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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Prêt in fine en SCI : avantages, risques et fiscalité (2026)

Le prêt in fine est le montage préféré des investisseurs immobiliers fortement fiscalisés — et l'un des plus mal compris. Son principe est simple : pendant toute la durée du crédit, votre SCI ne rembourse que les intérêts, et le capital est remboursé en une seule fois à l'échéance. En contrepartie, la banque exige presque toujours le nantissement d'une assurance-vie qui reconstituera le capital. À la clé : des intérêts déductibles élevés et constants, un effet de levier maximal, une optimisation de l'IFI — mais aussi un coût brut plus lourd et des risques bien réels.

J'ai vu ce montage transformer la rentabilité d'un investisseur bien conseillé, et j'en ai vu d'autres partir en vrille faute d'avoir anticipé l'échéance. On va donc regarder l'in fine tel qu'il fonctionne vraiment en SCI : sa mécanique, sa comparaison chiffrée avec l'amortissable sur 15 ans, le nantissement, les avantages fiscaux réels (déficit foncier à l'IR, charge financière à l'IS, IFI), le surcoût qu'on sous-estime presque toujours, le profil pour lequel il tient la route et les pièges dans lesquels tombent les gens pressés. Pour le financement bancaire au sens large, j'ai détaillé le sujet dans le guide du prêt bancaire en SCI. Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre le CGI, le BOFiP et le Code des assurances.

À retenir en 30 secondes

  • Principe : la SCI ne paie que les intérêts pendant toute la durée ; le capital est remboursé en totalité (« capital ballon ») à l'échéance. La mensualité ne contient aucun capital.
  • Avantage fiscal : intérêts calculés sur 100 % du capital et donc constants et maximaux pendant toute la durée. À l'IR, ils creusent un déficit foncier (art. 31 I-1° d et art. 156 I 3° du CGI) ; à l'IS, une charge financière (art. 39 du CGI).
  • Coût plus élevé : taux nominal supérieur de 0,3 à 0,7 point et intérêts sur le capital plein toute la durée. Sur 200 000 € à 15 ans, ≈ 117 000 € d'intérêts en in fine contre ≈ 57 000 € en amortissable.
  • Garantie : nantissement d'un contrat d'assurance-vie (art. L. 132-10 du Code des assurances) destiné à reconstituer le capital à l'échéance.
  • IFI : la dette in fine n'est pas déductible pour son capital plein : l'article 974 II du CGI impose un amortissement théorique dégressif. Risques : performance de l'assurance-vie, capital ballon, assurance emprunteur plus chère, durcissement HCSF.

Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement, d'emprunt ou de placement. Les règles citées sont à jour de la loi de finances 2026 et du CGI en vigueur. Les taux d'intérêt et de rendement mentionnés sont indicatifs et illustratifs : ils varient selon votre profil, la banque et l'assureur. Tout emprunt vous engage et doit être remboursé ; un placement financier comporte un risque de perte en capital. Avant toute décision, faites valider votre montage par un expert-comptable, un courtier ou un conseiller en gestion de patrimoine.


1. Comment fonctionne un prêt in fine ?

« In fine », en latin, ça veut dire « à la fin ». Tout est dans le nom : le prêt in fine retourne la logique du crédit immobilier classique. Pendant toute la durée, la SCI ne rembourse que les intérêts. Le capital, lui, on n'y touche pas : il reste dû en totalité jusqu'au dernier jour, où la SCI le solde en un seul versement. C'est ce que les banquiers appellent le « capital ballon ».

Un exemple parle mieux qu'une définition. Votre SCI emprunte 200 000 € sur 15 ans à 3,9 %. Elle paie 7 800 € d'intérêts par an, soit 650 € par mois — le même montant du premier au dernier mois, puisqu'il est toujours calculé sur les 200 000 € de départ qui ne bougent pas. Et le jour de l'échéance, elle sort les 200 000 € d'un coup.

La conséquence sur la trésorerie saute aux yeux : la mensualité in fine est bien plus légère qu'une mensualité amortissable, où chaque échéance rembourse à la fois du capital et des intérêts. Sauf qu'il y a une contrepartie, et c'est là que beaucoup se font piéger : le capital ne se rembourse pas tout seul. Il faut donc prévoir dès le départ comment le reconstituer. C'est le rôle du placement nanti — le plus souvent une assurance-vie — que la SCI ou l'associé alimente en parallèle pour disposer du capital le jour venu.

Les trois piliers d'un montage in fine

  • 1.Le prêt : capital constant, seuls les intérêts sont payés périodiquement.
  • 2.Le placement nanti : une assurance-vie (ou un portefeuille) mise en garantie et alimentée pour reconstituer le capital.
  • 3.Le remboursement final : à l'échéance, le capital ballon est soldé, idéalement par le rachat du contrat nanti.

Le prêt in fine est presque toujours réservé à l'investissement locatif — jamais à la résidence principale — précisément parce que son intérêt est fiscal : la charge d'intérêts, maximale et constante, vient réduire un revenu foncier ou un résultat imposable. Sans revenus à effacer, il n'a aucun sens.


2. In fine vs amortissable : la vraie différence

On ne comprend vraiment l'in fine qu'en le posant à côté du prêt amortissable, celui que presque tout le monde a déjà contracté sans jamais l'appeler par son nom.

Dans un prêt amortissable, chaque mensualité contient une part de capital et une part d'intérêts. Le capital restant dû diminue à chaque échéance, donc les intérêts — calculés sur ce capital qui rétrécit — baissent année après année. En début de prêt, vous payez surtout des intérêts ; à la fin, surtout du capital. C'est mécanique.

Dans un prêt in fine, le capital restant dû ne bouge jamais : il reste à 100 % jusqu'à l'échéance. Les intérêts, calculés sur ce capital plein, restent donc constants et maximaux toute la durée. C'est exactement ce que recherche l'investisseur fiscalisé : une charge d'intérêts déductible qui ne s'érode pas.

Critère Prêt amortissable Prêt in fine
Composition de la mensualitéCapital + intérêtsIntérêts seuls
Capital restant dûDiminue chaque moisConstant à 100 %
Intérêts dans le tempsDégressifsConstants et maximaux
Remboursement du capitalProgressifEn une fois à l'échéance
Effort de trésorerie mensuelÉlevéFaible (intérêts) + versements placement
Taux nominalRéférence+ 0,3 à 0,7 point
Coût total des intérêtsPlus faibleBien plus élevé
Garantie exigéeHypothèque / caution+ nantissement d'un placement

À retenir : l'in fine échange un coût financier plus élevé (plus d'intérêts payés au total) contre un avantage fiscal (déduction maximale et constante) et un avantage de trésorerie (mensualité allégée). Ce n'est pas un « bon plan » universel : c'est un arbitrage entre coût brut et gain fiscal, qui ne devient gagnant que pour certains profils.


3. Le nantissement d'assurance-vie

Aucune banque n'accepte un prêt in fine sans garantie sur le remboursement du capital final. La solution reine est le nantissement d'un contrat d'assurance-vie, encadré par l'article L. 132-10 du Code des assurances.

Le mécanisme

Nantir un contrat, c'est le donner en garantie à la banque sans en perdre la propriété. Vous — la SCI ou l'associé — restez titulaire du contrat, mais tant que le prêt court, la banque dispose d'un droit de gage : si vous ne remboursez pas, elle se paie directement sur le contrat. Ça se formalise par un avenant tripartite signé entre le souscripteur, l'assureur et la banque. Rien de sorcier sur le principe ; tout se joue ensuite sur la façon dont le contrat est investi.

Une précision juridique essentielle : une SCI, en tant que personne morale, ne peut pas souscrire d'assurance-vie, qui suppose un aléa lié à une vie humaine (art. L. 132-1 du Code des assurances). Lorsque c'est la SCI elle-même qui met un placement en garantie, il s'agit en pratique d'un contrat de capitalisation, ouvert aux personnes morales. L'assurance-vie proprement dite ne peut être nantie que par un associé personne physique sur son contrat personnel. Les deux supports fonctionnent de la même façon dans le montage (capitalisation puis rachat à l'échéance), mais la nature du contrat dépend de qui apporte la garantie.

La logique du montage : pendant la durée du prêt, le contrat nanti est alimenté — soit par un versement initial important, soit par des versements réguliers — et se capitalise. L'objectif est qu'à l'échéance, la valeur du contrat atteigne (ou dépasse) le capital à rembourser. La SCI rachète alors le contrat et solde le prêt d'un coup.

Exemple de reconstitution du capital

Capital à reconstituer : 200 000 € sur 15 ans.

  • Avec un versement initial unique et un rendement net supposé de 3,5 %/an : il faut placer environ 119 400 € aujourd'hui (200 000 ÷ 1,03515).
  • Avec des versements mensuels et le même rendement : environ 850 €/mois sur 15 ans reconstituent le capital.
  • Ces montants dépendent entièrement du rendement réalisé : un rendement inférieur laisse un trou à combler à l'échéance.

Fonds euros ou unités de compte ?

C'est là que tout se décide, et c'est l'arbitrage le plus mal fait en pratique. Un contrat en fonds euros sécurise le capital mais rapporte peu, souvent moins que le taux du prêt : mécaniquement, le montage devient perdant en coût net. Un contrat en unités de compte vise un rendement supérieur au taux du prêt — c'est la condition même de rentabilité de l'in fine — mais vous expose à une perte en capital. L'erreur que je vois le plus souvent, c'est le contrat calé trop prudemment (il ne rattrape jamais le coût du crédit) ou, à l'inverse, trop agressif, qui se retrouve en moins-value pile l'année de l'échéance. Entre les deux, il y a un vrai travail d'allocation à faire avec son conseiller.

Point de vigilance : les versements sur le contrat nanti ne sont pas déductibles. Ce sont des placements, pas des charges. Seuls les intérêts du prêt réduisent votre imposition. Ne confondez jamais l'effort d'épargne (le placement) et la charge déductible (les intérêts).


4. Les avantages fiscaux : intérêts, déficit foncier, IFI, levier

Des intérêts déductibles constants et élevés

C'est le cœur de l'intérêt de l'in fine. En SCI à l'IR, les intérêts d'emprunt se déduisent des revenus fonciers au titre de l'article 31 I-1° d du CGI. En SCI à l'IS, ils constituent une charge financière déductible du résultat (art. 39, 1, 1° du CGI). Dans les deux cas, comme les intérêts in fine portent toujours sur la totalité du capital, la déduction est maximale et ne décroît pas — contrairement à l'amortissable où elle s'érode année après année.

Le déficit foncier à l'IR

En SCI à l'IR, lorsque les charges déductibles (intérêts + travaux + charges) dépassent les loyers, la SCI dégage un déficit foncier. La fraction hors intérêts s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an (art. 156 I 3° du CGI) ; la fraction provenant des intérêts reste, elle, reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Comme l'in fine maintient une charge d'intérêts au plafond, il alimente ce déficit de façon durable. Notre guide du déficit foncier en SCI détaille les calculs et les plafonds.

L'optimisation de l'IFI — avec une nuance décisive

C'est l'argument massue des vendeurs de montages : l'in fine « efface l'IFI ». À prendre avec des pincettes. Oui, une dette affectée à un bien immobilier imposable réduit la base IFI (art. 974 du CGI). Mais le législateur a vu venir la ficelle et a fermé la porte à la déduction du capital plein : l'article 974 II du CGI impose un amortissement théorique. La dette déductible se calcule comme :

Dette déductible = Capital × (1 − années écoulées / durée totale)

Exemple : un prêt in fine de 500 000 € sur 15 ans, au bout de 5 ans, ne se déduit qu'à hauteur de 500 000 × (1 − 5/15) = 333 333 €, et non 500 000 €. Autrement dit, pour l'IFI, l'in fine est traité comme un amortissable fictif : l'avantage existe au début, mais s'atténue mécaniquement chaque année. Notre guide SCI et IFI approfondit ce calcul et les autres leviers de valorisation.

L'effet de levier

Puisque la mensualité ne comprend que les intérêts, l'effort de trésorerie mensuel est faible : la SCI conserve sa capacité d'épargne et le capital emprunté travaille en totalité pendant toute la durée. C'est l'effet de levier maximal — vous faites fructifier un actif financé à 100 % tout en ne décaissant que les intérêts. La contrepartie, on y revient plus bas, est que ce levier joue aussi à la baisse.

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5. Le vrai coût du prêt in fine

Autant le dire franchement, parce qu'on l'entend rarement dans les argumentaires : à taux et durée comparables, le prêt in fine coûte nettement plus cher qu'un amortissable. Deux effets se cumulent.

Le taux, d'abord. Les banques majorent le taux nominal d'un in fine de 0,3 à 0,7 point par rapport à un amortissable, tout simplement parce que le risque reste concentré à l'échéance : le capital n'est jamais entamé en cours de route, elles patientent 15 ans.

L'assiette, ensuite, et c'est de loin le facteur le plus lourd. En amortissable, les intérêts fondent avec le capital restant dû. En in fine, ils s'appliquent au capital plein du premier au dernier jour. Le total des intérêts payés grimpe donc bien plus haut — souvent le double, on va le chiffrer.

Prêt de 200 000 € sur 15 ans Amortissable 3,5 % In fine 3,9 %
Mensualité (hors placement)≈ 1 430 €650 € (intérêts)
Intérêts totaux≈ 57 400 €117 000 €
Capital remboursé à l'échéance0 € (déjà remboursé)200 000 € en une fois
Effort d'épargne parallèleAucun≈ 850 €/mois sur le contrat nanti

Soit environ 60 000 € d'intérêts supplémentaires en in fine sur cet exemple. Une partie est « récupérée » par la déductibilité fiscale, mais jamais la totalité : la déduction ne rembourse qu'une fraction (votre taux marginal + prélèvements sociaux) de la charge. Autrement dit, dépenser 1 € d'intérêts pour économiser 0,58 € d'impôt (en TMI 41 % + 17,2 % de prélèvements sociaux) reste une dépense nette de 0,42 €. L'in fine ne se justifie que si le rendement du placement nanti compense ce surcoût.

La règle d'or : l'in fine n'est financièrement gagnant que si le rendement net du contrat nanti est supérieur au taux net du prêt (taux d'intérêt diminué de l'économie d'impôt). Si l'assurance-vie rapporte moins que le coût réel du crédit, vous perdez de l'argent — quelle que soit l'élégance du montage.


6. Pour quel profil de SCI ?

Ce n'est pas un produit pour tout le monde, et un bon courtier vous le dira. L'in fine ne se justifie que lorsque plusieurs conditions se cumulent — pas une, plusieurs.

L'in fine peut convenir si…

  • Vous êtes à une TMI élevée (30 %, 41 % ou 45 %).
  • Vous avez déjà des revenus fonciers imposables à effacer.
  • Vous disposez d'une épargne ou d'un capital à nantir.
  • Votre SCI est à l'IR et vise le déficit foncier.
  • Vous avez un objectif patrimonial (transmission, IFI) et un horizon long.

L'in fine est à éviter si…

  • Votre TMI est faible (0 % ou 11 %) : peu d'impôt à effacer.
  • Vous n'avez pas d'épargne pour alimenter le contrat nanti.
  • Vous recherchez le coût de crédit le plus bas.
  • Votre horizon de détention est court ou incertain.
  • Vous ne supportez pas le risque de perte sur le placement.

Sur le terrain, l'in fine se croise presque toujours dans les mêmes mains : des SCI à l'IR détenues par des contribuables fortement imposés, déjà dotés d'un patrimoine financier, qui veulent à la fois creuser un déficit foncier, ménager leur trésorerie et préparer une transmission. Mais tout part du choix du régime fiscal — c'est la première décision, avant même de parler de financement. Si vous hésitez encore, le comparatif SCI à l'IS ou à l'IR pose les termes du débat. Et à l'IS, honnêtement, l'amortissement de l'immeuble suffit le plus souvent à neutraliser le résultat sans se payer le surcoût de l'in fine — j'y reviens dans le guide de l'amortissement en SCI.


7. Les risques à connaître

Risque n° 1 — La performance du placement nanti

C'est le risque central, celui qui fait ou défait le montage. Tout repose sur un pari : le contrat nanti rapportera assez pour reconstituer le capital. Si le rendement réel décroche par rapport à ce qui était projeté — fonds euros en berne, unités de compte dans le rouge —, le capital reconstitué ne couvre plus le remboursement, et la SCI doit sortir la différence de sa poche. Un montage calibré sur une hypothèse de rendement flatteuse, c'est une bombe à retardement dont le compte à rebours dure 15 ans.

Risque n° 2 — Le capital ballon à l'échéance

Contrairement à l'amortissable, où la dette s'éteint progressivement, l'in fine laisse 100 % du capital à rembourser d'un coup. Si, à l'échéance, le contrat nanti ne suffit pas et que la SCI n'a pas d'autre liquidité, elle est contrainte de vendre le bien ou de refinancer dans des conditions parfois défavorables. Ce risque de « mur » final est le prix de la trésorerie allégée pendant 15 ans.

Risque n° 3 — L'assurance emprunteur plus chère

L'assurance emprunteur d'un in fine coûte plus cher : la prime est calculée sur le capital assuré, qui reste à 100 % pendant toute la durée, alors qu'en amortissable il diminue. Sur la durée, la cotisation totale peut être 1,5 à 2 fois supérieure — et le surcoût s'aggrave avec l'âge de l'emprunteur, l'assurance devenant vite prohibitive après 60-65 ans. La loi Lemoine du 28 février 2022 permet heureusement de changer d'assurance à tout moment pour faire jouer la concurrence.

Risque n° 4 — Le durcissement des conditions d'octroi

Depuis le resserrement du crédit et les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), les banques sont plus réticentes à accorder des prêts in fine, jugés plus risqués. Elles exigent des dossiers solides, un apport ou un nantissement substantiel (souvent 30 à 50 % du capital placé d'emblée), et réservent ces montages à une clientèle patrimoniale. Obtenir un in fine en 2026 demande un dossier irréprochable — le passage par un courtier spécialisé est souvent nécessaire.

À garder en tête : l'in fine concentre le risque dans le temps. Pendant 15 ans, tout va bien — trésorerie légère, impôt réduit. C'est à l'échéance que se joue le succès ou l'échec du montage. Ne le mettez en place que si vous avez une visibilité solide sur votre capacité à solder le capital, quel que soit l'état des marchés ce jour-là.


8. Comparatif chiffré sur 15 ans

Rien ne vaut un cas chiffré pour trancher. Une SCI à l'IR emprunte 200 000 € sur 15 ans pour un locatif qui rapporte 12 000 € de loyers par an. L'associé est dans la tranche à 41 %, soit un taux marginal de 58,2 % une fois ajoutés les prélèvements sociaux (41 % + 17,2 %). On met en regard l'amortissable à 3,5 % et l'in fine à 3,9 %.

Indicateur sur 15 ans Amortissable 3,5 % In fine 3,9 %
Intérêts totaux payés≈ 57 400 €117 000 €
Intérêts moyens par an≈ 3 800 € (dégressifs)7 800 € (constants)
Économie d'impôt sur intérêts (58,2 %)≈ 33 400 €≈ 68 100 €
Coût net des intérêts (après impôt)≈ 24 000 €≈ 48 900 €
Effort de trésorerie mensuel (crédit)≈ 1 430 €650 €
Capital à trouver à l'échéance0 €200 000 €

Lecture du tableau. L'in fine génère près de 68 100 € d'économie d'impôt sur les intérêts, contre 33 400 € pour l'amortissable — grâce à des intérêts deux fois plus élevés et constants. Mais son coût net des intérêts après impôt reste supérieur (≈ 48 900 € contre ≈ 24 000 €). L'in fine allège en revanche la trésorerie mensuelle de crédit (650 € contre 1 430 €), libérant une capacité d'épargne pour alimenter le contrat nanti.

Le verdict dépend du placement. La différence de trésorerie mensuelle (environ 780 €) et l'économie d'impôt supplémentaire sont censées être placées sur le contrat nanti. Si ce contrat rapporte plus que le taux net du prêt, l'in fine devient gagnant sur l'ensemble. S'il rapporte moins, l'amortissable l'emporte. Tout se joue là — d'où l'importance d'un contrat nanti bien construit et d'hypothèses de rendement prudentes.

Chiffres arrondis et illustratifs, hors assurance emprunteur et frais de garantie. Les intérêts in fine correspondent à 7 800 €/an × 15 ans ; les intérêts amortissables sont approchés à partir d'un tableau d'amortissement standard. Votre situation réelle dépend des taux effectivement négociés et du rendement du placement.


9. Notre avis de praticien

Je vais être direct : l'in fine est un bon outil, mais on le survend énormément. Dans les faits, il ne devient vraiment intéressant que pour une minorité d'investisseurs — ceux qui cumulent une fiscalité lourde, un patrimoine financier déjà constitué et un vrai projet de long terme. Pour tous les autres, et c'est la majorité des gens qui m'en parlent, l'amortissable classique reste plus simple, moins cher et beaucoup moins stressant à l'échéance.

Trois convictions, que je répète à chaque rendez-vous :

  • Ne montez jamais un in fine sur une hypothèse de rendement optimiste. Si votre montage n'est rentable qu'avec 5 % de rendement annuel sur le contrat nanti, il est fragile. Testez-le à 2 %.
  • L'avantage IFI est réel mais limité. L'amortissement théorique de l'article 974 II du CGI érode la déduction chaque année. Ne construisez pas tout le montage autour de ce seul argument.
  • Anticipez l'échéance dès le premier jour. Le capital ballon n'est pas un détail lointain : c'est le point de bascule du montage. Sachez précisément comment vous le rembourserez.

Enfin, quel que soit le montage retenu, une comptabilité rigoureuse est la clé : isoler la charge d'intérêts, suivre le contrat nanti, calculer le déficit foncier ou le résultat en temps réel. C'est exactement ce que sci-ai.app automatise. Pour un arbitrage personnalisé entre in fine et amortissable, prenez rendez-vous avec l'un de nos experts.

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FAQ — Prêt in fine en SCI

Qu'est-ce qu'un prêt in fine en SCI ?

Un prêt in fine est un crédit dans lequel la SCI ne rembourse que les intérêts pendant toute la durée du prêt, le capital étant remboursé en une seule fois (le « capital ballon ») à l'échéance. À l'inverse du prêt amortissable où chaque mensualité rembourse une part de capital et une part d'intérêts, la mensualité in fine ne contient que des intérêts, calculés sur la totalité du capital emprunté qui reste constant. La banque exige presque toujours en garantie le nantissement d'un contrat d'assurance-vie ou d'un placement destiné à reconstituer le capital.

Quelle est la différence entre un prêt in fine et un prêt amortissable ?

Dans un prêt amortissable, le capital restant dû baisse à chaque échéance, donc les intérêts diminuent année après année. Dans un prêt in fine, le capital reste entier jusqu'à la fin : les intérêts sont constants et calculés sur 100 % du capital pendant toute la durée. Résultat : le total des intérêts payés est bien plus élevé en in fine (souvent le double), mais la charge d'intérêts déductible reste maximale et stable, ce qui optimise la fiscalité des revenus fonciers ou du résultat IS.

Le prêt in fine coûte-t-il plus cher qu'un prêt amortissable ?

Oui, sur le plan du coût brut. Le taux nominal in fine est généralement supérieur de 0,3 à 0,7 point à celui d'un amortissable, et surtout les intérêts portent sur la totalité du capital pendant toute la durée. Sur 200 000 € à 15 ans, on paie environ 117 000 € d'intérêts en in fine contre 57 000 € en amortissable. L'écart se réduit après impôt grâce à la déductibilité, mais l'in fine reste plus cher : son intérêt est fiscal et patrimonial, pas financier au sens strict.

Qu'est-ce que le nantissement d'assurance-vie dans un prêt in fine ?

Le nantissement est la mise en garantie d'un contrat d'assurance-vie (ou d'un autre placement) au profit de la banque, encadré par l'article L. 132-10 du Code des assurances. À noter : une SCI, personne morale, ne peut pas souscrire d'assurance-vie (art. L. 132-1 du Code des assurances) ; elle nantit en pratique un contrat de capitalisation, tandis qu'un associé personne physique peut nantir sa propre assurance-vie. Le titulaire alimente ce contrat qui, capitalisé pendant la durée du prêt, doit reconstituer le capital à rembourser à l'échéance. Si la SCI ne rembourse pas, la banque peut se payer sur le contrat nanti. C'est la contrepartie du prêt in fine : la banque accepte de ne pas amortir à condition qu'un capital de substitution se constitue en parallèle.

Les intérêts d'un prêt in fine sont-ils déductibles en SCI ?

Oui, dans les mêmes conditions qu'un prêt amortissable. En SCI à l'IR, les intérêts se déduisent des revenus fonciers (art. 31 I-1° d du CGI) et peuvent générer un déficit foncier reportable. En SCI à l'IS, ils constituent une charge financière déductible du résultat (art. 39 du CGI). L'avantage de l'in fine : comme les intérêts sont calculés sur le capital total et restent constants, la charge déductible est maximale et stable pendant toute la durée, au lieu de décroître comme en amortissable.

Le prêt in fine permet-il de réduire l'IFI ?

Partiellement. La dette d'un prêt affecté à un bien immobilier imposable est déductible de la base IFI (art. 974 du CGI). Mais pour un prêt in fine, l'article 974 II impose un amortissement théorique : la dette déductible est calculée comme Capital × (1 − années écoulées / durée totale), et non le capital total. Exemple : 500 000 € sur 15 ans, 5 ans écoulés, dette déductible = 500 000 × (1 − 5/15) = 333 333 €. L'in fine ne procure donc pas une déduction IFI figée au capital plein : le législateur l'aligne sur un amortissable fictif.

Pour quel profil le prêt in fine est-il pertinent ?

Le prêt in fine s'adresse aux investisseurs à tranche marginale d'imposition élevée (30 %, 41 % ou 45 %), disposant déjà d'un patrimoine financier ou d'une épargne à nantir, et détenant d'autres revenus fonciers imposables. Il est surtout utilisé en SCI à l'IR, où les intérêts constants creusent un déficit foncier maximal. Pour un jeune investisseur sans épargne ni TMI élevée, l'amortissable classique reste presque toujours plus adapté et moins coûteux.

Quels sont les risques d'un prêt in fine en SCI ?

Trois risques principaux. D'abord la performance du placement nanti : si l'assurance-vie rapporte moins que prévu, le capital reconstitué ne couvre pas le remboursement final et la SCI doit combler la différence. Ensuite le capital ballon : rembourser 100 % du capital en une fois exige une trésorerie ou un actif liquide à l'échéance. Enfin l'assurance emprunteur, plus chère car calculée sur un capital qui ne baisse jamais, et de plus en plus onéreuse avec l'âge. Le durcissement des règles HCSF rend aussi ces montages plus difficiles à obtenir en 2026.

Peut-on faire un prêt in fine en SCI à l'IS ?

Oui. En SCI à l'IS, les intérêts in fine sont déductibles du résultat au titre de l'article 39 du CGI, et s'ajoutent à l'amortissement de l'immeuble. La combinaison amortissement de l'immeuble + intérêts in fine constants peut neutraliser le résultat fiscal pendant de longues années. En pratique toutefois, l'in fine est surtout mobilisé en SCI à l'IR pour l'effet déficit foncier, car à l'IS l'amortissement suffit souvent à effacer le résultat sans le surcoût de l'in fine.

Quelle assurance emprunteur pour un prêt in fine ?

L'assurance emprunteur d'un prêt in fine est structurellement plus chère : la prime est calculée sur le capital assuré, qui reste constant à 100 % pendant toute la durée, alors qu'en amortissable il diminue. Sur la durée, la cotisation totale peut être 1,5 à 2 fois supérieure. La loi Lemoine du 28 février 2022 permet toutefois de changer d'assurance à tout moment pour faire jouer la concurrence. La prime est déductible si la banque l'impose comme condition du prêt.

Le capital d'un prêt in fine est-il déductible fiscalement ?

Non, jamais. Comme pour tout prêt, seuls les intérêts sont déductibles, jamais le remboursement du capital (art. 31 I-1° d du CGI à l'IR, art. 39 du CGI à l'IS). La spécificité de l'in fine est simplement que ce capital est remboursé en une seule fois à la fin plutôt que progressivement. Les versements sur le contrat d'assurance-vie nanti qui sert à reconstituer ce capital ne sont pas non plus déductibles : ce sont des placements, pas des charges.

Prêt in fine ou compte courant d'associé pour financer une SCI ?

Les deux logiques diffèrent. Le prêt in fine est un crédit bancaire externe garanti par un nantissement, dont les intérêts sont déductibles et versés à la banque. Le compte courant d'associé est un apport des associés à leur propre SCI, dont les intérêts sont déductibles dans la limite du taux moyen pratiqué (TMP) et reviennent aux associés, mais taxés chez eux au PFU de 31,4 %. Les deux se combinent souvent : le prêt bancaire in fine finance le gros de l'acquisition, le compte courant complète le tour de table.

Le prêt in fine augmente-t-il l'effet de levier de la SCI ?

Oui, c'est son principal intérêt patrimonial. Comme la mensualité ne comprend que les intérêts, l'effort de trésorerie mensuel est bien plus faible qu'en amortissable. La SCI conserve donc sa capacité d'épargne, qu'elle place sur le contrat nanti ou réinvestit ailleurs. Le capital emprunté travaille en totalité pendant toute la durée. En contrepartie, l'effet de levier joue dans les deux sens : si le placement nanti ou le bien sous-performe, la charge du capital ballon final est d'autant plus lourde.

FAQ

Questions fréquentes

Un prêt in fine est un crédit dans lequel la SCI ne rembourse que les intérêts pendant toute la durée du prêt, le capital étant remboursé en une seule fois (le « capital ballon ») à l'échéance. À l'inverse du prêt amortissable où chaque mensualité rembourse une part de capital et une part d'intérêts, la mensualité in fine ne contient que des intérêts, calculés sur la totalité du capital emprunté qui reste constant. La banque exige presque toujours en garantie le nantissement d'un contrat d'assurance-vie ou d'un placement destiné à reconstituer le capital.
Dans un prêt amortissable, le capital restant dû baisse à chaque échéance, donc les intérêts diminuent année après année. Dans un prêt in fine, le capital reste entier jusqu'à la fin : les intérêts sont constants et calculés sur 100 % du capital pendant toute la durée. Résultat : le total des intérêts payés est bien plus élevé en in fine (souvent le double), mais la charge d'intérêts déductible reste maximale et stable, ce qui optimise la fiscalité des revenus fonciers ou du résultat IS.
Oui, sur le plan du coût brut. Le taux nominal in fine est généralement supérieur de 0,3 à 0,7 point à celui d'un amortissable, et surtout les intérêts portent sur la totalité du capital pendant toute la durée. Sur 200 000 € à 15 ans, on paie environ 117 000 € d'intérêts en in fine contre 57 000 € en amortissable. L'écart se réduit après impôt grâce à la déductibilité, mais l'in fine reste plus cher : son intérêt est fiscal et patrimonial, pas financier au sens strict.
Le nantissement est la mise en garantie d'un contrat d'assurance-vie (ou d'un autre placement) au profit de la banque, encadré par l'article L. 132-10 du Code des assurances. À noter : une SCI, personne morale, ne peut pas souscrire d'assurance-vie (art. L. 132-1 du Code des assurances) ; elle nantit en pratique un contrat de capitalisation, tandis qu'un associé personne physique peut nantir sa propre assurance-vie. Le titulaire alimente ce contrat qui, capitalisé pendant la durée du prêt, doit reconstituer le capital à rembourser à l'échéance. Si la SCI ne rembourse pas, la banque peut se payer sur le contrat nanti. C'est la contrepartie du prêt in fine : la banque accepte de ne pas amortir à condition qu'un capital de substitution se constitue en parallèle.
Oui, dans les mêmes conditions qu'un prêt amortissable. En SCI à l'IR, les intérêts se déduisent des revenus fonciers (art. 31 I-1° d du CGI) et peuvent générer un déficit foncier reportable. En SCI à l'IS, ils constituent une charge financière déductible du résultat (art. 39 du CGI). L'avantage de l'in fine : comme les intérêts sont calculés sur le capital total et restent constants, la charge déductible est maximale et stable pendant toute la durée, au lieu de décroître comme en amortissable.
Partiellement. La dette d'un prêt affecté à un bien immobilier imposable est déductible de la base IFI (art. 974 du CGI). Mais pour un prêt in fine, l'article 974 II impose un amortissement théorique : la dette déductible est calculée comme Capital × (1 − années écoulées / durée totale), et non le capital total. Exemple : 500 000 € sur 15 ans, 5 ans écoulés, dette déductible = 500 000 × (1 − 5/15) = 333 333 €. L'in fine ne procure donc pas une déduction IFI figée au capital plein : le législateur l'aligne sur un amortissable fictif.
Le prêt in fine s'adresse aux investisseurs à tranche marginale d'imposition élevée (30 %, 41 % ou 45 %), disposant déjà d'un patrimoine financier ou d'une épargne à nantir, et détenant d'autres revenus fonciers imposables. Il est surtout utilisé en SCI à l'IR, où les intérêts constants creusent un déficit foncier maximal. Pour un jeune investisseur sans épargne ni TMI élevée, l'amortissable classique reste presque toujours plus adapté et moins coûteux.
Trois risques principaux. D'abord la performance du placement nanti : si l'assurance-vie rapporte moins que prévu, le capital reconstitué ne couvre pas le remboursement final et la SCI doit combler la différence. Ensuite le capital ballon : rembourser 100 % du capital en une fois exige une trésorerie ou un actif liquide à l'échéance. Enfin l'assurance emprunteur, plus chère car calculée sur un capital qui ne baisse jamais, et de plus en plus onéreuse avec l'âge. Le durcissement des règles HCSF rend aussi ces montages plus difficiles à obtenir en 2026.
Oui. En SCI à l'IS, les intérêts in fine sont déductibles du résultat au titre de l'article 39 du CGI, et s'ajoutent à l'amortissement de l'immeuble. La combinaison amortissement de l'immeuble + intérêts in fine constants peut neutraliser le résultat fiscal pendant de longues années. En pratique toutefois, l'in fine est surtout mobilisé en SCI à l'IR pour l'effet déficit foncier, car à l'IS l'amortissement suffit souvent à effacer le résultat sans le surcoût de l'in fine.
L'assurance emprunteur d'un prêt in fine est structurellement plus chère : la prime est calculée sur le capital assuré, qui reste constant à 100 % pendant toute la durée, alors qu'en amortissable il diminue. Sur la durée, la cotisation totale peut être 1,5 à 2 fois supérieure. La loi Lemoine du 28 février 2022 permet toutefois de changer d'assurance à tout moment pour faire jouer la concurrence. La prime est déductible si la banque l'impose comme condition du prêt.
Non, jamais. Comme pour tout prêt, seuls les intérêts sont déductibles, jamais le remboursement du capital (art. 31 I-1° d du CGI à l'IR, art. 39 du CGI à l'IS). La spécificité de l'in fine est simplement que ce capital est remboursé en une seule fois à la fin plutôt que progressivement. Les versements sur le contrat d'assurance-vie nanti qui sert à reconstituer ce capital ne sont pas non plus déductibles : ce sont des placements, pas des charges.
Les deux logiques diffèrent. Le prêt in fine est un crédit bancaire externe garanti par un nantissement, dont les intérêts sont déductibles et versés à la banque. Le compte courant d'associé est un apport des associés à leur propre SCI, dont les intérêts sont déductibles dans la limite du taux moyen pratiqué (TMP) et reviennent aux associés, mais taxés chez eux au PFU de 31,4 %. Les deux se combinent souvent : le prêt bancaire in fine finance le gros de l'acquisition, le compte courant complète le tour de table.
Oui, c'est son principal intérêt patrimonial. Comme la mensualité ne comprend que les intérêts, l'effort de trésorerie mensuel est bien plus faible qu'en amortissable. La SCI conserve donc sa capacité d'épargne, qu'elle place sur le contrat nanti ou réinvestit ailleurs. Le capital emprunté travaille en totalité pendant toute la durée. En contrepartie, l'effet de levier joue dans les deux sens : si le placement nanti ou le bien sous-performe, la charge du capital ballon final est d'autant plus lourde.