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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Modèle de convention de compte courant d'associé en SCI (2026)

Dans la quasi-totalité des dossiers qui passent entre mes mains, ce document n'a jamais été rédigé. Les SCI concernées ont pourtant toutes un compte courant d'associé. Un jour, il a fallu compléter l'apport, régler la taxe foncière ou avancer 12 000 € de ravalement : quelqu'un a fait un virement depuis son compte personnel, et l'affaire s'est arrêtée là. Pas de convention, pas de date, pas de taux. Or tant que cet argent ne repose sur aucun écrit, il n'est juridiquement rien de précis — ni un prêt daté, ni un apport en capital, ni une donation. Ce sont donc les autres qui trancheront à votre place : un associé fâché, un héritier pressé, un banquier prudent, un vérificateur méthodique. Cette page ne refait pas la théorie. Elle vous donne le document : un modèle de convention de compte courant d'associé pour SCI, ses huit clauses commentées une par une, puis le texte intégral, article par article, prêt à copier et à remplir.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code général des impôts, Code monétaire et financier, BOFiP, plan comptable général). Mis à jour le 27 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé : adaptez toujours le modèle à vos statuts et à votre situation.


1. Pourquoi une convention de compte courant écrite change tout

Le compte courant d'associé n'est défini par aucun texte

Le point de départ surprend toujours mes clients. Cherchez « compte courant d'associé » dans le Code civil : rien. Dans le Code de commerce : rien non plus. Le Code général des impôts l'évoque de biais, uniquement pour plafonner la déduction des intérêts, et le Code monétaire et financier pour l'écarter d'une interdiction. Le compte courant d'associé est une création de la pratique, consacrée par la jurisprudence et par le plan comptable général, mais sans régime légal propre. Il n'existe, juridiquement, que dans la mesure où vous l'écrivez.

D'où une conséquence que peu de gérants ont en tête — et ce n'est pas celle que l'on lit partout. On répète volontiers qu'à défaut d'écrit, on retomberait sur les règles générales du prêt de consommation (articles 1892 et suivants du Code civil), et que le juge pourrait alors accorder un délai de restitution sur le fondement de l'article 1900. C'est inexact : la Cour de cassation juge que « les dispositions de l'article 1900 du code civil ne sont pas applicables au compte courant d'associé, dont la caractéristique essentielle, en l'absence de convention particulière ou statutaire le régissant, est d'être remboursable à tout moment » (Cass. com., 10 mai 2011, n° 10-18.749, publié au Bulletin).

Traduisez : l'absence de convention ne protège pas la société, elle l'expose. La créance est exigible à vue, sans préavis. Un associé fâché peut réclamer ses 60 000 € du jour au lendemain à une SCI qui encaisse 1 400 € de loyers par mois, et le juge n'a pour seule marge que le délai de grâce de l'article 1343-5 du Code civil, plafonné à deux ans. C'est très exactement l'inverse de ce que la plupart des gérants imaginent — et c'est la clause 6 du modèle, et elle seule, qui permet d'organiser un préavis.

Le piège de la preuve. L'article 1359 du Code civil impose un écrit pour prouver un acte juridique portant sur plus de 1 500 €. Or un relevé bancaire prouve qu'un virement a eu lieu ; il ne dit pas à quel titre. « J'ai la preuve, j'ai mes relevés » : je l'entends tous les mois. Face à un beau-frère ou à un héritier qui soutient que c'était un apport définitif, la ligne de banque, seule, ne tranche rien.

Les trois requalifications que la convention neutralise

Requalification Déclencheur Conséquence
En apport en capitalVersement sans écrit, jamais inscrit en dette au bilan, jamais rembourséPerte du droit au remboursement : les fonds ne ressortent qu'à la dissolution ou par réduction de capital
En libéralitéUn associé finance seul, au profit d'associés qui ne remboursent pas (fréquent en SCI familiale)Droits de mutation à titre gratuit, jusqu'à 60 % entre non-parents, et rapport successoral
En revenus distribuésFlux dans les deux sens, compte devenu débiteur, retraits non tracés (SCI à l'IS)Imposition personnelle des sommes retirées (art. 111 a CGI), sans que la SCI puisse déduire quoi que ce soit

Rien de théorique là-dedans : ce sont les trois motifs qui reviennent quand un compte courant est remis en cause. Et la défense est chaque fois la même — un écrit daté, signé, cohérent avec les flux bancaires et avec la comptabilité. Trois pièces qui se répondent. Quand l'une manque, la discussion s'ouvre.

La convention protège l'associé autant que la société

On la présente volontiers comme un bouclier pour l'associé prêteur. C'est vrai, et c'est réducteur. Elle protège aussi :

  • La SCI, en encadrant le remboursement : sans clause de préavis, un associé peut exiger la restitution immédiate de 80 000 € que la société n'a tout simplement pas.
  • Le gérant, qui peut prouver qu'il a agi dans un cadre autorisé et non par arrangement informel. Sur ce terrain, voir notre guide du rôle et de la responsabilité du gérant de SCI.
  • Les autres associés, qui savent exactement qui a avancé quoi, à quel taux, et ce que la SCI doit à chacun — ce qui évite l'essentiel des conflits ultérieurs.
  • Les héritiers, qui trouvent une créance chiffrée au lieu d'une conversation à reconstituer.
  • La banque, qui accepte plus volontiers de financer une SCI dont l'apport des associés est formalisé et, le cas échéant, bloqué. Un sujet développé dans notre guide du prêt bancaire en SCI.

Où s'arrête cette page. Comment fonctionne un compte courant, ce qu'il coûte fiscalement, à quoi il sert dans une stratégie patrimoniale et où sont ses limites : tout cela est traité dans notre guide du compte courant d'associé en SCI. Ici, on passe directement à la rédaction.


2. Rappel express : ce qu'est (et n'est pas) un compte courant d'associé

Avant d'ouvrir le modèle, sachez ce que ce modèle décrit. Le compte courant d'associé est une créance, rien d'autre : l'associé met des fonds à disposition de la SCI, la SCI les lui doit. Ni capital, ni apport, ni coup de pouce définitif.

Critère Compte courant d'associé Apport en capital
Nature juridiqueDette de la SCI (créance de l'associé)Capitaux propres
Position au bilanPassif — dettes (compte 455)Passif — capital social (compte 101)
Récupération des fondsRemboursement, selon la conventionRéduction de capital ou liquidation
Droit de vote attachéAucunOui, proportionnel aux parts
RémunérationIntérêts (facultatifs), charge pour la SCIDividendes, prélevés sur le bénéfice
Formalisme de mise en placeConvention sous seing privéModification des statuts, publicité, greffe
Coût de mise en placeNulAnnonce légale, formalités, honoraires

Toute la matière tient dans cette colonne du milieu. Des associés versent 40 000 € en pensant « renforcer la société », le notaire les inscrit en capital, et dix ans plus tard ils découvrent qu'ils ne récupèrent rien sans réduction de capital, annonce légale et opposition des créanciers. Le même virement, passé en compte courant, serait ressorti par un simple ordre de virement. Pour trancher entre les deux voies avant de signer, comparez avec notre guide du capital social d'une SCI et celui de l'apport personnel en SCI.

Le point du monopole bancaire : ce qui a changé depuis la loi PACTE

Effectuer des opérations de crédit ou recevoir des fonds remboursables du public à titre habituel est réservé aux établissements de crédit (art. L. 511-5 du Code monétaire et financier). L'article L. 312-2 du même code écarte toutefois de la notion de fonds remboursables du public les sommes reçues ou laissées en compte par les associés et actionnaires, ainsi que par les dirigeants (gérants, administrateurs, membres du directoire et du conseil de surveillance, directeurs généraux, présidents de SAS).

Attention aux modèles périmés. Jusqu'en 2019, l'article L. 312-2 réservait cette exception aux associés détenant au moins 5 % du capital social. Cette condition de seuil a été supprimée par l'article 76 de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 (loi PACTE). Depuis, tout associé peut consentir une avance en compte courant, quelle que soit sa quote-part — y compris rémunérée. Une convention type qui exige encore une détention de 5 % (ou qui vous impose de nommer l'associé co-gérant pour cette raison) date d'avant la réforme : ne la recopiez pas.

Ce qui n'a pas bougé, en revanche : la dérogation suppose la qualité d'associé (ou de dirigeant) au jour de l'avance. Le voisin, le concubin non associé, l'ami qui « dépanne » la SCI de 30 000 € à 4 % ne bénéficient pas de cette exception. Soyons précis : un prêt isolé consenti par un tiers ne caractérise pas à lui seul une infraction au monopole bancaire, qui ne joue qu'à titre habituel — c'est la répétition des opérations qui le constitue. Le vrai risque d'une avance par un non-associé est ailleurs : preuve fragile, requalification en libéralité, et impossibilité de se prévaloir de la dérogation de l'article L. 312-2 dès que les flux se répètent. D'où l'article 12 du modèle, qui fait déclarer la qualité d'associé noir sur blanc par le prêteur. C'est elle qui fonde l'exception, pas un pourcentage de détention.


3. Les 8 clauses indispensables de la convention, commentées

Huit briques, pas une de plus. Pour chacune : ce qu'elle doit dire, pourquoi elle existe, et la faute que je vois passer le plus souvent. Si vous voulez le texte tout de suite, il est à la section 5 — mais lisez d'abord la clause 4, c'est celle qui coûte de l'argent quand elle est bâclée.

Clause 1 — Identification des parties et de la SCI

Trivial en apparence. C'est pourtant là que se logent les premières fragilités. La convention doit identifier sans ambiguïté :

  • La SCI : dénomination exacte, forme, montant du capital, adresse du siège, numéro SIREN, ville du greffe d'immatriculation, et surtout le nom du représentant légal avec le fondement de son pouvoir (« représentée par M. X, gérant, dûment habilité aux fins des présentes »).
  • L'associé : nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse, régime matrimonial le cas échéant, et le nombre de parts détenues avec le pourcentage correspondant.

La mention du nombre de parts n'est pas décorative, et beaucoup la sautent. Ce n'est plus une affaire de seuil — la condition de détention de 5 % du capital est morte avec la loi PACTE du 22 mai 2019 — mais c'est elle qui établit la qualité d'associé du prêteur au jour de l'avance, seul fondement de l'exception de l'article L. 312-2 du Code monétaire et financier, et elle seule qui montre que l'avance a une cause sociale. Autre réflexe : précisez le régime matrimonial. Un associé marié sous la communauté prête presque toujours des deniers communs. Le jour du divorce, la question de savoir à qui appartient la créance de 90 000 € inscrite au bilan de la SCI se posera — mieux vaut y avoir répondu par écrit. Notre guide SCI et régime matrimonial détaille les cas.

Clause 2 — Objet et montant des avances

L'objet dit que l'associé consent une avance à la SCI, et surtout pour quoi faire. Ce « pour quoi faire » n'est pas de la littérature : en SCI à l'IR, il décide de la déductibilité des intérêts. Deux niveaux de rédaction :

  • Objet général : « financer les besoins de trésorerie de la société ». Simple, souple, suffisant pour une SCI à l'IS.
  • Objet affecté : « financer l'acquisition / la conservation / la construction / la réparation de l'immeuble sis à … ». Nettement préférable pour une SCI à l'IR, car la déduction des intérêts d'emprunt en revenus fonciers suppose que la dette soit contractée pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration de l'immeuble — la liste de l'article 31, I-1° d du CGI est limitative (BOI-RFPI-BASE-20-80).

Côté montant, tout dépend de votre situation. Avance unique d'un montant fixe ? Plafond d'avances successives (« dans la limite globale de … € ») ? Ou régularisation de sommes déjà versées ? C'est cette dernière hypothèse qui domine largement dans la vraie vie : on formalise en 2026 des virements faits en 2020. Parfaitement licite — à condition de lister les versements antérieurs date par date en annexe, relevés bancaires à l'appui, au lieu d'antidater le document.

Préférez un plafond à un montant figé. Sinon, vous resignez un acte à chaque virement — et au bout de trois ans vous avez huit conventions qui se contredisent. Avec une convention-cadre à plafond, chaque versement s'impute simplement dessus et se constate dans le relevé annuel de la clause 3.

Clause 3 — Modalités de versement et de suivi

Comment l'argent entre, et comment on en garde la trace. Trois points, tous les trois négligés :

  • Le mode de versement : virement depuis un compte personnel identifié de l'associé vers le compte bancaire de la SCI, avec un libellé normalisé (« CCA — [Nom associé] »). Bannir les espèces, qui rendent la preuve quasi impossible.
  • Le paiement direct de charges : lorsque l'associé règle une facture de la SCI sur ses fonds personnels, la convention doit prévoir que le montant s'inscrit automatiquement en compte courant sur production du justificatif. Sans cette clause, chaque paiement devient une négociation.
  • Le suivi : tenue d'un compte individuel par associé, et établissement d'un relevé annuel arrêté à la date de clôture, signé par le gérant et par l'associé.

Si vous ne deviez retenir qu'une ligne de cette clause : l'arrêté de compte annuel signé est votre meilleure preuve. Il renouvelle dans le temps la reconnaissance de dette, il coupe court à toute contestation du solde par un repreneur ou un héritier, et c'est exactement le document que votre banquier réclamera au moment de refinancer. Dix minutes par an. Sur les écritures correspondantes, voir notre guide des écritures comptables du compte courant d'associé.

Clause 4 — Rémunération : intérêts, plafond de déduction et fiscalité

La clause la plus technique du lot, et celle que je vois le plus souvent expédiée en une phrase. Elle doit répondre à quatre questions, dans cet ordre.

Y a-t-il des intérêts ? Rien ne vous y oblige. Une avance à 0 % est valable, et c'est même la norme en SCI familiale. Mais dites-le expressément, sinon deux ennuis vous guettent : un associé qui réclame des intérêts a posteriori, ou une administration qui s'interroge sur cette générosité.

Quel taux ? Contractuellement, vous faites ce que vous voulez. Fiscalement, c'est autre chose : la SCI à l'IS ne déduit les intérêts que dans la limite du taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit pour les prêts à taux variable aux entreprises d'une durée initiale supérieure à deux ans — le TMP de l'article 39-1-3° du CGI. Avec deux conditions cumulatives que presque personne ne vérifie :

  • Le capital social doit être entièrement libéré. Capital partiellement libéré, déduction perdue — pas réduite, perdue. La SCI créée avec 1 000 € de capital dont 100 € seulement appelés, cas ultra-courant, sert des intérêts qu'elle ne peut pas déduire. Motif de redressement classique.
  • Le taux plafond s'apprécie à la clôture de l'exercice : il correspond à la moyenne annuelle des taux effectifs moyens publiés trimestriellement, pondérée lorsque l'exercice ne coïncide pas avec l'année civile. À titre de repère, les taux trimestriels publiés pour 2025 s'échelonnaient de 4,92 % (1er trimestre) à 4,30 % (4e trimestre), soit un plafond de 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025 (BOI-BIC-CHG-50-50-30). Ne recopiez jamais un pourcentage lu dans un article : vérifiez la publication correspondant à votre propre date de clôture.

La bonne rédaction, en une ligne. N'écrivez pas « taux de 5 % l'an ». Écrivez : « au taux plafond visé à l'article 39-1-3° du CGI applicable à l'exercice considéré, sans pouvoir excéder X % ». Votre taux suit la publication chaque année, vous ne rédigez jamais d'avenant, et vous ne pouvez pas dépasser le plafond par inadvertance.

Et si l'on dépasse ? L'excédent ne s'évapore pas : il reste dû à l'associé, mais il est réintégré au résultat fiscal de la SCI à l'IS. Chez l'associé, cette fraction quitte le régime des intérêts pour celui des produits de parts sociales, sur le fondement de l'article 109, 1-2° du CGI. Et l'administration précise que la requalification joue même quand la réintégration ne fait naître aucun IS effectif, faute de solde bénéficiaire (BOI-RPPM-RCM-10-20-20-50, § 20). Autrement dit, vous payez deux fois : la SCI est imposée sur une somme qu'elle a réellement décaissée, l'associé sur un revenu qui a changé de nature dans son dos.

Et l'associé, comment est-il imposé ? Les intérêts sont des revenus de capitaux mobiliers. Le circuit complet, du versement à la déclaration :

Étape Ce que fait la SCI / l'associé Référence
Versement des intérêtsLa SCI prélève à la source un acompte de 12,8 % (prélèvement forfaitaire non libératoire) et les prélèvements sociauxArt. 125 A CGI
Dispense d'acomptePossible si le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (imposition commune) ; demande à formuler au plus tard le 30 novembre de l'année précédant le versement. La dispense ne porte que sur l'acompte de 12,8 % : les prélèvements sociaux restent retenus à la sourceArt. 125 A et 242 quater CGI
Déclaration par la SCIImprimé fiscal unique (déclaration n° 2561) déposé par voie dématérialisée au plus tard le 15 février de l'année suivanteArt. 242 ter CGI
Imposition définitivePFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) ou option globale pour le barème progressifArt. 200 A CGI
Option barèmeGlobale pour tous les revenus mobiliers du foyer ; ouvre une fraction de CSG déductibleArt. 200 A 2 CGI

Un détail qui n'en est pas un : les 18,6 % de prélèvements sociaux applicables aux revenus mobiliers depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ne sont pas les 17,2 % qui continuent de frapper les revenus fonciers. Deux taux, deux catégories, deux lignes de déclaration. Confondre les deux fausse tous vos calculs d'arbitrage. Détail des taux dans notre guide des prélèvements sociaux en SCI en 2026, et arbitrage PFU / barème dans notre guide du PFU en SCI à l'IS. Sur la fraction de CSG déductible en cas d'option pour le barème, voir CSG déductible et SCI.

Clause 5 — Blocage ou subordination exigé par la banque

Mettez-vous à la place du banquier. Il prête 300 000 € à une SCI qui affiche par ailleurs 80 000 € de compte courant au passif — une dette que l'associé peut réclamer du jour au lendemain, avant lui. Vous comprendrez qu'il exige un blocage. C'est presque systématique dès qu'il y a un crédit.

Trois formules, de la plus souple à la plus contraignante :

Formule Portée Effet comptable
Blocage pur et simpleAucun remboursement pendant une durée déterminée (souvent la durée du prêt)Reclassement, en pratique, en compte d'emprunt (1681) au-delà d'un an — aucun texte du PCG ne l'impose, l'échéance étant surtout retracée dans l'état des échéances de l'annexe
SubordinationRemboursement possible, mais seulement après désintéressement de la banque, ou si des ratios sont respectésMaintien en 455 avec mention en annexe
Blocage conditionnelLevée automatique dès qu'un événement survient (remboursement de X % du prêt, trésorerie supérieure à un seuil)Selon la durée résiduelle de blocage

La plupart des conventions que l'on me soumet se contentent de six mots : « le compte courant est bloqué ». Bloqué combien de temps ? Jusqu'à quel événement ? La levée est-elle automatique, ou faut-il l'accord écrit de la banque ? Un blocage sans terme ni condition de sortie n'est pas une clause prudente, c'est une clause dangereuse : elle transforme votre créance en quasi-capital, pour une durée indéfinie. Exigez toujours les deux — une durée et un mécanisme de levée.

Dernier point pratique : la banque demande presque toujours ce blocage en dehors de la convention, sur son propre formulaire. Vous vous retrouvez alors avec deux documents qui se contredisent. Le modèle prévoit donc un avenant tripartite, signé par les trois parties, plutôt qu'un engagement parallèle.

Clause 6 — Modalités de remboursement

Sans clause, le compte courant se rembourse à tout moment, sur simple demande (Cass. com., 10 mai 2011, n° 10-18.749). Voilà la règle par défaut, et elle est brutale pour une SCI qui encaisse 1 400 € de loyers par mois et à qui l'on réclame 60 000 € sous quinzaine. Organisez donc quatre choses :

  • Un préavis — trois à six mois est le standard, notifié par lettre recommandée. En dessous de trois mois, la SCI n'a pas le temps de mobiliser sa trésorerie.
  • Le remboursement partiel : préciser qu'il est possible, par quelles fractions, et que les remboursements partiels s'imputent d'abord sur les intérêts échus puis sur le principal (règle utile pour éviter toute discussion).
  • Une clause de suspension : le gérant peut différer le remboursement si la trésorerie disponible tombe sous un seuil défini, ou si l'opération compromet le paiement des échéances de prêt. Prévoyez un plafond de report (par exemple douze mois) pour que la clause ne devienne pas un blocage déguisé.
  • La priorité entre associés : quand plusieurs associés ont un compte courant, écrivez que les remboursements se font au prorata des soldes, sauf accord unanime contraire. Deux frères, 50 000 € de compte courant chacun, 40 000 € de trésorerie disponible : sans cette clause, le premier servi déclenche le contentieux.

Si la SCI va mal. Se rembourser pendant que la société n'arrive plus à payer ses échéances, c'est le meilleur moyen d'engager sa responsabilité de gérant. Avant de décaisser quoi que ce soit dans une passe difficile, lisez notre guide SCI déficitaire : que faire avant de décaisser.

Clause 7 — Retour à meilleure fortune

Clause facultative, et à réserver à une hypothèse précise : celle où vous envisagez un jour d'abandonner tout ou partie de votre créance, généralement pour remonter des capitaux propres négatifs et rassurer un prêteur. L'abandon efface la dette. Prix à payer : la SCI à l'IS constate un produit imposable, et vous, vous perdez votre créance.

Le retour à meilleure fortune vous permet de la récupérer si la société se redresse. Encore faut-il qu'elle soit chiffrée et datée. Quatre éléments obligatoires :

  • L'événement déclencheur, exprimé par un indicateur mesurable : capitaux propres redevenus supérieurs à un montant donné, résultat net supérieur à un seuil pendant deux exercices consécutifs, cession d'un immeuble déterminé.
  • Le montant qui redevient exigible : la totalité, ou une fraction plafonnée au bénéfice de l'exercice concerné.
  • Le délai maximal au-delà duquel la clause s'éteint définitivement (cinq à dix ans en pratique).
  • Les modalités de constatation : c'est l'approbation des comptes qui fait courir le retour, ce qui suppose une AG en bonne et due forme — voir notre guide de l'assemblée générale de SCI.

« Si la situation de la société le permet » : voilà la formule à ne pas écrire. Elle est ingérable, invérifiable, et un juge l'écartera. Sans indicateur chiffré, mieux vaut aucune clause qu'une clause décorative.

Clause 8 — Durée, résiliation, litiges

Dernière brique. Généralement expédiée en trois lignes, alors qu'elle règle toute la vie du contrat :

  • Durée : indéterminée (le plus souple) ou déterminée avec tacite reconduction. Une durée indéterminée n'interdit pas le préavis : c'est justement la clause 6 qui l'organise.
  • Résiliation : par l'une ou l'autre partie, avec le même préavis que le remboursement, et effet automatique de remboursement du solde.
  • Perte de la qualité d'associé : préciser ce qu'il advient si l'associé cède ses parts (voir section 8) — remboursement de plein droit, ou maintien de la convention sur accord exprès.
  • Élection de domicile et juridiction : le contentieux contractuel d'une SCI relève en principe du tribunal judiciaire, et non du tribunal de commerce — désigner ce dernier est l'une des erreurs les plus fréquentes des modèles génériques, conçus pour des sociétés commerciales. Deux nuances : depuis le 1er janvier 2025, l'expérimentation des tribunaux des activités économiques (loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023, art. 26) étend, dans douze juridictions et jusqu'au 31 décembre 2028, la compétence de ces tribunaux aux sociétés civiles pour les procédures amiables et collectives ; et surtout, ne désignez pas un tribunal nommément — entre parties non commerçantes, une clause dérogeant à la compétence territoriale est réputée non écrite (art. 48 du Code de procédure civile). Écrivez simplement que les litiges relèvent du tribunal judiciaire dans les conditions du droit commun.
  • Modification : uniquement par avenant écrit et signé, pour interdire toute modification verbale.

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La convention, vous la signez une fois. Le suivi, lui, revient chaque année : un compte par associé, chaque virement rapproché, les intérêts calculés, le relevé annuel prêt à faire signer et le solde reporté au bilan et à la liasse. C'est exactement ce que fait sci-ai.app à votre place.


4. Les mentions à ne pas oublier (et celles à bannir)

Les huit clauses font le fond. Reste la forme, et c'est elle qui décide de la valeur probante du document : la date, le nombre d'exemplaires, la ratification par les associés. Plus une petite liste noire de formules qu'on retrouve partout et qu'il ne faut jamais recopier dans une convention de compte courant.

Donner date certaine à la convention

Entre vous et votre associé, la date portée sur l'acte fait foi jusqu'à preuve contraire. Face aux tiers — le fisc, un héritier, un créancier — le raisonnement change du tout au tout. L'article 1377 du Code civil énumère limitativement trois événements qui donnent date certaine à un acte sous signature privée : l'enregistrement, le décès d'un signataire, et la constatation de sa substance dans un acte authentique. Sur les trois, un seul dépend de vous — les deux autres, vous en conviendrez, sont mal commodes à provoquer. Et c'est bien la date qui vous protège : elle démontre que la convention n'a pas été fabriquée la veille du contrôle. Ce que valent réellement les options :

Moyen Force probante Coût
Enregistrement volontaire au service des impôtsMaximale : c'est le seul procédé qui confère la date certaine au sens de l'art. 1377 C. civ.Droit fixe des actes innomés : 125 € (art. 680 CGI)
Signature électronique qualifiée et horodatée (eIDAS)Élevée en fait (intégrité et horodatage prouvés, art. 1367 C. civ.), mais ne vaut pas date certaine au sens de l'art. 1377Quelques euros
Mention et annexe au registre des décisionsMoyenne, mais très utile en interneNul
Virement bancaire concomitant au libellé expliciteMoyenne, mais corrobore parfaitement l'acteNul

Mon conseil : pour une convention ordinaire, le trio « signature électronique + virement libellé + annexe au registre » fait très bien le travail. Gardez les 125 € d'enregistrement pour les gros enjeux — une avance à six chiffres, une fratrie qui se déchire, une succession qui approche. Là, c'est de l'argent bien placé. Sur la tenue des registres, voir notre guide des registres obligatoires d'une SCI.

Exemplaires, paraphes et signatures

La convention est un contrat synallagmatique, donc l'article 1375 du Code civil impose autant d'originaux que de parties ayant un intérêt distinct, et la mention de ce nombre sur l'acte. En clair : deux exemplaires. Un pour la SCI, rangé au siège avec les statuts et les procès-verbaux ; un pour l'associé.

Faites parapher chaque page. Si un seul signataire s'engage à payer une somme d'argent — cas d'une simple reconnaissance de dette unilatérale et non d'une convention bilatérale — l'article 1376 du Code civil exige en outre la mention manuscrite de la somme en toutes lettres et en chiffres. La convention de compte courant étant signée par les deux parties, cette exigence ne s'applique pas ; mais si vous optez pour une reconnaissance de dette isolée, ne l'oubliez pas.

Faut-il une décision collective des associés ?

Pas d'autorisation préalable, non. La société civile ne connaît aucun régime d'autorisation préalable comparable à celui de la SARL (art. L. 223-19 du Code de commerce) ou de la SAS (art. L. 227-10) : ni approbation avant signature, ni rapport spécial d'un commissaire aux comptes, ni sanction de nullité. Trois réserves, toutefois :

  • Vos statuts peuvent soumettre les emprunts ou engagements financiers dépassant un certain montant à l'accord préalable des associés. Relisez-les avant de signer — c'est une clause très courante. Notre guide des statuts de SCI détaille ces limitations de pouvoirs.
  • L'article L. 612-5 du Code de commerce impose au représentant légal des « personnes morales de droit privé non commerçantes ayant une activité économique » de présenter à l'organe délibérant un rapport sur les conventions passées, directement ou par personne interposée, entre la personne morale et l'un de ses mandataires sociaux. Une SCI qui exploite un patrimoine locatif entre, selon l'analyse dominante, dans cette catégorie — et une convention de compte courant signée avec le gérant est exactement le type d'acte visé. Il s'agit d'un rapport a posteriori, sans autorisation préalable ni nullité à la clé : la sanction se limite à la prise en charge, par le gérant, des conséquences préjudiciables de la convention.
  • Même en dehors de toute obligation, faire ratifier la convention par une décision collective est la meilleure protection du gérant, surtout lorsqu'il est lui-même l'associé prêteur : il évite ainsi tout grief de conflit d'intérêts, et satisfait du même coup l'exigence d'information de l'article L. 612-5. Un modèle de décision est fourni en section 6. Sur les conventions entre la SCI et ses associés, voir aussi notre guide des conventions réglementées en SCI.

Ce qu'il ne faut jamais écrire

À bannir Pourquoi
« Le compte pourra devenir débiteur »Un compte courant débiteur signifie que la SCI prête à son associé : présomption de revenus distribués (art. 111 a CGI) et acte anormal de gestion
« Apport en compte courant » utilisé comme synonyme d'apport en capitalLe mot « apport » entretient la confusion avec les capitaux propres et nourrit la requalification. Préférez « avance en compte courant »
« Tribunal de commerce de … » (ou tout tribunal désigné nommément)Le contentieux contractuel d'une SCI relève en principe du tribunal judiciaire ; et entre parties non commerçantes, toute clause dérogeant à la compétence territoriale est réputée non écrite (art. 48 CPC)
Un taux fixe généreux « pour optimiser »Au-delà du plafond de l'article 39-1-3° CGI, l'excédent est réintégré et requalifié chez l'associé
Une date antérieure à la signature réelleAntidater est un faux. Reconnaissez les versements antérieurs dans une convention signée aujourd'hui
« Remboursable à première demande » sans clause de trésorerieExpose la SCI à une demande de restitution qu'elle ne peut pas honorer, et le gérant à un conflit

5. Le modèle de convention de compte courant d'associé, article par article

Le document intégral, maintenant. Tout ce qui est entre crochets se complète ; tout ce qui porte la mention « option » se garde ou se supprime selon votre cas. Il reprend les huit clauses commentées plus haut et fonctionne aussi bien pour une SCI à l'IR que pour une SCI à l'IS — c'est l'article 1 (l'objet) et l'article 5 (la rémunération) qui font la différence entre les deux.

Modèle — Convention de compte courant d'associé

Convention d'avance en compte courant d'associé

Entre les soussignés :

La société [Dénomination sociale], société civile immobilière au capital de [montant] €, dont le siège social est situé [adresse complète du siège], immatriculée au registre du commerce et des sociétés de [ville] sous le numéro [SIREN], représentée par [Prénom NOM], agissant en qualité de gérant, dûment habilité aux fins des présentes,

Ci-après dénommée « la Société »,

D'une part,

[Monsieur / Madame] [Prénom NOM], né(e) le [JJ/MM/AAAA] à [ville], de nationalité [nationalité], demeurant [adresse complète], [marié(e) sous le régime de [régime matrimonial] / célibataire / pacsé(e)], propriétaire de [nombre] parts sociales de la Société, soit [X] % du capital social,

Ci-après dénommé(e) « l'Associé »,

D'autre part,

Ci-après dénommés ensemble « les Parties ».

Il a préalablement été exposé ce qui suit :

La Société a pour objet [rappel de l'objet social : l'acquisition, l'administration et la gestion par location ou autrement de tous immeubles et biens immobiliers].

[Option — financement à venir] Afin de financer [l'acquisition de l'immeuble sis … / les travaux de … / les besoins de trésorerie liés à …], la Société a besoin de ressources complémentaires que l'Associé accepte de mettre à sa disposition.

[Option — régularisation d'avances antérieures] L'Associé a d'ores et déjà mis à disposition de la Société des sommes détaillées en Annexe 1, dont les Parties entendent, par les présentes, fixer le régime juridique, sans que la présente convention n'emporte novation.

Les Parties se sont rapprochées afin de définir les conditions de ces avances.

Ceci exposé, il a été convenu ce qui suit :

Article 1 — Objet

L'Associé consent à la Société, qui l'accepte, une avance en compte courant d'associé dans les conditions définies ci-après.

Cette avance est consentie en vue de [financer les besoins de trésorerie de la Société / financer l'acquisition, la conservation, la construction ou la réparation de l'immeuble sis [adresse]].

Les Parties rappellent expressément que l'avance constitue une créance de l'Associé sur la Société et ne constitue en aucun cas un apport en capital, un apport en nature, ni une libéralité. Elle n'emporte aucune modification de la répartition du capital social ni des droits de vote.

Article 2 — Montant de l'avance

[Formule A — montant fixe] L'avance est consentie pour un montant de [montant en chiffres] € ([montant en toutes lettres] euros).

[Formule B — convention-cadre à plafond] L'Associé pourra consentir à la Société des avances successives dans la limite d'un encours global de [montant] € ([montant en toutes lettres] euros). Chaque versement s'imputera sur ce plafond et sera constaté dans le compte individuel visé à l'article 4.

[Option] Les sommes déjà versées par l'Associé antérieurement aux présentes, telles que détaillées en Annexe 1, sont réputées relever de la présente convention à compter de leur date de versement respective.

Article 3 — Modalités de versement

Les avances seront versées par virement bancaire depuis un compte ouvert au nom de l'Associé vers le compte bancaire de la Société n° [IBAN], ouvert auprès de [établissement]. Chaque virement portera la mention « CCA — [NOM de l'Associé] ».

Tout règlement effectué par l'Associé sur ses deniers personnels pour le compte de la Société (charges, travaux, primes d'assurance, taxes) sera, sur production du justificatif correspondant, porté au crédit de son compte courant à la date de règlement.

Aucun versement en espèces ne pourra être porté au compte courant.

Article 4 — Tenue et arrêté du compte

La Société ouvre dans ses livres un compte individuel au nom de l'Associé, enregistrant au crédit les versements et intérêts, au débit les remboursements.

Ce compte ne pourra en aucun cas devenir débiteur. Le gérant s'interdit tout décaissement au profit de l'Associé au-delà du solde créditeur constaté.

Le compte sera arrêté à chaque clôture d'exercice social. Un relevé récapitulatif sera adressé à l'Associé dans les [trois] mois de la clôture ; à défaut de contestation écrite dans les trente jours, le solde sera réputé accepté par l'Associé. Les Parties conviennent que cet arrêté de compte vaut reconnaissance par la Société du solde qui y figure, au sens de l'article 2240 du Code civil.

Article 5 — Rémunération

[Formule A — avance non rémunérée] L'avance est consentie sans intérêt. L'Associé renonce expressément à toute rémunération au titre des sommes mises à disposition, pour toute la durée de la présente convention.

[Formule B — avance rémunérée, taux indexé] L'avance porte intérêt au taux annuel égal au taux plafond visé à l'article 39, 1, 3° du Code général des impôts, applicable à l'exercice social considéré, sans pouvoir excéder [X] % l'an.

Les intérêts sont calculés prorata temporis sur les sommes effectivement mises à disposition, sur la base d'une année de 365 jours. Ils sont décomptés à chaque clôture d'exercice et [capitalisés au compte courant / versés à l'Associé dans les [trois] mois de la clôture].

Les Parties reconnaissent avoir été informées de ce que la fraction d'intérêts excédant le plafond légal ne serait pas déductible du résultat imposable de la Société et suivrait, chez l'Associé, le régime des revenus distribués.

La Société procédera, lors de chaque versement d'intérêts, aux prélèvements à la source prévus par la réglementation en vigueur, sauf demande de dispense régulièrement formulée par l'Associé.

Article 6 — Durée

[Formule A] La présente convention est conclue pour une durée indéterminée, à compter de sa signature.

[Formule B] La présente convention est conclue pour une durée de [X] années à compter de sa signature. Elle se renouvellera ensuite par tacite reconduction par périodes de [un] an, sauf dénonciation par l'une des Parties dans les conditions de l'article 9.

Article 7 — Remboursement

7.1 — Principe. L'Associé peut demander le remboursement de tout ou partie du solde créditeur de son compte courant, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception adressée au gérant, moyennant un préavis de [trois / six] mois.

7.2 — Remboursements partiels. Les remboursements partiels s'imputent en premier lieu sur les intérêts échus et non réglés, puis sur le principal.

7.3 — Suspension pour motif de trésorerie. Le gérant pourra différer tout ou partie du remboursement si celui-ci devait ramener la trésorerie disponible de la Société en deçà de [montant] €, ou compromettre le règlement des échéances d'emprunt, des charges courantes ou des impôts et taxes. Le report ne pourra excéder [douze] mois ; la fraction différée continue, le cas échéant, de porter intérêt dans les conditions de l'article 5.

7.4 — Pluralité d'associés prêteurs. Lorsque plusieurs associés disposent d'un compte courant, les remboursements sont effectués au prorata des soldes créditeurs respectifs à la date de la demande, sauf décision unanime contraire des associés concernés.

[Option — remboursement programmé] Par exception, les Parties conviennent d'un échéancier de remboursement figurant en Annexe 2.

Article 8 — Blocage [option, à conserver si la banque l'exige]

Par dérogation à l'article 7, l'Associé s'interdit de demander le remboursement de son compte courant, à hauteur de [montant] €, jusqu'au [date] / jusqu'au remboursement intégral du prêt consenti par [établissement] le [date] sous le n° [référence].

Le blocage sera levé de plein droit à la survenance du premier des événements suivants : [remboursement intégral du prêt / remboursement de [X] % du capital emprunté / accord écrit de l'établissement prêteur].

Pendant la période de blocage, les intérêts éventuels continuent de courir dans les conditions de l'article 5 et sont [capitalisés / versés annuellement].

Article 9 — Résiliation

Chacune des Parties peut mettre fin à la présente convention par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, moyennant un préavis de [trois / six] mois, sous réserve des stipulations de l'article 8.

La résiliation emporte exigibilité du solde du compte courant, remboursable dans les conditions de l'article 7.

La convention prend fin de plein droit en cas de dissolution de la Société, sans préjudice du règlement du solde au titre du passif social.

Article 10 — Perte de la qualité d'associé

En cas de cession par l'Associé de la totalité de ses parts sociales, la présente convention prendra fin de plein droit à la date de la cession et le solde du compte courant deviendra exigible dans les conditions de l'article 7, sauf cession concomitante de la créance au cessionnaire, constatée par un acte distinct et rendue opposable à la Société conformément à l'article 1324 du Code civil.

En cas de décès de l'Associé, la présente convention se poursuivra de plein droit avec ses héritiers ou ayants droit, qui devront désigner un mandataire commun pour l'exercice des droits résultant des présentes. [Option] Aucun remboursement ne pourra être demandé pendant un délai de [douze] mois à compter du décès.

Article 11 — Retour à meilleure fortune [option]

Dans l'hypothèse où l'Associé consentirait un abandon de tout ou partie de sa créance, cet abandon serait assorti d'une clause de retour à meilleure fortune dans les conditions suivantes.

La créance abandonnée, à hauteur de [montant] €, redeviendra exigible dès lors que [les capitaux propres de la Société auront été reconstitués à hauteur d'au moins [montant] € / le résultat net comptable aura été supérieur à [montant] € au titre de deux exercices consécutifs / l'immeuble sis [adresse] aura été cédé].

Le retour s'effectuera dans la limite de [montant] € par exercice et sera constaté lors de l'assemblée d'approbation des comptes de l'exercice concerné.

La présente clause deviendra caduque de plein droit à défaut de réalisation de l'événement déclencheur avant le [date, soit [cinq / dix] ans].

Article 12 — Déclarations des Parties

L'Associé déclare avoir la qualité d'associé de la Société [et / ou exercer les fonctions de gérant], de sorte que les sommes mises à disposition ne constituent pas des fonds remboursables du public au sens de l'article L. 312-2 du Code monétaire et financier, dans sa rédaction issue de l'article 76 de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019, qui n'exige plus la détention d'une quote-part minimale du capital social.

La Société déclare que son capital social est intégralement libéré. [Clause à conserver impérativement pour une société soumise à l'impôt sur les sociétés servant des intérêts.]

Les Parties déclarent que les sommes objet des présentes proviennent de fonds licites et n'ont pas pour objet de dissimuler une libéralité.

Article 13 — Modification, intégralité, nullité partielle

Toute modification de la présente convention devra faire l'objet d'un avenant écrit et signé par les Parties. Aucune modification verbale ne sera opposable.

La présente convention exprime l'intégralité de l'accord des Parties. Si l'une de ses stipulations était déclarée nulle, les autres conserveraient leur plein effet.

Article 14 — Élection de domicile et litiges

Pour l'exécution des présentes, les Parties élisent domicile en leurs adresses respectives indiquées en tête.

La présente convention est soumise au droit français. Les Parties s'efforceront de régler amiablement tout différend relatif à sa validité, son interprétation ou son exécution. À défaut d'accord, le litige relèvera de la compétence du tribunal judiciaire, dans les conditions du droit commun.

Ne désignez pas nommément le tribunal du siège social : entre parties non commerçantes, une clause dérogeant aux règles de compétence territoriale est réputée non écrite (art. 48 du Code de procédure civile).

Article 15 — Annexes

Annexe 1 — État détaillé des versements antérieurs [option]. Annexe 2 — Échéancier de remboursement [option]. Annexe 3 — Copie de la décision collective des associés [option].

Fait à [ville], le [JJ/MM/AAAA],

En deux exemplaires originaux, dont un remis à chacune des Parties qui le reconnaît.

Pour la Société

[Prénom NOM], gérant

(signature précédée de « Lu et approuvé »)

L'Associé

[Prénom NOM]

(signature précédée de « Lu et approuvé »)

Ce modèle est un point de départ, pas un formulaire à signer les yeux fermés. Relisez-le à côté de vos statuts (limitation des pouvoirs du gérant, clauses d'agrément) et des engagements déjà pris auprès de votre banque.

Trois variantes à connaître

  • Version « familiale simplifiée » : gardez les articles 1, 2 (formule A), 3, 4, 6 (formule A), 7 et 14, avec l'article 5 en formule A (0 %). Une page recto verso, largement suffisante pour une SCI familiale sans emprunt.
  • Version « bancaire » : le modèle complet, article 8 compris, plus l'engagement de blocage signé par les trois parties (SCI, associé, banque) — sans cette troisième signature, l'établissement ne peut pas s'en prévaloir.
  • Version « holding » : lorsque le prêteur est une société (une SAS qui finance sa SCI, par exemple), ajoutez l'identification complète de la personne morale prêteuse et vérifiez son objet social. Le régime fiscal des intérêts diffère alors nettement : voir notre guide de la convention de trésorerie entre une SASU et une SCI et celui de la holding immobilière.

6. Les annexes : décision d'associés, relevé annuel, avenant de blocage

Une convention seule, c'est déjà mieux que rien. Une convention accompagnée de ses trois satellites, c'est un dossier qu'on ne discute plus. Les voici, prêts à copier eux aussi.

La décision collective des associés

Signez-la le même jour que la convention, ou faites-la ratifier à l'assemblée suivante. Elle protège le gérant, surtout quand il est lui-même le prêteur.

Modèle — Décision collective des associés

SCI [Dénomination]

Société civile immobilière au capital de [montant] € — Siège : [adresse] — SIREN : [numéro]

PROCÈS-VERBAL DES DÉCISIONS COLLECTIVES DES ASSOCIÉS DU [JJ/MM/AAAA]

L'an [année], le [JJ/MM/AAAA], à [heure], les associés de la SCI [Dénomination] se sont réunis [au siège social / à [adresse]] sur convocation du gérant.

Sont présents ou représentés : [Prénom NOM], titulaire de [nombre] parts ; [Prénom NOM], titulaire de [nombre] parts. Soit [nombre] parts sur les [nombre] composant le capital social. Le quorum requis par les statuts est atteint.

[Prénom NOM] préside la séance en qualité de gérant.

Ordre du jour

1. Autorisation et ratification d'une convention d'avance en compte courant d'associé. 2. Pouvoirs pour les formalités.

Première résolution

Les associés, après avoir pris connaissance du projet de convention d'avance en compte courant à conclure entre la Société et [Prénom NOM], portant sur un [montant / encours maximal] de [montant] €, [rémunéré au taux plafond de l'article 39, 1, 3° du CGI / non rémunéré], approuvent ladite convention dans toutes ses stipulations et autorisent le gérant à la signer.

Cette résolution est adoptée à [l'unanimité / la majorité de [X] parts contre [Y]].

Deuxième résolution

Les associés donnent tous pouvoirs au gérant à l'effet d'accomplir toutes formalités consécutives aux présentes, notamment l'inscription de la convention au registre des décisions et sa comptabilisation.

Cette résolution est adoptée à [l'unanimité].

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à [heure].

Signatures des associés : [Prénom NOM] — [Prénom NOM]

Le relevé annuel de compte courant

Le document le plus utile de toute cette page, et celui que personne n'établit jamais. Il matérialise l'arrêté de compte prévu à l'article 4 de la convention. Une feuille, une fois par an, deux signatures.

Modèle — Relevé annuel de compte courant d'associé

SCI [Dénomination] — SIREN [numéro]

Relevé du compte courant de [Prénom NOM] — exercice clos le [JJ/MM/AAAA]

Date Libellé Débit Crédit Solde
01/01Solde à l'ouverture[montant] €
[date]Virement de l'associé[montant] €[montant] €
[date]Facture [fournisseur] réglée par l'associé[montant] €[montant] €
[date]Remboursement partiel[montant] €[montant] €
31/12Intérêts de l'exercice (taux [X] %)[montant] €[montant] €
Solde créditeur au [JJ/MM/AAAA][montant] €

Le présent relevé est établi en application de l'article 4 de la convention d'avance en compte courant du [date]. À défaut de contestation écrite dans les trente jours, le solde sera réputé accepté.

Fait à [ville], le [JJ/MM/AAAA]. Le gérant : [Prénom NOM] — Bon pour accord, l'associé : [Prénom NOM]

L'avenant de blocage tripartite

La banque réclame un blocage six mois après la signature de la convention ? Ne réécrivez surtout pas le contrat d'origine : ajoutez un avenant, signé par la SCI, l'associé et l'établissement prêteur. Trois éléments à y faire figurer — le montant bloqué, la date ou l'événement de levée, le sort des intérêts pendant le blocage. Et faites-le signer par la banque : un engagement qu'elle n'a pas signé lui est inopposable, et elle vous en redemandera un autre au premier refinancement.


7. Traitement comptable du compte courant et impact sur le bilan

Une convention que la comptabilité ne reflète pas ne vaut pas grand-chose. Ce qui fait tenir l'ensemble, c'est la concordance : l'acte dit 60 000 €, la banque montre 60 000 €, le compte 455 affiche 60 000 €. Trois sources, un seul chiffre.

Les comptes à utiliser

Compte Intitulé Usage
455Associés — comptes courantsCompte collectif, subdivisé par associé
4551Associés — comptes courants, principalVersements et remboursements du capital avancé
4558Associés — intérêts courusIntérêts décomptés à la clôture, non encore versés
6615Intérêts des comptes courants et des dépôts créditeursConstatation de la charge d'intérêts de l'exercice (subdivision du compte 661 « Charges d'intérêts »)
1681Autres empruntsReclassement, en pratique, d'un compte courant contractuellement bloqué à plus d'un an

Le détail des écritures, ligne par ligne, figure dans notre guide dédié aux écritures comptables du compte courant ; la logique générale des comptes est présentée dans notre plan comptable adapté aux SCI.

Où cela se voit au bilan

Le solde du compte 455 se lit au passif, dans les dettes. Jamais en capitaux propres. Deux conséquences que les gérants sous-estiment :

  • Un compte courant important dégrade le ratio d'endettement apparent de la SCI, ce que la banque regarde. À l'inverse, un compte courant bloqué est souvent assimilé à du quasi-fonds propre dans son analyse.
  • Une SCI avec des capitaux propres négatifs mais un gros compte courant n'est pas nécessairement en difficulté : elle a simplement financé par la dette d'associé plutôt que par le capital. C'est un point que l'on explique systématiquement au banquier.

Cas chiffré — Sylvie, 58 ans, finance 150 000 € de travaux dans sa SCI à l'IS

Sylvie détient 60 % d'une SCI à l'IS avec son frère. Il faut refaire la toiture et l'électricité d'un immeuble de rapport : 150 000 €. La banque, elle, ne veut pas dépasser son financement initial. Sylvie a les liquidités et avance les fonds. Reste une question qu'elle n'avait pas vue venir : les laisser dormir à 0 %, ou signer une convention rémunérée ? On retient un taux servi de 4,5 %, sous le plafond de l'article 39-1-3° du CGI applicable à sa clôture, et une SCI éligible au taux réduit d'IS de 15 %. Rappel des conditions de ce taux réduit (art. 219, I-b du CGI), qu'il faut vérifier avant de raisonner sur ce chiffre : chiffre d'affaires hors taxes inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré à la clôture — la même condition que pour la déduction des intérêts — et détenu de manière continue à 75 % au moins par des personnes physiques. Le taux de 15 % ne s'applique en outre qu'à une fraction plafonnée du bénéfice imposable (42 500 € pour les exercices ouverts depuis 2023 ; vérifiez le plafond en vigueur pour votre propre exercice), le surplus étant taxé au taux normal.

Poste Convention à 0 % Convention à 4,5 %
Intérêts annuels dus à Sylvie0 €6 750 €
Charge déductible pour la SCI0 €6 750 €
Économie d'IS (taux réduit 15 %)0 €1 012,50 €
Imposition chez Sylvie (PFU 31,4 %)0 €2 119,50 €
Net dans la poche de Sylvie0 €4 630,50 €

Et par rapport au dividende, à effort identique pour la SCI (6 750 €) ? Le bénéfice de 6 750 € subit d'abord l'IS à 15 %, soit 1 012,50 €. Restent 5 737,50 € distribuables. Et c'est là que se joue l'essentiel : un dividende se répartit au prorata des parts (art. 1844-1 du Code civil), alors que les intérêts reviennent en totalité à celui qui a avancé les fonds. Sylvie ne détenant que 60 % du capital, elle n'appréhende que 3 442,50 € de dividende, taxés au PFU de 31,4 % (1 080,95 €), soit 2 361,55 € nets — contre 4 630,50 € par la voie des intérêts. Plus de 2 250 € d'écart chaque année, pour la même sortie de trésorerie. Même en supposant qu'elle appréhende l'intégralité du dividende (SCI détenue à 100 %), elle ne toucherait que 3 935,92 € nets, soit encore près de 700 € de moins. Dans les deux cas, tout tient à une convention signée. La comparaison complète des modes de sortie est détaillée dans notre guide des dividendes en SCI à l'IS et celui du taux réduit d'IS à 15 %.

La nuance qui compte. Cet écart n'est pas un cadeau du fisc, c'est la prime à la formalisation. Retirez la convention écrite, ou laissez le capital partiellement libéré, ou dépassez le plafond de taux : la charge est réintégrée, l'avantage s'efface et vous récupérez un redressement à la place. Aucune ligne de ce tableau ne tient sans le document.

Ce que la convention change dans vos déclarations

  • SCI à l'IS : les intérêts figurent en charges financières et le solde du compte courant apparaît dans les dettes du bilan de la liasse. Voir notre guide de la déclaration 2065.
  • SCI à l'IR : les intérêts d'un compte courant affecté au financement de l'immeuble sont déductibles des revenus fonciers, à condition que l'objet soit correctement rédigé (clause 2). Voir notre guide de la déclaration 2072.
  • Dans les deux cas : la SCI qui verse des intérêts à une personne physique est tenue de déposer l'imprimé fiscal unique (déclaration n° 2561) au plus tard le 15 février de l'année suivante (art. 242 ter du CGI) et de reverser les prélèvements opérés à la source.

8. Cession de parts, décès, dissolution : le sort de la convention

Une convention de compte courant traverse rarement dix ans de vie sociale sans être mise à l'épreuve. Trois événements s'en chargent : la cession des parts du prêteur, son décès, la dissolution de la société. Tous les trois se préparent au moment où l'on rédige, pas au moment où ils arrivent.

Cession de parts : deux actifs, deux actes

Voilà la confusion la plus coûteuse de tout le sujet. Parts sociales et compte courant sont deux actifs juridiquement distincts. Vendre ses parts ne transfère pas la créance : le cédant reste créancier de la SCI alors qu'il n'en est plus associé. Résultat, un ancien associé avec 45 000 € à réclamer à une société qu'il ne contrôle plus, et un repreneur qui découvre la dette au premier bilan.

Trois issues possibles, à choisir avant de signer la cession :

  • Remboursement préalable : la SCI solde le compte courant avant la cession. Le plus propre, mais suppose de la trésorerie.
  • Cession concomitante de la créance : un acte de cession de créance distinct, avec son propre prix (souvent la valeur nominale), opposable à la SCI dans les formes de l'article 1324 du Code civil — notification ou intervention de la SCI à l'acte. C'est la voie la plus fréquente.
  • Maintien de la créance chez le cédant : possible, mais crée une situation bancale — un créancier extérieur à la société. À éviter sauf accord de remboursement échelonné.

Attention au prix des parts. Une SCI dont le passif comporte 120 000 € de compte courant vaut mécaniquement 120 000 € de moins : la dette d'associé se retranche de la valeur des parts. Un immeuble à 400 000 €, 250 000 € de crédit restant et 120 000 € de compte courant ne font pas 150 000 € de valeur de parts, mais 30 000 €. Ne payez jamais au prix de l'actif immobilier sans déduire les comptes courants. Détails dans notre guide de la cession de parts de SCI.

Décès de l'associé

La créance en compte courant n'est pas une part sociale : elle ne relève pas des clauses d'agrément des statuts. Elle entre dans l'actif de la succession et est taxable aux droits de mutation à titre gratuit comme n'importe quelle créance. Les héritiers en deviennent titulaires, en indivision jusqu'au partage.

Le danger, côté SCI, c'est l'appel de fonds au plus mauvais moment : trois héritiers pressés de solder la succession réclament le remboursement immédiat, et la société n'a que les loyers du trimestre. D'où l'article 10 du modèle, qui pose un délai de carence après le décès et impose la désignation d'un mandataire commun. Le sujet est développé dans notre guide du décès d'un associé de SCI.

Vu autrement, le compte courant est un bel outil de transmission. Donner la créance plutôt que des parts, c'est se dispenser des questions d'agrément et des débats de valorisation : une créance à terme est retenue pour son montant nominal (art. 760 du CGI). Une précision de forme, décisive et souvent ignorée : une créance en compte courant est un bien incorporel, insusceptible de remise matérielle — elle ne peut donc pas faire l'objet d'un don manuel. La donation doit être reçue par acte notarié, à peine de nullité absolue (art. 931 du Code civil). Deux voies, donc : l'acte authentique, ou le détour par un remboursement du compte courant suivi d'un don manuel de somme d'argent. Levier trop peu utilisé, à examiner avec le guide de la donation de parts de SCI.

Dissolution et liquidation

Au moment de la liquidation, l'associé titulaire d'un compte courant porte deux casquettes en même temps : créancier pour son compte courant, associé pour ses parts. Et l'ordre ne se négocie pas. Le liquidateur apure d'abord le passif — comptes courants compris, au rang des créanciers chirographaires — puis répartit ce qu'il reste, le boni de liquidation, entre les associés.

Deux conséquences opposées. Si l'actif ne suffit pas, votre compte courant n'est remboursé qu'en partie, sans privilège d'aucune sorte — vous êtes un créancier comme les autres. Mais si la SCI se liquide en bonne santé, le remboursement du compte courant sort en franchise d'impôt : c'est la restitution d'une créance, pas un revenu, là où le boni de liquidation, lui, est taxé. Une raison de plus de formaliser proprement. Voir notre guide de la dissolution-liquidation d'une SCI.


9. Les erreurs fréquentes de rédaction

Huit défauts reviennent sans cesse dans les conventions rédigées à la va-vite, ou pire, avec un modèle mal choisi. Aucun n'est difficile à corriger : une phrase suffit à chaque fois. Encore faut-il les repérer avant la signature plutôt qu'après le contrôle.

Erreur 1 — Antidater la convention

Le réflexe se comprend : on formalise en 2026 des apports faits en 2019, alors on date le document de 2019. Sauf que c'est un faux, et qu'il se voit. Une convention prétendument signée en 2019 qui cite la loi PACTE dans sa version consolidée, ou qui vise un taux plafond publié en 2024, se disqualifie toute seule. La bonne pratique tient en une ligne : signez aujourd'hui une convention qui reconnaît expressément les versements antérieurs, listés en annexe avec leurs relevés bancaires. Licite, solide, et conforme à ce qui s'est réellement passé.

Erreur 2 — Fixer un taux généreux « puisque c'est déductible »

« Puisque c'est déductible, autant mettre 8 % » — la logique paraît imparable, elle est fausse. Ce qui dépasse le plafond de l'article 39-1-3° du CGI est réintégré au résultat de la SCI à l'IS, et requalifié en revenus distribués chez l'associé. Vous payez l'IS sur une somme que vous avez pourtant décaissée, et vous êtes imposé dessus à titre personnel. La parade tient en une clause : indexez le taux sur le plafond légal, point.

Erreur 3 — Oublier que le capital doit être libéré

Capital non intégralement libéré, déduction perdue — quel que soit le taux, même à 1 %. Combien de SCI créées avec 1 000 € de capital dont 100 € seulement appelés, et que personne n'a jamais songé à libérer ? Beaucoup. Vérifiez vos statuts et vos écritures avant de servir le premier euro d'intérêt, et si besoin appelez le solde : la procédure est décrite dans notre guide du capital social de SCI.

Erreur 4 — Laisser le compte devenir débiteur

Un solde débiteur retourne le contrat comme un gant : ce n'est plus l'associé qui prête à la SCI, c'est la SCI qui prête à l'associé. Or dans une SCI à l'IS, les sommes mises à disposition d'un associé sont présumées être des revenus distribués (art. 111 a du CGI). Cela arrive presque toujours de la même façon — un prélèvement personnel passé « en attendant », jamais régularisé. L'article 4 du modèle ferme la porte : gardez cette clause telle quelle.

Erreur 5 — Confondre convention de compte courant et modification des statuts

Une avance en compte courant ne touche ni au capital, ni à la répartition des parts, ni aux droits de vote. Donc : aucune modification statutaire, aucune annonce légale, aucun dépôt au greffe. Une augmentation de capital, elle, déclenche toute la procédure décrite dans notre guide pour modifier les statuts d'une SCI. Se tromper de voie coûte cher dans les deux sens : quelques centaines d'euros de formalités pour rien, ou la perte pure et simple du droit au remboursement.

Erreur 6 — Signer une convention générique conçue pour une société commerciale

La quasi-totalité des modèles en circulation visent la SARL ou la SAS. On y trouve une clause attributive de compétence, réputée non écrite entre non-commerçants (art. 48 du Code de procédure civile) ; un renvoi à la procédure d'autorisation préalable des conventions réglementées, qui n'a pas d'équivalent en société civile ; et pas un mot sur l'affectation des fonds, pourtant décisive à l'IR. Un marqueur imparable pour les repérer : s'ils exigent encore une détention de 5 % du capital, ils n'ont pas été relus depuis la loi PACTE du 22 mai 2019, qui a supprimé cette condition de l'article L. 312-2 du Code monétaire et financier. Sept ans de retard. Vérifiez chaque renvoi de texte avant de signer.

Erreur 7 — Ne jamais arrêter le compte

Signée en 2018, rangée dans un classeur, jamais rouverte depuis : c'est le sort de la plupart des conventions. Huit ans sans relevé ni arrêté annuel, et sa valeur probante s'effrite — le solde devient discutable, les intérêts jamais décomptés deviennent difficiles à réclamer. Le relevé de la section 6 vaut toutes les plaidoiries : la reconnaissance du solde par la société interrompt la prescription (art. 2240 du Code civil). Le silence, lui, ne prouve strictement rien.

Erreur 8 — Rembourser un associé au détriment des autres

Solder le compte de l'un pendant que l'autre attend depuis quatre ans, sans base contractuelle pour le justifier : voilà comment naissent la moitié des contentieux entre associés de SCI. La clause de remboursement au prorata (article 7.4 du modèle) désamorce le grief avant qu'il n'existe. Sur ces tensions, voir notre guide de la mésentente entre associés de SCI.


10. FAQ — Modèle de convention de compte courant d'associé

Puis-je rédiger la convention moi-même ?

Oui. C'est un acte sous seing privé, aucun professionnel n'a à intervenir, et le modèle de cette page couvre les situations courantes. Trois cas justifient tout de même une relecture : l'enjeu dépasse quelques dizaines de milliers d'euros, la banque impose un blocage, ou la SCI compte des associés extérieurs à la famille.

Faut-il une convention par associé ou une seule pour tous ?

Une par associé, sans exception. Chaque compte a son montant, son historique, sa date d'effet : les fondre dans un document unique rend les soldes impossibles à démêler le jour d'une cession ou d'une succession. Une seule décision collective peut en revanche autoriser plusieurs conventions d'un coup.

Peut-on rédiger une convention pour des apports faits il y a plusieurs années ?

Oui, et c'est même vivement recommandé. Utilisez la clause de régularisation du préambule et l'Annexe 1 : vous listez chaque versement passé avec sa date et son justificatif bancaire, et la convention leur donne un régime juridique pour l'avenir. Ce qui est interdit, ce n'est pas de régulariser, c'est d'antidater.

Un associé non gérant qui détient 3 % peut-il prêter avec intérêts ?

Oui, sans difficulté depuis 2019. L'article L. 312-2 du CMF exigeait auparavant une détention d'au moins 5 % du capital ; l'article 76 de la loi PACTE (loi n° 2019-486 du 22 mai 2019) a supprimé ce seuil. Tout associé, quelle que soit sa quote-part, peut donc consentir une avance en compte courant rémunérée. Méfiez-vous des modèles en ligne qui reproduisent encore l'ancienne condition.

Comment savoir quel taux plafond appliquer pour mon exercice ?

Le taux plafond de l'article 39-1-3° du CGI est le taux effectif moyen des prêts à taux variable aux entreprises d'une durée supérieure à deux ans ; il est publié trimestriellement au BOFiP (BOI-BIC-CHG-50-50-30) et se calcule en moyenne sur les trimestres de votre exercice. Pour un exercice clos le 31 décembre 2025, il ressort à 4,55 %. Ne recopiez jamais un chiffre lu ailleurs : vérifiez la publication correspondant à votre date de clôture, ou indexez le taux dans la convention pour ne plus avoir à y penser.

Une SCI à l'IR peut-elle déduire les intérêts de compte courant ?

Oui, à condition que l'avance ait servi à la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration de l'immeuble : c'est le régime de déduction des intérêts d'emprunt en revenus fonciers, dont la liste est limitative (art. 31, I-1° d du CGI ; BOI-RFPI-BASE-20-80). D'où l'importance de rédiger un objet affecté à l'article 1 du modèle plutôt qu'un objet vague de trésorerie.

Le compte courant doit-il apparaître dans la déclaration annuelle ?

Pour une SCI à l'IS, le solde figure au passif du bilan de la liasse fiscale et les intérêts en charges financières. Pour une SCI à l'IR, les intérêts déductibles se reportent dans la rubrique correspondante de la 2072. Dans les deux cas, la SCI qui verse des intérêts doit déposer l'imprimé fiscal unique (déclaration n° 2561) récapitulant les revenus servis à chaque associé, au plus tard le 15 février de l'année suivante (art. 242 ter du CGI).

Peut-on convertir un compte courant en capital ?

Oui : c'est l'augmentation de capital par incorporation de créance. L'associé renonce à sa créance, la société lui remet des parts nouvelles. Pesez bien la décision, elle est sans retour — vous échangez un droit au remboursement immédiat contre des titres qui ne ressortiront qu'à la liquidation — et elle suppose une modification statutaire complète. On y recourt surtout pour remonter des capitaux propres passés sous zéro.

Que faire si un associé refuse de signer la convention ?

La convention lie la SCI et l'associé prêteur : seuls le gérant, ès qualités, et cet associé la signent. Les autres associés n'ont pas à signer, sauf si les statuts imposent une autorisation collective — auquel cas c'est la décision d'assemblée qui doit réunir la majorité requise, pas la convention elle-même. Un refus persistant relève alors du conflit d'associés.

Le gérant peut-il signer la convention avec lui-même ?

Oui : il signe d'un côté ès qualités pour la société, de l'autre en son nom personnel. C'est courant et parfaitement valable, aucune autorisation préalable n'étant requise en société civile, à la différence de la SARL ou de la SAS. Faire ratifier l'opération par une décision collective des associés reste toutefois indispensable en pratique : c'est la précaution élémentaire contre le grief de conflit d'intérêts, et c'est aussi le support du rapport sur les conventions conclues avec un mandataire social prévu à l'article L. 612-5 du Code de commerce.

Faut-il enregistrer la convention auprès de l'administration fiscale ?

Ce n'est pas obligatoire. L'enregistrement est une formalité volontaire, mais c'est le seul procédé réellement à votre main qui confère une date certaine à l'égard des tiers au sens de l'article 1377 du Code civil, moyennant le droit fixe des actes innomés de 125 € prévu à l'article 680 du CGI. Une signature électronique qualifiée et horodatée coûte beaucoup moins cher et prouve solidement la date et l'intégrité du document, mais elle ne remplace pas juridiquement l'enregistrement.

Que se passe-t-il si la SCI ne peut pas rembourser ?

L'associé reste créancier chirographaire : il peut agir en paiement devant le tribunal judiciaire, mais il ne dispose d'aucune garantie particulière sur l'immeuble, sauf sûreté expressément constituée. En pratique, la solution passe par un rééchelonnement amiable, un abandon avec retour à meilleure fortune, ou une conversion en capital.

La convention doit-elle être annexée aux statuts ?

Non, ce sont deux documents de nature différente : les statuts organisent la société, la convention règle une relation contractuelle particulière. Conservez-la au siège avec les statuts et les procès-verbaux, et mentionnez-la au registre des décisions — mais ne l'intégrez jamais aux statuts, sous peine de devoir une modification statutaire à chaque évolution.

Peut-on prévoir une garantie au profit de l'associé prêteur ?

C'est juridiquement possible (hypothèque, nantissement), mais rarement pertinent : la banque qui finance l'immeuble exige en général le premier rang et refusera une sûreté concurrente. Dans les faits, l'associé prêteur accepte un rang chirographaire et se protège autrement — par le blocage réciproque des autres associés et par un échéancier écrit.

Combien de temps conserver la convention ?

Sans limite, tant que la SCI existe et au moins dix ans après le remboursement intégral du compte courant. C'est le document que réclameront un repreneur, un notaire chargé d'une succession ou un vérificateur, parfois quinze ans après sa signature. Archivez-la avec ses annexes, les relevés annuels signés et les justificatifs de virement.

Une convention suffit-elle à sécuriser mon compte courant ?

Nécessaire, oui. Suffisante, non. Ce qui rend un compte courant inattaquable, c'est l'alignement de trois choses : la convention signée, des flux bancaires qui correspondent au centime près, et une comptabilité qui affiche exactement le même solde. Un maillon qui cloche, et tout redevient discutable.

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FAQ

Questions fréquentes

Aucun texte ne l'impose : le compte courant d'associé n'est défini par aucune loi. Les textes s'y réfèrent seulement de biais — l'article L. 312-2 du Code monétaire et financier pour l'écarter des fonds remboursables du public, l'article 39, 1, 3° du CGI pour plafonner la déduction des intérêts. Mais sans écrit, vous n'avez ni preuve du prêt au-delà de 1 500 € (art. 1359 C. civ.), ni date certaine, ni modalités de remboursement opposables. En pratique, c'est le document qui transforme un virement personnel en créance opposable à la SCI, aux autres associés, à la banque et à l'administration fiscale.
Trois requalifications classiques : en apport en capital (vous perdez le droit au remboursement, les fonds ne ressortent qu'à la dissolution), en libéralité au profit des autres associés (droits de mutation à titre gratuit jusqu'à 60 %), ou en revenus distribués si les flux ont circulé dans les deux sens. À cela s'ajoute un risque civil, en sens inverse de ce que l'on croit : faute de convention, le compte courant est remboursable à tout moment (Cass. com., 10 mai 2011, n° 10-18.749) et l'article 1900 du Code civil, qui permettrait au juge de fixer un terme, est expressément écarté. La SCI peut donc être appelée à rembourser sans préavis, sous la seule réserve d'un délai de grâce de 24 mois (art. 1343-5 C. civ.).
Non, un acte sous seing privé suffit : la convention de compte courant n'est soumise à aucune forme particulière. Attention toutefois : l'article 1377 du Code civil ne reconnaît que trois façons d'acquérir date certaine à l'égard des tiers — l'enregistrement, le décès d'un signataire ou la constatation de l'acte dans un acte authentique. Seul l'enregistrement volontaire au service des impôts (droit fixe des actes innomés de 125 €, art. 680 CGI) est donc réellement à votre main ; une signature électronique qualifiée et horodatée renforce fortement la preuve, sans pour autant conférer la date certaine au sens de l'article 1377.
Vous êtes libre du taux, y compris 0 %. Dans une SCI à l'IS, la déduction des intérêts est plafonnée au taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit pour les prêts à taux variable aux entreprises d'une durée initiale supérieure à deux ans (TMP, art. 39-1-3° CGI), et suppose que le capital social soit entièrement libéré. Ne recopiez jamais un taux lu dans un article : le taux applicable dépend de votre date de clôture et est publié trimestriellement.
La fraction excédentaire est simplement réintégrée au résultat fiscal de la SCI à l'IS : elle reste due à l'associé mais n'est pas déductible. Chez l'associé, cette fraction est imposée non plus comme un intérêt mais comme un produit de parts sociales, sur le fondement de l'article 109, 1-2° du CGI (BOI-RPPM-RCM-10-20-20-50, § 20) — et ce même si la réintégration ne fait pas naître d'IS effectif. Le meilleur réflexe est d'indexer contractuellement le taux sur le plafond légal plutôt que de figer un pourcentage.
Ce sont des revenus de capitaux mobiliers, soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). La SCI opère lors du versement un prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % (art. 125 A CGI), sauf dispense demandée par l'associé dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (imposition commune), demande à formuler au plus tard le 30 novembre de l'année précédant le versement (art. 242 quater CGI). L'option globale pour le barème progressif reste possible.
Oui, et c'est fréquent dès qu'un prêt finance l'acquisition. La banque demande alors un engagement de blocage ou de subordination, souvent adossé à la convention par avenant tripartite : l'associé s'interdit tout remboursement pendant la durée du prêt, ou tant que certains ratios ne sont pas atteints. Comptablement, la pratique consiste à reclasser en compte d'emprunt (1681) un compte courant contractuellement bloqué à plus d'un an, le compte 455 restant réservé aux sommes disponibles à court terme.
Oui, et c'est le principe même du compte courant : à défaut de clause contraire, il est remboursable à tout moment. Mais une SCI dont la trésorerie repose sur les loyers ne peut pas encaisser un rappel brutal : prévoyez un préavis (trois à six mois), un plafond de remboursement annuel et une clause de suspension si la trésorerie descend sous un seuil défini. C'est protecteur pour la SCI comme pour le gérant.
Aucune autorisation préalable n'est exigée : la société civile ne connaît pas de régime comparable à celui de la SARL (art. L. 223-19 C. com.) ou de la SAS (art. L. 227-10). La convention relève du droit commun et des statuts — si ceux-ci soumettent les engagements financiers à autorisation, l'AG est indispensable. En revanche, l'article L. 612-5 du Code de commerce impose au gérant d'une personne morale non commerçante ayant une activité économique de présenter un rapport sur les conventions conclues avec un mandataire social : faire ratifier la convention par une décision collective satisfait cette exigence et protège le gérant.
Le compte courant doit toujours rester créditeur. Un solde débiteur signifie que la SCI prête de l'argent à son associé : dans une SCI à l'IS, ces sommes sont présumées être des revenus distribués imposables (art. 111 a CGI), et l'opération peut caractériser un acte anormal de gestion. Aucune convention ne doit autoriser ce sens de flux.
Le principal se loge au compte 4551 « Associés — comptes courants, principal » et les intérêts courus non échus au compte 4558. Il s'agit d'une dette de la SCI, jamais de capitaux propres : elle figure au passif, parmi les dettes, et non dans la ligne « capital social ». Un compte courant bloqué contractuellement à plus d'un an est souvent reclassé, en pratique, en compte d'emprunt (1681) — aucun texte du plan comptable général ne l'impose, le caractère à plus d'un an étant avant tout retracé dans l'état des échéances de l'annexe.
Non, et c'est l'erreur la plus coûteuse. Les parts sociales et la créance en compte courant sont deux actifs distincts : céder ses parts ne cède pas la créance, qui reste due au cédant. Il faut soit rembourser le compte courant avant la cession, soit le céder par un acte de cession de créance distinct, opposable à la SCI dans les formes de l'article 1324 du Code civil.
La créance entre dans l'actif de la succession et est taxable aux droits de mutation à titre gratuit, au même titre qu'un compte bancaire. Les héritiers deviennent titulaires de la créance, en indivision jusqu'au partage, et peuvent en demander le remboursement dans les conditions de la convention. Prévoir une clause de blocage temporaire évite d'exposer la SCI à un appel de fonds au pire moment.
L'associé est un créancier chirographaire : son compte courant est remboursé au titre du passif, avant tout partage du boni de liquidation entre associés. Si l'actif ne suffit pas, il subit le sort des autres créanciers non privilégiés — d'où l'intérêt de ne pas laisser un compte courant enfler indéfiniment sans stratégie de sortie.
Elle l'est si vous envisagez un jour d'abandonner votre créance pour reconstituer les capitaux propres de la SCI. L'abandon efface la dette et génère un produit imposable chez une SCI à l'IS ; la clause permet de récupérer la créance si la société retrouve les seuils définis. Sa rédaction doit être chiffrée et datée, sans quoi elle est inopposable.
Non : antidater un acte est un faux, et l'administration détecte facilement l'incohérence entre la date affichée et les flux bancaires. La bonne pratique est de signer aujourd'hui une convention qui reconnaît expressément les avances antérieures, en les listant date par date avec les justificatifs bancaires en annexe. C'est parfaitement licite et bien plus solide.