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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Sortir d'une SCI : comment quitter la société en 2026

On entre dans une SCI en signant des statuts. On en sort rarement aussi vite. Une part de société civile ne se revend pas comme une action en bourse : impossible de partir du jour au lendemain, impossible aussi d'imposer un acheteur aux autres associés. Quitter une SCI, c'est trancher entre quatre voies — la cession de parts, le retrait de l'article 1869 du Code civil, le rachat par la SCI et la dissolution. Chacune a sa procédure, son financeur, sa fiscalité.

La vraie question n'est pas « comment » mais « qui rachète, et à quel prix ». Dans une cession, un tiers ou un associé vous paie de sa poche. Dans un retrait, c'est la société qui vous rembourse la valeur de vos parts, puis les annule. Deux logiques opposées, deux traitements fiscaux. Et un détail que presque tout le monde oublie : votre compte courant d'associé ne suit pas automatiquement vos parts.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP au 09/07/2026) et la loi de finances 2026. Mis à jour le 7 juillet 2026. Ce guide se concentre sur le retrait et les alternatives à la vente ; pour la procédure détaillée de vente à un tiers, voyez notre guide dédié cession de parts de SCI.

À retenir en 30 secondes

  • Quatre voies de sortie : céder ses parts, se retirer (art. 1869 C. civ.), se faire racheter par la SCI (réduction de capital), ou dissoudre. La bonne voie dépend de qui finance le départ.
  • Pas de sortie libre unilatérale : la cession suppose l'agrément (art. 1861 C. civ.), le retrait suppose une clause statutaire, l'accord unanime ou un juge. En cas de blocage total, seul le tribunal débloque (justes motifs).
  • Retrait = remboursement par la société de la valeur des parts, fixée à défaut d'accord à dire d'expert (art. 1843-4 C. civ.). C'est la SCI, donc les associés restants, qui financent.
  • Fiscalité : régime des plus-values dans tous les cas. 36,2 % en SCI IR (art. 150 UB, PS maintenus à 17,2 %), 31,4 % en SCI IS (PFU, hausse LFSS 2026 à 18,6 % de PS).
  • Le compte courant d'associé se règle à part : il ne se transfère pas avec les parts. Faites-le rembourser ou racheter au droit fixe de 125 € (art. 680 CGI), jamais noyé dans le prix taxé à 5 %.

Références légales mobilisées dans ce guide

Code civil : art. 1843-4, 1844-7, 1844-9, 1857, 1860, 1861, 1862, 1863, 1865, 1869, 1870
CGI : art. 112 1°, 150 UB, 150 VC, 150-0 A, 200 A, 635-1 7°, 669, 680, 726 I, 777, 779
LPF : art. L. 64 (abus de droit), L. 169
BOFiP : BOI-RFPI-SPI-10, BOI-RPPM-PVBMI-10, BOI-ENR-DMTOM-40-10-20
Lois : LF 2026, LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025)
Code de commerce : droit d'opposition des créanciers à la réduction de capital

1. Les quatre façons de sortir d'une SCI

Quitter une SCI, ce n'est pas la fermer. Le plus souvent, la société continue avec les associés restants ; c'est vous seul qui partez. Quatre mécanismes juridiques l'autorisent, et le choix se ramène toujours à la même question : qui a l'argent pour vous racheter, et à quel prix ?

Voie de sortie Qui vous paie Accord requis Cas d'usage
Cession de partsUn tiers ou un associéAgrément (art. 1861)Un repreneur existe et veut entrer
Retrait (art. 1869)La SCI (associés restants)Statuts, unanimité ou jugeAucun repreneur, mais la SCI a de la trésorerie
Rachat par la SCILa SCI, puis annulationAGE (réduction de capital)Les associés veulent racheter sans monter au capital perso
DissolutionLe partage du boniDécision collective ou jugeTout le monde veut arrêter

La ligne de partage est simple. Cession et rachat supposent qu'on vous trouve un financeur : un acheteur, ou la trésorerie de la SCI. Le retrait est la seule voie où vous pouvez, sous conditions, imposer votre départ sans repreneur — encore faut-il une clause statutaire, l'unanimité, ou un juge. La dissolution, elle, ne vaut sortie que si tous veulent partir : pour le départ d'un seul associé, c'est presque toujours l'option la plus chère.


2. Céder ses parts : la voie la plus courante

C'est le mode de sortie le plus courant, parce que c'est le plus simple sur le plan juridique : vous vendez vos parts, l'acheteur vous paie, la SCI ne perd rien et son capital ne bouge pas. L'acheteur ? Un tiers extérieur, un autre associé, ou un proche (enfant, conjoint).

Le vrai point de vigilance, c'est l'agrément. Par défaut, céder à une personne étrangère à la SCI exige l'unanimité des autres associés (art. 1861 C. civ.). Bon à savoir : leur silence pendant six mois après la notification vaut acceptation (art. 1863 C. civ.). Restent trois cas libres, sauf clause statutaire contraire : les cessions à un ascendant ou descendant du cédant, au conjoint, ou entre associés.

Ce guide ne détaille pas la cession. La procédure complète — notification, agrément, refus et rachat forcé, droits d'enregistrement de 5 % (art. 726 CGI), acte sous seing privé ou notarié, dépôt au guichet INPI — est traitée pas à pas dans notre guide dédié cession de parts de SCI. Ici, on se concentre sur les alternatives : le retrait, le rachat par la SCI et la dissolution.

Reste le cas du refus d'agrément. Si les associés bloquent l'entrée de votre repreneur, ils ne peuvent pas vous garder prisonnier pour autant. Ils ont six mois pour racheter vos parts ou les faire racheter — par un associé, un tiers agréé, ou la société elle-même via réduction de capital —, à un prix fixé à dire d'expert faute d'accord (art. 1862 et 1843-4 C. civ.). Le refus se retourne donc contre eux : il devient une obligation de rachat. C'est votre filet de sécurité.


3. Le retrait de l'associé : l'article 1869 du Code civil

Le retrait est une spécificité des sociétés civiles : ni la SARL ni la SAS ne le connaissent. Son intérêt ? Quitter la société sans trouver d'acheteur. C'est la SCI qui vous rembourse la valeur de vos parts, ensuite annulées. L'article 1869 du Code civil en pose le principe :

« Sans préjudice des droits des tiers, un associé peut se retirer totalement ou partiellement de la société, dans les conditions prévues par les statuts ou, à défaut, après autorisation donnée par une décision unanime des autres associés. Ce retrait peut également être autorisé pour justes motifs par une décision de justice. […] l'associé qui se retire a droit au remboursement de la valeur de ses droits sociaux, fixée, à défaut d'accord amiable, conformément à l'article 1843-4. » — Article 1869 du Code civil

Trois portes d'entrée au retrait, dans l'ordre :

Fondement Condition Difficulté
Clause statutaireLes statuts organisent le retrait (préavis, conditions, prix)Simple si prévue
Autorisation unanimeÀ défaut de clause : accord unanime des autres associésDépend de l'entente
Décision de justiceJustes motifs (mésentente, abus, blocage)Long et contentieux

Retenez l'essentiel : le retrait n'est pas un droit inconditionnel. Sans clause statutaire qui l'organise, vous ne partez pas sur simple demande. Il faut l'accord unanime de vos coassociés, ou convaincre un juge que votre motif est légitime. D'où l'utilité de rédiger une clause de retrait dès la création de la SCI — préavis, méthode d'évaluation, échéancier de remboursement. C'est l'une des précautions les plus payantes, surtout dans une SCI entre amis ou entre concubins.

Le retrait acquis, l'associé sortant a droit au remboursement de la valeur de ses parts. La société le règle en numéraire (sa trésorerie ou un emprunt) ou, plus rarement, en lui attribuant un bien. Les parts sont ensuite annulées, ce qui impose une réduction de capital votée en assemblée (voir section suivante).

Attention — le retrait appauvrit la SCI. Contrairement à la cession, où un tiers apporte l'argent, le retrait fait sortir de la trésorerie de la société. Si la SCI n'a pas les liquidités, elle doit emprunter ou vendre un actif. Les associés restants doivent en mesurer l'impact sur l'équilibre financier avant de consentir au retrait.

4. Le rachat des parts par la SCI (réduction de capital)

« La SCI va racheter mes parts » : on l'entend souvent. C'est jouable, à condition de saisir une règle de fond : une société civile ne peut pas conserver durablement ses propres parts. Le rachat par la SCI passe donc forcément par une réduction de capital avec annulation des parts, votée en assemblée générale extraordinaire.

Le mécanisme :

  • L'AGE vote la réduction de capital et le rachat des parts de l'associé sortant.
  • La SCI verse à l'associé la valeur de ses parts (trésorerie ou emprunt).
  • Les parts sont annulées : le capital diminue d'autant.
  • Mécaniquement, les associés restants voient leur pourcentage augmenter sans avoir déboursé un centime à titre personnel.

Dans ses effets, on est très proche du retrait. La différence est surtout formelle : le retrait est un droit de l'associé (art. 1869), le rachat par la SCI est une opération sur le capital décidée collectivement. Dans les deux cas, c'est la société qui finance la sortie.

Avantage fiscal sur les droits d'enregistrement. La réduction de capital est enregistrée moyennant un droit fixe de 125 € (art. 680 CGI), là où une cession de parts supporte 5 % (art. 726 CGI). Sur des parts valorisées 150 000 €, l'écart de droits est de 7 375 € — un argument sérieux en faveur du rachat par la SCI quand les associés restants ne souhaitent pas acheter en direct.

Le garde-fou des créanciers. Une réduction de capital ne peut pas se faire au détriment des créanciers de la SCI, la banque prêteuse en tête. Ceux-ci disposent d'un droit d'opposition : impossible de vider la société de sa substance et d'affaiblir la garantie du prêteur. Concrètement, tant qu'un prêt immobilier court, l'accord de la banque conditionne tout remboursement d'un associé sortant par réduction de capital.


5. Évaluer la valeur des parts au moment de sortir

Quelle que soit la voie, tout finit par se jouer sur le prix. Et valoriser des parts de SCI n'a rien d'évident : ce n'est surtout pas la valeur de l'immeuble divisée par le nombre de parts. La méthode de référence porte un nom : l'actif net réévalué (ANR).

La méthode de l'actif net réévalué

  • Valeur de marché de l'immeuble (estimation actualisée, pas la valeur au bilan).
  • Moins les dettes : capital restant dû du prêt, comptes courants d'associés, dettes fournisseurs et fiscales.
  • = Actif net, à diviser par le nombre total de parts, puis à multiplier par vos parts.

Exemple : immeuble estimé 500 000 €, prêt restant dû 200 000 €, comptes courants 40 000 €. Actif net = 260 000 €. Pour un associé détenant 30 % : 78 000 € de valeur brute avant décotes.

Les décotes admises

Décote Ordre de grandeur Justification
Illiquidité10 à 20 %Parts difficiles à revendre (agrément, marché étroit)
Minorité10 à 15 %Participation < 50 %, pas de contrôle
Fiscalité latente (SCI IS)VariableImpôt sur la plus-value latente de l'immeuble amorti

Le recours à l'expert : l'article 1843-4

Quand les parties ne s'accordent pas sur le prix — fréquent dans un retrait ou un refus d'agrément —, l'article 1843-4 du Code civil impose un expert, désigné par les parties ou, à défaut, par le président du tribunal en référé. Deux choses à savoir. Son évaluation s'impose aux parties et au juge : ce n'est pas un avis, c'est une décision. Et elle ne se conteste que pour erreur grossière. Une fois le rapport rendu, le prix est donc quasi gravé dans le marbre. Raison de plus pour fixer une méthode de valorisation en amont, idéalement dans les statuts.


6. Le compte courant d'associé : la créance à ne pas oublier

Voilà l'oubli qui coûte le plus cher au moment de sortir. Beaucoup d'associés détiennent, en plus de leurs parts, un compte courant d'associé (CCA) : l'argent qu'ils ont avancé à la société — trésorerie injectée, loyers laissés à disposition, travaux réglés de leur poche. Ce CCA est une créance personnelle contre la SCI, juridiquement distincte des parts.

Conséquence : vendre ou faire racheter vos parts ne rembourse PAS votre compte courant et ne le transmet pas d'office à l'acheteur. Partez sans le solder, et vous restez créancier de la SCI alors même que vous n'en êtes plus associé. Trois manières de traiter le CCA au moment de sortir :

Option Mécanisme Coût / droits
Remboursement par la SCILa société vous rembourse avant votre sortieAucun droit
Rachat par le repreneurCession de créance distincte, dans l'acteDroit fixe 125 € (art. 680 CGI)
ConservationVous gardez la créance avec échéancierAucun droit (créance maintenue)
L'erreur à 2 875 €. Noyer le compte courant dans le prix des parts fait payer 5 % de droits (art. 726 CGI) sur une somme qui, isolée, ne supporte qu'un droit fixe de 125 €. Sur 60 000 € de CCA, c'est 3 000 € contre 125 € — un surcoût de 2 875 € totalement évitable. Le CCA se traite toujours séparément des parts.

Fonctionnement, remboursement, risques : notre guide dédié compte courant d'associé en SCI détaille tout.


7. La fiscalité de la sortie selon la voie choisie

Une simplification, pour une fois : cession, retrait ou remboursement après réduction de capital, la fiscalité obéit à la même logique — le régime des plus-values. Depuis la loi de finances rectificative pour 2014, le rachat de parts par la société suivi de leur annulation relève entièrement des plus-values, et non des revenus distribués (art. 112 1° CGI). Ce qui bascule vraiment d'un cas à l'autre, c'est le régime applicable selon que la SCI est à l'IR ou à l'IS.

Élément SCI à l'IR SCI à l'IS
RégimePlus-value immobilière (art. 150 UB)Plus-value mobilière (art. 150-0 A)
Taux global 202636,2 % (19 % + 17,2 % PS)31,4 % (PFU : 12,8 % + 18,6 % PS)
Abattement duréeOui : IR à 22 ans, PS à 30 ansNon (parts acquises depuis 2018)
Surtaxe2 à 6 % au-delà de 50 000 € de PV
Prélèvements sociaux17,2 % (maintenus, LFSS 2026)18,6 % (hausse LFSS 2026)
Formulaire2048-M (dans le mois)2074, reporté sur 2042

Le contre-intuitif de l'IS. On croit spontanément qu'une SCI pleine d'immobilier relève des plus-values immobilières. Erreur : dès que la SCI est à l'IS, la sortie de l'associé bascule dans les plus-values mobilières (art. 150-0 A CGI), sans le moindre abattement pour durée de détention pour des parts acquises depuis 2018. En SCI à l'IR, c'est l'inverse : la transparence fiscale (art. 8 CGI) fait remonter la plus-value au régime immobilier des particuliers, avec ses abattements précieux — exonération d'IR à 22 ans, exonération des prélèvements sociaux à 30 ans.

Point 2026 à connaître. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % sur l'immobilier (donc sur les plus-values des SCI à l'IR) : la hausse à 18,6 % introduite par la LFSS 2026 (CSG portée à 10,6 %) ne vise que les revenus mobiliers — c'est-à-dire les plus-values des SCI à l'IS et les dividendes. Un même départ peut donc coûter 36,2 % ou 31,4 % selon le régime, avec ou sans abattement : le calcul mérite d'être fait avant de choisir la voie de sortie.

Une comptabilité à jour = une sortie sans mauvaise surprise

Valeur des parts, solde du compte courant, plus-value latente : sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI et vous donne à tout moment les chiffres exacts pour préparer une sortie ou une réduction de capital.


8. Sortir quand ça bloque : le retrait judiciaire pour justes motifs

La situation la plus pénible : vous voulez partir, personne ne veut acheter, les associés refusent votre retrait, et vous vous sentez « prisonnier » de la SCI. La loi ne vous abandonne pas — mais la sortie passe alors par le juge.

Le retrait autorisé par décision de justice

L'article 1869 du Code civil le dit noir sur blanc : le retrait « peut également être autorisé pour justes motifs par une décision de justice ». Vous saisissez le tribunal et vous démontrez ce juste motif : mésentente grave qui paralyse la vie sociale, abus de la gérance, impossibilité de toucher votre quote-part de résultat, bouleversement des conditions dans lesquelles vous étiez entré. Si le juge vous suit, il autorise le retrait et la SCI doit vous rembourser la valeur de vos parts — fixée par expert au besoin (art. 1843-4).

La dissolution pour justes motifs

Autre levier, plus radical : l'article 1844-7 5° du Code civil autorise tout associé à demander en justice la dissolution anticipée pour justes motifs, « notamment en cas d'inexécution de ses obligations par un associé ou de mésentente entre associés paralysant le fonctionnement de la société ». La barre est placée haut. La simple brouille ne suffit pas : il faut une paralysie réelle du fonctionnement. En pratique, ce levier sert surtout de moyen de pression pour rouvrir une négociation amiable.

Réaliste sur les délais. Une sortie judiciaire — retrait pour justes motifs ou dissolution — se compte en 12 à 36 mois, expertise et recours compris, avec des frais d'avocat significatifs. C'est l'ultime recours. Dans la très grande majorité des cas, mieux vaut négocier un rachat amiable, même à un prix un peu décoté, que d'entrer dans un contentieux long et incertain.

9. Quand sortir signifie dissoudre la SCI

Parfois, « sortir » ne vise pas un associé mais la société tout entière : plus personne ne veut poursuivre, l'immeuble est vendu, l'objet social est atteint. On parle alors de dissolution-liquidation, pas de sortie individuelle.

Le processus se déroule en trois temps. D'abord la décision de dissolution (vote collectif des associés, ou jugement). Ensuite la liquidation : on vend l'immeuble ou on l'attribue aux associés, on paie les dettes. Enfin le partage du boni de liquidation entre associés, au prorata de leurs parts.

La dissolution est fiscalement lourde. Elle déclenche l'imposition immédiate des plus-values sur l'immeuble. En SCI à l'IS, le boni de liquidation est en outre taxé comme un dividende (PFU 31,4 % en 2026). Pour le départ d'un seul associé, la dissolution est presque toujours plus coûteuse qu'une cession ou un retrait — elle n'a de sens que si tout le monde veut réellement arrêter.

La marche à suivre complète — décision, nomination du liquidateur, formalités au guichet INPI, radiation, sort fiscal du boni — est détaillée dans notre guide dissolution et liquidation d'une SCI. Si un seul associé souhaite partir, revenez aux voies individuelles des sections 2 à 4.


10. Transmettre plutôt que sortir : la donation de parts

Votre but n'est pas d'encaisser de l'argent mais de transmettre vos parts à vos enfants ? La donation bat souvent la cession à plate couture. Trois atouts que la vente n'offre pas :

  • Abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans (art. 779 CGI). Un couple avec deux enfants transmet 400 000 € en franchise de droits, puis recommence 15 ans plus tard.
  • Purge de la plus-value latente : la donation « efface » la plus-value, ce que la cession ne fait pas.
  • Pas de droits de cession à 5 % : on est dans le régime des droits de mutation à titre gratuit, avec ses abattements et son barème progressif (5 à 45 %).

On peut pousser plus loin avec un démembrement : vous donnez la nue-propriété des parts et gardez l'usufruit — donc les revenus. L'assiette taxable diminue encore, en fonction de votre âge (barème de l'art. 669 CGI). C'est l'un des grands intérêts patrimoniaux de la SCI familiale.

Cession ou donation ? Si vous avez besoin de trésorerie, cédez. Si vous voulez transmettre à un descendant sans besoin immédiat de liquidités, la donation gagne presque toujours en dessous de 100 000 € par enfant. Voyez le comparatif chiffré dans notre guide donation de parts de SCI et, pour l'usufruit, notre guide démembrement en SCI.


11. Les erreurs fréquentes

Erreur 1 : croire qu'on peut partir librement

Une part de SCI n'est pas une action cotée. Sans agrément (pour une cession) ni clause de retrait, vous ne quittez pas la société par simple décision. Relisez vos statuts avant d'annoncer votre départ : votre marge de manœuvre s'y trouve tout entière.

Erreur 2 : oublier le compte courant d'associé

Le CCA ne part pas avec les parts. Soit vous le faites rembourser, soit vous le cédez séparément au droit fixe de 125 €. Le noyer dans le prix des parts, c'est payer 5 % de droits pour rien.

Erreur 3 : se tromper de régime de plus-value

SCI à l'IR = plus-value immobilière avec abattements pour durée de détention. SCI à l'IS = plus-value mobilière au PFU 31,4 %, sans abattement. Appliquer le mauvais régime fausse tout le calcul de votre sortie.

Erreur 4 : rembourser un associé sans l'accord de la banque

Si un prêt est en cours, une réduction de capital ou un retrait qui ponctionne la trésorerie peut se heurter au droit d'opposition du prêteur. Faites valider l'opération et la mainlevée de caution par la banque avant de signer.

Erreur 5 : dissoudre pour le départ d'un seul associé

La dissolution déclenche l'imposition des plus-values de l'immeuble et, à l'IS, la taxation du boni. Pour un seul partant, une cession ou un retrait est presque toujours moins cher. La dissolution ne se justifie que si tous veulent arrêter.

Erreur 6 : brader ou surévaluer les parts

Un prix dérisoire peut être requalifié en donation déguisée (procédure d'abus de droit, art. L. 64 LPF). Un prix surévalué gonfle inutilement la plus-value. Appuyez-vous sur un actif net réévalué documenté, décotes justifiées à l'appui.


12. FAQ — Sortir d'une SCI

Peut-on quitter une SCI sans l'accord des autres associés ?

Pas librement. Une cession à un tiers exige l'agrément des associés (art. 1861 C. civ.) et le retrait de l'article 1869 suppose une clause statutaire ou l'accord unanime. La seule porte de sortie unilatérale est judiciaire : demander au tribunal un retrait pour justes motifs (art. 1869) ou la dissolution pour mésentente paralysant le fonctionnement (art. 1844-7 5°). Il faut alors prouver un juste motif réel.

Quelle différence entre cession de parts et retrait ?

Dans la cession, un tiers ou un associé vous achète vos parts et vous paie : la SCI n'est pas appauvrie, l'acheteur paie 5 % de droits. Dans le retrait, personne n'achète : la SCI vous rembourse la valeur de vos parts et les annule via une réduction de capital, en puisant dans sa trésorerie ou en empruntant. Les deux relèvent du régime des plus-values, mais les droits d'enregistrement diffèrent (5 % contre droit fixe de 125 €).

Comment est calculée la valeur de remboursement des parts ?

Sur la base de l'actif net réévalué : valeur de marché de l'immeuble, moins les dettes (prêt, comptes courants, fournisseurs), au prorata de vos parts. À défaut d'accord amiable, l'article 1843-4 du Code civil impose une évaluation par expert désigné par les parties ou le président du tribunal. Cette évaluation s'impose et n'est contestable que pour erreur grossière. Des décotes d'illiquidité, de minorité et de fiscalité latente sont admises.

Quelle fiscalité pour sortir d'une SCI en 2026 ?

Régime des plus-values dans tous les cas. En SCI à l'IR : plus-value immobilière (art. 150 UB), 36,2 % (19 % + 17,2 % de PS maintenus en 2026), avec abattements — exonération d'IR à 22 ans, de PS à 30 ans, formulaire 2048-M. En SCI à l'IS : plus-value mobilière (art. 150-0 A), PFU 31,4 % (12,8 % + 18,6 % de PS relevés par la LFSS 2026), sans abattement pour les parts acquises depuis 2018, formulaire 2074.

La SCI peut-elle racheter mes parts elle-même ?

Oui, mais une société civile ne peut pas conserver ses propres parts : le rachat passe par une réduction de capital avec annulation des parts, votée en AGE. La SCI vous verse la valeur des parts (trésorerie ou emprunt), les annule, et les associés restants voient leur pourcentage augmenter. L'opération est enregistrée au droit fixe de 125 € (art. 680 CGI), pas à 5 %. Les créanciers, dont la banque, disposent d'un droit d'opposition.

Que devient mon compte courant d'associé quand je pars ?

Le compte courant est une créance distincte de vos parts : il ne se transfère pas automatiquement. Trois solutions : la SCI vous le rembourse avant la sortie, le repreneur rachète la créance dans l'acte au droit fixe de 125 € (art. 680 CGI), ou vous la conservez avec un échéancier. À éviter absolument : le noyer dans le prix des parts, ce qui déclenche 5 % de droits sur une somme qui n'en devait que 125 €.

Peut-on sortir d'une SCI qui a un prêt en cours ?

Oui, mais la banque a son mot à dire. En cas de cession, le prêt reste à la SCI ; négociez la substitution de votre caution personnelle par le repreneur. En cas de retrait ou de réduction de capital, le prêteur dispose d'un droit d'opposition et peut refuser une opération qui affaiblit sa garantie. Faites lever votre caution et validez l'opération avec la banque avant de signer quoi que ce soit.

Combien de temps faut-il pour sortir d'une SCI ?

Une cession amiable avec repreneur et agrément acquis : 4 à 8 semaines. Un retrait négocié : 2 à 4 mois. Une sortie conflictuelle (refus d'agrément avec expertise, retrait ou dissolution judiciaire) : 12 à 36 mois. Rappel utile : le silence des associés pendant 6 mois après notification vaut agrément (art. 1863 C. civ.).

Faut-il un notaire pour sortir d'une SCI ?

Pas systématiquement. Une cession de parts se fait par acte sous seing privé dans la majorité des cas (art. 1865 C. civ.). Un retrait ou une réduction de capital se formalisent par un PV d'assemblée et une modification statutaire, sans notaire en principe. Le notaire devient obligatoire si la sortie s'accompagne d'une donation, d'un démembrement, d'un partage successoral ou d'une opération immobilière connexe.

Préparez votre sortie avec des chiffres fiables

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Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles évoquées sont à jour de la loi de finances 2026, de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et du BOFiP au 09/07/2026. La valorisation des parts et le choix de la voie de sortie dépendent de votre situation ; un prix dérisoire peut être requalifié en donation déguisée. Avant toute opération, faites valider votre dossier par un expert-comptable ou un avocat fiscaliste.

FAQ

Questions fréquentes

Quatre voies existent. 1) La cession de parts : vous vendez vos parts à un associé, à un tiers ou à un proche (agrément requis, art. 1861 C. civ.). 2) Le retrait : vous quittez la société et la SCI vous rembourse la valeur de vos parts (art. 1869 C. civ.), possible si les statuts le prévoient, sinon avec l'accord unanime des autres associés ou une décision de justice. 3) Le rachat de vos parts par la SCI elle-même, via une réduction de capital avec annulation des parts. 4) La dissolution de la SCI si tous les associés veulent sortir (art. 1844-7 C. civ.). Le choix dépend de qui rachète, du prix et de la fiscalité de la plus-value.
Pas librement. Contrairement à une SAS ou une SARL cotée, aucun associé de SCI ne peut vendre à un tiers sans l'agrément des autres (art. 1861 C. civ.), et le retrait de l'article 1869 suppose soit une clause statutaire l'organisant, soit l'autorisation unanime des coassociés. Si tout est bloqué, une seule porte de sortie unilatérale : demander au tribunal un retrait pour justes motifs (art. 1869 al. 1er C. civ.) ou, à défaut, la dissolution de la SCI pour mésentente paralysant le fonctionnement (art. 1844-7 5° C. civ.). Il faut alors prouver le juste motif : mésentente grave, abus de la gérance, impossibilité de percevoir sa quote-part.
Le retrait est le mécanisme propre aux sociétés civiles qui permet de quitter la société en se faisant rembourser la valeur de ses parts par la SCI, sans avoir à trouver un acheteur. Il est régi par l'article 1869 du Code civil : un associé peut se retirer totalement ou partiellement dans les conditions prévues par les statuts ou, à défaut, après autorisation unanime des autres associés, ou encore pour justes motifs par décision de justice. L'associé qui se retire a droit au remboursement de la valeur de ses droits sociaux, fixée à défaut d'accord à dire d'expert selon l'article 1843-4 du Code civil. C'est la différence clé avec la cession : dans le retrait, c'est la société (donc les associés restants) qui finance la sortie.
On part de l'actif net réévalué (ANR) : valeur de marché de l'immeuble, moins les dettes (capital restant dû du prêt, comptes courants, fournisseurs), le tout divisé par le nombre de parts et multiplié par vos parts. À défaut d'accord amiable sur ce montant, l'article 1843-4 du Code civil impose une évaluation par un expert désigné par les parties ou par le président du tribunal. L'expertise de l'article 1843-4 s'impose aux parties et au juge : le prix fixé par l'expert n'est pas contestable sur le fond, sauf erreur grossière. Des décotes (illiquidité, minorité, fiscalité latente en SCI IS) sont admises mais leur ampleur se discute — c'est le principal point de friction d'un retrait.
Dans la cession, un tiers ou un associé achète vos parts et vous paie : la SCI n'est pas appauvrie, le capital ne change pas, l'acheteur paie 5 % de droits d'enregistrement (art. 726 CGI). Dans le retrait, personne n'achète : la SCI vous rembourse et annule vos parts par une réduction de capital, financée par sa trésorerie ou par un emprunt. La cession suppose de trouver un repreneur et son agrément ; le retrait suppose une clause statutaire, l'accord unanime ou un juge. Fiscalement, les deux relèvent du régime des plus-values (immobilières en SCI IR, mobilières en SCI IS), mais les droits d'enregistrement diffèrent : 5 % en cession contre un droit fixe de 125 € sur la réduction de capital.
Pour une cession à un tiers étranger à la SCI : oui, l'agrément est requis à l'unanimité des autres associés par défaut (art. 1861 C. civ.), sauf clause statutaire assouplissant la majorité. Exceptions légales libres sauf clause contraire : cessions à un ascendant ou descendant du cédant, au conjoint, ou entre associés. Pour un retrait de l'article 1869 : ce n'est pas un agrément mais une autorisation — statutaire, unanime, ou judiciaire. Dans tous les cas, une SCI ne se quitte pas unilatéralement du jour au lendemain : la loi protège les associés restants contre l'entrée d'un tiers imposé.
Oui, mais indirectement. Une société civile ne peut pas détenir durablement ses propres parts : le rachat par la SCI passe obligatoirement par une réduction de capital avec annulation des parts rachetées, décidée en assemblée générale extraordinaire. La SCI vous verse la valeur de vos parts (trésorerie ou emprunt), annule les titres, et les associés restants voient mécaniquement leur pourcentage augmenter. C'est proche du retrait dans ses effets. L'opération est enregistrée moyennant un droit fixe de 125 € (art. 680 CGI), et non les 5 % d'une cession. Attention : la réduction de capital ne doit pas vider la SCI de sa substance ni léser ses créanciers (le prêteur bancaire garde un droit d'opposition).
Votre compte courant d'associé (CCA) est une créance personnelle contre la SCI, totalement distincte de vos parts. Sortir de la SCI n'efface pas cette créance et ne la transfère pas automatiquement à l'acheteur. Trois options : la SCI vous rembourse le CCA avant votre sortie (le plus propre), le repreneur rachète la créance dans l'acte au droit fixe de 125 € (art. 680 CGI), ou vous conservez la créance avec un échéancier de remboursement même après avoir quitté. Erreur fréquente : noyer le CCA dans le prix des parts, ce qui fait payer 5 % de droits sur une somme qui n'en devait que 125 €. Sur 60 000 € de CCA, l'écart est de 2 875 €.
Que vous cédiez vos parts, vous retiriez ou soyez remboursé après réduction de capital, vous relevez du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 UB CGI), car la SCI à l'IR est transparente. Plus-value = somme reçue moins prix d'acquisition des parts. Taux global : 36,2 % (19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Abattements pour durée de détention : exonération d'IR à 22 ans, exonération totale des prélèvements sociaux à 30 ans. Surtaxe de 2 à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value imposable. Bonne nouvelle 2026 : les prélèvements sociaux restent à 17,2 % sur l'immobilier, la hausse à 18,6 % ne vise que les revenus mobiliers. Déclaration au formulaire 2048-M dans le mois.
La sortie d'une SCI à l'IS relève des plus-values mobilières (art. 150-0 A CGI), pas immobilières — c'est contre-intuitif mais c'est la règle. Plus-value = prix de cession (ou remboursement) moins prix d'acquisition des parts. Taxation au prélèvement forfaitaire unique (PFU) : 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux relevés par la LFSS 2026, avec une CSG mobilière portée à 10,6 %). Aucun abattement pour durée de détention pour les parts acquises depuis 2018, sauf option pour le barème progressif sur des titres antérieurs. Sur 50 000 € de plus-value, l'impôt net atteint 15 700 €. Déclaration au formulaire 2074 reporté sur la 2042.
Oui. Le remboursement de la valeur des parts à un associé qui se retire, comme le rachat de parts par la SCI suivi de leur annulation, sont imposés selon le régime des plus-values de cession : plus-value immobilière (art. 150 UB CGI) en SCI à l'IR, plus-value mobilière (art. 150-0 A CGI) en SCI à l'IS. Depuis la loi de finances rectificative pour 2014, le rachat de titres par la société suivi de leur annulation relève intégralement du régime des plus-values, et non des revenus distribués (art. 112 1° CGI). La base imposable est l'écart entre la somme reçue et le prix d'acquisition de vos parts.
Une cession amiable avec un repreneur déjà trouvé et un agrément acquis se boucle en 4 à 8 semaines : négociation, promesse sous condition d'agrément, notification (art. 1861 C. civ.), signature, enregistrement dans le mois, dépôt des statuts modifiés au guichet INPI. Un retrait négocié à l'amiable prend 2 à 4 mois, le temps de valoriser les parts et de voter la réduction de capital en AGE. Une sortie conflictuelle — refus d'agrément, expertise de l'article 1843-4, retrait ou dissolution judiciaire pour justes motifs — dure de 12 à 36 mois selon l'encombrement du tribunal et les recours. Le silence des associés pendant 6 mois vaut agrément (art. 1863 C. civ.).
Oui, mais la banque a son mot à dire. Si vous cédez vos parts, le prêt reste à la charge de la SCI : il n'y a pas de remboursement anticipé, mais la banque peut exiger le maintien de votre caution personnelle tant qu'elle n'a pas donné mainlevée. Négociez la substitution de caution par le repreneur dans l'acte. Si vous vous retirez avec remboursement par réduction de capital, le prêteur dispose d'un droit d'opposition : il peut s'opposer à une réduction de capital qui affaiblirait sa garantie. En pratique, on ne peut pas vider la SCI de sa trésorerie au détriment de la banque. Faites lever la caution et validez l'opération avec le prêteur avant de signer.
Le décès met fin à la qualité d'associé, mais les parts ne disparaissent pas : elles entrent dans la succession et sont transmises aux héritiers, qui deviennent associés de plein droit sauf clause d'agrément des héritiers prévue par les statuts (art. 1870 C. civ.). Ce n'est donc pas une sortie choisie mais une transmission subie. Les statuts peuvent organiser une continuation entre associés survivants avec rachat des parts du défunt, ou soumettre les héritiers à agrément avec, à défaut, remboursement de la valeur des parts. La fiscalité relève alors des droits de succession, pas des plus-values. Anticiper ces clauses est l'un des grands intérêts patrimoniaux de la SCI.
Si un seul associé veut partir et que les autres souhaitent continuer, on organise une sortie individuelle : cession, retrait ou rachat de parts. La SCI survit. Si tous les associés veulent arrêter, ou si un seul reste (la SCI devient unipersonnelle plus d'un an), la dissolution-liquidation est la voie logique : on vend l'immeuble ou on l'attribue aux associés, on solde les dettes, et le boni de liquidation est partagé. Attention, la dissolution est fiscalement lourde : elle déclenche l'imposition immédiate des plus-values sur l'immeuble et, en SCI à l'IS, un boni de liquidation taxé comme un dividende. Une sortie individuelle est presque toujours moins coûteuse qu'une dissolution quand l'objectif est le départ d'un seul associé.
Pas systématiquement. Une cession de parts se fait par acte sous seing privé dans la majorité des cas : la loi exige un écrit, pas un acte authentique (art. 1865 C. civ.). Le notaire devient obligatoire si la sortie s'accompagne d'une donation de parts, d'un démembrement, d'un partage successoral ou d'une opération immobilière connexe. Un retrait ou une réduction de capital se formalisent par un PV d'assemblée et une modification statutaire, sans notaire en principe. Côté coût, l'écart est net : 0 à 400 € en acte sous seing privé contre 1 à 3 % du prix en acte notarié. Réservez le notaire aux montages familiaux, aux démembrements et aux successions.