables supportéesDébit 614 / 622 / 616Déductibles si listées à l'art. 31
Taxe foncière refacturée au locataireCrédit 708Recette imposable (supplément de loyer)
Taxe foncière payée par la SCIDébit 63512Déductible hors TEOM (art. 31, I, 1°, c)
TEOM payée par la SCIDébit 63512Non déductible (imposition incombant à l'occupant)
Charges impayées au départ du locatairePerte définitiveDéductibles (art. 31, I, 1°, a ter)

La distinction décisive : charges du locataire ou charges du propriétaire ?

Une seule question à se poser, à chaque ligne du décompte : cette dépense incombe-t-elle normalement au locataire, ou au propriétaire ? De la réponse dépend tout le traitement fiscal.

  • Charge incombant au locataire (eau, chauffage collectif, entretien des parties communes, TEOM…) : le remboursement n'est pas une recette et la dépense n'est pas déductible. Neutre.
  • Charge incombant au propriétaire mise par le bail à la charge du locataire (taxe foncière, prime d'assurance de l'immeuble, grosses réparations dans un bail commercial…) : le remboursement est un supplément de loyer imposable au sens de l'article 29 du CGI, et la dépense correspondante reste déductible si elle figure dans la liste de l'article 31. Le BOFiP BOI-RFPI-BASE-10-20 le confirme et exige une clause expresse du bail.

Pour une SCI à l'IR qui loue des murs commerciaux avec refacturation de la taxe foncière, la conséquence est concrète et rarement anticipée : cette refacturation gonfle le revenu brut foncier. Sur une taxe foncière de 4 000 € refacturée, ce sont 4 000 € de recette supplémentaire à déclarer, soumis à l'impôt sur le revenu des associés et aux prélèvements sociaux à 17,2 %. La déductibilité symétrique de la taxe rétablit l'équilibre, mais l'assiette a bougé — et avec elle, parfois, la tranche marginale. Notre guide taxe foncière en SCI creuse le sujet, et charges déductibles en SCI reprend la liste complète de l'article 31.

La TEOM n'est pas déductible. L'article 31, I, 1°, c du CGI ne permet de déduire que les impositions « autres que celles incombant normalement à l'occupant ». La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, récupérable de plein droit sur le locataire, incombe normalement à l'occupant : elle est donc exclue de la déduction, alors même que la SCI l'acquitte avec sa taxe foncière (BOI-RFPI-BASE-20-50). Symétriquement, sa refacturation n'est pas une recette. Il faut donc, chaque année, retrancher la TEOM du montant de l'avis de taxe foncière avant de le porter en charge déductible. Le même c) exclut également de la déduction les taxes annuelles sur les bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement des articles 231 ter et 231 quater du CGI.

Le cas particulier des provisions de copropriété

Quand la SCI est copropriétaire, un second mécanisme vient se superposer au premier : celui de l'article 31, I, 1°, a quater du CGI. Bien a quater. Pas a ter, qui vise les charges impayées du locataire parti, ni a bis, qui vise les primes d'assurance. Les trois alinéas sont voisins, se confondent facilement, et la confusion se paie au contrôle.

Le mécanisme se joue en deux temps, à un an d'écart :

  1. Année N : la SCI déduit l'intégralité des provisions versées au syndic — le CGI vise les provisions « prévues aux articles 14-1 et 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 », c'est-à-dire les provisions du budget prévisionnel et celles appelées pour des travaux hors budget prévisionnel (attention à la numérotation : depuis l'ordonnance n° 2019-1101 du 30 octobre 2019 et la loi Climat et résilience du 22 août 2021, ces travaux hors budget figurent au II de l'article 14-1, l'article 14-2 régissant désormais le plan pluriannuel de travaux ; le CGI a conservé l'ancien renvoi) —, sans se soucier de leur ventilation ni de leur affectation effective, pour leur montant total sur la déclaration de l'année du versement au syndic (BOI-RFPI-BASE-20-70). Une somme échappe toutefois à ce régime : la cotisation au fonds de travaux de l'article 14-2-1, qui n'est pas une provision au sens du a quater — elle n'est pas déductible au versement, mais seulement lors de l'emploi effectif des sommes pour des travaux eux-mêmes déductibles (art. 31, I, 1°, a quater du CGI, qui ne vise que les articles 14-1 et 14-2 ; BOI-RFPI-BASE-20-30-30 sur les modalités de déduction des travaux).
  2. Année N+1 : après l'approbation des comptes de la copropriété en assemblée générale, la SCI réintègre dans son revenu imposable la fraction des provisions déduites en N qui correspond à des charges non déductibles, à des charges récupérables sur le locataire, ainsi qu'à l'éventuel solde positif (provisions supérieures aux dépenses réelles). Un solde négatif est, à l'inverse, déductible l'année suivante.

Ce décalage d'un an est une machine à erreurs déclaratives. Concrètement, préparer la déclaration exige d'avoir sous la main l'arrêté des comptes du syndic de l'exercice précédent — celui que beaucoup jettent une fois l'assemblée générale passée. Notre guide charges de copropriété en SCI détaille la ventilation à opérer ; celui de la déclaration 2072 indique où atterrit chaque ligne.

L'exception : les charges impayées au départ du locataire

Il y a une brèche dans le principe de neutralité, une seule, et elle est ouverte par l'article 31, I, 1°, a ter du CGI : est déductible « le montant des dépenses supportées pour le compte du locataire par le propriétaire dont celui-ci n'a pu obtenir le remboursement, au 31 décembre de l'année du départ du locataire ».

Le BOFiP BOI-RFPI-BASE-20-40 en tire trois conditions cumulatives :

  • les charges doivent être légalement récupérables (liste du décret 87-713 en habitation) ;
  • elles ne doivent pas avoir été remboursées au 31 décembre de l'année du départ du locataire — pas de son entrée, pas de la fin du bail théorique, mais bien de son départ effectif ;
  • seul le solde réellement impayé est déductible, après imputation du dépôt de garantie conservé.

Presque personne n'y pense, et c'est pourtant le seul levier pour effacer fiscalement une perte réelle sur charges. Sur un locataire parti en laissant 800 € de charges impayées après imputation du dépôt, ce sont 800 € de déduction que la SCI abandonne par simple oubli. Le traitement des loyers impayés obéit à sa propre logique : voir impayés de loyer en SCI.


6. Traitement fiscal en SCI à l'IS : le rattachement à l'exercice

Oubliez tout ce qui précède, ou presque. À l'IS, la règle de neutralité de l'article 29 disparaît : on est en comptabilité d'engagement, et le résultat fiscal se construit à partir du résultat comptable avec les retraitements de l'article 39 du CGI. Les charges refacturées redeviennent des produits comme les autres.

Le principe : produits et charges rattachés à l'exercice

Les charges refacturées sont un produit d'exploitation au 708, rattaché à l'exercice où les charges correspondantes ont été engagées ; les charges supportées, elles, sont déductibles. Produit d'un côté, charge du même montant de l'autre : l'opération reste neutre sur le résultat. Mais elle traverse le compte de résultat, alors qu'à l'IR elle n'y entrait même pas. Nuance de présentation, pas d'impôt — sauf si le rattachement dérape.

Point SCI à l'IR SCI à l'IS
Base légaleArt. 28 à 31 CGIArt. 38 et 39 CGI
Fait générateurEncaissement / décaissementEngagement (créance acquise, dette certaine)
Provisions encaisséesHors recettes (art. 29)Dette au bilan (4191), hors résultat
Charges refacturéesHors recettesProduit 708 imposable
Charges supportéesNon déductibles si récupérablesDéductibles intégralement
Provisions de copropriétéDéduites en N, réintégrées en N+1Charge de l'exercice de rattachement réel
Impact net sur le résultatNul (neutralité)Nul (produit = charge)

Le vrai enjeu à l'IS : le cut-off

Puisque tout se joue sur le rattachement, la clôture décide de la sincérité du résultat. Trois contrôles, à faire dans cet ordre :

  1. Le compte 4191 est-il justifié ? Son solde doit correspondre, locataire par locataire, aux provisions encaissées non encore régularisées. Un état détaillé doit pouvoir être produit.
  2. Les charges de l'exercice sont-elles toutes enregistrées ? Les appels de fonds du syndic échus mais non payés, la régularisation du syndic connue après la clôture : ces éléments donnent lieu à des charges à payer (4686).
  3. Le produit de refacturation est-il complet ? Si le décompte du locataire ne sera émis qu'en N+1 mais que les charges sont engagées en N, un produit à recevoir est nécessaire (4181, avec 44587 pour la TVA).

Ces trois contrôles irriguent le passage du résultat comptable au résultat fiscal — sujet traité dans du résultat comptable au résultat fiscal en SCI — et alimentent directement la liasse fiscale 2033. Un dernier argument, tout à fait pragmatique : le FEC est un fichier plat. Un vérificateur qui trie sur le compte 4191 voit en trois secondes s'il a été soldé une fois en cinq ans.

Le piège du changement de régime. Une SCI qui passe de l'IR à l'IS doit reprendre à l'ouverture le solde de son compte de provisions locataires. Beaucoup de bilans d'ouverture l'oublient, ce qui crée une dette fantôme envers les locataires — ou, pire, un produit indûment constaté. Voyez passer sa SCI de l'IR à l'IS et le bilan d'ouverture.


7. La TVA sur les charges refacturées au locataire

Une seule règle à retenir ici : les charges refacturées suivent le sort du loyer. Elles sont l'accessoire d'une opération principale — la mise à disposition du local — et n'ont donc pas de régime autonome. Pas de TVA sur le loyer, pas de TVA sur les charges. Loyer taxé, charges taxées.

Références TVA : attention au 1er septembre 2026. Les articles du CGI cités dans ce chapitre (260, 2°, 261 D, 2°, 267, II, 2°, 269, 2, c et 283, 3) sont ceux en vigueur jusqu'au 31 août 2026. L'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 transfère, à droit constant, l'ensemble des règles de TVA du CGI vers le livre II du code des impositions sur les biens et services (CIBS), à compter du 1er septembre 2026. Les solutions de fond exposées ici sont inchangées : seule la numérotation des textes évolue. Pour toute citation postérieure à cette date, reportez-vous à la table de correspondance annexée à l'ordonnance.

Location nue d'habitation : pas de TVA

La location nue d'habitation est exonérée (article 261 D, 2° du CGI), les charges refacturées le sont aussi. Ce qui a une conséquence que peu de bailleurs formulent clairement : la SCI ne récupère aucune TVA sur les charges qu'elle supporte, donc elle refacture des montants TTC. Une facture d'entretien de chaudière de 240 € TTC — soit 218,18 € HT, l'entretien d'un logement achevé depuis plus de deux ans relevant du taux réduit de 10 % de l'article 279-0 bis du CGI — se refacture bien 240 €, et non 218,18 €. Le décompte remis au locataire reprend les sommes réellement décaissées, taxe comprise.

Locaux professionnels avec option TVA : TVA à 20 % sur tout

Option exercée pour la TVA sur des locaux nus à usage professionnel (article 260, 2° du CGI) : le loyer part à 20 %, et les charges refacturées suivent au même taux. Provisions comprises — c'est le point que beaucoup ratent. La TVA sur une prestation de services est exigible à l'encaissement des acomptes ou du prix (article 269, 2, c du CGI), sauf option pour les débits. Encaisser une provision, c'est encaisser un acompte : la TVA est due tout de suite, pas à la régularisation.

Prenons un local professionnel : loyer 1 500 € HT, provision de charges 250 € HT.

Compte Libellé Débit Crédit
411Locataire — quittance TTC2 100,00
706Loyer HT du local professionnel1 500,00
4191Provision de charges HT250,00
44571TVA collectée 20 % sur 1 750 €350,00

Fin d'année : 3 240 € HT de charges récupérables pour 3 000 € HT de provisions encaissées (12 × 250 €). Deux écritures sont nécessaires, et pas une seule — d'abord le transfert du compte de provisions vers le produit, ensuite la facture complémentaire avec sa TVA propre.

Compte Libellé Débit Crédit
Écriture 1 — transfert des provisions en produit
4191Solde des provisions HT encaissées3 000,00
708Charges refacturées HT3 000,00
Écriture 2 — facture complémentaire de régularisation
411Complément de charges TTC288,00
708Complément de charges HT240,00
44571TVA collectée 20 %48,00

En face, la SCI assujettie déduit la TVA sur les charges qu'elle supporte, au débit du 44566. C'est l'un des vrais bénéfices de l'option, et il se chiffre : sur un immeuble tertiaire dont les charges annuelles tournent à 60 000 € HT, la TVA déductible représente 12 000 € qui ne sortent pas de la trésorerie. Le champ de l'option est traité dans SCI et TVA, les modalités déclaratives dans la déclaration de TVA en SCI.

Le cas de la taxe foncière refacturée

Quand le bail met la taxe foncière à la charge du preneur, la refacturation constitue un complément de loyer, indissociable de la prestation de location. Elle suit donc le régime TVA du loyer : soumise à 20 % si le bail est sous option, hors champ si le bail est exonéré. La jurisprudence l'a confirmé (Cass. com., 4 décembre 2007, n° 06-21.149).

Une tentation à écarter tout de suite : traiter cette refacturation en débours au sens de l'article 267, II, 2° du CGI pour échapper à la TVA. Le régime des débours suppose que la SCI agisse au nom et pour le compte du locataire, en vertu d'un mandat, et qu'elle rende compte exactement des sommes engagées, logées dans des comptes de passage. Or le bailleur est le redevable légal de la taxe foncière. Il paie sa propre dette, pas celle de son locataire. Le montage ne tient pas, et il ne tient à peu près jamais en matière de charges immobilières.

Et la taxe sur les bureaux ?

Même logique côté TVA : refacturée en vertu du bail, la taxe annuelle sur les bureaux est un supplément de loyer. Mais attention au piège fiscal côté IR, parce que là, la symétrie se casse. L'article 31, I, 1°, c du CGI exclut expressément de la déduction les taxes annuelles des articles 231 ter et 231 quater — bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage, surfaces de stationnement. Refacturée : imposable en recette. Payée : non déductible. La SCI perd des deux côtés, et cela se négocie au moment de rédiger le bail, pas au moment de remplir la déclaration. Détails dans la taxe sur les bureaux en SCI.


8. Les charges qui ne sont jamais récupérables sur le locataire

Passons au versant négatif. Certaines dépenses ne quitteront jamais le bilan de la SCI, quoi qu'en dise le bail. Savoir les repérer conditionne deux choses à la fois : la validité juridique du décompte remis au locataire, et l'exactitude du produit inscrit au 708.

Dépense Habitation Bail commercial Compte
Grosses réparations (art. 606 C. civ.)Non récupérableNon imputable (R145-35, 1°)615 ou immobilisation
Honoraires liés aux grosses réparationsNon récupérableNon imputable (R145-35, 1°)622
Honoraires de gestion des loyersNon récupérableNon imputable (R145-35, 4°)622
Honoraires du syndic (gestion courante)Non récupérableSelon inventaire du bail614
Assurance propriétaire non occupantNon récupérableSelon inventaire du bail616
Charges de locaux vacantsNon récupérableNon imputable (R145-35, 5°)614
Mise en conformité relevant de l'art. 606Non récupérableNon imputable (R145-35, 2°)615 ou immobilisation
Cotisation au fonds de travauxNon récupérableNon imputableCompte d'attente puis 615
Taxe foncièreNon récupérable (hors TEOM)Imputable si le bail le prévoit63512

Le mur de l'article 606 en bail commercial

L'article R145-35, 1° du code de commerce interdit d'imputer au preneur les grosses réparations de l'article 606 du Code civil et les honoraires qui vont avec. Et l'article 606, lui, ne date pas d'hier : gros murs et voûtes, rétablissement des poutres et des couvertures entières, digues, murs de soutènement et de clôture en entier. Traduction pour un immeuble de rapport : la toiture, la structure, le ravalement lourd.

Conséquence directe : la clause « le preneur supporte tous les travaux, y compris ceux de l'article 606 », qu'on lit encore dans un bail sur deux, est réputée non écrite dès lors que le bail a été conclu ou renouvelé depuis le 5 novembre 2014. Pour les baux antérieurs jamais renouvelés, elle continue de produire effet — jusqu'au renouvellement, où elle tombe. Sur un ravalement à 40 000 €, ce détail de date vaut cher.

Côté comptable, ces travaux suivent le régime des travaux du propriétaire : charge de l'exercice s'il s'agit d'entretien-réparation, immobilisation s'il s'agit d'une amélioration ou du remplacement d'un composant. La frontière est traitée dans nos écritures de travaux en SCI, et elle est décisive à l'IS puisqu'elle commande l'amortissement.

Le sort des charges de locaux vacants

Dans un ensemble immobilier à plusieurs locataires, l'article R145-35, 5° interdit d'imputer à un preneur les charges, impôts, taxes, redevances et coûts de travaux qui portent sur des locaux vacants ou qui reviennent à d'autres locataires. La clé de répartition est celle du bail, à défaut la surface, et la quote-part des lots vides reste sur le dos du bailleur.

Attention à ne pas confondre cette quote-part avec un simple manque à gagner : c'est une charge décaissée. Sur un immeuble de six lots dont un est vide, la SCI paie réellement la quote-part du lot vide — déterminée par la clé de répartition du bail, à défaut par la surface — sans aucune contrepartie. Ce coût s'ajoute à celui de la vacance locative, et il manque dans la plupart des prévisionnels que je vois passer.


9. Exemple annuel complet de refacturation, avec extrait de balance

On reprend la SCI Les Tilleuls, à l'IR, son appartement en copropriété loué nu 900 € par mois avec 120 € de provisions. Exercice clos le 31 décembre 2025. Cette fois on va jusqu'au bout : les flux, l'arrêté du syndic, le décompte du locataire, la balance avant et après, puis la 2072 sur deux ans.

Les flux de l'année 2025

Flux Détail Montant
Loyers encaissés12 × 900 €10 800,00
Provisions de charges encaissées12 × 120 €1 440,00
Appels de fonds versés au syndic4 × 620 €2 480,00
Taxe foncière (dont TEOM 168 €)Avis 20251 340,00
Assurance PNOPrime annuelle185,00

L'arrêté des comptes de la copropriété (exercice 2025, approuvé le 12 juin 2026)

Six mois après la clôture, le syndic sort ses comptes. La quote-part réelle de la SCI pour 2025 : 2 396 €, alors qu'elle avait appelé 2 480 €. La copropriété doit donc 84 € à la SCI. Voici comment ces 2 396 € se décomposent — et c'est cette décomposition, pas le total, qui commande la suite :

Nature Qualification Montant
Chauffage collectif, eau, électricité communs, ascenseur, espaces verts, nettoyageRécupérable1 344,00
Honoraires du syndic, assurance de l'immeuble, entretien non récupérableNon récupérable mais déductible962,00
Quote-part de travaux d'agrandissement du local vélosNon déductible90,00
Total quote-part 20252 396,00

Le décompte remis au locataire

Aux 1 344 € de charges récupérables venues de la copropriété, il faut ajouter la TEOM de 168 €, récupérable de plein droit et payée par la SCI avec sa taxe foncière. Total : 1 512 €. En face, 1 440 € de provisions versées. Solde à la charge de M. Berthier : 72 €.

Ligne du décompte Montant
Charges récupérables de copropriété1 344,00
Taxe d'enlèvement des ordures ménagères168,00
Total des charges récupérables 20251 512,00
Provisions versées par le locataire− 1 440,00
Solde dû par le locataire72,00

Extrait de balance au 31 décembre 2025, avant régularisation

Compte Intitulé Solde débiteur Solde créditeur
165Dépôt de garantie reçu900,00
411Locataire M. Berthier0,00
4191Locataire — provisions sur charges1 440,00
614Charges locatives et de copropriété2 480,00
616Assurance PNO185,00
63512Taxe foncière (dont TEOM)1 340,00
752Revenus des immeubles10 800,00

Ce solde créditeur de 1 440 € au 4191 n'a rien d'anormal. Au 31 décembre 2025, le syndic n'a pas arrêté ses comptes : régulariser serait inventer un chiffre. La dette est justifiée, datée, rattachable à un locataire précis et à douze échéances identifiables. C'est exactement ce qu'on doit pouvoir dire d'un 4191 en bonne santé.

Extrait de balance après régularisation (juin 2026)

Compte Intitulé Mouvement Nouveau solde
4191Provisions soldées par le décompteD 1 440,000,00
411Complément de charges dûD 72,0072,00 (D)
708Charges refacturées au locataireC 1 512,001 512,00 (C)
614Remboursement du syndic sur solde 2025C 84,00Ajusté

La traduction fiscale sur la déclaration 2072

Et maintenant, le grand écart. La comptabilité vient de montrer 1 512 € de produit et 2 480 € de charges de copropriété. La déclaration, elle, va raconter une tout autre histoire — étalée sur deux ans.

Élément Revenus 2025 Revenus 2026
Loyers encaissés+ 10 800,00(idem)
Provisions de charges encaissées0,00 (hors recettes)0,00
Provisions versées au syndic (art. 31, I, 1°, a quater)− 2 480,00
Régularisation des provisions déduites en 2025+ 1 518,00
Taxe foncière hors TEOM (1 340 − 168)− 1 172,00(idem)
TEOM payée (168 €) et récupérée (168 €)0,00 (neutre)0,00
Assurance PNO− 185,00(idem)
Effet net sur deux exercicesSeuls 962 € de charges de copropriété restent déduits

D'où sortent ces 1 518 € de réintégration ? De trois lignes : 1 344 € de charges récupérables sur le locataire, 90 € de travaux non déductibles, 84 € de solde positif remboursé par la copropriété. Faites la soustraction sur les 2 480 € déduits en 2025 : il reste 962 € effectivement déduits. Soit, au centime près, les charges de copropriété non récupérables et fiscalement déductibles identifiées dans l'arrêté du syndic. La boucle est fermée — et c'est le meilleur autocontrôle qui existe sur ce sujet : si le solde ne retombe pas sur la ligne « non récupérable mais déductible », il y a une erreur quelque part.

À noter sur la TEOM. Erreur classique : déduire l'avis de taxe foncière pour son montant global. La TEOM de 168 € incombe normalement à l'occupant et se récupère de plein droit sur le locataire ; elle n'est donc pas déductible du revenu foncier (article 31, I, 1°, c du CGI ; BOI-RFPI-BASE-20-50), et sa refacturation n'entre pas davantage dans les recettes brutes. L'opération est fiscalement neutre des deux côtés : seuls 1 172 € de taxe foncière sont déductibles en 2025. En comptabilité, en revanche, la TEOM figure bien au débit du 63512 et sa refacturation au crédit du 708. C'est un exemple typique d'écart légitime entre le résultat comptable et le résultat fiscal d'une SCI à l'IR.

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10. Les 8 erreurs les plus fréquentes en refacturation de charges

Voici ce que je retrouve, année après année, dans les comptes de charges locatives des SCI qui arrivent chez nous en reprise. Huit anomalies, pas cinquante. Et toutes se règlent en amont, au moment de la saisie, pas en juin en cherchant à recoller les morceaux.

Erreur 1 — Comptabiliser la provision en produit définitif

La championne toutes catégories, et celle par laquelle j'ai commencé cet article. Créditer le 752 ou le 706 d'une provision gonfle les produits, fausse le rendement affiché et, à l'IS, majore le résultat imposable d'une somme qui n'appartient pas encore à la société. À l'IR, on déclare en recettes exactement ce que l'article 29 du CGI exclut. Un seul réflexe à ancrer : toute provision va au 4191. La seule dérogation, c'est le forfait de charges.

Erreur 2 — Ne jamais solder le compte 4191

Un 4191 qui enfle d'année en année sans jamais redescendre dit une chose : personne n'a régularisé. Le locataire, lui, a trois ans pour réclamer son trop-versé, et un vérificateur lit ce solde comme un aveu. Le contrôle de clôture tient en une phrase : le solde doit s'expliquer, locataire par locataire, par les provisions encaissées depuis la dernière régularisation. Si vous ne savez pas reconstituer ce détail, le compte est déjà faux.

Erreur 3 — Confondre charges du locataire et charges du propriétaire mises à sa charge

Les premières sont fiscalement neutres à l'IR ; les secondes sont un supplément de loyer imposable. Un bail commercial qui refacture taxe foncière et assurance de l'immeuble gonfle donc le revenu brut foncier de la SCI, et derrière l'impôt sur le revenu des associés plus les prélèvements sociaux à 17,2 %. Sur 5 000 € de charges refacturées, l'assiette bouge de 5 000 €. À chiffrer avant de signer, pas à découvrir en avril.

Erreur 4 — Oublier la réintégration de l'année suivante

Déduire les provisions de copropriété en N : tout le monde y arrive. Réintégrer la fraction récupérable et non déductible en N+1 : nettement moins de monde. C'est l'un des redressements les plus fréquents sur les revenus fonciers, et il ne demande aucun talent particulier au vérificateur — l'arrêté des comptes de la copropriété lui donne le chiffre. Voir les motifs de redressement d'une SCI.

Erreur 5 — Refacturer des charges non récupérables

Honoraires de gestion locative, honoraires du syndic en habitation, ravalement, remplacement d'ascenseur, cotisation au fonds de travaux : rien de tout cela n'a sa place dans un décompte locataire. En habitation, cela finit en remboursement sur trois ans. En bail commercial, la clause tombe comme non écrite et le preneur réclame la restitution. Dans les deux cas, la SCI rend l'argent qu'elle avait comptabilisé en produit.

Erreur 6 — Passer les charges du locataire en charge déductible à l'IR

C'est l'erreur 1 vue dans l'autre sens : on déduit du revenu foncier des charges récupérables qui ne le sont pas, tout en oubliant, il est vrai, de déclarer les provisions. Le déficit obtenu est artificiel et ne survit pas au premier contrôle. La règle ne change pas d'un pouce : ni recette, ni charge.

Erreur 7 — Ne pas facturer la TVA sur les provisions d'un local sous option

Sous option TVA, la taxe est exigible dès l'encaissement de la provision — pas à la régularisation. L'oublier, c'est se préparer un rappel majoré sur trois exercices. Le travers inverse existe aussi : facturer de la TVA sur des charges refacturées relatives à un local exonéré. Là, l'article 283, 3 du CGI est impitoyable, l'émetteur est redevable de la taxe du seul fait de l'avoir facturée, et le preneur ne peut pas la déduire. Tout le monde perd.

Erreur 8 — Régler des charges depuis un compte personnel

Le gérant règle l'entretien de la chaudière avec sa carte bleue personnelle, puis la SCI refacture la dépense au locataire. La chaîne est cassée à deux endroits : aucun justificatif de décaissement au nom de la société, et un flux de refacturation qui arrive sur un compte dont la SCI n'est pas titulaire. Tout doit passer par le compte bancaire dédié de la SCI. Si le gérant avance des fonds, cette avance transite par son compte courant d'associé et fait l'objet d'une écriture de compte courant en bonne et due forme. Deux minutes de saisie contre un poste entier de comptabilité invérifiable.


11. FAQ — Refacturation des charges au locataire en SCI

Les provisions pour charges encaissées sont-elles un produit de la SCI ?

Non, pas au moment de l'encaissement. Une provision est une somme reçue d'avance sur des charges non encore arrêtées : elle se comptabilise au crédit d'un compte de tiers, le 4191. Le produit n'est constaté qu'à la régularisation, pour le seul montant réellement récupérable, au crédit du 708. C'est l'une des confusions les plus fréquentes en comptabilité de SCI.

Les charges récupérables encaissées sont-elles imposables en SCI à l'IR ?

Non. L'article 29 du CGI prévoit qu'il n'est pas tenu compte des sommes versées par les locataires au titre des charges leur incombant. En contrepartie, les charges correspondantes ne sont pas déductibles. Le mécanisme est globalement neutre. Attention à ne pas confondre avec les dépenses incombant normalement au propriétaire et mises par convention à la charge du locataire, qui sont un supplément de loyer imposable.

Et si le locataire part sans avoir remboursé les charges ?

L'article 31, I, 1°, a ter du CGI autorise la déduction des dépenses supportées pour le compte du locataire dont le bailleur n'a pu obtenir le remboursement au 31 décembre de l'année du départ du locataire. C'est la seule exception au principe de neutralité. Seul le solde réellement impayé est déductible, après imputation du dépôt de garantie.

Comment traiter les provisions versées au syndic ?

À l'IR, la SCI déduit l'intégralité des provisions versées l'année de leur paiement (article 31, I, 1°, a quater du CGI). L'année suivante, après approbation des comptes de la copropriété, elle réintègre la fraction correspondant aux charges récupérables sur le locataire, aux charges non déductibles et à l'éventuel solde positif. Le BOFiP BOI-RFPI-BASE-20-70 décrit ce mécanisme en deux temps.

La refacturation des charges est-elle soumise à TVA ?

Elle suit le sort du loyer. En location nue d'habitation, exonérée (article 261 D, 2° du CGI), la refacturation se fait hors TVA sur des montants TTC. Si la SCI a opté pour la TVA sur des locaux professionnels (article 260, 2° du CGI), les charges refacturées sont soumises à la TVA à 20 %, y compris les provisions, la taxe étant exigible dès leur encaissement. Ces règles sont recodifiées à droit constant au livre II du CIBS à compter du 1er septembre 2026 (ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025).

Peut-on refacturer les gros travaux à un locataire commercial ?

Non. L'article R145-35 du code de commerce, issu du décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014, interdit d'imputer au preneur les dépenses relatives aux grosses réparations de l'article 606 du Code civil et les honoraires afférents, les travaux de mise en conformité qui en relèvent, les honoraires de gestion des loyers, et les charges des locaux vacants. Une clause contraire est réputée non écrite pour les baux conclus ou renouvelés depuis novembre 2014.

Quel compte utiliser pour le produit de refacturation ?

Le compte 708 « Produits des activités annexes », dans sa subdivision 7088 « Autres produits d'activités annexes » ou dans un sous-compte dédié (le 7083 du PCG s'intitule « Locations diverses » : ce n'est pas le bon compte). Certains plans utilisent un sous-compte de 706 ou de 752. Ce qui compte, c'est de ne jamais mélanger le loyer et la refacturation dans un même compte, et de conserver la même convention d'un exercice à l'autre.

Quel est le délai de régularisation en bail commercial ?

L'article R145-36 du code de commerce impose de communiquer l'état récapitulatif annuel au plus tard le 30 septembre de l'année suivant celle pour laquelle il est établi, ou, pour un immeuble en copropriété, dans les trois mois de la reddition des charges de copropriété. Le bailleur doit aussi produire, sur demande, tout document justifiant les montants imputés.

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Sources officielles

  • Article 29 du CGI — définition du revenu brut foncier et exclusion des sommes versées par les locataires au titre des charges leur incombant.
  • Article 31, I, 1°, a ter et a quater du CGI — charges non remboursées au départ du locataire ; provisions pour charges de copropriété.
  • Article 31, I, 1°, c du CGI — impositions déductibles, à l'exception de celles incombant normalement à l'occupant (TEOM) et des taxes des articles 231 ter et 231 quater.
  • BOI-RFPI-BASE-20-40 (charges locatives) et BOI-RFPI-BASE-20-70 (déduction des provisions pour charges de copropriété).
  • BOI-RFPI-BASE-20-50 (impôts déductibles : non-déductibilité de la TEOM et de la taxe annuelle sur les bureaux) ; BOI-RFPI-BASE-20-30-20 et BOI-RFPI-BASE-20-30-30 (modalités de déduction des travaux, y compris ceux financés par le fonds de travaux).
  • BOI-RFPI-BASE-10-20 — dépenses mises par convention à la charge du locataire (clause expresse du bail exigée).
  • Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, articles 7-1, 8-1 (I et V), 22, 23, 25-10 et 25-18 ; décret n° 87-713 du 26 août 1987 pris en application de l'article 18 de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 et fixant la liste des charges récupérables, auquel renvoie l'article 23 de la loi de 1989.
  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, articles 14-1 (budget prévisionnel et, à son II, travaux hors budget), 14-2 (plan pluriannuel de travaux) et 14-2-1 (fonds de travaux), dans leur rédaction issue de l'ordonnance n° 2019-1101 du 30 octobre 2019 et de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 ; article 606 du Code civil (grosses réparations).
  • Code de commerce, articles L145-40-2, L145-60, R145-35, R145-36 et R145-37 ; décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014 (applicable aux contrats conclus ou renouvelés à compter du 5 novembre 2014).
  • Articles 260, 2°, 261 D, 2°, 267, II, 2°, 269, 2, c et 283, 3 du CGI — option TVA, exonération, débours, exigibilité, TVA facturée à tort — dans leur rédaction en vigueur jusqu'au 31 août 2026 ; à compter du 1er septembre 2026, ces règles sont reprises à droit constant au livre II du code des impositions sur les biens et services (ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 portant recodification de la TVA).
  • Article 279-0 bis du CGI — taux réduit de 10 % sur l'entretien des locaux d'habitation achevés depuis plus de deux ans.
FAQ

Questions fréquentes

Non, pas au moment de l'encaissement. Une provision est une somme reçue d'avance sur des charges non encore arrêtées : elle se comptabilise au crédit d'un compte de tiers (4191 « Clients — avances et acomptes reçus », souvent subdivisé en 4191x « Locataires — provisions sur charges »). Le produit n'est constaté qu'à la régularisation, pour le montant réellement récupérable, au crédit du 708. Comptabiliser la provision directement en produit est l'erreur la plus fréquente en comptabilité de SCI.
Le compte 708 « Produits des activités annexes » est le plus adapté, dans sa subdivision 7088 « Autres produits d'activités annexes » ou dans un sous-compte dédié du 708 (le 7083 du PCG s'intitule « Locations diverses » : ce n'est pas un compte de charges refacturées). Certains plans comptables immobiliers utilisent un sous-compte de 706 ou de 752 pour rester au plus près du compte de loyer. Ce qui compte, c'est la constance d'un exercice à l'autre et la capacité à isoler la refacturation du loyer proprement dit dans le grand livre et dans le FEC.
Non. L'article 29 du CGI prévoit expressément qu'il n'est pas tenu compte des sommes versées par les locataires au titre des charges leur incombant. En contrepartie, les charges correspondantes ne sont pas déductibles. Le mécanisme est donc globalement neutre : ni recette, ni charge. Attention à ne pas confondre avec les dépenses incombant normalement au propriétaire et mises par convention à la charge du locataire, qui sont, elles, un supplément de loyer imposable.
L'article 31, I, 1°, a ter du CGI autorise la déduction du montant des dépenses supportées pour le compte du locataire dont le bailleur n'a pu obtenir le remboursement au 31 décembre de l'année du départ du locataire. C'est la seule exception au principe de neutralité. Seul le solde réellement impayé est déductible, et les charges doivent être légalement récupérables.
À l'IR, la SCI déduit l'intégralité des provisions versées au syndic l'année de leur paiement (article 31, I, 1°, a quater du CGI), sans se soucier de leur ventilation. L'année suivante, après approbation des comptes de la copropriété, elle réintègre la fraction correspondant aux charges récupérables sur le locataire, aux charges non déductibles et à l'éventuel solde positif. Le BOFiP BOI-RFPI-BASE-20-70 décrit ce mécanisme en deux temps. Une exception : la cotisation au fonds de travaux de l'article 14-2-1 de la loi de 1965, qui n'est pas visée par le a quater et n'est déductible qu'à l'emploi effectif des sommes.
Elle suit le sort du loyer. En location nue d'habitation, exonérée de TVA (article 261 D, 2° du CGI), la refacturation se fait hors TVA, sur des montants TTC supportés par la SCI. Si la SCI a opté pour la TVA sur des locaux professionnels (article 260, 2° du CGI), les charges refacturées constituent un accessoire du loyer et sont soumises à la TVA au même taux de 20 %, y compris les provisions. Ces règles sont reprises à droit constant au livre II du code des impositions sur les biens et services à compter du 1er septembre 2026 (ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025) : seule la numérotation change.
Oui. La taxe foncière incombe normalement au propriétaire : sa mise à la charge du preneur par une clause du bail en fait un supplément de loyer imposable au sens de l'article 29 du CGI. En contrepartie, la taxe foncière reste déductible, mais uniquement pour sa fraction hors TEOM : la taxe d'enlèvement des ordures ménagères incombe normalement à l'occupant et n'est donc pas déductible (article 31, I, 1°, c du CGI ; BOI-RFPI-BASE-20-50). Si le bail est soumis à TVA sur option, la refacturation de la taxe foncière est également soumise à la TVA comme complément de loyer.
Uniquement celles figurant sur la liste limitative du décret n° 87-713 du 26 août 1987, auquel renvoie l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989 : eau, chauffage collectif, électricité des parties communes, ascenseur, entretien des espaces verts, taxe d'enlèvement des ordures ménagères, menues réparations. Toute somme réclamée hors de cette liste est indue et le locataire peut en demander le remboursement dans le délai de prescription de trois ans.
L'article R145-36 du code de commerce impose au bailleur de communiquer au preneur un état récapitulatif annuel au plus tard le 30 septembre de l'année suivant celle pour laquelle il est établi, ou, pour un immeuble en copropriété, dans les trois mois de la reddition des charges de copropriété de l'exercice annuel. Le bailleur doit aussi produire, sur demande, tout document justifiant le montant des charges imputées.
Non. L'article R145-35 du code de commerce, issu du décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014, interdit d'imputer au preneur les dépenses relatives aux grosses réparations de l'article 606 du Code civil ainsi que les honoraires y afférents, les travaux de mise en conformité relevant de ces grosses réparations, les honoraires de gestion des loyers et les charges afférentes à des locaux vacants ou imputables à d'autres locataires.
On solde le compte de provisions par le crédit du produit réellement acquis, et l'excédent devient une dette envers le locataire. En pratique : débit du 4191 pour la totalité des provisions encaissées, crédit du 708 pour les charges réellement récupérables, et crédit d'un compte de tiers créditeur (4192 ou le compte 411 du locataire) pour la différence. Cette dette est ensuite éteinte par un virement ou par imputation sur les échéances suivantes.
Oui, dans la mesure du possible. En habitation, l'article 22 de la loi du 6 juillet 1989 impose la restitution du dépôt de garantie dans un délai d'un mois si l'état des lieux de sortie est conforme, deux mois sinon. En copropriété, le bailleur peut conserver une provision d'au maximum 20 % du dépôt jusqu'à l'arrêté annuel des comptes de la copropriété, le solde devant être restitué dans le mois qui suit.
La logique comptable est identique, mais le rattachement change : à l'IS, on applique la comptabilité d'engagement, donc les charges et les produits de refacturation sont rattachés à l'exercice auquel ils se rapportent, indépendamment des flux de trésorerie. Cela impose des écritures de cut-off à la clôture : charges à payer, produits à recevoir sur charges non encore refacturées, provisions encaissées d'avance maintenues en compte de tiers.
Oui, dans trois cas dans le champ de la loi du 6 juillet 1989 : la colocation, quel que soit le nombre de contrats (article 8-1, I et V), la location meublée de résidence principale (article 25-10, forfait optionnel) et le bail mobilité (article 25-18, forfait obligatoire). Hors de ce champ (bail de droit commun, résidence secondaire, location saisonnière), la liberté contractuelle permet également un forfait. Le forfait est versé simultanément au loyer, ne peut être manifestement disproportionné au regard des charges réelles et ne donne lieu ni à complément ni à régularisation. Comptablement, il se comptabilise directement en produit, sans passer par un compte de provisions.
Non. En habitation, ils ne figurent pas sur la liste du décret n° 87-713. En bail commercial, l'article R145-35, 4° du code de commerce interdit expressément d'imputer au preneur les honoraires du bailleur liés à la gestion des loyers. Ils restent une charge du bailleur, comptabilisée en 622, et déductible du revenu foncier au titre des frais de gestion.
Un compte de provisions qui gonfle d'année en année signale que les régularisations n'ont jamais été faites. À l'IS, cela fausse le résultat et le bilan, et la dette envers les locataires devient invérifiable. En cas de contrôle, un solde 4191 anormal attire l'attention du vérificateur sur la sincérité de la comptabilité. Côté civil, le locataire conserve trois ans pour réclamer le trop-versé en habitation.