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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI associé société : la fiscalité de l'associé personne morale (2026)

Une SCI à l'impôt sur le revenu qui compte un associé société ne calcule pas un résultat. Elle en calcule deux. Dès qu'un associé est une société soumise à l'IS, l'article 238 bis K du CGI exige que sa quote-part soit déterminée selon les règles de l'IS, et non selon celles des revenus fonciers. Même immeuble, mêmes loyers, mêmes factures — et deux résultats fiscaux qui ne tombent pas sur le même chiffre, parce que l'un amortit la construction et l'autre non.

Le schéma revient souvent : un investisseur qui a déjà une société d'exploitation ou une holding pleine de trésorerie fait entrer celle-ci au capital de sa SCI. L'idée est bonne. L'exécution, presque jamais. Sur les dossiers de ce type qui arrivent chez nous après quelques exercices, le tableau est toujours le même : 2072-S déposée à la place d'une 2072-C, aucune trace d'un résultat « version IS », contribution sur les revenus locatifs jamais payée, et aucune comptabilité en partie double le jour où le vérificateur demande un FEC. Quatre erreurs, un seul texte mal lu.

Le résumé, avant d'entrer dans le détail. Faire entrer une société à l'IS au capital d'une SCI ne rend jamais la SCI passible de l'IS : elle reste translucide (article 8 du CGI). Seule la quote-part de cet associé change de mode de calcul. En échange, la SCI passe en comptabilité d'engagement, produit deux résultats, dépose une 2072-C, tient un FEC et acquitte 2,5 % de CRL sur la totalité de ses loyers. Le gain, lui, tient en un mot : l'amortissement par composants vient en déduction de la quote-part de l'associé société. Un différé d'impôt, pas un cadeau — il sera repris à la sortie, en plus-value professionnelle.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, Légifrance, impots.gouv.fr). Mis à jour le 28 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. Le principe : la translucidité remonte le résultat, l'associé l'impose à sa manière

Translucide, pas transparente

Une SCI de location nue qui n'a pas opté pour l'IS relève de l'article 8 du CGI : elle dispose d'une personnalité fiscale propre — elle détermine un résultat, elle dépose une déclaration — mais elle ne paie pas l'impôt. Ce sont ses associés qui sont « personnellement soumis à l'impôt sur le revenu pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la société ». On parle de translucidité.

Le mot n'est pas un raffinement de juriste. La transparence fiscale au sens strict est réservée aux sociétés immobilières de copropriété de l'article 1655 ter du CGI — les sociétés d'attribution, dont les associés sont réputés propriétaires directs des locaux correspondant à leurs droits. Une SCI ordinaire, elle, s'interpose : elle calcule, elle déclare, elle a un numéro fiscal. C'est précisément cette interposition qui rend possible le dédoublement qui nous occupe ici. Le sujet de fond est traité dans notre guide translucidite-fiscale-sci ; la page que vous lisez en prend un cas particulier, celui de l'associé personne morale.

Le résultat change de nature en remontant

Voilà l'idée qui surprend tout le monde. Le résultat d'une SCI n'est pas un gâteau que l'on découpe en parts identiques. C'est une matière imposable dont la qualification dépend de celui qui la reçoit. Le BOFiP ne prend aucune précaution : la part de bénéfice de chaque associé se détermine selon les règles applicables à sa situation personnelle. Personne physique dans son patrimoine privé, ce sont les revenus fonciers. Associé à l'IS ou entreprise au réel BIC ou BA, ce sont ses règles à lui (BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 145).

Traduction. Une SCI de location nue détenue par deux personnes physiques produit du revenu foncier, et rien d'autre. Cédez 30 % des parts à une SAS à l'IS le 2 janvier, et la même SCI, avec le même locataire et le même immeuble, produit désormais du revenu foncier pour 70 % et un bénéfice calculé selon les règles de l'IS pour 30 %. Rien n'a changé sur le terrain. Tout a changé dans le tableur.

Ne pas confondre avec la holding immobilière. Ici, l'immeuble est logé dans la SCI et la société n'est qu'associée. Dans le schéma de la holding immobilière, la société tête de groupe détient elle-même l'immobilier ou des titres, et la fiscalité obéit à d'autres règles (régime mère-fille, intégration, etc.). Ne pas confondre non plus avec une SCI ayant opté pour l'IS : dans ce cas la SCI paie l'impôt elle-même et il n'y a plus qu'un seul résultat.

Imposé même sans un euro distribué

Retenez celui-ci, c'est le plus coûteux quand on l'apprend trop tard : l'associé est imposé sur sa quote-part à la clôture de l'exercice de la SCI, que le résultat soit distribué ou mis en réserve (BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 150). Une SCI bénéficiaire qui garde tout son cash pour rembourser le capital de son emprunt — le cas d'école des dix premières années — laisse quand même son associé société payer l'IS sur un revenu qu'il n'a jamais vu passer. J'y reviens en détail au chapitre 8, parce que c'est là que les montages se cassent en pratique.


2. L'article 238 bis K du CGI : le texte qui change tout pour l'associé société

Ce que dit le I

Tout tient dans le I. Il vise le cas où des droits dans une société relevant notamment de l'article 8 « sont inscrits à l'actif d'une personne morale passible de l'impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun ou d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole imposable à l'impôt sur le revenu de plein droit selon un régime de bénéfice réel ». Et il en tire une conséquence en une phrase : « la part de bénéfice correspondant à ces droits est déterminée selon les règles applicables au bénéfice réalisé par la personne ou l'entreprise qui détient ces droits ».

Trois conditions, et il faut les trois :

Condition Ce qu'il faut vérifier
La société émettriceRelève de l'article 8 du CGI (ou 8 quinquies, 239 quater, 239 quater B, C ou D). Une SCI de location nue non optante en fait partie.
Les partsSont inscrites à l'actif du bilan de l'associé. C'est le critère matériel : des parts détenues par une société commerciale figurent nécessairement à son actif immobilisé (compte 261 ou 266).
L'associéEst une personne morale passible de l'IS dans les conditions de droit commun, ou une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole imposable à l'IR de plein droit selon un régime réel (BIC ou BA réels).

Le BOFiP reprend la même mécanique mot pour mot : le dispositif joue lorsque les droits sociaux sont inscrits à l'actif du bilan d'une personne morale passible de l'IS dans les conditions de droit commun ou d'une entreprise imposable à l'IR de plein droit selon un régime réel (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 110). Puis il enfonce le clou : « la part des bénéfices revenant à l'entreprise membre doit être déterminée, en principe, conformément aux règles qui lui sont propres, sans tenir compte de celles applicables à la société » (§ 130). « Sans tenir compte de celles applicables à la société » : difficile d'être plus clair.

Ce que dit le II — et pourquoi il ne vous concerne pas ici

Le II ramasse « tous les autres cas ». La part de bénéfice, comme les profits de cession des droits sociaux, s'y détermine en tenant compte de la nature de l'activité et du montant des recettes de la société ou du groupement. C'est le droit commun de l'associé personne physique non professionnel : pour une SCI de location nue, revenus fonciers, point.

La ligne de partage s'énonce en une phrase, même si elle se qualifie parfois moins facilement : le I se déclenche par la qualité de l'associé et l'inscription des parts à son actif, le II s'applique quand le I ne s'applique pas. Un chef d'entreprise qui détient ses parts de SCI dans son patrimoine privé reste au II — le fait qu'il dirige une société par ailleurs ne change rien. Le même homme qui inscrit ces parts au bilan de son entreprise individuelle BIC au réel bascule au I. Le critère est l'inscription à l'actif, pas la casquette.

Pourquoi ce texte existe (et pourquoi il coupe dans les deux sens)

On oublie souvent l'intention du législateur. L'article 238 bis K n'a pas été écrit pour offrir l'amortissement aux investisseurs : c'est un dispositif anti-abus, conçu pour empêcher qu'une entreprise soumise à des règles d'assiette exigeantes ne s'en échappe en glissant une société de personnes entre elle et son actif. Le texte neutralise l'interposition en faisant remonter les règles de l'associé jusqu'au calcul de sa quote-part.

D'où une conséquence que personne n'anticipe en montant le schéma : la lame coupe des deux côtés. Oui, l'immeuble s'amortit dans la quote-part de la société associée. Mais les contraintes de l'IS viennent avec, en bloc : imposition sans distribution, plus-value professionnelle à la sortie, comptabilité complète. On ne choisit pas les morceaux.

Le juge administratif applique cette lecture sans état d'âme. Sur une levée d'option de crédit-bail immobilier par une société relevant de l'article 8, le Conseil d'État a jugé que les conséquences fiscales du transfert de propriété devaient s'apprécier, pour l'associé soumis à l'IS, selon les règles des bénéfices industriels et commerciaux — et non selon celles des revenus fonciers applicables à la société (CE, 8e et 3e ch. réunies, 26 avril 2024, n° 472855).


3. Une SCI avec un associé société devient-elle passible de l'IS ? Non

C'est la question qu'on me pose à chaque rendez-vous sur ce sujet, souvent sur un ton inquiet. La réponse est non, et il n'y a rien à nuancer. Faire entrer une SAS ou une holding au capital d'une SCI ne rend pas la SCI passible de l'impôt sur les sociétés.

Les deux seules portes d'entrée à l'IS

Voie Texte Déclencheur
Option volontaireArt. 239 CGIDécision des associés. Renonciation possible jusqu'au 5e exercice suivant celui de l'option, ensuite irrévocable.
Bascule automatiqueArt. 206-2 CGIExercice d'une activité commerciale au sens des articles 34 et 35 (location meublée, para-hôtellerie, marchand de biens, revente d'électricité...).

Relisez les deux lignes du tableau : la qualité des associés n'apparaît nulle part. L'article 206-2 regarde ce que la société fait, pas qui la détient. Une SCI de location nue détenue à 99 % par une société à l'IS reste une société translucide de l'article 8. Pas d'IS à payer, pas de 2065 à déposer, pas de liasse 2033 à produire.

Attention à la tolérance des 10 %. Le vrai risque de bascule à l'IS n'est pas l'associé personne morale, c'est l'activité. Si la SCI encaisse des recettes commerciales (loyers meublés, revente d'électricité photovoltaïque, prestations para-hôtelières), l'article 206-2 s'applique dès que ces recettes dépassent la tolérance administrative de 10 % des recettes totales, appréciée de façon lissée (BOI-IS-CHAMP-10-30). Voir nos guides SCI et location meublée et SCI et photovoltaïque.

Ce qui change quand même

Translucide, oui. Mais plus une « petite » SCI que l'on gère avec un classeur et un tableur. Trois obligations tombent dès le premier exercice concerné :

  • Elle doit tenir une comptabilité d'engagement, faute de quoi elle est incapable de produire le résultat « version IS » exigé par l'article 238 bis K. Une simple comptabilité de trésorerie ne suffit plus. Voir notre guide sur la comptabilité de SCI et sur les registres comptables obligatoires.
  • Elle doit déposer une 2072-C et non une 2072-S.
  • Elle devient redevable de la contribution sur les revenus locatifs dans les conditions de l'article 234 terdecies du CGI (chapitre 7).

Une question honnête se pose alors, et je préfère la poser moi-même : si vous devez de toute façon tenir une comptabilité complète et amortir l'immeuble pour une fraction du capital, pourquoi ne pas opter globalement pour l'IS ? Parfois la réponse est oui. Parfois non — l'IR conserve les abattements pour durée de détention sur la plus-value des personnes physiques, et c'est loin d'être neutre. Notre comparatif SCI à l'IS ou à l'IR pose les termes de l'arbitrage.


4. La double détermination du résultat : mode d'emploi

La théorie est derrière nous. Vient la partie qui occupe vraiment une clôture : sortir deux résultats fiscaux d'un seul jeu d'écritures, sans ressaisir quoi que ce soit et sans se tromper de base.

Deux calculs, une seule réalité économique

La SCI part des mêmes faits — mêmes loyers, mêmes factures, même tableau d'amortissement d'emprunt — et en tire deux résultats :

  • Résultat « revenus fonciers » : recettes encaissées moins charges déductibles limitativement énumérées à l'article 31 du CGI. Aucun amortissement. Déficit imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an (hors intérêts d'emprunt).
  • Résultat « règles de l'IS » : produits acquis moins charges engagées, avec amortissement de la construction par composants, déduction élargie des frais. Une quote-part déficitaire vient en diminution du résultat de l'associé ; le déficit ainsi constaté chez lui est reportable en avant sans limitation de durée, mais son imputation sur un exercice ultérieur est plafonnée à 1 000 000 € majorés de 50 % de la fraction du bénéfice excédant ce montant (art. 209, I du CGI).

On m'objecte régulièrement l'existence d'une mesure de tempérament au BOFiP, censée dispenser de cette double détermination. Elle existe. Mais lisez la condition jusqu'au bout : elle suppose que le résultat ait été déterminé d'après un régime réel selon les règles des BIC ou des BA, et que l'entreprise membre relève de l'impôt sur le revenu (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 180). Or une SCI de location nue calcule son résultat en revenus fonciers, et l'associé dont on parle est à l'IS. Zéro condition sur deux. La double détermination n'est pas une option de confort, elle est due.

Les retraitements, poste par poste

Poste Version revenus fonciers Version règles IS
Fait générateurEncaissement / décaissementEngagement (créances acquises, dettes certaines)
Loyers impayésNon imposés (non encaissés)Imposés, avec provision pour dépréciation possible
Amortissement de la constructionImpossibleObligatoire, par composants
TerrainSans objetNon amortissable, à isoler du prix
Frais d'acquisition (droits, notaire)Non déductiblesDéductibles immédiatement ou incorporables au prix de revient
TravauxRéparation/entretien/amélioration déductibles ; construction et agrandissement exclusCharge si entretien, immobilisation si amélioration durable — puis amortissement
Liste des chargesLimitative (art. 31 CGI)Générale (art. 39 CGI, intérêt de l'exploitation)
ProvisionsNon admisesAdmises si conditions de l'art. 39-1-5°
DéficitImputable sur le revenu global à hauteur de 10 700 €, le surplus sur les revenus fonciers 10 ansVient en diminution du résultat de l'associé ; report en avant illimité dans le temps, imputation plafonnée à 1 M€ + 50 % (art. 209, I)
Prélèvements sociaux17,2 % sur la quote-partSans objet (impôt sur les sociétés)

L'amortissement : la mécanique, et les deux garde-fous qu'on oublie

C'est le cœur du montage, alors autant le cadrer précisément. Dans la version « règles IS » du résultat, la construction s'amortit par composants : référentiel comptable d'abord (règlement CRC 2002-10, repris au PCG), articles 237 septies du CGI et 15 bis de l'annexe II ensuite. Le terrain, lui, ne s'amortit jamais. Il faut donc une ventilation terrain/bâti que vous puissiez défendre devant un vérificateur — sujet traité dans notre guide sur la valeur du terrain en SCI.

Restent deux règles que je vois passer à la trappe dans presque tous les dossiers repris :

  • Les amortissements doivent être effectivement pratiqués dans les écritures de la société, et retenus sur la base et dans la limite du prix de revient (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 150). L'associé ne peut pas « reconstituer » unilatéralement un amortissement dans sa propre comptabilité : c'est la SCI qui le comptabilise, dans la version IS de son résultat.
  • Le 1° du II de l'article 39 C du CGI plafonne l'amortissement des biens donnés en location par une société relevant de l'article 8. Ces limites s'appliquent aux biens meubles comme aux immeubles (BOI-BIC-AMT-20-40-10-10, § 40). Pour des biens situés en France ou dans un État de l'EEE lié à la France par une convention d'assistance administrative, l'amortissement admis en déduction est plafonné à trois fois le montant des loyers acquis pendant une période de trente-six mois décomptée à partir du début de la mise en location ; et la fraction des déficits correspondant aux dotations des douze premiers mois n'est déductible qu'à hauteur de 25 % des bénéfices imposables au taux de droit commun (BOI-BIC-AMT-20-40-10-20, § 150 et § 210 pour le plafond de trois fois les loyers, § 310 pour la limitation au quart des bénéfices). La fraction d'amortissement régulièrement comptabilisée mais non déduite n'est pas perdue : elle est reportable sur les résultats des exercices suivants, dans les mêmes limites (3° du II de l'article 39 C).

Rassurez-vous sur le second point : un immeuble loué au prix du marché touche rarement le plafond des trois fois les loyers, la dotation annuelle tournant plutôt autour de 30 à 40 % du loyer encaissé. Faites tout de même le calcul la première année. Il devient mordant dans deux configurations : mise en location en cours d'exercice, ou loyer modeste au regard d'un prix de revient élevé — typiquement un bien acheté cher et loué à un proche.

Pour bâtir le plan d'amortissement lui-même, direction nos guides amortissement en SCI et plan d'amortissement, ainsi que la fiche détaillée sur l'amortissement du gros œuvre.

Qui produit ce second résultat ?

La SCI. Pas l'associé. C'est elle qui tient la comptabilité, calcule les deux résultats, ventile chaque version entre les associés concernés et porte l'information sur la 2072-C. La société associée, elle, se contente de reprendre le chiffre qui lui est communiqué et de l'injecter dans son propre résultat fiscal. Quand l'associé « refait ses calculs dans son coin », c'est mauvais signe : cela veut dire que la SCI n'a rien produit.

Concrètement, la SCI a besoin d'un outil capable de sortir deux restitutions d'un même jeu d'écritures : l'une en revenus fonciers, l'autre en règles IS avec les dotations. C'est exactement ce que nous avons automatisé dans sci-ai.app, parce que le faire à la main sur Excel finit toujours par produire un écart que personne ne sait expliquer trois ans plus tard.

Ventilez le résultat par associé, personnes physiques et morales

Une seule saisie, deux résultats : sci-ai.app sort la version revenus fonciers et la version règles IS, applique l'amortissement par composants sur la quote-part concernée et prépare la répartition à porter sur la 2072-C.


5. Cas chiffré : SCI détenue à 70 % par M. X et 30 % par sa SAS

Les données

Rien ne vaut des chiffres. La SCI Bellevue détient un immeuble de rapport acheté 500 000 € en 2020, financé à crédit. Deux associés : M. X pour 70 % (personne physique, tranche marginale à 41 %) et la SAS Delta pour 30 %, sa société d'exploitation, qui a inscrit les parts à son actif immobilisé. La SCI ne loue que des locaux nus d'habitation. Pas de TVA, pas d'activité commerciale, aucun risque de bascule à l'IS. Dernière hypothèse, et elle n'est pas cosmétique : l'immeuble est achevé depuis plus de quinze ans au 1er janvier. C'est la condition de champ du I de l'article 234 nonies du CGI. Sur un immeuble plus récent, la CRL est tout simplement nulle et l'étape 4 change de conclusion — vérifiez toujours la date d'achèvement avant de chiffrer quoi que ce soit.

Élément Montant
Prix d'acquisition de l'immeuble500 000 €
dont quote-part terrain (20 %)100 000 € (non amortissable)
dont construction400 000 €
Loyers annuels encaissés36 000 €
Taxe foncière2 400 €
Assurance PNO600 €
Honoraires de gestion et comptabilité1 200 €
Entretien et réparations3 000 €
Intérêts d'emprunt9 000 €
Total des charges16 200 €

Étape 1 — Le résultat « revenus fonciers »

36 000 € de recettes, 16 200 € de charges déductibles, soit 19 800 €. Aucun amortissement, l'article 31 du CGI n'en prévoit pas. Ce chiffre ne servira qu'à une chose : la quote-part de M. X.

Étape 2 — Le résultat « règles de l'IS »

Mêmes produits, mêmes charges, et cette fois l'amortissement par composants de la construction :

Composant Quote-part Base Durée Dotation annuelle
Gros œuvre60 %240 000 €50 ans4 800 €
Façades et étanchéité10 %40 000 €25 ans1 600 €
Installations techniques20 %80 000 €20 ans4 000 €
Agencements intérieurs10 %40 000 €15 ans2 667 €
Total construction100 %400 000 €13 067 €

Résultat « règles IS » : 36 000 − 16 200 − 13 067 = 6 733 €. Soit 13 067 € de moins que le résultat foncier, pour exactement les mêmes flux bancaires.

Contrôle du 1° du II de l'article 39 C : l'immeuble est loué depuis 2020, les trente-six mois sont derrière nous. Et même s'ils ne l'étaient pas, une dotation de 13 067 € reste très loin du plafond de trois fois les loyers acquis, soit 108 000 €. Aucune limitation ne joue. Je le vérifie systématiquement quand même, parce que le jour où le loyer est faible et l'immeuble cher, le calcul change de conclusion.

Étape 3 — La répartition

Associé Parts Résultat de référence Quote-part imposable
M. X (personne physique)70 %Revenus fonciers : 19 800 €13 860 €
SAS Delta (IS)30 %Règles IS : 6 733 €2 020 €

L'erreur que je vois le plus souvent : multiplier 19 800 € par 30 % et déclarer 5 940 €. Ce chiffre n'existe nulle part en droit fiscal. La quote-part de la SAS est de 2 020 €, calculée sur un résultat déterminé selon ses règles à elle. L'écart de 3 920 € de base ? C'est exactement 30 % de l'amortissement de l'exercice. Rien de mystérieux — encore faut-il avoir calculé l'amortissement.

Étape 4 — L'impôt réellement dû

Contribuable Base Taux Impôt
M. X — impôt sur le revenu13 860 €41 %5 683 €
M. X — prélèvements sociaux13 860 €17,2 %2 384 €
Total M. X (70 % du capital)58,2 % (avant CSG déductible)8 067 €
SAS Delta — IS au taux réduit2 020 €15 %303 €
SCI — CRL due au niveau de la société36 000 €2,5 %900 €

Précision sur les 58,2 %. Ce taux additionne simplement l'IR à 41 % et les prélèvements sociaux à 17,2 %, mais il ignore la CSG déductible. Sur 17,2 points, 6,8 sont déductibles du revenu global de l'année suivante (II de l'article 154 quinquies du CGI) : 13 860 € × 6,8 % = 942 € de déduction, soit environ 386 € d'économie à 41 %. Le coût réel de M. X est donc plus proche de 7 681 €, soit 55,4 %. C'est ce taux corrigé que j'utilise dans les comparaisons qui suivent. Voir notre guide CSG déductible en SCI.

Attention au taux réduit : il suppose que la SAS coche toutes les cases du b du I de l'article 219 du CGI — chiffre d'affaires sous 10 M€, capital entièrement libéré et détenu de façon continue à 75 % au moins par des personnes physiques, le tout dans la limite de 42 500 € de bénéfice. Une seule case manquante et on passe au taux normal de 25 %, soit 505 € au lieu de 303 €. Notre guide sur l'IS à 15 % reprend chaque condition.

Ce que le cas montre vraiment

Sur les mêmes 30 % du capital : environ 3 291 € d'impôt si M. X les détenait en direct (5 940 € × 55,4 %, CSG déductible prise en compte), contre 303 € d'IS via la SAS. 2 988 € d'écart, produit de deux effets qui se cumulent — l'amortissement rabote la base, et le taux est trois à quatre fois plus bas.

Sauf que le chiffre de 2 988 € est faux si on s'arrête là. Trois contreparties doivent entrer dans le calcul :

  • La CRL de 900 € tombe au niveau de la SCI, donc sur 100 % des loyers — et uniquement parce que notre immeuble est achevé depuis plus de quinze ans. À elle seule, elle croque près du tiers du gain annuel affiché.
  • L'IS n'est qu'un acompte. Après impôt, il reste 1 717 € de résultat distribuable dans la SAS — et, en trésorerie, près de 5 637 €, puisque l'amortissement de 13 067 € n'est jamais décaissé (30 % des 19 800 € de cash dégagés, hors remboursement du capital de l'emprunt, moins les 303 € d'IS). Cet argent ne rejoindra le compte personnel de M. X qu'après le PFU à 31,4 %.
  • L'amortissement sera repris. Chaque euro amorti dans la quote-part IS gonfle d'autant la plus-value professionnelle le jour de la vente de l'immeuble ou des parts. On décale l'impôt, on ne l'annule pas.

Un montage pareil ne se juge donc pas sur un exercice. Il se juge sur dix ou quinze ans, tableau de trésorerie en main, avec l'hypothèse de sortie écrite noir sur blanc dès le départ. Notre guide sur le cash-flow d'une SCI donne la trame de ce raisonnement.


6. Obligations déclaratives : 2072-C, liasse de l'associé, FEC

Le calcul est fait. Encore faut-il le poser sur les bons imprimés — et c'est ici qu'une SCI mal accompagnée se trahit en une seconde. Le dédoublement du résultat n'a qu'une traduction déclarative possible, la 2072-C. Une 2072-S déposée par une SCI dont une SAS figure au capital, c'est un signal lumineux pour l'administration. Trois obligations se superposent : celle de la SCI, celle de l'associé, celle de la comptabilité.

La SCI : 2072-C-SD obligatoire

La 2072-S-SD est faite pour les cas simples : associés tous personnes physiques (ou entreprises au micro), aucun bien en nue-propriété, aucun immeuble classé, aucun régime d'amortissement optionnel. Il suffit qu'un seul associé doive calculer sa quote-part selon les règles de l'IS, des BIC ou des BA réels pour que la SCI bascule sur la 2072-C-SD. Un associé sur dix, à 5 % du capital : la bascule est la même.

Comptez au minimum la déclaration elle-même plus les annexes 2072-C-A1-SD et 2072-C-A2-SD, qui identifient les associés et ventilent le résultat entre eux. Dépôt dématérialisé obligatoire, via l'espace professionnel impots.gouv.fr ou en EDI. Notre guide complet de la déclaration 2072 reprend le formulaire case par case.

Situation Déclaration
Tous associés personnes physiques, patrimoine privé2072-S-SD
Au moins un associé personne morale à l'IS2072-C-SD + annexes A1 et A2
Au moins un associé exploitant BIC ou BA au réel ayant inscrit les parts à son bilan2072-C-SD + annexes A1 et A2
Bien en nue-propriété, monument historique, régime d'amortissement optionnel2072-C-SD

Échéance 2026 : 5 mai, prolongé de quinze jours pour les téléprocédures — donc jusqu'au 20 mai 2026 dans les faits. Ne comptez pas dessus pour finir la double détermination du résultat : elle se prépare en février, pas la veille. Le calendrier fiscal SCI reprend toutes les dates de l'année.

L'associé personne morale : sa propre liasse

Côté société associée, la quote-part communiquée par la SCI rejoint son résultat fiscal. Trois gestes :

  • La quote-part est enregistrée en comptabilité : compte 755 lorsqu'elle est bénéficiaire, compte 655 lorsqu'elle est déficitaire.
  • Elle fait ensuite l'objet, s'il y a lieu, d'un retraitement extra-comptable sur le tableau de détermination du résultat fiscal : 2058-A au régime réel normal, 2033-B au régime réel simplifié. Vérifiez systématiquement le millésime du formulaire de l'année, les libellés de lignes évoluent.
  • La valeur des titres figure à l'actif immobilisé et doit être suivie : elle sert de référence pour le calcul de la plus-value à la sortie (chapitre 9).

L'article 238 bis K renvoie d'ailleurs à un décret pour ses conditions d'application, obligations déclaratives comprises. Mon conseil de méthode, appris à force de rattraper des dossiers : ne déposez jamais la 2072-C et la liasse de l'associé séparément, sans les avoir mises côte à côte. Le chiffre porté sur l'une doit se retrouver à l'euro près dans l'autre. Nos guides liasse 2033 et déclaration 2065 donnent les repères formels côté IS.

Le FEC devient obligatoire

L'obligation de remettre sa comptabilité sous forme dématérialisée en cas de vérification vient du I de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales, qui vise les contribuables tenant leur comptabilité au moyen de systèmes informatisés. Une SCI purement foncière, détenue par des personnes physiques uniquement, en est dispensée par tolérance. La tolérance s'arrête net dès qu'un associé est une personne morale à l'IS ou un professionnel au réel : partie double, et un FEC conforme prêt à sortir.

Le prix de l'oubli figure à l'article 1729 D du CGI : 5 000 €, ou 10 % des droits rappelés si c'est plus. Ce n'est pas théorique. Une SCI de location d'habitation détenue à 99,98 % par une société ayant opté pour l'IS s'est vu confirmer l'amende de 5 000 € en appel (CAA Nantes, 1re ch., 16 avril 2024, n° 23NT01148). 5 000 € pour une SCI qui encaisse 36 000 € de loyers, cela fait cher le fichier texte. Notre guide sur le FEC en SCI explique quoi produire et comment.

Obligation SCI IR, associés personnes physiques SCI IR avec associé personne morale IS
ComptabilitéTrésorerie admiseEngagement, partie double
Nombre de résultats à calculer12
Déclaration annuelle2072-S-SD2072-C-SD + annexes
FECNonOui
CRL 2,5 %NonOui (art. 234 terdecies)
Amortissement de l'immeubleAucunOui, dans la version IS du résultat

Un dernier point qu'on néglige toujours : le volet non fiscal. Approbation des comptes en assemblée, tenue des registres, et surtout déclaration des bénéficiaires effectifs. Avec une personne morale au capital, il faut remonter toute la chaîne de détention jusqu'aux personnes physiques qui contrôlent réellement. Deux étages de holding et l'exercice devient un vrai travail de généalogie.


7. La CRL de 2,5 % : la facture cachée de l'associé société

Pourquoi elle devient exigible

Voilà la ligne budgétaire que personne n'anticipe. La contribution annuelle sur les revenus locatifs vit aux articles 234 nonies à 234 quindecies du CGI. Elle frappe les loyers tirés de locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition.

L'article 234 terdecies désigne nommément les sociétés relevant de l'article 8 du CGI dont un membre au moins est soumis, à la clôture de l'exercice, à l'IS au taux de droit commun. La contribution est alors due par la société elle-même, sur les recettes nettes de l'article 29 du CGI, déterminées dans les conditions du I de l'article 234 duodecies. Taux : 2,5 % (art. 234 quindecies). Un seul associé à l'IS suffit à déclencher le mécanisme.

Le piège, et il est sévère : l'assiette, ce sont les recettes locatives de la société entière, pas la quote-part de l'associé à l'IS. Une SCI détenue à 5 % par une SAS paie la CRL sur 100 % de ses loyers. Autrement dit, un associé personne morale symbolique coûte le même prix qu'un associé à 90 % : 2,5 % du loyer, tous les ans, sans contrepartie.

Les exonérations à vérifier

Avant de vous résigner, passez en revue le III de l'article 234 nonies. Quatre cas concernent réellement les SCI :

  • Locaux dont le loyer annuel n'excède pas 1 830 € par local.
  • Locations effectivement soumises à la TVA — de plein droit ou sur option de l'article 260-2° du CGI pour des locaux professionnels nus. Attention : les loyers exonérés de TVA ou couverts par la franchise en base restent dans l'assiette de la CRL (BOI-RFPI-CTRL-20-20).
  • Immeubles achevés depuis moins de quinze ans au 1er janvier de l'année d'imposition : la condition de l'article 234 nonies n'est pas remplie.
  • Locations consenties à l'État et à certains établissements publics, logements faisant partie d'une exploitation agricole, immeubles de certains organismes de logement social, et logements ayant fait l'objet de travaux de réhabilitation financés à hauteur d'au moins 15 % par une subvention de l'Agence nationale de l'habitat — l'exonération jouant alors pendant les quinze années suivant celle de l'achèvement des travaux.

Dans un montage que l'on construit volontairement, un seul de ces leviers est actionnable : la TVA. Si la SCI loue des locaux professionnels nus, l'option de l'article 260-2° du CGI fait sortir les loyers concernés de l'assiette de la CRL. Le calcul mérite d'être posé : 2,5 % de CRL économisés contre des déclarations de TVA à produire toute l'année. Sur 60 000 € de loyers commerciaux, on parle de 1 500 € par an — souvent, cela suffit à trancher. Voir nos guides SCI et TVA et déclaration de TVA.

Comment la déclarer et la payer

Redevable Déclaration Acompte Échéance du solde
Société relevant de l'art. 8 avec un membre à l'IS (art. 234 terdecies)Recettes portées sur la 2072-C ; solde sur relevé n° 2582 (Cerfa 12437)Relevé n° 2581 (Cerfa 12436), au plus tard le 15 du dernier mois de l'exerciceDate limite de dépôt de la déclaration de résultats
Personne morale passible de l'IS de droit commun (art. 234 duodecies)Relevé de solde n° 2572 (Cerfa 12404)Relevé n° 2571 (Cerfa 12403), à la date du dernier acompte d'IS de l'exerciceMême date que le solde d'IS

L'acompte se calcule sur les recettes de l'exercice précédent, au même taux de 2,5 %, et il est dispensé sous 100 €. Le BOFiP détaille tout cela (BOI-RFPI-CTRL-20-30). Mais si vous ne devez retenir qu'une chose : personne ne vous préviendra. Aucun avis d'imposition n'arrive dans la boîte aux lettres, la CRL se calcule et se paie spontanément. On la découvre en général le jour du contrôle, avec les intérêts de retard et la majoration sur toute la période de reprise. Notre guide dédié à la crl-sci-is reprend le calcul de l'assiette et le remplissage du relevé.


8. Trésorerie et distribution : faire remonter le cash

Le décalage entre l'impôt et l'encaissement

Reprenons le fil laissé au chapitre 1. La société associée est imposée à la clôture de l'exercice de la SCI, distribution ou pas. Si la SCI garde son cash pour rembourser le capital de l'emprunt — ce qu'elle fait quasiment toujours sur les dix premières années — la SAS paie un IS sur un revenu qu'elle n'a jamais touché. Dans notre exemple, 303 € : on en sourit. Prenez une SCI qui dégage 80 000 € de résultat « règles IS » avec un associé à 50 %, et ce sont 10 000 € au taux normal qu'il faut sortir de la trésorerie de l'associé, contre rien du tout. Là, on ne sourit plus.

Deux parades, toutes deux à écrire dans les statuts et les procès-verbaux d'assemblée :

  • Distribuer au moins l'impôt. L'assemblée décide chaque année une distribution au moins égale à la charge fiscale supportée par chaque associé. Voir notre guide sur l'affectation du résultat en SCI.
  • Utiliser le compte courant d'associé. Les sommes distribuées et non prélevées restent inscrites au crédit du compte courant de l'associé, disponibles à tout moment sans nouvelle fiscalité. C'est l'outil le plus souple du montage — voir compte courant d'associé en SCI et les écritures comptables associées.

La distribution de la SCI vers la société : pas de seconde imposition

Bonne nouvelle pour une fois : quand la SCI verse enfin à la SAS sa part de résultat, rien n'est imposé une seconde fois. La quote-part avait déjà rejoint le résultat fiscal de la SAS à la clôture de l'exercice de la SCI. Le virement n'est qu'un mouvement de trésorerie, sans effet sur le résultat imposable.

En revanche — et c'est une déception fréquente en rendez-vous — le régime mère-fille ne s'applique pas. Les articles 145 et 216 du CGI parlent de produits de participation, c'est-à-dire de dividendes versés par une société soumise à l'IS. Une SCI translucide ne verse pas de dividendes au sens fiscal, elle remonte une quote-part de résultat. Ni exonération de 95 %, ni quote-part de frais et charges de 5 % : la question ne se pose tout simplement pas. C'est un écart majeur avec le schéma de la holding immobilière détenant des filiales à l'IS, et il faut le dire avant de monter l'opération, pas après.

Le second étage : de la société vers la personne physique

C'est ici que la facture rattrape le montage. Pour que M. X touche réellement l'argent logé dans la SAS, trois chemins, aux coûts très différents :

Voie Fiscalité 2026 Remarque
Dividende de la SASPFU 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux)Option globale possible pour le barème progressif, avec abattement de 40 %
Remboursement de compte courantAucune imposition sur le principalLes intérêts éventuels sont imposables ; suppose un compte courant préalablement alimenté
Rémunération de dirigeantBarème IR + charges socialesDéductible du résultat de la société ; arbitrage à faire au cas par cas

D'où sort ce 31,4 % ? Du maintien du prélèvement forfaitaire d'impôt sur le revenu à 12,8 %, additionné des prélèvements sociaux sur les revenus du capital mobilier portés à 18,6 % par la LFSS 2026. Ne le confondez pas avec le 17,2 % des revenus fonciers : deux assiettes, deux taux, et l'erreur se paie dans les deux sens. Nos guides PFU et SCI à l'IS, dividendes de SCI à l'IS et prélèvements sociaux 2026 reprennent le détail.

Le vrai calcul empile donc deux étages : IS de la société associée, puis PFU à la sortie. Et il faut le poser proprement, parce que c'est ici que les comparaisons flatteuses se fabriquent. Année 1, la SAS acquitte 303 € d'IS sur une quote-part fiscale de 2 020 € ; elle ne peut distribuer que le résultat après impôt, soit 1 717 €, sur lesquels le PFU prend 539 €. On serait tenté d'en conclure « 842 € pour 2 020 € de base, 41,7 % », et de comparer ce taux aux 55,4 % de M. X. Ce serait comparer deux bases différentes.

Car l'amortissement de 13 067 € est une charge non décaissée. Sur les mêmes 30 %, la SCI dégage 5 940 € de trésorerie et non 2 020 €. Les 3 920 € de quote-part d'amortissement ne sont pas effacés : ils restent dans la SAS et supporteront le PFU le jour où ils en sortiront — quand ils ne seront pas rattrapés plus tôt par la réintégration des amortissements en plus-value professionnelle. Purgeons donc les deux étages sur la même base économique de 5 940 € : 303 € d'IS, puis 31,4 % sur les 5 637 € de trésorerie restante, soit 1 770 €. Total : 2 073 €, autrement dit 34,9 % — contre 3 291 € et 55,4 % pour M. X en détention directe.

L'avantage existe donc bel et bien, mais il tombe de 2 988 € (quand on s'arrête à l'IS) à environ 1 218 € une fois le second étage payé : il est plus de deux fois plus faible que ce que laisse croire l'arrêt sur image au niveau de l'IS, et il tient pour une bonne part à un simple décalage dans le temps. C'est exactement le genre de chiffre qu'on ne vous montre pas quand on vous vend un montage.


9. La sortie : vente de l'immeuble, cession des parts, plus-values

Cas 1 — La SCI vend l'immeuble

Le dédoublement ne s'arrête pas au résultat courant. Il vaut aussi pour la plus-value, qui se retrouve coupée en deux régimes sur une seule et même vente :

Fraction Régime Caractéristiques
Associés personnes physiquesPlus-values des particuliers, art. 150 U CGIAbattements pour durée de détention : exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans. Surtaxe de l'art. 1609 nonies G au-delà de 50 000 €, appréciée au niveau de la société — mais sur la seule fraction de plus-value revenant aux associés soumis à l'impôt sur le revenu et non exonérés : la quote-part de l'associé à l'IS est écartée du calcul du seuil (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Sur la SCI Bellevue, le seuil se compare à 70 % de la plus-value, pas à 100 %.
Associé personne morale à l'ISPlus-values professionnelles, art. 39 duodecies et s.Aucun abattement pour durée de détention. Réintégration des amortissements déduits dans la quote-part IS. Imposition au taux d'IS applicable à la société.

C'est le moment où l'addition arrive. Reprenez la SCI Bellevue : quinze ans de détention, environ 196 000 € d'amortissements absorbés dans la version IS du résultat, une valeur nette comptable de la construction tombée à 204 000 €. La plus-value professionnelle de la SAS se calcule sur cette base minorée — donc elle explose. À prix de vente identique, la fraction « IS » supporte mécaniquement une base plus lourde que la fraction « particuliers », laquelle profite en plus des abattements pour durée de détention. Quinze ans d'économie d'impôt d'un côté, un rattrapage en une seule fois de l'autre. Nos guides plus-value en SCI et plus-value en SCI à l'IS détaillent les deux calculs.

Cas 2 — La société associée cède ses parts

Parts inscrites à l'actif, donc plus-value professionnelle. Deux points techniques, et le second coûte cher quand on l'ignore :

  • Le taux. Les plus-values de cession de titres de sociétés à prépondérance immobilière non cotées sont exclues du régime du long terme : taux normal de l'IS (art. 219, I-a sexies-0 bis du CGI). Pas d'exonération, pas de taux réduit de 19 %. Inutile de chercher, la porte est fermée.
  • Le prix de revient fiscal. Il ne s'agit pas du prix payé pour les parts. Il faut le majorer des quotes-parts de résultat déjà imposées chez l'associé et non distribuées, et le minorer des distributions perçues comme des quotes-parts de déficit déjà déduites. Sans cet ajustement, on paie deux fois l'impôt sur les mêmes bénéfices. C'est l'erreur numéro un des cessions de parts détenues par des sociétés, et elle se chiffre vite en dizaines de milliers d'euros.

Formalisme obligatoire depuis le 27 juin 2026. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts ou actions d'une personne morale à prépondérance immobilière — la prépondérance s'appréciant principalement au sens de l'article 726 du CGI — soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné (art. 1374 du Code civil) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable, à peine de nullité. Il ne s'agit plus d'une condition d'opposabilité comme sous l'article 1865, mais d'une condition de validité. L'acte sous signature privée rédigé entre associés n'est donc plus valable pour une cession de parts de SCI. Les rédacteurs professionnels sont soumis aux obligations de vigilance en matière de lutte contre le blanchiment (titre VI du livre V du Code monétaire et financier).

Deux rappels de droit des sociétés, souvent inversés dans les articles que je lis. L'agrément d'une cession à un tiers est unanime de plein droit (art. 1861 al. 1 du Code civil) : les statuts servent à assouplir cette règle, pas à la durcir. Et en cas de refus, l'article 1862 ouvre une faculté de faire acquérir les parts — pas une obligation de rachat, contrairement à ce qu'on lit partout. Faute d'offre dans le délai de six mois — délai que les statuts peuvent moduler entre un mois et un an (art. 1864) —, l'agrément est réputé acquis, à moins que les autres associés ne décident dans le même délai la dissolution anticipée de la société, décision que le cédant peut rendre caduque en renonçant à la cession dans le mois (art. 1863). L'agrément tacite n'est donc pas automatique. Notre guide cession de parts de SCI déroule la procédure complète.

Cas 3 — La société associée sort par rachat ou réduction de capital

Autre scénario : la SCI rachète les parts de la société associée pour les annuler, ou l'associé exerce son retrait. D'autres textes, d'autres qualifications fiscales — voir rachat de parts par la SCI et sortir d'une SCI. Mais le fil rouge ne change pas : par un chemin ou par un autre, les amortissements déduits dans la quote-part IS finissent toujours par être repris.


10. Erreurs fréquentes avec un associé personne morale en SCI

Les huit points qui suivent viennent de dossiers réels, repris en cours de route après plusieurs exercices d'autonomie. Aucun n'est théorique. Chacun a déjà valu à quelqu'un un redressement ou une régularisation coûteuse.

Erreur 1 — Appliquer le pourcentage de parts au résultat foncier

La mère de toutes les erreurs, et de loin la plus répandue dans les dossiers non accompagnés. Le résultat foncier n'est pas la base de l'associé personne morale ; sa quote-part se calcule sur un résultat déterminé selon les règles de l'IS. Quand un vérificateur découvre le problème, il ne redresse pas un exercice, il en reprend plusieurs — et parfois dans les deux sens, ce qui complique encore la régularisation.

Erreur 2 — Déposer une 2072-S

La 2072-S n'a tout simplement pas les cadres pour identifier un associé personne morale et ventiler un résultat calculé selon deux jeux de règles. En déposant le mauvais imprimé, vous privez l'administration d'informations qu'elle est en droit d'exiger. Le dépôt d'un formulaire inadapté, comme l'absence des annexes 2072-C-A1 et A2, relève d'abord de l'amende de l'article 1729 B du CGI : 150 € par document non fourni, 15 € par omission ou inexactitude. Le vrai risque vient ensuite — une mise en demeure de déposer la déclaration réellement exigible, puis, si vous ne vous exécutez pas, les majorations de l'article 1728 du CGI (10 %, 40 % après mise en demeure restée sans effet). Voir aussi retard de déclaration en SCI et que faire en cas de retard.

Erreur 3 — Oublier la CRL

Personne ne vous enverra d'avis, la contribution se déclare et se paie toute seule. Prenez une SCI à 60 000 € de loyers : 1 500 € par an d'oubli, multipliés par la période de reprise, plus les intérêts de retard. On arrive vite à cinq chiffres pour une ligne dont le client ignorait l'existence.

Erreur 4 — Ne pas ventiler terrain et construction

Un amortissement assis sur une ventilation inventée ne tient pas trois minutes en contrôle. L'administration retient volontiers une quote-part de terrain élevée en zone tendue, et ce sont vos dotations qui rétrécissent d'autant. Documentez dès l'entrée de l'immeuble au bilan : valeurs foncières comparables, expertise, décomposition du prix dans l'acte. Après coup, c'est toujours plus difficile. Voir valeur du terrain et écritures d'achat d'immeuble.

Erreur 5 — Négliger la trésorerie de l'associé

Un IS à payer sur un revenu jamais encaissé, c'est une société d'exploitation qui se retrouve à découvert au pire moment. La politique de distribution de la SCI se décide en assemblée, chiffres en main, et doit s'accorder avec le plan de trésorerie de l'associé. Pas l'inverse.

Erreur 6 — Croire que l'amortissement est un gain définitif

Il diffère l'impôt. Il ne l'efface pas. Reprise intégrale à la vente de l'immeuble, ou indirectement à la cession des parts. Ce montage n'a de sens que sur un horizon de détention long, ou lorsque la sortie est pensée dès le départ dans un schéma de transmission.

Erreur 7 — Confondre les régimes de la SCI et de l'associé

Deux questions suffisent pour diagnostiquer un dossier en cinq minutes. La SCI dépose-t-elle bien une 2072 et non une 2065 ? L'associé personne morale porte-t-il bien une quote-part calculée selon ses propres règles ? Un « non » quelque part, et il faut tout reprendre depuis le premier exercice concerné. Nos guides résultat comptable et résultat fiscal et quote-part et déclaration 2044 aident à sécuriser la chaîne.

Erreur 8 — Ignorer le risque de fictivité

Une société associée sans substance, qui n'a rien financé, qui n'a d'autre raison d'être que de capter une fraction du résultat : voilà exactement le profil qui attire l'acte anormal de gestion, voire l'abus de droit fiscal. La participation doit répondre à un intérêt économique réel de la société associée, et l'apport doit avoir été effectivement libéré. Si vous ne savez pas expliquer en trois phrases pourquoi cette société est au capital, le montage est fragile. Voir aussi SCI fictive et motifs de redressement en SCI.


11. FAQ — SCI et associé personne morale

La présence d'une société à l'IS rend-elle la SCI passible de l'IS ?

Non. Une SCI ne bascule à l'IS que par option (art. 239 du CGI) ou par l'exercice d'une activité commerciale (art. 206-2 du CGI). La qualité des associés n'est jamais un critère d'assujettissement. La SCI reste régie par l'article 8 : seule la quote-part de l'associé personne morale est calculée selon les règles de l'IS, en application de l'article 238 bis K I. Voir notre comparatif IR / IS.

Faut-il vraiment calculer deux résultats ?

Oui. La mesure de tempérament du BOFiP (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 180) ne dispense de la double détermination que si le résultat a été déterminé selon un régime réel BIC ou BA et que l'entreprise membre relève de l'impôt sur le revenu. Une SCI de location nue avec un associé à l'IS ne remplit aucune des deux conditions.

L'associé personne morale peut-il amortir l'immeuble ?

Oui, mais indirectement : c'est la SCI qui comptabilise l'amortissement dans la version « règles IS » de son résultat, et l'associé reprend sa quote-part de ce résultat amorti. Les amortissements doivent être effectivement pratiqués dans les écritures de la société, dans la limite du prix de revient (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 150). Le 1° du II de l'article 39 C du CGI encadre par ailleurs cet amortissement pendant les trente-six premiers mois de location. Voir notre guide amortissement.

La société associée est-elle imposée sans distribution ?

Oui. Le résultat est imposé au nom de chaque associé à la clôture de l'exercice de la SCI, distribué ou non (BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 150). C'est le principal risque de trésorerie du montage : prévoir une politique de distribution ou un compte courant d'associé adapté.

Le régime mère-fille s'applique-t-il ?

Non. Les articles 145 et 216 du CGI visent des dividendes distribués par une société soumise à l'IS. Une SCI translucide remonte une quote-part de résultat, déjà imposée chez l'associé : ni exonération de 95 %, ni quote-part de frais et charges de 5 %. C'est une différence structurelle avec le schéma de la holding immobilière.

Quelle forme doit revêtir l'acte de cession de parts en 2026 ?

Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose l'acte notarié, l'acte d'avocat contresigné ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, l'acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable, à peine de nullité, pour toute cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière. L'acte rédigé entre associés n'est plus valable. Voir notre guide cession de parts.

Une SCI avec un associé personne morale, ça se pilote autrement

Double détermination du résultat, amortissement par composants, FEC conforme, répartition prête pour la 2072-C : sci-ai.app fait tourner tout ça à partir d'un seul jeu d'écritures. Et un expert-comptable dédié prend le relais si vous préférez déléguer.

FAQ

Questions fréquentes

Oui, et sans plafond de participation. L'article 1832 du Code civil demande deux associés au moins, personnes physiques ou morales, sans distinguer. Une SAS, une SARL, une holding, une autre SCI : toutes peuvent souscrire des parts. Aucune autorisation préalable à demander, seuls l'article 1861 du Code civil et les clauses d'agrément des statuts encadrent l'entrée d'un tiers.
Non. C'est l'erreur la plus répandue sur ce montage. Une SCI bascule à l'IS soit par option (article 239 du CGI), soit parce qu'elle exerce une activité commerciale (article 206-2 du CGI). La qualité de ses associés n'est jamais un critère d'assujettissement. La SCI reste régie par l'article 8 du CGI : c'est seulement la quote-part revenant à l'associé personne morale qui est calculée selon les règles de l'IS.
Il prévoit que lorsque des parts d'une société relevant de l'article 8 sont inscrites à l'actif d'une personne morale passible de l'IS dans les conditions de droit commun, ou d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole imposable à l'impôt sur le revenu de plein droit selon un régime de bénéfice réel, la part de bénéfice correspondant à ces droits est déterminée selon les règles applicables au bénéfice réalisé par la personne ou l'entreprise qui détient ces droits. Le II vise tous les autres cas, où la quote-part suit la nature de l'activité et le montant des recettes de la société.
Oui. La SCI doit établir un résultat selon les règles des revenus fonciers pour les associés personnes physiques, et un second résultat selon les règles de l'IS pour l'associé personne morale. Le BOFiP prévoit bien une mesure de tempérament dispensant de cette double détermination (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 180), mais elle ne joue que lorsque le résultat a été déterminé selon un régime réel BIC ou BA et que l'entreprise membre relève de l'impôt sur le revenu. Elle ne s'applique donc pas à une SCI de location nue.
Oui, dans sa quote-part. Le résultat « version IS » de la SCI intègre l'amortissement par composants de la construction, ce qui est impossible dans la version revenus fonciers. Attention toutefois : les amortissements doivent être effectivement pratiqués dans les écritures de la société et retenus dans la limite du prix de revient (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 150), et le 1° du II de l'article 39 C du CGI encadre l'amortissement des biens donnés en location par une société relevant de l'article 8 : plafond de trois fois les loyers acquis pendant les trente-six premiers mois de location.
Dès qu'un associé doit déterminer sa quote-part selon les règles de l'IS, des BIC ou des BA réels, la déclaration simplifiée 2072-S-SD n'est plus utilisable : la SCI dépose une 2072-C-SD, accompagnée au minimum des annexes 2072-C-A1-SD et 2072-C-A2-SD. Le dépôt est obligatoirement dématérialisé, dans les mêmes délais que la 2072-S.
La quote-part est enregistrée en comptabilité (comptes 755 ou 655 selon qu'elle est bénéficiaire ou déficitaire) puis retraitée de façon extra-comptable dans le tableau de détermination du résultat fiscal : 2058-A au régime réel normal, 2033-B au régime simplifié. Vérifiez toujours le millésime du formulaire de l'année, les libellés de lignes évoluent.
Oui, dès lors que la comptabilité est tenue au moyen de systèmes informatisés (art. L. 47 A, I du LPF). Une SCI relevant exclusivement des revenus fonciers et dont tous les associés sont des personnes physiques est dispensée par tolérance. Dès qu'un associé est une personne morale à l'IS ou un professionnel au réel, la SCI doit tenir une comptabilité et présenter un FEC conforme. L'amende de l'article 1729 D du CGI est de 5 000 €, ou 10 % des droits rappelés si ce montant est supérieur (CAA Nantes, 16 avril 2024, n° 23NT01148).
Très probablement. L'article 234 terdecies du CGI rend la contribution sur les revenus locatifs exigible au niveau des sociétés relevant de l'article 8 dont un membre au moins est soumis à l'IS au taux de droit commun à la clôture de l'exercice. Le taux est de 2,5 % (article 234 quindecies) et l'assiette est constituée des recettes nettes au sens de l'article 29 du CGI. Restent hors champ ou exonérés notamment les immeubles achevés depuis moins de quinze ans au 1er janvier, les loyers effectivement soumis à la TVA et les locaux dont le loyer annuel n'excède pas 1 830 € (III de l'article 234 nonies).
Oui, et c'est le point qui surprend le plus. La translucidité impose le résultat au nom de chaque associé à la clôture de l'exercice de la SCI, distribué ou mis en réserve. La société associée intègre donc sa quote-part et paie l'IS correspondant, même si pas un euro n'a quitté le compte de la SCI. Prévoyez la trésorerie avant de monter le schéma, pas après.
Non. Le régime des sociétés mères des articles 145 et 216 du CGI vise les produits de participation, c'est-à-dire des dividendes distribués par une société soumise à l'IS. Une SCI translucide ne distribue pas de dividendes au sens fiscal : elle remonte une quote-part de résultat, déjà imposée chez l'associé. Il n'y a donc ni exonération de 95 %, ni quote-part de frais et charges de 5 %.
La plus-value est, elle aussi, éclatée. La fraction correspondant aux associés personnes physiques relève des plus-values des particuliers (article 150 U du CGI), avec les abattements pour durée de détention et l'éventuelle surtaxe de l'article 1609 nonies G. La fraction revenant à l'associé personne morale relève des plus-values professionnelles (articles 39 duodecies et suivants), avec réintégration des amortissements déduits dans la quote-part IS.
Les parts étant inscrites à l'actif, la cession dégage une plus-value professionnelle. Les plus-values de cession de titres de sociétés à prépondérance immobilière non cotées sont exclues du régime du long terme et imposées au taux normal de l'IS (article 219, I-a sexies-0 bis du CGI). Le prix de revient fiscal doit être ajusté des quotes-parts de résultat déjà imposées et des distributions perçues, sous peine de double imposition.
Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable, à peine de nullité. L'acte sous signature privée rédigé entre associés n'est plus valable.
Deux étages, deux traitements. La SCI verse d'abord son résultat à la société associée : aucune imposition supplémentaire, la quote-part a déjà supporté l'IS. Puis la société verse un dividende à son associé personne physique, et là tombe le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR plus 18,6 % de prélèvements sociaux). Le compte courant d'associé reste le moyen le plus souple d'éviter cette seconde couche.
Déplacer une fraction du résultat foncier vers un contribuable taxé à 15 % ou 25 %, au lieu d'une tranche marginale d'IR majorée de 17,2 % de prélèvements sociaux, et loger au passage l'amortissement de l'immeuble dans cette quote-part. La note à côté est réelle : double comptabilité, 2072-C, FEC, CRL de 2,5 % sur la totalité des loyers, impôt dû sans distribution, plus-value professionnelle à la sortie. Le montage tient debout quand la société associée a de la trésorerie à employer et que l'horizon de détention se compte en décennies.