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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Conjoint survivant et logement en SCI : le droit viager ne joue pas, voici les 4 parades qui protègent

Le droit viager au logement — celui qui permet à un veuf ou à une veuve de rester chez lui jusqu'à sa mort — suppose un logement « appartenant aux époux ou dépendant totalement de la succession ». Quand la maison appartient à une SCI, une société civile immobilière qui détient l'immeuble à la place des personnes, la condition n'est pas remplie : le défunt ne possédait pas la maison, mais des parts. La protection légale ne joue donc pas d'elle-même. Restent quatre parades, qui ne se valent pas : cette page les chiffre, en euros et en pourcentage de contrôle. Sur la fiscalité de la résidence principale en société : habiter le bien de sa SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil et loi du 6 juillet 1989 en version consolidée, code général des impôts, réponses ministérielles, jurisprudence publiée). Mis à jour le 1er septembre 2026.


1. « La maison n'est pas dans la succession » : la phrase du notaire

La scène se répète chez tous les notaires de France. Un couple a monté une SCI quinze ans plus tôt pour transmettre la maison aux enfants. L'un des deux meurt. Le survivant vient régler la succession en pensant que la loi le protège, et s'entend dire que le logement n'en fait pas partie. Il appartient à la société. Ce que le défunt laisse, ce sont des parts sociales — des biens meubles.

Rien n'est perdu pour autant, mais tout se joue du vivant. Quatre parades : la donation entre époux (ou le legs) sur les parts, le bail consenti par la société au couple, la clause statutaire de jouissance viagère, le rééquilibrage de la détention. La suite les chiffre une par une.

Le dossier qui sert de fil rouge dans toute la page

SCI Les Cèdres. Un seul bien : la résidence principale du couple, valorisée 350 000 €, emprunt soldé — actif net : 350 000 €. M. L. détient 60 % des parts (210 000 €), Mme L. 40 % (140 000 €). M. L. a deux enfants d'un premier lit, aucun en commun. Il décède ; Mme L. a 78 ans. Les parts sont le seul actif de la succession — hypothèse qui commande tous les pourcentages qui suivent. Horizon retenu dans toute la page : quinze ans d'occupation restante.


2. Droit temporaire et droit viager au logement : ce que disent vraiment les articles 763 et 764

Deux droits distincts, sans arrêt confondus. Ni la même durée, ni la même force.

Le droit temporaire (article 763) donne la jouissance gratuite du logement et du mobilier pendant un an, sans demande à formuler. Son alinéa 3 en fait un effet du mariage, pas un droit successoral : il ne s'impute pas sur la part d'héritage. Son alinéa 4 le rend d'ordre public.

Le droit viager (article 764) est un droit d'habitation sur le logement et d'usage sur le mobilier, jusqu'au décès du conjoint. Trois règles que peu de gens connaissent :

  • Il n'est pas automatique : le conjoint doit le demander, dans le délai de l'article 765-1.
  • Le défunt peut l'écarter, mais par testament authentique seulement (article 971). Un testament manuscrit ne suffit pas.
  • Il s'impute sur les droits successoraux du conjoint (article 765). Si sa valeur les dépasse, celui-ci ne doit rien.

Même porte d'entrée pour les deux textes : le logement doit appartenir aux époux ou dépendre totalement de la succession. Ni l'un ni l'autre ne vise le logement détenu par une société.

Hors mariage, la protection maigrit encore. L'article 515-6 alinéa 3 ouvre au partenaire survivant d'un PACS (pacte civil de solidarité) les deux premiers alinéas de l'article 763, et eux seuls. Un an de jouissance gratuite, donc, sans le caractère d'ordre public de l'alinéa 4, et jamais de droit viager. Le concubin n'a rien — voyez SCI entre concubins ou pacsés et SCI en couple non marié.


3. Pourquoi le droit viager au logement ne joue pas en SCI — et pourquoi la question n'est pas tranchée

La chancellerie a été interrogée sur exactement cette question. Sa réponse ministérielle Jeanjean, publiée au Journal officiel le 25 janvier 2005, retient que « le logement appartient à la société et non aux époux ». Donc que « les conditions de propriété prévues par les articles 763 et 764 du code civil ne sont pas remplies ». Une réserve : ce texte n'a aucune valeur normative.

Le point que personne n'écrit : il n'existe aucun arrêt de la Cour de cassation

On lit partout que « la jurisprudence exclut le droit viager quand le logement est en SCI ». C'est faux. La recherche en texte intégral sur Légifrance ne ramène aucun arrêt de la Cour de cassation associant les articles 763 ou 764 à une société civile immobilière. Celui qu'on cite le plus souvent, 1re civ., 25 septembre 2013, n° 12-21.569, publié, ne comporte aucune SCI.

Le seul arrêt transposable ne concerne pas davantage une société : Cass. 1re civ., 26 octobre 2011, n° 09-72.693, inédit. Il est rendu sur les articles 763 et 764 dans leur rédaction antérieure à la loi du 23 juin 2006 — sur une condition de propriété inchangée depuis. Le logement y était indivis entre le défunt et sa fille, et le pourvoi a été rejeté — les articles 763 et 764 supposent un bien dépendant totalement de la succession, ce qui exclut l'indivision avec un tiers. Cela se transpose à la SCI par analogie.

Et la seule décision trouvée dit l'inverse. La cour d'appel de Bastia, le 9 décembre 2015 (n° 14/00824), a écarté le moyen tiré de la personnalité morale et reconnu à la veuve un droit d'habitation fondé sur l'article 764. Son motif : le logement « dépend de la succession du de cujus [du défunt] puisqu'il l'a apporté à la société civile immobilière dont il détenait 1 160 parts sur 1 162 ». Précision qui change la lecture : c'est la veuve elle-même qui invoquait la personnalité morale de la SCI, le droit d'habitation lui étant reconnu contre sa propre argumentation. Décision isolée — mais elle existe. La doctrine notariale, elle, tranche : le 116e Congrès des notaires (2020) écrit que, le bien appartenant à une SCI, l'article 764 n'a pas vocation à s'appliquer.

Notre position, et elle est motivée : la lettre des textes et la doctrine administrative conduisent à écarter les articles 763 et 764 en SCI. C'est probablement ce que jugerait la Cour de cassation. Mais on ne construit pas la protection d'un conjoint sur un arrêt isolé. Traitez la protection légale comme inexistante et organisez-la vous-même.

Attention au piège de numérotation. L'article 764 dont il est question ici est celui du Code civil : le droit viager au logement. Rien à voir avec l'article 764 bis du CGI (code général des impôts), qui accorde un abattement de 20 % sur la résidence principale pour les droits de succession. Deux textes, deux codes, deux sujets.


4. Le seul cas où le droit temporaire rejoue en SCI : le bail signé du vivant

La même réponse ministérielle contient la parade, et personne ne la cite. Le garde des Sceaux écrit que le droit d'habitation « ne pourra s'appliquer que si les époux ont pris soin de conclure avec la société un bail ou une convention d'occupation ». Ce qui rejoue alors, c'est le droit temporaire de l'article 763, alinéa 2 : un an de loyers remboursés par la succession, au fur et à mesure de leur acquittement, puis la continuation du bail. Le droit viager de l'article 764, lui, ne renaît pas. Le bail ne protège donc pas seulement par contrat : il rouvre un texte qu'on croyait fermé.

Un second texte renforce la parade. L'article 1751 du Code civil répute le droit au bail du logement des époux appartenir à l'un et à l'autre, quel que soit le régime matrimonial et même si un seul a signé. Son dernier alinéa donne au survivant un droit exclusif sur ce bail.

Traduction : le bail ne transite pas par la succession. Il ne se partage pas avec les enfants du premier lit, il revient à la veuve en vertu du mariage. Seul mécanisme de la page à produire son effet sans vote.

À retenir dès maintenant : le bail doit être signé du vivant des deux époux et réellement exécuté. Improvisé après le décès, il n'ouvre ni l'article 763 alinéa 2, ni l'article 1751.


5. Si rien n'a été anticipé : ce que touche vraiment le conjoint survivant, et le seuil du tiers

Reprenons la SCI Les Cèdres. Aucune donation, aucun bail, aucune clause. L'article 757 du Code civil offre normalement au conjoint le choix entre l'usufruit de la totalité et le quart en pleine propriété. Ce choix disparaît dès qu'un enfant n'est pas issu des deux époux : l'option est fermée, le conjoint ne recueille que le quart en pleine propriété.

Étape Calcul Résultat
Parts du défunt60 % × 350 000 €210 000 €
Part de la veuve dans la succession210 000 € / 452 500 €
Ce que cela représente dans la SCI52 500 / 350 00015 % du capital
Détention de la veuve après le décès40 % + 15 %55 %
Détention des deux enfants100 % − 55 %45 %
Droits de succession de la veuveExonération, article 796-0 bis du CGI0 €

Majoritaire, exonérée de droits — et sans aucun titre d'occupation opposable : ni bail, ni droit viager, ni clause. Sa tranquillité tient à sa seule majorité. Qu'elle la perde, et les enfants votent la fin de la gratuité et fixent un loyer.

Le seuil du tiers : le chiffre le plus utile de cette page

À partir de quelle détention un conjoint reste-t-il majoritaire au décès de l'autre ? Si sa part propre vaut p, il recueille en plus le quart des parts du défunt, soit 0,25 × (1 − p). Il garde la majorité tant que 0,75 p dépasse 0,25. Donc :

Le conjoint conserve la majorité au décès de l'autre si sa détention propre dépasse

33,33 % des parts

Hypothèse : la SCI est le seul actif successoral, et l'option de l'article 757 est fermée par la présence d'un enfant non commun.

Au-dessus d'un tiers des parts en propre, le conjoint reste maître de la société le lendemain du décès, même face à des enfants d'un premier lit. En dessous, il devient minoritaire chez lui. Cela se décide le jour de la constitution.

Le reste du dossier successoral est ailleurs. Évaluation des parts, agrément, indivision, compte courant du défunt : décès d'un associé de SCI et j'ai hérité de parts de SCI. Réserve héréditaire et quotité disponible : SCI et famille recomposée.


6. Donation entre époux : les trois branches calculées sur des parts de SCI

La donation entre époux — la « donation au dernier vivant » — ouvre trois formules (article 1094-1 du Code civil). Ce qu'on sait moins, c'est ce qu'elles donnent quand le patrimoine est logé dans une société.

Mme L. a 78 ans. Le barème de l'article 669 du CGI — une convention forfaitaire d'évaluation selon l'âge, prévue pour la liquidation des droits d'enregistrement et retenue ici comme ordre de grandeur — place cette tranche à 30 % pour l'usufruit et 70 % pour la nue-propriété. L'usufruitier perçoit les revenus, le nu-propriétaire détient sans jouir.

Branche choisie Valeur reçue Ce qu'elle contrôle le lendemain du décès
Totalité en usufruit30 % × 210 000 = 63 000 €Elle vote ses 40 % en pleine propriété. Sur les parts reçues en usufruit, et à défaut de clause statutaire écrite à l'avance, le vote appartient aux nus-propriétaires. Enfants : 60 %. Minoritaire.
Un quart en propriété + trois quarts en usufruit52 500 + 47 250 = 99 750 €40 % + 15 % en pleine propriété = 55 %, plus l'usufruit de 45 % du capital. Majoritaire.
Quotité disponible ordinaire en pleine propriété (deux enfants : un tiers)210 000 / 3 = 70 000 €40 % + 20 % = 60 % en pleine propriété, sans aucun démembrement à gérer. Majoritaire.

Valeur reçue, évaluée au barème fiscal : une évaluation économique de l'usufruit donnerait un autre montant, mais le classement des trois branches ne change pas. Détail de la deuxième ligne : le quart en propriété vaut 210 000 / 4 = 52 500 €. Les trois quarts en usufruit, 3/4 × 210 000 = 157 500 €, dont 30 % au barème = 47 250 €. Total : 99 750 €. Ce quart pèse 52 500 / 350 000 = 15 % du capital, d'où les 55 %. Troisième ligne : 70 000 / 350 000 = 20 %, d'où les 60 %. Droits de succession : 0 € dans les trois cas (article 796-0 bis du CGI). La troisième colonne vaut à statuts silencieux sur le vote démembré ; le chapitre suivant dit ce qu'une clause y change.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Les couples choisissent spontanément « la totalité en usufruit », parce que cela sonne comme « elle garde tout ». C'est la plus faible des trois branches sur les deux tableaux à la fois : la moins-disante en valeur (63 000 € contre 99 750 €) et la seule qui rende le conjoint minoritaire. Excellente en détention directe, mauvaise dès qu'une société s'interpose : l'usufruit de parts ne donne ni le droit d'habiter, ni le vote sur ce qui compte.

Le coût de ce réflexe, sur ce dossier : 36 750 € de valeur en moins, et la majorité perdue.

L'option entre les trois branches s'exerce au décès, à condition que l'acte de donation les offre toutes les trois — c'est la rédaction usuelle, vérifiez-la. L'article 1094-1 alinéa 2 y ajoute une seconde souplesse, le cantonnement : ne prendre qu'une partie des biens donnés, sans que le surplus laissé aux enfants s'analyse en donation.

Formes du testament, types de legs et conflit avec une clause d'agrément : voyez léguer ses parts de SCI par testament. Pour agir de son vivant, la donation de parts de SCI.


7. Pourquoi l'usufruit des parts de SCI ne donne pas le droit d'habiter le logement

Le malentendu le plus coûteux du sujet se démonte en une question. L'usufruit est le droit de jouir d'une chose dont un autre a la propriété (article 578 du Code civil). Mais de quelle chose ? En direct, il porte sur l'immeuble : vous y habitez. Dans une SCI, sur les parts — donc sur leurs fruits, les bénéfices distribués. Aucun droit d'entrer dans la maison.

Le second étage du problème, c'est le vote. L'article 1844 du Code civil, rédaction en vigueur depuis le 21 juillet 2019, réserve le droit de voter au nu-propriétaire, sauf pour l'affectation des bénéfices. Or vendre l'immeuble, fixer un loyer, modifier les statuts, révoquer le gérant : rien de cela n'est une affectation des bénéfices. Ce sont les enfants nus-propriétaires qui votent.

Les statuts peuvent-ils corriger cela ? Oui, bien plus largement qu'on ne le lit d'ordinaire. Le dernier alinéa de l'article 1844 autorise à déroger au deuxième alinéa et à la seconde phrase du troisième — donc à toute la répartition du vote, affectation des bénéfices comprise. Les statuts ne peuvent toucher à la première phrase : le droit de participer aux décisions ne se retire à personne. Ni à la troisième, qui laisse toujours au nu-propriétaire et à l'usufruitier la faculté de convenir entre eux que l'usufruitier votera sur les autres décisions. Tout le reste se réécrit dans les statuts : rien n'interdit d'y donner le vote à l'usufruitier sur tout — la clause qui manque dans neuf statuts sur dix.

Elle rend le pouvoir, pas la valeur ni le droit d'habiter. Avec ou sans clause de vote, la branche « totalité en usufruit » reste à 63 000 € contre 99 750 €, et demeure la plus faible des trois.

Reste la qualité d'associé, tranchée en deux temps (3e civ., 16 février 2022, n° 20-15.164, publié au Bulletin, après avis de la chambre commerciale). D'abord : « l'usufruitier de parts sociales ne peut se voir reconnaître la qualité d'associé, qui n'appartient qu'au nu-propriétaire ». Ensuite : il « doit pouvoir provoquer une délibération des associés sur une question susceptible d'avoir une incidence directe sur son droit de jouissance ». L'usufruitier peut donc forcer le débat, pas emporter le vote : il fera se prononcer l'assemblée sur son maintien dans les lieux, et perdra le jour même.

Le barème de l'article 669 et le vote démembré sont exposés dans démembrement de parts de SCI ; la variante à durée limitée, dans la donation temporaire d'usufruit.


8. Le bail d'habitation : le seul montage qui tient, et ses 17 515 € par an

La société consent aux époux, de leur vivant, un bail d'habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989. Loyer 1 200 € par mois, soit 14 400 € par an. Charges déductibles : 2 400 €. Résultat foncier de la société : 12 000 €.

La SCI est à l'impôt sur le revenu : elle ne paie rien elle-même, chaque associé est imposé sur sa quote-part — la fraction du résultat correspondant à ses parts. Le mécanisme est détaillé dans louer un bien de la SCI à un associé. Ici, le coût pour la veuve après le décès.

Poste Calcul Montant annuel
Loyer versé à la SCI1 200 € × 1214 400 €
Sa part du résultat foncier55 % × 12 000 €6 600 €
Impôt sur cette part6 600 € × (30 % + 17,2 %)3 115 €
Ce qui sort de sa poche14 400 + 3 11517 515 €
Part du loyer captée par les enfants45 % × 14 400 €6 480 €
Sur quinze ans6 480 € × 1597 200 €

Les 30 % sont le taux marginal d'imposition de Mme L., celui qui frappe sa dernière tranche de revenu ; les 17,2 %, les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers, inchangés en 2026.

Ce qu'elle achète pour 17 515 € par an

Un titre d'occupation opposable, qui survit au décès par la cotitularité de l'article 1751. La société ne peut pas le rompre à sa guise : le congé n'intervient qu'à l'échéance, avec six mois de préavis, pour l'un des trois motifs de la loi de 1989.

Un test préalable s'impose, et il change la réponse. Une SCI est en principe une personne morale : bail de six ans, congé pour reprise fermé. Mais l'article 13 de la loi de 1989 réserve un sort à part à la société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré : reprise « au profit de l'un des associés » ouverte, et bail de trois ans. Vérifiez la vôtre — SCI et bail d'habitation, le piège du congé pour reprise.

Deux garde-fous solides restent. Le congé est délivré par la société : il suppose une majorité — retour au seuil du tiers. Et l'article 15 III interdit de congédier, sans offre de relogement, un locataire de plus de 65 ans aux ressources modestes. Le plafond 2026 des logements conventionnés : 26 920 € de revenu fiscal de référence pour une personne seule en Île-de-France, 23 403 € ailleurs. Le texte en dispense le bailleur personne physique âgé ou modeste, mais pas la SCI familiale (3e civ., 7 juillet 2016, n° 14-29.148, publié au Bulletin). Elle peut reprendre, mais elle doit reloger.

Mme L., elle, n'entre pas dans cette protection. Une contribuable dont la tranche marginale est de 30 % déclare plus de 29 580 € de revenu net par part : elle dépasse le plafond dans toutes les zones. Son garde-fou n'est donc pas son âge, c'est son vote — retour au seuil du tiers.

Le verdict : c'est le montage dont la sécurité dépend le moins d'un vote, d'une qualification ou d'une jurisprudence à venir. Il coûte 17 515 € par an, dont 6 480 € pour les enfants du premier lit. C'est le prix.


9. La clause de jouissance viagère dans les statuts : deux verrous de forme, jusqu'à 100 000 € de risque

L'idée séduit, quasi gratuite. On insère dans les statuts, du vivant des deux époux, une clause donnant au conjoint survivant d'un associé la jouissance gratuite du logement social, sa vie durant. Chez les Cèdres, elle se vote sans difficulté : 60 % + 40 % = 100 % des voix. Comptez 300 à 600 € tout compris si la société existe déjà : annonce légale de 109 à 199 € HT, greffe et BODACC 185,77 € TTC. Le détail : 42,26 € HT d'inscription modificative, 8,45 € de TVA, 5,90 € de droit RNE et 116 € de BODACC, soit 172,61 € TTC. S'y ajoute le dépôt des statuts, 13,16 € — arrêté du 25 février 2026, en vigueur depuis le 1er mars 2026. Zéro si la clause est écrite le jour de la constitution (modifier les statuts d'une SCI). Ce n'est ni une convention d'occupation, ni un prêt à usage — voyez pour ceux-là le modèle de convention d'occupation à titre gratuit —, mais une règle sociale.

Le prix de l'avantage, et le risque qu'il crée

Une jouissance gratuite a une valeur : le loyer qu'on ne paie pas. Sur quinze ans, à 14 400 € par an, l'avantage vaut 216 000 € en nominal. Actualisé à 3 % par an, 171 900 €.

Ce cadeau n'est pas invisible pour les héritiers réservataires — les enfants, qui ont droit au reste. Il s'analyse en libéralité indirecte, celle qu'on consent sans acte de donation en laissant passer un avantage (article 843). L'article 920 rend réductibles les libéralités, directes ou indirectes, qui portent atteinte à la réserve. Elle s'impute sur la quotité disponible — la part du patrimoine dont on peut disposer librement, un tiers quand il y a deux enfants (article 913), soit 70 000 € sur les 210 000 € de parts. On retient la valeur actualisée et non le nominal : 171 900 − 70 000 = 101 900 €. Cet excédent est réductible : les enfants peuvent en réclamer la contrepartie en argent.

C'est un majorant, et il faut le dire. Il suppose l'imputation sur la quotité disponible ordinaire d'un tiers. Or une libéralité au conjoint s'impute sur la quotité disponible spéciale de l'article 1094-1, plus large, et une jouissance viagère s'impute volontiers sur une branche en usufruit. La masse de calcul comprend en outre la réunion fictive des donations antérieures : on rajoute au patrimoine, pour le seul calcul, ce qui en était sorti (article 922). Que M. L. laisse 200 000 € de comptes bancaires, et l'excédent fond, jusqu'à zéro. L'essentiel tient : la clause crée un contentieux là où le bail n'en crée aucun. Ce n'est pas non plus l'article 918 qui joue — il ne vise que les biens aliénés à un successible en ligne directe.

Les deux verrous de forme, que personne n'écrit

Verrou n° 1 — comment la clause doit être votée. L'arrêt du 2 mai 2024 ne condamne pas la clause : il condamne la gratuité improvisée. Quand l'objet social est muet, la mise à disposition gratuite ne peut être ni décidée par le gérant seul, ni votée en assemblée ordinaire ; il faut une décision aux conditions prévues pour la modification des statuts (Cass. 3e civ., 2 mai 2024, n° 22-24.503, publié au Bulletin). Une clause statutaire coche l'exigence par définition, puisqu'elle se vote à ces conditions-là. Profitez-en pour écrire aussi la faculté dans l'objet social : cela ferme le débat pour l'avenir.

Verrou n° 2 — la majorité qui la protège. Une clause statutaire se supprime comme elle s'écrit. Si vos statuts se contentent de la majorité des parts, des héritiers à 45 % ne peuvent rien — des héritiers à 51 % suppriment la clause le mois suivant l'enterrement. La clause ne vaut que ce que vaut la clause de majorité qui la protège. Voyez l'assemblée générale de SCI.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Ne vous contentez pas d'une clause statutaire comme unique protection. Elle tombe dès que les héritiers réunissent la majorité de modification, et elle reste réductible pour l'excédent — ici jusqu'à 100 000 €. Doublez-la d'un bail signé du vivant, qui ne dépend d'aucun vote.

Point d'honnêteté : aucune décision n'a été trouvée sur la validité d'une telle clause. Ce qui précède est une lecture des textes, pas une certitude.


10. Les 4 parades comparées — et celle qui ne coûte rien

Commençons par la quatrième parade, celle que personne ne propose parce qu'elle ne rapporte d'honoraires à personne. Chez les Cèdres, Mme L. détient 40 % et sort du décès à 55 %. Beaucoup de couples ne sont pas dans ce cas : celui qui a moins financé se voit souvent attribuer 30 % des parts. Au décès, il recueille le quart des 70 % de l'autre, soit 17,5 %, et se retrouve à 47,5 %. Minoritaire chez lui.

Portez la même répartition à 65 / 35 et refaites le calcul : 35 + 0,25 × 65 = 51,25 %. Majoritaire. Cinq points déplacés le jour de la constitution, et le contrôle change de camp. Coût : 0 €. Sur une société déjà constituée, le rattrapage passe par une cession de parts. Il coûte 5 % de droits d'enregistrement sur la valeur transférée (article 726 du CGI), soit 5 % × 17 500 € = 875 €. Plus un acte de notaire, d'avocat ou d'expert-comptable, obligatoire à peine de nullité depuis le 27 juin 2026 (article 1865-1 du Code civil) : céder des parts de SCI.

Face aux 17 515 € du bail, c'est la parade la plus économique de la page. Une limite, réelle : la répartition doit refléter les apports de chacun, sinon l'écart s'analyse en donation déguisée. Le bon moment pour en parler est celui du financement (SCI et régime matrimonial).

Critère Donation entre époux Bail signé du vivant Clause statutaire Rééquilibrage à la constitution
Coût annuel0 € par an ; 113,20 € HT d'émolument de notaire une fois (art. A444-69, n° 22 du tableau 5), hors formalités17 515 €0 € par an ; 300 à 600 € une fois0 €
Valeur reçue63 000 à 99 750 € selon la brancheAucune valeur transmise171 900 € actualisés de jouissanceAucune valeur transmise
Contrôle après le décès40 % à 60 % selon la brancheInchangé (55 %)Inchangé (55 %)51,25 % au lieu de 47,5 %
Opposable aux héritiersOui, dans la limite de la réserveOui, sans vote (art. 1751)Tant qu'ils ne sont pas majoritairesOui, c'est une détention
Risque juridiqueRéduction si la libéralité excède la quotité disponible spéciale de l'article 1094-1 — action ouverte à tous les enfants réservataires, communs ou nonCongé pour reprise si la SCI est familiale, mais relogement obligatoireRéduction : jusqu'à 100 000 €Donation déguisée si les apports ne suivent pas
Fiscalité0 € de droits (art. 796-0 bis CGI)3 115 € d'impôt par anAvantage occulte si la SCI est à l'ISNeutre

Une précision sur la dernière case. Ces chiffres décrivent une SCI à l'impôt sur le revenu, le cas le plus fréquent pour une résidence principale. À l'impôt sur les sociétés, l'occupation gratuite devient un acte anormal de gestion côté société : une dépense qu'elle n'avait aucun intérêt à supporter. Côté occupant, c'est un avantage occulte — un revenu non déclaré, imposé chez celui qui en profite (article 111, c du CGI). Une raison de plus de préférer le bail.

Deux voies complètent le dispositif. La clause de tontine sur parts de SCI attribue les parts au survivant, mais se heurte à la réserve des enfants. L'assurance-vie couplée à la SCI transmet hors succession un capital qui rachète les parts des héritiers.


11. Le lendemain du décès dans la SCI : se payer un loyer à soi-même, agrément, attribution préférentielle

Supposons que le conjoint hérite de la totalité des parts : la société n'est pas dissoute pour autant, et la FAQ dit ce qu'il faut régulariser. Cela ne change rien au logement. Même associée unique, la veuve reste locataire d'une personne morale distincte d'elle-même : elle se paie un loyer à elle-même, sans pouvoir s'en dispenser puisque ce bail la protège.

Reste la question que tout le monde pose : le conjoint peut-il obtenir l'attribution préférentielle des parts, se les faire attribuer dans le partage ? L'article 831-3 la rend de droit pour lui. Mais il renvoie au 1° de l'article 831-2, qui ne vise que « la propriété ou le droit au bail du local », pas les parts de la société. Et l'article 831 alinéa 2, qui vise les droits sociaux, suppose une entreprise exploitée à laquelle le demandeur a participé. Une lecture littérale conduit donc à écarter les deux fondements, mais la question n'est pas verrouillée. La Cour de cassation a censuré une cour d'appel qui avait attribué préférentiellement les parts d'une SCI propriétaire du logement familial (1re civ., 24 octobre 2012, n° 11-20.075, publié au Bulletin). Non parce que des parts seraient exclues par principe : la cassation, pour manque de base légale, reproche de n'avoir pas recherché si l'attribution emportait dévolution de la pleine propriété du seul local d'habitation. L'espèce était un divorce, pas une succession. La voie est étroite, pas fermée.

Vérifiez enfin ce que votre clause d'agrément dit des héritiers : elle peut soumettre l'entrée des enfants du premier lit à l'accord des survivants — voir la clause d'agrément en SCI.


12. Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher au conjoint survivant

Erreur Ce qu'elle coûte, sur le dossier des Cèdres
Choisir la donation « totalité en usufruit »36 750 € de valeur en moins qu'avec la branche du quart en propriété, et la majorité perdue (40 % au lieu de 55 %).
Ne compter que sur la clause statutaireJusqu'à 101 900 € d'indemnité de réduction réclamable, et une clause supprimable par une majorité hostile.
Ne pas signer de bail du vivant, ou l'improviser après le décès14 400 € : une année de loyers que la succession aurait remboursés (article 763 alinéa 2). Plus la cotitularité de l'article 1751, perdue — et un bail signé après coup suppose l'accord d'héritiers qui détiennent 45 %.
Détenir moins d'un tiers des partsÀ 30 % de départ, le conjoint sort du décès à 47,5 % : minoritaire chez lui. Rattraper cinq points ensuite coûte 875 € de droits d'enregistrement plus un acte obligatoire, contre 0 € à la constitution.
Signer le bail sans regarder qui encaisse le loyer45 % du loyer part chez les enfants du premier lit : 6 480 € par an, 97 200 € sur quinze ans. Ce n'est pas une raison de renoncer au bail, c'en est une de rééquilibrer la détention avant.

Ces cinq erreurs se corrigent toutes du vivant des deux époux pour quelques centaines d'euros, et aucune ne se rattrape ensuite au même prix. C'est la seule urgence de ce dossier.

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13. Droit viager, logement et SCI : questions fréquentes

Mon mari est décédé, la maison est dans la SCI : puis-je être mise dehors du jour au lendemain ?

Non. Personne ne peut vous expulser sans titre judiciaire, et la société doit d'abord décider de quelque chose : réclamer une indemnité d'occupation — la somme due par qui occupe sans bail —, résilier une convention, engager une procédure. Cela suppose une assemblée, donc une majorité. Le vrai risque n'est pas la mise à la rue immédiate, c'est une demande d'indemnité d'occupation votée par des héritiers devenus majoritaires. C'est pourquoi la majorité compte, en pratique, davantage que le droit viager.

Combien de temps ai-je pour demander le droit viager, et faut-il un écrit ?

Un an à compter du décès (article 765-1). Aucune forme n'est imposée. La Cour de cassation admet une manifestation tacite de volonté (1re civ., 13 février 2019, n° 18-10.171, publié). Mais elle a précisé qu'elle « ne peut résulter du seul maintien dans les lieux » (1re civ., 2 mars 2022, n° 20-16.674, publié). Rester dans la maison ne suffit donc pas : écrivez au notaire chargé de la succession, par lettre recommandée. Aucun de ces deux arrêts ne concernait une SCI.

Mon conjoint peut-il me priver du droit viager par testament ? Sous quelle forme ?

Oui, mais uniquement par un testament authentique, reçu par deux notaires ou par un notaire assisté de deux témoins (article 971). Un testament olographe — écrit, daté et signé à la main — ne suffit pas. En revanche, le droit temporaire d'un an de l'article 763 est d'ordre public : aucun testament, quelle qu'en soit la forme, ne peut l'écarter.

Pacsé, que dois-je faire pour hériter des parts de la SCI ?

Un testament, et il n'y a pas d'autre voie. Le PACS ne fait pas du partenaire un héritier : sans testament, il ne reçoit aucune part. Avec un testament, l'exonération de l'article 796-0 bis du CGI lui bénéficie comme au conjoint marié — il reçoit les parts sans payer un euro de droits.

Concubins depuis vingt ans : que coûterait un legs des parts de la SCI ?

Très cher. Le concubin est un tiers pour le droit successoral : un legs de parts lui est taxé à 60 % après un abattement de 1 594 € (articles 777 et 788, IV du CGI). Sur 210 000 € de parts, cela fait (210 000 − 1 594) × 60 % = 125 044 € de droits à payer, sur un bien dont il ne peut rien vendre sans l'accord des autres associés. C'est pourquoi la protection du concubin passe presque toujours par une organisation du vivant : voir SCI entre concubins ou pacsés.

Puis-je convertir le droit d'habitation en argent si je ne veux plus rester ?

L'article 766 permet de convertir les droits d'habitation et d'usage en rente viagère ou en capital, mais par convention entre le conjoint et les héritiers : aucun des deux camps ne peut l'imposer à l'autre. L'autorisation du juge des tutelles est requise si un mineur ou un majeur protégé est partie. En SCI, ce qui se convertit en argent, ce sont les parts, par cession ou par retrait.

Que devient la SCI si je me retrouve seule associée ?

Elle survit. La réunion de toutes les parts en une seule main n'entraîne pas la dissolution de plein droit (article 1844-5). Tout intéressé peut la demander si rien n'a été régularisé dans l'année ; le tribunal peut accorder un délai supplémentaire, de six mois au plus, et doit refuser la dissolution si la régularisation a eu lieu au jour où il statue. Régulariser, c'est céder ou donner une part à quelqu'un. L'usufruit de toutes les parts réuni sur une même tête est sans conséquence sur l'existence de la société. Et la transmission universelle du patrimoine à l'associé unique est exclue quand celui-ci est une personne physique : il faudrait liquider. Voir le nombre d'associés d'une SCI.

Les enfants de mon mari peuvent-ils m'obliger à payer un loyer après quinze ans de gratuité ?

Pour l'avenir, oui, s'ils réunissent la majorité requise par les statuts : une occupation gratuite tolérée n'est pas un droit acquis. Pour le passé, c'est plus incertain : réclamer une indemnité d'occupation rétroactive suppose de démontrer que l'occupation était sans titre, ce qui se discute quand la société l'a tolérée quinze ans. C'est exactement le trou que comble un bail.

Le droit temporaire d'un an s'applique-t-il quand même, à défaut du droit viager ?

Pas de plein droit : l'article 763 pose la même condition de propriété que l'article 764, et un logement détenu par la société n'y répond pas. Une porte reste ouverte, celle de l'alinéa 2 : avec un bail conclu du vivant, la succession rembourse les loyers de l'année qui suit le décès — 14 400 € sur le dossier des Cèdres — puis le bail continue. Sans bail, rien. Une différence de mécanique mérite d'être notée : ce droit temporaire n'a pas à être demandé, il joue seul, alors que le droit viager suppose une manifestation de volonté.

La SCI peut-elle vendre la maison contre mon avis ?

Tout dépend des statuts. Vendre un immeuble social dépasse en général les pouvoirs ordinaires du gérant et suppose une décision collective, à la majorité que les statuts fixent librement. Si vos statuts exigent l'unanimité pour vendre, personne ne vendra sans vous. S'ils se contentent de la majorité des parts, des héritiers majoritaires le peuvent — et un bail régulier vous suivra chez l'acquéreur, alors qu'une occupation gratuite tolérée ne vous suivra pas.

Faut-il modifier les statuts avant ou après le décès, et à quelle majorité ?

Avant, sans hésitation. Tant que le couple détient 100 % des parts, toute modification se vote sans discussion, quelle que soit la majorité exigée. Après le décès, la même modification suppose l'accord d'héritiers qui n'y ont aucun intérêt. Une clause de protection du conjoint envisagée au moment du décès ne vaut donc presque rien. Du vivant, elle coûte 300 à 600 € et se vote sans opposition ; après, elle ne se vote plus du tout.

Un bail entre la SCI et nous-mêmes n'est-il pas suspect fiscalement ?

Non, à trois conditions : loyer fixé au prix du marché, bail réellement exécuté (loyer payé, quittances, révision annuelle) et revenus déclarés. Ce qui attire l'attention de l'administration, c'est le loyer anormalement bas ou le bail de façade jamais honoré, pas le principe de louer à un associé.

Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession sur les parts de SCI ?

Non : l'article 796-0 bis du CGI exonère de droits de mutation par décès le conjoint survivant et le partenaire de PACS. L'exonération est personnelle et générale — parts de SCI comprises, en pleine propriété comme en usufruit ou en nue-propriété. Attention toutefois : exonéré ne veut pas dire dispensé d'évaluer. Les parts doivent être valorisées dans la déclaration de succession, cette valeur servant à calculer les droits des autres héritiers.

Mes beaux-enfants peuvent-ils attaquer la clause de jouissance viagère des statuts ?

Oui, mais ce qu'ils obtiendraient est de l'argent, pas la maison. La réduction d'une libéralité excessive se règle en valeur : celui qui a été gratifié indemnise les héritiers réservataires à concurrence de la portion excessive (article 924). La veuve garde donc la jouissance et doit une somme, qui peut se compenser sur ses droits dans la succession. L'autre voie ne passe pas par un juge : supprimer la clause en réunissant la majorité de modification — la plus rapide, et la plus probable.

Puis-je confier la gestion des parts à quelqu'un d'autre ?

Oui, par un mandat à effet posthume : vous désignez de votre vivant qui administrera les parts après votre décès, pour le compte des héritiers. Ce n'est pas une parade au problème du logement — le mandataire ne peut vous donner aucun titre d'occupation — mais un complément utile quand la société échoit à des héritiers qui ne s'entendent pas. Voir mandat à effet posthume et SCI.

Une SCI bien tenue est une SCI qui protège

Statuts à jour, assemblées tenues, baux conservés : les pièces qu'un notaire réclame le jour de la succession.

Pour aller plus loin

Habiter le bien de sa SCI — la page parente : revenu fictif d'occupation, exonération de plus-value, IFI, prêt bancaire, les quatre bons cas et les trois mauvais. SCI et famille recomposée — la réserve héréditaire, la quotité disponible et l'action en retranchement des enfants non communs, expliquées et chiffrées. Décès d'un associé de SCI — qui hérite des parts, comment on les évalue, l'agrément des héritiers et le sort du compte courant du défunt. Démembrement de parts de SCI — le barème de l'article 669 du CGI, la répartition du droit de vote et le sort de l'usufruit au décès de l'usufruitier. Léguer ses parts de SCI par testament — les formes du testament, les types de legs et ce qui se passe quand le legs se heurte à une clause d'agrément. Louer un bien de la SCI à un associé — le paradoxe de l'auto-location, le loyer de marché à respecter et le risque d'acte anormal de gestion. SCI et bail d'habitation — trois ans ou six ans selon la composition de la société, diagnostics, dépôt de garantie et révision du loyer. Le congé pour reprise en SCI — pourquoi il est fermé aux personnes morales, l'exception de la société civile familiale de l'article 13, et l'obligation de relogement du locataire âgé. Convention d'occupation à titre gratuit — le modèle complet, ses quinze clauses commentées et le vrai coût fiscal de la gratuité. SCI entre concubins ou pacsés — l'absence totale de protection légale au décès, et les montages qui la remplacent. Combien d'associés dans une SCI — le détail de l'article 1844-5 quand toutes les parts se retrouvent réunies en une seule main. Tous nos guides SCI — création, fiscalité, comptabilité, transmission : l'ensemble de la bibliothèque.