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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Avantages et inconvénients de la SCI en 2026 : faut-il vraiment en créer une ?

Mis à jour le 19/09/2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · L'essentiel en 30 secondes dans l'encadré ci-dessous

Quatre avantages réels, cinq inconvénients tout aussi réels : la SCI — société civile immobilière — n'est ni la niche fiscale qu'on vend parfois, ni le piège que d'autres décrivent. Elle se justifie à plusieurs, au-delà de 350 000 € de patrimoine, avec un horizon de quinze ans et un projet de transmission. En dessous de ce seuil, et surtout pour un investisseur seul, la détention en nom propre gagne presque toujours. Voici, chiffres à l'appui, ce que la SCI vous apporte, ce qu'elle vous coûte, et les cinq cas où la réponse honnête est : n'en créez pas.

À retenir en 30 secondes

  • La SCI gagne sur la transmission. Donation de parts avec abattement de 100 000 € par enfant tous les 15 ans (articles 779 et 784 du CGI), démembrement au barème de l'article 669, décote pour illiquidité de 10 à 15 % quand les statuts la justifient : sur un patrimoine de 920 000 € transmis à trois enfants, l'écart avec une succession directe atteint 118 583 €.
  • La SCI à l'IS efface l'impôt sur les loyers. L'amortissement par composants (BOI-ANNX-000115, version du 13 octobre 2014) ramène le résultat fiscal à zéro pendant 10 à 15 ans. Sur un immeuble de 650 000 €, l'économie atteint 148 300 € pendant la détention — mais elle se rembourse largement à la revente.
  • La SCI ne protège pas votre patrimoine personnel. Responsabilité indéfinie, non solidaire, à proportion des parts (article 1857 du Code civil) et subsidiaire (article 1858). Un cautionnement bancaire solidaire fait sauter la limite proportionnelle.
  • La sortie s'est durcie en 2026. Depuis le 27 juin 2026, la cession de parts exige un acte de notaire, d'avocat ou d'expert-comptable, à peine de nullité (art. 1865-1 C. civ.). La règle vise les personnes morales à prépondérance immobilière, c'est-à-dire les sociétés dont l'essentiel de l'actif est de l'immobilier — c'est le cas de pratiquement toutes les SCI. S'y ajoutent 5 % de droits d'enregistrement.
  • La SCI coûte cher en récurrent. 310 à 2 100 € de création, 60 à 2 500 € par an de fonctionnement selon le régime. Point mort : 350 000 € de patrimoine ou deux biens, horizon supérieur à 15 ans.
  • En une phrase. La SCI est un outil de transmission et de gouvernance, accessoirement un levier fiscal à l'IS — jamais un raccourci fiscal universel.

1. Ce que la SCI change vraiment par rapport au nom propre

Une SCI, une société civile immobilière, est une société qui achète et détient l'immobilier à votre place. Vous ne possédez plus des murs, vous possédez des parts d'une société qui possède les murs. Tout ce qui suit découle de ce déplacement.

Trois choses changent, et elles commandent tout le reste : la personnalité morale, la gouvernance écrite, le choix du régime fiscal. En nom propre, aucune des trois n'existe.

Au sens de l'article 1842 du Code civil, la SCI est une personne juridique distincte : elle a son patrimoine, son compte bancaire, sa comptabilité, elle signe ses contrats elle-même. Ce détour paraît anodin sur le papier ; c'est pourtant lui qui débloque tout ce qui suit — donner des parts par tranches, démembrer la nue-propriété, céder une fraction du patrimoine sans jamais toucher au bien lui-même.

La gouvernance ensuite. Une SCI fonctionne avec des statuts que l'on écrit soi-même : qui dirige et avec quels pouvoirs (article 1846), qui décide quoi et à quelle majorité, comment un nouvel associé entre (article 1861), comment on en sort (article 1869), ce qui se passe au décès (article 1870). En indivision, rien de tout cela ne se négocie. C'est l'unanimité ou les deux tiers selon les décisions, sans possibilité d'y déroger durablement (article 815-3).

Reste la fiscalité, et elle est dédoublée. Impôt sur le revenu par défaut (article 8 du CGI), impôt sur les sociétés sur option (article 206-3). À l'IR, la société est transparente : le résultat remonte chez chaque associé en revenus fonciers — les fiscalistes disent « translucide », c'est le même mécanisme, et notre guide la translucidité fiscale de la SCI en donne la mécanique exacte. Attention au faux ami : transparence ne veut pas dire que la société est ignorée, mais que c'est l'associé qui paie l'impôt sur sa part. À l'IS, elle est opaque : elle paie son propre impôt, et les associés ne sont taxés qu'au moment où ils sortent le cash. Deux sociétés très différentes sous un même sigle. Lequel choisir ? Cela ne se décide pas au feeling, cela se calcule — et le calcul est fait, chiffres à l'appui, dans notre guide SCI à l'IR ou à l'IS.

La SCI familiale en 30 secondes. Une société civile détenue à 100 % par des membres d'une même famille, créée pour gérer un patrimoine immobilier commun et le transmettre. Capital libre dès 1 €, deux associés minimum, gouvernance écrite. C'est la forme la plus fréquente en France. Voir notre guide SCI familiale → — et tous les types de SCI si votre projet n'est pas familial.

Le tableau de synthèse SCI vs nom propre

Critère Nom propre SCI Avantage à
Coût de création0 €310 à 2 100 €Nom propre
Coût annuel récurrent0 €60 à 2 500 €Nom propre
Responsabilité personnelleTotale, sur tout votre patrimoineIndéfinie, mais non solidaire et au prorata des parts (art. 1857)SCI
Fiscalité des loyersRevenus fonciers + 17,2 % de prélèvements sociauxRevenus fonciers (IR) ou IS au choixSCI
Amortissement de l'immeubleImpossible (sauf LMNP)Possible à l'ISSCI
Exonération de plus-value sur la résidence principaleOui (art. 150 U II 1°)NonNom propre
Transmission fractionnéeImpossibleDonation de parts (art. 779)SCI
Gouvernance à plusieursIndivision rigideStatuts sur-mesureSCI
Accès au créditFacile, largePossible, cautionnement exigéNom propre
Location meublée longue duréeLMNP / LMP optimalBascule à l'IS au-delà de 10 % des recettesNom propre
PTZ, PEL, CEL, prêt action logementAccessiblesInaccessiblesNom propre
Sortie d'un co-détenteurPartage forcé possible (art. 815)Cession ou retrait, mais acte obligatoire (art. 1865-1)SCI
IFI (impôt sur la fortune immobilière)Valeur de marchéValeur des parts, décote souvent contestéeÉgalité

Le test rapide en quatre questions

  1. Êtes-vous au moins deux ? Conjoint, partenaire, parent, enfant majeur. Si non, la SCI est presque toujours hors sujet — voyez le nombre d'associés exigé en SCI.
  2. Avez-vous un projet de transmission organisée ? Sans lui, l'argument numéro un de la SCI tombe.
  3. Votre patrimoine dépasse-t-il 350 000 €, ou visez-vous plusieurs biens ? En dessous, les coûts récurrents annulent les gains.
  4. Votre horizon de détention dépasse-t-il 15 ans ? En dessous, la structuration n'est pas amortie.

Trois « oui » sur quatre : la SCI mérite d'être étudiée. Un seul « oui » : vous gagnez du temps et de l'argent en restant en nom propre. Le match frontal est déroulé dans notre comparatif SCI ou nom propre, et la mécanique technique complète dans le Guide Ultime SCI 2026.


2. Avantage n° 1 — Transmettre par tranches sans découper l'immeuble

C'est l'argument numéro un, et le seul qui se chiffre franchement. Donner des parts tous les 15 ans avec l'abattement de 100 000 € par enfant (article 779 du CGI), le combiner au démembrement (article 669) et à une décote d'illiquidité de 10 à 15 % : sur un patrimoine de 920 000 €, l'opération ramène à zéro des droits de succession de 118 583 €. Une condition, et elle est lourde. Il faut avoir commencé tôt.

L'abattement de 100 000 € reconstitué tous les 15 ans

L'article 779 du CGI accorde un abattement de 100 000 € par enfant et par parent, reconstitué tous les 15 ans révolus (article 784). En détention directe, transmettre un immeuble de 300 000 € à un enfant suppose de transférer le bien entier, en une fois : au-delà de l'abattement, les droits tombent immédiatement. On ne coupe pas un appartement en trois tranches de quinze ans. Avec une SCI, si : l'immeuble appartient à la société, on donne des parts par paquets, et chaque paquet profite d'un abattement neuf après quinze ans. Un parent qui commence à 38 ans en purge trois avant son décès. Trois fois 100 000 € par enfant, sans un euro de droits. Le détail des actes et des pièges est dans notre guide donation de parts de SCI.

Pour les autres liens de parenté, les montants diffèrent : 31 865 € pour un petit-enfant (article 790 B), 15 932 € entre frères et sœurs (article 779 IV), 80 724 € entre conjoints ou partenaires de PACS en donation (articles 790 E et 790 F), avec exonération totale au décès (article 796-0 bis). S'y ajoute le don familial de sommes d'argent de 31 865 € tous les 15 ans (article 790 G), cumulable avec l'abattement de l'article 779, si le donateur a moins de 80 ans et le donataire est majeur.

Piège PACS. Les partenaires pacsés ont les mêmes abattements que les époux en donation et la même exonération en succession, mais ils ne sont pas des alliés au sens fiscal. La famille du partenaire (beaux-parents, beaux-frères) ne bénéficie donc d'aucun abattement en ligne directe ou collatérale : une transmission croisée dans une SCI mixant un couple pacsé et leurs ascendants respectifs est taxée au tarif des non-parents, soit 60 % au-delà de 1 594 €. À anticiper dès la rédaction des statuts, comme l'explique notre guide SCI, concubins et partenaires de PACS.

Le démembrement : donner la valeur, garder le contrôle

Deuxième mécanique, celle qui rassure les parents : donner la nue-propriété des parts et garder l'usufruit. Le donateur continue d'encaisser les loyers et de gérer. Au décès, les enfants récupèrent la pleine propriété sans un centime de droits supplémentaires, l'usufruit s'éteignant tout seul. La répartition entre usufruit et nue-propriété est fixée forfaitairement par l'article 669 du CGI, par tranches de dix ans d'âge. La règle à retenir : plus on donne tôt, moins la nue-propriété pèse.

Âge du donateur Valeur de l'usufruit Valeur de la nue-propriété Base taxable sur 400 000 € de parts
41 à 50 ans60 %40 %160 000 €
51 à 60 ans50 %50 %200 000 €
61 à 70 ans40 %60 %240 000 €
71 à 80 ans30 %70 %280 000 €
81 à 90 ans20 %80 %320 000 €

Exemple déroulé. Un parent de 55 ans donne à son enfant la nue-propriété de 400 000 € de parts. Base taxable : 50 % de 400 000 €, soit 200 000 €. Abattement de l'article 779 : 100 000 €. Reste 100 000 € taxables au barème progressif des articles 777 et suivants, soit environ 18 200 € de droits. En pleine propriété, la même donation aurait supporté environ 58 200 €. Économie immédiate : 40 000 €, sans perdre ni les loyers ni la gérance. La mécanique complète est détaillée dans notre guide démembrement en SCI.

La décote pour illiquidité : réelle, mais à mériter

L'administration admet, sous conditions, une décote sur la valeur des parts : une part de SCI se revend mal, faute de marché et à cause des clauses statutaires. En pratique, 10 à 15 % de la valeur de marché, davantage dans les situations très contraintes. Sur 500 000 € de parts, une décote de 15 % ramène la base à 425 000 € et fait économiser 15 000 à 25 000 € de droits selon la tranche.

Elle se mérite. Un mémoire de valorisation, des verrous statutaires effectifs — agrément à majorité renforcée (article 1861), inaliénabilité temporaire, droit de préemption — et de la cohérence dans le temps. L'erreur classique consiste à appliquer 20 % de décote dans l'acte de donation en espérant que personne ne regarde ; le service de l'enregistrement regarde, et le redressement porte alors sur la différence, majorations comprises. Les statuts de la SCI sont le premier document du dossier de valorisation, pas une formalité de création.

Jurisprudence — évaluation et décote. Dans un arrêt de référence, la chambre commerciale de la Cour de cassation a fixé la méthode d'évaluation des parts d'une SCI locative — une moyenne pondérée entre valeur mathématique et valeur de productivité, (3 VM + VP) / 4 — et validé un abattement final de 15 % (Cass. com. 9 février 2022, n° 19-22.861). La décote n'est donc ni automatique ni forfaitaire : elle se démontre, cas par cas, à partir de contraintes réelles. Elle est logiquement écartée quand l'associé contrôle totalement la société — un couple détenant 100 % des parts n'a aucune difficulté objective de cession à faire valoir.

Cas chiffré — trois enfants, 920 000 € de patrimoine

Paul, Marie et Thomas doivent hériter de deux immeubles loués valorisés 920 000 € au total. Leur père a 68 ans.

Scénario A — succession directe, sans SCI. Chaque enfant reçoit 306 666 €, abattement de 100 000 €, base taxable de 206 666 €. Droits par enfant : environ 39 528 €. Total famille : 118 583 €.

Scénario B — SCI créée 10 ans avant le décès. Le père donne d'emblée 100 000 € de parts à chacun, soit 300 000 € transmis sans droits. Au décès, il reste 620 000 € de parts, ramenés à 558 000 € après une décote d'illiquidité de 10 %. Les 15 ans n'étant pas écoulés, l'abattement n'est pas reconstitué : base de 186 000 € par enfant, droits de 35 394 € chacun. Total : 106 183 €, soit 12 400 € économisés.

Scénario C — SCI créée 30 ans avant le décès. Première donation de 100 000 € par enfant à 38 ans, deuxième donation identique à 53 ans, l'abattement s'étant reconstitué. Au décès à 68 ans, l'abattement est de nouveau disponible : il reste 320 000 € de parts, soit 288 000 € après décote, donc 96 000 € par enfant — intégralement couverts. Droits totaux : 0 €. Écart avec le scénario A : 118 583 €.

Donner tôt, oui — mais à des enfants mineurs. Un mineur peut détenir des parts de SCI ; ce sont ses représentants légaux qui votent pour lui, et certains actes graves — vendre l'immeuble, emprunter, apporter un bien — supposent l'autorisation du juge des tutelles. Le point de vigilance est propre à la SCI : l'associé mineur est tenu des dettes sociales à proportion de ses parts, sans plafond. On ne donne donc pas des parts d'une société endettée à un enfant de huit ans comme on lui ouvre un livret. Le mode d'emploi complet est dans SCI familiale et enfants mineurs.

Le fondement du calcul. L'abattement se reconstitue intégralement au bout de quinze ans, pour des parts sociales comme pour tout autre bien, en pleine propriété comme en nue-propriété (article 784 du CGI ; BOI-ENR-DMTG-20-30-20-20, version du 6 avril 2021). Retenez-en la conséquence : c'est l'anticipation, pas la SCI en elle-même, qui produit l'économie — la société ne fait que rendre le fractionnement possible.

Un mot sur le prix de cette anticipation, qu'on oublie de facturer dans les simulations. Une donation ne se reprend pas. Les parts données sortent de votre patrimoine, définitivement, et sauf clause statutaire contraire, c'est le nu-propriétaire qui vote les décisions autres que l'affectation du résultat (article 1844 du Code civil) — la vente de l'immeuble comprise. Un parent de 45 ans qui donne largement à des enfants de 20 ans se retrouve, à 70 ans, à devoir convaincre trois adultes dont il ne partage plus forcément les projets. Donner tôt coûte moins cher en droits ; cela se paie en contrôle, et seuls les statuts peuvent limiter la facture.


3. Avantage n° 2 — La gouvernance sur mesure d'une SCI : acheter à plusieurs sans subir l'indivision

C'est le deuxième vrai atout, et de loin le plus sous-estimé. La SCI relève du Code civil (articles 1832 à 1873), qui laisse une liberté statutaire quasi totale : capital libre dès 1 €, gérance sur mesure, clauses d'agrément, de préemption, de retrait, de continuation. L'indivision, elle, ne se négocie pas. Elle s'applique.

Les clauses qui font la différence

  • Pouvoirs du gérant (articles 1846 et 1849). Il signe les baux, encaisse les loyers, paie les charges, fait faire les travaux d'entretien. Les associés n'interviennent que sur les décisions qui excèdent ses pouvoirs — vente, hypothèque, emprunt, modification des statuts (article 1852). Ce qu'il peut signer seul et ce qu'il ne peut pas est cadré dans gérant de SCI.
  • Clause d'agrément (article 1861). Toute cession à un tiers requiert l'accord des associés, à la majorité choisie par les statuts. C'est le verrou qui empêche l'entrée d'un gendre, d'un créancier ou d'un inconnu. Attention à la règle par défaut : les cessions consenties aux ascendants ou aux descendants du cédant sont libres sauf disposition contraire des statuts (article 1861, alinéa 2). Si vous voulez soumettre à agrément les transmissions intrafamiliales, il faut l'écrire expressément.
  • Clause de préemption. Priorité de rachat au profit des associés en place, pour préserver les équilibres familiaux.
  • Clause de retrait (article 1869). Préavis, valorisation, modalités de remboursement d'un associé sortant.
  • Clause de continuation (article 1870). Par défaut, la société n'est pas dissoute par le décès d'un associé : elle continue de plein droit avec ses héritiers ou légataires, qui deviennent associés. La clause sert précisément à écarter ce principe : agrément des héritiers, continuation entre les seuls survivants, continuation avec le conjoint ou une personne désignée, ou dissolution — les héritiers non agréés recevant alors la valeur des parts. Tous les scénarios sont détaillés dans décès d'un associé en SCI.

Face à l'indivision : le vrai écart

En indivision, la gestion courante exige déjà les deux tiers des droits indivis ; l'acquisition, les travaux importants et le bail commercial exigent l'unanimité (article 815-3). Surtout, n'importe quel indivisaire peut demander le partage en justice à tout moment, donc provoquer la vente du bien : « nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision » (article 815). Prenez trois frères qui héritent d'un immeuble de rapport. Deux veulent le garder et le louer, le troisième a besoin de liquidités. Le troisième gagne : faute d'accord, le juge ordonne la licitation, c'est-à-dire la vente aux enchères du bien. Sur un immeuble estimé 450 000 €, une vente aux enchères judiciaire se conclut couramment 15 à 30 % sous le marché : 67 500 à 135 000 € évaporés, plus les frais de procédure, et les deux frères qui voulaient garder le bien paient la facture sans avoir rien décidé.

En SCI, ce risque disparaît : les règles sont écrites d'avance, et un associé mécontent ne peut pas faire vendre l'immeuble — il peut céder ses parts ou se retirer, mais la société continue. C'est exactement ce que cherche une fratrie qui hérite ensemble, un couple non marié qui achète, ou des amis investisseurs. Le comparatif chiffré est dans indivision ou SCI, et la mécanique d'apport d'un bien indivis dans sortir de l'indivision avec une SCI.

Protection du concubin : le point aveugle du nom propre. Un couple non marié qui achète en indivision n'a, juridiquement, rien organisé du tout. Au décès de l'un, sa quote-part file à ses héritiers. Le survivant se retrouve alors copropriétaire avec les enfants d'un premier lit, sans droit au maintien dans les lieux, et taxé à 60 % sur ce qu'il reçoit par testament. En SCI, trois outils corrigent le tir : la donation croisée de l'usufruit des parts, la clause de continuation qui écarte les héritiers indésirables, le démembrement croisé. Le cadre exact est expliqué dans SCI et couple non marié.

Un mot sur le revers, parce qu'il existe. Une gouvernance écrite ne supprime pas les conflits ; elle les canalise. Une SCI bloquée à 50/50, sans clause de sortie ni tiers arbitre, finit devant le juge — parfois en dissolution pour mésentente, sur le fondement de l'article 1844-7 5° du Code civil. Autrement dit, la clause que vous n'écrivez pas le jour de la création, vous la payez dix ans plus tard en honoraires d'avocat. Notre guide mésentente entre associés de SCI détaille les issues. Le blocage systématique par un minoritaire et le passage en force d'un majoritaire relèvent, eux, d'un régime propre, avec annulation de la décision et dommages-intérêts à la clé : voir abus de majorité et abus de minorité en SCI.


4. Avantage n° 3 — IR ou IS : le calcul sur 15 ans qui tranche

Ce choix-là n'existe pas en nom propre, et c'est le seul avantage de la SCI qui soit franchement fiscal. À l'IR, elle est transparente : mêmes charges déductibles qu'en direct (article 31 du CGI), mêmes abattements de plus-value, mêmes 17,2 % de prélèvements sociaux. Aucun gain, donc. À l'IS, elle amortit l'immeuble par composants et peut effacer l'impôt sur les loyers pendant dix à quinze ans.

Les deux régimes divergent surtout à la sortie. À l'IR, la revente relève des plus-values des particuliers : abattement pour durée de détention, exonération d'impôt sur le revenu après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans (article 150 VC du CGI). À l'IS, la société raisonne comme une entreprise (article 39) : elle déduit l'amortissement (BOI-ANNX-000115, version du 13 octobre 2014), la rémunération du gérant et, sur option, les frais d'acquisition, puis paie 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice et 25 % au-delà (article 219 I b du CGI).

Deux réserves, rarement mentionnées quand on vante le taux à 15 %. Ce taux n'est pas automatique : il suppose un chiffre d'affaires hors taxes inférieur à 10 millions d'euros, un capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Et le seuil de 42 500 € n'a pas bougé en 2026 — l'amendement qui le portait à 100 000 € n'a pas survécu au texte promulgué (loi n° 2026-103 du 19 février 2026).

Le verrou à connaître. Une SCI qui opte pour l'IS peut encore changer d'avis, mais pas longtemps : la renonciation est possible jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option (article 239 du CGI). Au-delà, l'option est irrévocable — plus de retour à l'IR, sauf dissolution ou cessation.

L'option emporte par ailleurs les conséquences fiscales d'une cessation d'entreprise (article 202 ter du CGI). Nuance décisive, souvent mal restituée : les plus-values latentes ne sont pas imposées immédiatement si la société produit, dans les soixante jours, un bilan d'ouverture inscrivant les biens à leur valeur d'origine. Ce n'est qu'à défaut — bilan omis ou valeurs réévaluées — que l'imposition immédiate se déclenche, et l'addition dépasse alors facilement 50 000 € pour 200 000 € de plus-value latente.

Ce que vous devez retenir : l'option pour l'IS n'est pas un test. Vous avez cinq exercices pour changer d'avis, après quoi c'est définitif. Et le jour de l'option, faites établir un bilan d'ouverture dans les 60 jours : c'est ce document, et lui seul, qui évite l'imposition immédiate de la plus-value latente. Les arbitrages sont déroulés dans passer de l'IR à l'IS et revenir de l'IS à l'IR.

Cas chiffré — Édouard, tranche marginale d'imposition 41 %, immeuble de 650 000 €

Édouard, dirigeant dont la tranche marginale d'imposition (TMI) est de 41 %, achète un immeuble de rapport 650 000 €, dont 130 000 € de terrain et 520 000 € de bâti. Financement intégral par emprunt sur 25 ans à 3,5 %. Loyers 42 000 € par an, charges de fonctionnement 7 000 €.

À l'IR. Revenu foncier net moyen sur 15 ans : 42 000 − 7 000 − 17 650 € d'intérêts moyens = 17 350 € par an, imposés à 41 % d'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 58,2 %. Impôt annuel moyen : 10 100 €. Impôt cumulé sur 15 ans : 151 500 €.

À l'IS. Amortissement moyen du bâti : 17 333 € par an. Résultat fiscal de la première année : 42 000 − 7 000 − 22 500 € d'intérêts − 17 333 € d'amortissement, soit environ − 4 800 €. Le résultat reste nul ou négatif pendant huit à dix ans. IS cumulé sur les loyers : environ 3 200 € sur 15 ans.

La contrepartie, à la revente à 780 000 €. À l'IR, plus-value brute de 130 000 €, abattue de 60 % pour l'impôt sur le revenu et de 16,5 % pour les prélèvements sociaux après 15 ans de détention (article 150 VC du CGI) : 9 880 € d'impôt sur le revenu à 19 %, 18 671 € de prélèvements sociaux à 17,2 %, plus 640 € de taxe sur les plus-values élevées, la plus-value imposable dépassant 50 000 € (article 1609 nonies G, barème de 2 à 6 % — voir la surtaxe sur les plus-values de SCI). Total : environ 29 200 €. À l'IS, la plus-value se calcule sur la valeur nette comptable — 650 000 € moins 260 000 € d'amortissements cumulés, soit 390 000 € — sans aucun abattement pour durée de détention : 6 375 € au taux de 15 % puis 86 875 € au taux de 25 %, soit 93 250 €.

Poste sur 15 ans SCI à l'IR SCI à l'IS
Impôt cumulé sur les loyers151 500 €3 200 €
Impôt sur la plus-value de revente29 200 €93 250 €
Total sur le cycle complet180 700 €96 450 €
Écart avant sortie du cash+ 84 250 € en faveur de l'IS

Reste la sortie du cash. Le jour où Édouard veut récupérer la trésorerie de la société, il se verse un dividende taxé à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu (article 200 A du CGI) et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026. L'écart de 84 250 € se réduit alors à 30 000 à 55 000 € nets selon le rythme de distribution. Conclusion pratique : l'IS gagne si vous réinvestissez ou si vous transmettez, il perd si vous voulez consommer les loyers. Pour la ventilation terrain/bâti et le plan d'amortissement, allez voir amortissement en SCI et charges déductibles ; pour ce qui se passe le jour de la revente, plus-value en SCI et plus-value en SCI à l'IS.

Prélèvements sociaux 2026 : deux taux, pas un. 17,2 % sur les revenus fonciers et sur les plus-values immobilières des particuliers, la CSG restant à 9,2 % sur ces assiettes. 18,6 % sur les revenus de capitaux mobiliers, dont les dividendes de SCI à l'IS et les intérêts de compte courant, la CSG y passant à 10,6 % depuis la LFSS 2026. Le détail des taux applicables en SCI →


5. Avantage n° 4 — Financer la SCI : emprunt, compte courant d'associé et trésorerie

Le compte courant d'associé, l'emprunt souscrit par la société elle-même, la rémunération déductible du gérant à l'IS : trois leviers sans équivalent en détention directe. Le premier vaut vraiment le détour et se chiffre en euros dès la première année. Les deux autres méritent d'être sérieusement relativisés.

Le compte courant d'associé est une avance en argent faite à la société, inscrite en dette à son passif. C'est l'outil de financement de référence au-delà du capital symbolique. L'associé le récupère par simple virement dès que la trésorerie le permet, là où reprendre un apport en capital exige une réduction de capital : assemblée extraordinaire, publicité, frais. À l'IS, la société peut servir des intérêts déductibles sur ce solde (article 39-1-3° du CGI), sous deux conditions — capital entièrement libéré, taux plafonné au taux effectif moyen publié chaque trimestre. Côté associé, ces intérêts supportent 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou le barème progressif sur option.

Cas chiffré — Julien avance 60 000 € à sa SCI. Julien apporte 60 000 € en compte courant pour financer les travaux d'un immeuble détenu avec son frère. Trois ans plus tard, la trésorerie le permet : il se rembourse par virement, en une journée, sans un euro de frais et sans impôt — c'est un remboursement de dette, pas un revenu. La même somme apportée en capital aurait exigé, pour être reprise, une assemblée générale extraordinaire, une annonce légale et un dépôt au greffe : de l'ordre de 250 à 600 € et trois semaines de délai. C'est tout l'intérêt du compte courant — la souplesse d'entrée et de sortie de l'argent, à condition de documenter chaque avance par une convention écrite.

Attention au sens du flux. Un compte courant qui passe en négatif — le gérant a payé ses courses avec la carte de la SCI, trois fois dans l'année — devient un compte courant débiteur, c'est-à-dire un prêt de la société à son associé. C'est l'indice numéro un de la confusion des patrimoines, et il se lit dès la première page du grand livre. Notre guide compte courant d'associé en SCI détaille les écritures et les plafonds à respecter.

L'emprunt en société mérite une nuance que l'on passe volontiers sous silence. La SCI souscrit son propre crédit, garanti par hypothèque ou, le plus souvent, par le cautionnement des associés. Un créancier personnel d'un associé peut saisir ses parts (article 1860 du Code civil), mais pas l'immeuble : c'est une porte de plus entre vos ennuis personnels et le bien. Une porte, pas un coffre-fort. La jurisprudence sanctionne l'usage de la SCI comme bouclier construit après coup (voir plus bas), et votre banquier, lui, continue de calculer votre taux d'endettement personnel comme si vous aviez emprunté en direct : la société ne crée pas, à elle seule, de capacité d'emprunt supplémentaire. Elle coûte même un peu plus cher. Les banques appliquent une majoration de taux de 0,1 à 0,3 point sur un crédit consenti à une SCI, soit 6 500 à 19 500 € d'intérêts supplémentaires sur 500 000 € empruntés à 25 ans. Pour un investisseur locatif installé, ce surcoût est absorbable et se déduit ; il mérite d'être connu avant de comparer deux offres. Les exigences bancaires sont détaillées dans prêt bancaire en SCI.

Le troisième levier est plus étroit qu'il n'y paraît. Une SCI à l'IS peut verser à son gérant une rémunération déductible de son résultat, ce qu'une détention directe ne permet évidemment pas. Encore faut-il qu'elle corresponde à un travail réel et qu'elle soit décidée en assemblée : une rémunération de complaisance versée au seul associé majoritaire est le premier poste que l'administration réintègre. Pour une SCI familiale d'un ou deux lots, le jeu en vaut rarement la chandelle — voir la rémunération du gérant de SCI.


6. Inconvénient n° 1 — Ce que la SCI coûte vraiment, y compris la dixième année où elle ne rapporte rien

310 à 2 100 € pour créer la société, puis 60 à 2 500 € chaque année pour la faire vivre. C'est le second chiffre qui décide, et c'est celui dont on parle le moins : le tarif de création est mis en avant partout, le coût de la dixième année nulle part.

La création, poste par poste (2026)

  • Statuts. 0 € en rédaction autonome, 200 à 500 € via une plateforme, 1 000 à 1 500 € chez un notaire ou un avocat. L'acte notarié est obligatoire dès qu'un immeuble est apporté au capital.
  • Annonce légale de constitution. 191 € HT pour une SCI en France métropolitaine, soit 229,20 € TTC (223 € HT à La Réunion et à Mayotte) : tarif forfaitaire fixé par l'arrêté du 19 novembre 2021, modifié par l'arrêté du 19 novembre 2025 en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Voir annonce légale de SCI.
  • Immatriculation au greffe. 60,38 € pour l'immatriculation d'une société civile au RCS, plus 19,33 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs, soit 79,71 € au total (tarifs publiés par entreprendre.service-public.gouv.fr pour 2026 ; d'autres sources de greffe affichent 63,54 € et 20,34 €, l'ordre de grandeur reste 80 €). L'insertion au BODACC est gratuite à la constitution comme à la radiation.
  • Dépôt du capital. 0 € en banque en ligne, jusqu'à 250 € en banque traditionnelle. Voir dépôt du capital social.
  • Apport d'un immeuble. Les apports purs et simples sont enregistrés gratuitement depuis la loi de finances pour 2019 (article 810 I du CGI) : l'ancien droit fixe de 375 ou 500 € n'existe plus. L'apport d'un immeuble par une personne physique à une société à l'IS est taxé 5 % (2,20 % au titre de l'article 810 III, majoré des taxes additionnelles départementale et communale) ; l'engagement de conservation des titres pendant trois ans ne ramène pas cet apport à la gratuité, la dispense de l'article 810 III étant réservée aux immeubles compris dans l'apport d'un ensemble d'actifs professionnels. La fraction d'apport à titre onéreux, quand la société reprend un emprunt, relève du régime propre des apports (article 683 bis), à 5 % également, et non des 6,32 % du droit commun des ventes.

Le récurrent, et les coûts qu'on oublie

À l'IR, une SCI se pilote seule : 0 à 229 € par an avec un logiciel, 300 à 800 € si vous confiez la 2072 à un cabinet. À l'IS, la comptabilité d'engagement complète, les tableaux d'amortissement et la liasse 2065-2033 rendent l'accompagnement difficilement évitable — comptez 1 200 à 2 500 € par an. Faites la multiplication : sur la durée d'un crédit de vingt ans, la même SCI à l'IS aura consommé 24 000 à 50 000 € d'honoraires. Aucun texte n'impose pourtant l'expert-comptable en SCI, et le sujet est traité dans l'expert-comptable est-il obligatoire en SCI ; c'est la complexité de l'IS, pas la loi, qui vous y conduit.

S'ajoutent les coûts ponctuels. 250 à 600 € par modification statutaire : assemblée, annonce légale, dépôt au greffe. 5 % de droits d'enregistrement sur toute cession de parts (article 726 I 2° du CGI), plus l'acte devenu obligatoire. Et l'IFI — l'impôt sur la fortune immobilière — si le patrimoine net taxable dépasse 1,3 M€ (articles 964 et 965, seuil et barème inchangés par la loi de finances pour 2026) : la décote appliquée aux parts y est régulièrement contestée quand le redevable contrôle seul la société, comme l'explique SCI et IFI. Poste par poste, le chiffrage complet est dans le coût annuel d'une SCI.

Cas chiffré — Léa, un studio à 180 000 €

Léa achète un studio 180 000 € à Lyon, loué nu 600 € par mois. Elle hésite entre le nom propre et une SCI créée avec sa mère.

Scénario Création Coût annuel Total sur 10 ans
Nom propre0 €0 €0 €
SCI à l'IR pilotée avec un logiciel310 €229 €2 600 €
SCI à l'IR avec expert-comptable1 500 €600 €7 500 €
SCI à l'IS avec expert-comptable1 500 €1 560 €17 100 €

Un seul bien, aucun projet familial, rien à transmettre avant vingt ans : la SCI coûterait à Léa entre 2 600 € et 17 100 € sur dix ans, pour un gain nul. À 7 200 € de loyers annuels, l'amortissement ne produit presque rien. Il n'y a pas d'enfants à associer. Sa mère n'apporte pas un euro et n'a aucun intérêt patrimonial dans l'affaire, ce qui est exactement le profil de la SCI fictive. Notre réponse, sur ce dossier : n'en créez pas. Le nom propre suffit, et rien n'interdit de basculer plus tard si le patrimoine grossit — voir créer sa SCI avant ou après l'achat.


7. Inconvénient n° 2 — Le formalisme annuel de la SCI, années blanches comprises

Les obligations tombent chaque année, que la société ait encaissé 40 000 € de loyers ou rien du tout. Comptez 5 à 10 heures de gestion par an à l'IR, 20 à 30 heures à l'IS. En nom propre : quelques minutes pour reporter trois montants sur la 2044.

Assemblée, procès-verbal et comptabilité : le socle annuel

Le gérant doit rendre compte de sa gestion aux associés au moins une fois par an (article 1856 du Code civil), ce qui passe en pratique par une assemblée générale annuelle : convocation, rapport de gestion, procès-verbal signé et conservé au registre des décisions. Une SCI qui ne tient pas d'assemblée s'expose à l'annulation des décisions prises et à la remise en cause de certaines déductions en cas de contrôle.

La comptabilité suit le régime : de trésorerie à l'IR, commerciale complète à l'IS (bilan, compte de résultat, annexes, amortissements, provisions), conformément à l'article 54 du CGI et aux articles L. 123-12 et suivants du Code de commerce. Voir la comptabilité d'une SCI.

Déclaration 2072 due même sans loyer : les sanctions encourues

La déclaration 2072 est due chaque année par la SCI à l'IR, même sans aucun loyer perçu — première année, travaux en cours, vacance locative, peu importe. Trois sanctions se cumulent. Oublier la 2072 coûte 150 € d'amende par déclaration manquante (article 1729 B du CGI ; l'amende est écartée pour une première infraction régularisée spontanément ou dans les trente jours d'une demande de l'administration). S'y ajoutent des majorations sur l'impôt dû par les associés : 10 % automatiquement, 40 % si vous ne répondez pas à une mise en demeure, 80 % en cas de manœuvres (article 1728). Plus 0,20 % d'intérêts de retard par mois (article 1727). À l'IS, ce sont la liasse 2065 et les tableaux 2033 A à G. En revanche, aucun texte n'impose à une SCI de déposer ses comptes annuels au greffe : cette obligation vise les sociétés commerciales (SARL, SAS, SA), pas les sociétés civiles, quel que soit leur régime fiscal. Seuls des statuts qui le prévoiraient expressément créeraient cette contrainte.

Le tableau des obligations annuelles : nom propre, SCI à l'IR, SCI à l'IS

Obligation annuelle Nom propre SCI à l'IR SCI à l'IS
Déclaration des revenus locatifs2042 ou 20442072 + quote-part sur 2042Liasse 2065 + 2033 A à G
ComptabilitéAucuneTrésorerieCommerciale complète
Reddition de comptes annuelleAucuneObligatoire (art. 1856)Obligatoire (art. 1856)
Dépôt des comptes au greffeNonNonNon
Registre des décisionsNonObligatoireObligatoire
Registre des bénéficiaires effectifsNonOui, à tenir à jourOui, à tenir à jour

Prise isolément, aucune de ces obligations n'est insurmontable. Le problème est qu'elles reviennent tous les ans, y compris les années où la SCI ne fait rien. Une société qui attend un permis de construire pendant trois ans dépose trois déclarations 2072 à zéro, tient trois assemblées et signe trois procès-verbaux. C'est précisément à ce moment-là que les associés décrochent — et un registre des décisions vide, le jour d'un contrôle ou d'un divorce, coûte beaucoup plus cher que les heures qu'il aurait fallu y passer.


8. Inconvénient n° 3 — Non, la SCI ne met pas votre maison à l'abri

Non, la SCI ne met pas votre patrimoine personnel à l'abri comme le ferait une SARL ou une SAS. Mais la formule que l'on lit un peu partout — une responsabilité « solidaire » des associés — est fausse, et la nuance a des conséquences très concrètes. L'article 1857 du Code civil pose une responsabilité indéfinie, non solidaire, à proportion des parts.

Indéfinie, non solidaire, subsidiaire : ce que disent les articles 1857 et 1858

Indéfinie veut dire sans plafond : ce n'est pas votre apport qui limite l'exposition, c'est votre patrimoine entier. Proportionnelle veut dire chacun pour sa part. Un associé qui détient 30 % du capital répond de 30 % de la dette : 30 000 € si la société doit 100 000 €, 300 000 € si elle doit un million. Aucun créancier ne peut lui réclamer la totalité, contrairement à ce qui se passe dans une société en nom collectif. C'est une vraie différence, et elle vaut d'être connue avant de signer.

S'y ajoute la subsidiarité de l'article 1858 : les créanciers ne peuvent poursuivre les associés qu'après avoir « vainement poursuivi la personne morale ». Comme la SCI possède l'immeuble, cette protection joue réellement pour les dettes courantes — taxe foncière, facture d'entreprise, dommage causé à un tiers. Elle ne joue qu'en cas d'insuffisance d'actif social. L'étendue exacte de l'obligation aux dettes est traitée dans la responsabilité des associés de SCI.

Le cautionnement solidaire annule tout ce qui précède. Pour financer un achat, la banque exige presque toujours le cautionnement solidaire des associés. En signant, l'associé accepte d'être poursuivi pour la totalité de la dette garantie, sans répartition au prorata et sans bénéfice de discussion. Sur cette dette-là — la plus grosse du bilan, en général —, les articles 1857 et 1858 ne servent plus à rien. L'écart est brutal. SCI à trois associés à parts égales, emprunt de 400 000 €, la société ne paie plus : au titre de l'article 1857, vous devez 133 333 €. Au titre du cautionnement solidaire signé le même jour chez le notaire, vous devez les 400 000 €, et la banque peut commencer par vous. La protection dont on vous a parlé s'arrête à la porte de l'agence bancaire. Faites relire l'acte de prêt et l'acte de cautionnement avant de signer, pas après.

Structure Étendue de la responsabilité Solidarité Ordre de poursuite
Nom propreTotaleSans objetDirect
IndivisionTotaleVariable selon la detteDirect
SCIIndéfinie, au prorata des parts (art. 1857)Non solidaireSubsidiaire (art. 1858)
SARL de familleLimitée aux apportsNon solidaireSans recours sur les associés
SAS immobilièreLimitée aux apportsNon solidaireSans recours sur les associés

Trois arrêts à connaître

Céder ses parts ne solde pas le passé. L'obligation aux dettes sociales de l'article 1857 s'apprécie à la date de naissance de la dette : un associé sorti reste tenu des dettes nées avant sa sortie (Cass. com. 13 avril 2010, n° 07-17.912, publié au Bulletin).

La SCI ne fonctionne pas comme un bouclier construit après coup. L'apport d'un immeuble à une SCI par un débiteur déjà caution est annulable par une action paulienne — le mécanisme qui permet à un créancier de faire annuler l'acte par lequel son débiteur s'est appauvri —, la moindre négociabilité des parts diminuant la valeur de son gage (Cass. com. 29 mai 2024, n° 22-20.308).

Aucune faute n'est nécessaire pour que les patrimoines soient confondus. L'extension d'une procédure collective pour confusion des patrimoines n'exige pas de faute du dirigeant : une simple « difficulté significative à distinguer les patrimoines » suffit (Cass. com. 26 mars 2025, n° 24-10.254). Compte courant mal documenté et dépenses personnelles payées par la société sont donc des risques réels.

Responsabilité de l'associé, responsabilité du gérant : ne pas confondre

Le gérant, lui, joue sur un autre terrain. L'obligation aux dettes des articles 1857 et 1858 vise les associés en tant qu'associés. Le gérant y ajoute sa responsabilité civile personnelle pour faute de gestion et, dans les dossiers les plus lourds — logement indécent donné en location, travaux sans autorisation, fraude fiscale —, sa responsabilité pénale. Celle-là, aucune société ne l'absorbe. Les infractions visées et les peines encourues sont listées dans la responsabilité pénale du gérant de SCI.

Ce que la structure protège réellement, et ce qu'elle ne protège pas, est détaillé dans SCI et protection du patrimoine. Disons-le franchement : si votre motivation première est de mettre votre maison à l'abri de vos créanciers professionnels, vous vous trompez d'outil. La SARL ou la SAS immobilière limitent la responsabilité aux apports, ce que la société civile ne fera jamais — comparatifs dans SCI ou SARL immobilière et SCI vs SAS.


9. Inconvénient n° 4 — Sortir d'une SCI : une sortie rigide et chère depuis 2026

Voilà la nouveauté qui périme une bonne partie de ce qui se dit encore sur la SCI. On l'a longtemps vendue comme la structure où « on sort quand on veut, en cédant ses parts entre associés, sur un coin de table ».

Depuis le 27 juin 2026, on ne cède plus ses parts de SCI sur un coin de table. Il faut un acte : notaire, avocat qui contresigne, ou expert-comptable dans les cas où la loi l'y autorise. Sans cet acte, la cession est nulle — pas seulement inopposable : nulle (article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales).

Votre SCI est-elle concernée ?

Oui, sauf exception : dès que l'immobilier représente l'essentiel de son actif. C'est ce que veut dire l'expression du texte, « personne morale à prépondérance immobilière ». Une société civile qui ne détiendrait que des titres ou de la trésorerie, non — et l'article exclut expressément les placements collectifs. Le déplacement juridique est plus important qu'il n'en a l'air : là où l'ancien article 1865 posait une règle de preuve et d'opposabilité, l'article 1865-1 pose une condition de validité. L'acte sous seing privé rédigé entre associés ne vaut plus rien.

Ce que coûte réellement une sortie d'associé de SCI en 2026

Reprenons les trois frères héritiers de l'immeuble de rapport, cette fois en SCI et non plus en indivision. Le cadet veut ses liquidités : il cède 150 000 € de parts à ses deux aînés. L'opération additionne quatre postes — l'acte obligatoire (600 à 2 500 € selon le professionnel et la valeur des parts), 5 % de droits d'enregistrement sur la valeur des parts d'une société à prépondérance immobilière (article 726 I 2° du CGI), la procédure d'agrément si l'acquéreur est un tiers (article 1861), les formalités d'opposabilité à la société. Facture : 8 100 à 10 000 €. Ce n'est plus un détail administratif, c'est une ligne de budget qu'il faut annoncer aux associés le jour où on leur fait signer les statuts.

La comparaison reste favorable à la SCI face à l'indivision, où la sortie passe par la vente du bien avec des droits de mutation d'environ 6,32 % et des frais de notaire pleins. Mais l'écart s'est réduit, et l'argument « la cession de parts, c'est gratuit et immédiat » est désormais faux. Les modalités pratiques sont traitées dans la cession de parts de SCI et les alternatives — retrait, rachat par la société, dissolution — dans sortir d'une SCI.

Trois conséquences pratiques. Un, les statuts doivent prévoir dès la création la méthode de valorisation des parts, faute de quoi chaque sortie devient une négociation. Deux, une SCI à deux associés à 50/50 sans clause de sortie est une bombe à retardement : sans accord, il faut un expert de l'article 1843-4 du Code civil, voire le juge. Trois, la donation de parts échappe aux droits de mutation à titre onéreux mais passe de toute façon par un notaire : toute donation est nulle si elle n'est pas reçue en la forme authentique (article 931 du Code civil). Anticiper les donations reste malgré tout la voie la moins coûteuse, grâce aux abattements.


10. Inconvénient n° 5 — Limites fiscales de la SCI, crédit aidé fermé, requalification

Cinq limites structurelles. Aucune n'est rédhibitoire prise isolément. C'est leur cumul qui fait basculer un dossier.

Limite n° 1 — La location meublée est de fait interdite à l'IR

Une SCI qui se livre à une activité commerciale — la location meublée en est une — bascule à l'IS (article 206-2 du CGI). La doctrine tolère l'accessoire tant que les recettes commerciales n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320, dans sa version du 4 juillet 2018 : vérifiez qu'elle n'a pas été rapportée avant de vous en prévaloir). Au-delà, la bascule est automatique et emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise (article 202 ter du CGI, avec le bilan d'ouverture à soixante jours détaillé plus haut). Le piège est arithmétique : dans une SCI qui encaisse 30 000 € de loyers nus, un seul studio loué meublé en courte durée à 3 500 € par an fait sauter le seuil et emporte toute la structure à l'IS. Voir SCI et location meublée et LMNP ou SCI.

Limite n° 2 — La double imposition à l'IS

Sur 100 € de bénéfice, la société paie 15 € d'IS au taux réduit de 15 % réservé aux PME, puis la distribution des 85 € restants supporte 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique (PFU), soit 26,69 €. Net dans la poche : 58,31 €, donc 41,69 % de pression cumulée. C'est moins qu'un revenu foncier à TMI 41 % (58,2 %), mais plus qu'à TMI 30 % (47,2 %) une fois le cash sorti. Tant que la trésorerie reste dans la société, le PFU ne se déclenche pas — voir dividendes en SCI à l'IS.

Limite n° 3 — La perte de l'exonération sur la résidence principale

L'article 150 U II 1° du CGI réserve cette exonération aux seules personnes physiques. Une SCI à l'IS la perd définitivement, une SCI à l'IR la perd sauf configuration très particulière : l'administration étend l'exonération à l'associé d'une société non soumise à l'IS qui occupe, à titre de résidence principale, un logement mis gratuitement à sa disposition — mais à hauteur de sa seule quote-part (BOI-RFPI-PVI-10-40-10, n° 140, version du 27 juin 2023). Sur une plus-value de 200 000 € après dix ans, l'erreur coûte 50 000 à 58 000 €. Voir SCI et résidence principale.

Limite n° 4 — Le crédit aidé (PTZ, PEL, CEL) est fermé à la SCI

PTZ, PEL, CEL, prêt action logement, aides locales à la primo-accession : tous réservés aux personnes physiques. Pour un primo-accédant, la perte se chiffre entre 30 000 € et 60 000 € de financement aidé selon la zone et la composition du foyer, à quoi s'ajoute la majoration de taux évoquée plus haut. Pour un jeune ménage qui achète son premier logement, il est simplement disqualifiant : la SCI lui retire d'un coup l'apport public sur lequel repose son plan de financement.

Limite n° 5 — Le risque de requalification en SCI fictive

Une SCI sans substance — associé de complaisance détenant une part symbolique, absence d'assemblées, comptes courants non documentés, occupation gratuite non formalisée — peut être déclarée fictive et écartée par l'administration, qui impose alors les revenus comme s'ils étaient perçus en direct : voir les critères de la SCI fictive. Sur le terrain de l'abus de droit (article L. 64 du Livre des procédures fiscales), les majorations atteignent 80 % — étant précisé que le juge saisi d'un recours de pleine juridiction doit vérifier concrètement que cette majoration reste proportionnée au comportement du contribuable (Cass. com. 12 février 2025, n° 23-14.047, publié au Bulletin).

Autre terrain de requalification : une SCI qui enchaîne achats et reventes avec une intention spéculative devient marchand de biens, et ses profits basculent dans les BIC (article 35 I 1° du CGI). Le fil commun de ces cinq limites tient en une phrase : tenir correctement sa SCI n'est pas une coquetterie comptable, c'est ce qui la fait tenir debout devant un vérificateur.

En complément — TVA : rien à récupérer sur la location nue d'habitation

La location nue d'habitation est exonérée de plein droit (article 261 D 2° du CGI), donc aucune TVA récupérable sur les travaux. Pour des locaux nus à usage professionnel, l'option de l'article 260 2° permet de récupérer la TVA d'amont, mais elle couvre la période courant jusqu'au 31 décembre de la neuvième année suivant celle où elle a été formulée et impose des déclarations périodiques. Voir SCI et TVA.


11. Pour qui la SCI n'est PAS la bonne réponse

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Voici cinq situations où la SCI coûte plus qu'elle ne rapporte, et où nous déconseillons d'en créer une. Si vous vous reconnaissez dans l'une d'elles, restez en nom propre. Vous créerez une société plus tard, quand le patrimoine ou la famille auront changé la donne — la porte ne se referme pas.

Situation Coût estimé de l'erreur Ce qu'il faut faire à la place
Acheter sa résidence principale30 000 à 150 000 € de plus-value taxée, plus la perte du PTZNom propre, ou indivision entre époux
Investir seul, sans projet familial2 600 à 17 100 € sur 10 ans, plus le risque de fictivitéNom propre, SCI plus tard
Louer en meublé longue durée15 000 à 50 000 € — passage à l'IS subi, plus la plus-value latente taxée si le bilan d'ouverture à 60 jours est oubliéLMNP en nom propre ou SARL de famille
Primo-accéder avec PTZ, PEL ou CEL30 000 à 60 000 € d'aides perduesNom propre avec les dispositifs aidés
Patrimoine sous 350 000 € sans transmission2 600 à 17 100 € sur 10 ans, pour zéro gain fiscalNom propre jusqu'au point mort de 350 000 €

Le cas de l'investisseur seul revient si souvent qu'il mérite qu'on s'y arrête. L'article 1832 du Code civil exige deux associés. La parade connue consiste à donner une part sur cent à sa mère ou à son frère. Sur le papier, la condition est remplie ; en pratique, c'est très exactement le schéma que l'administration sanctionne — associé sans apport réel, sans voix aux assemblées, sans part au résultat. La société est déclarée fictive, les revenus sont réimposés en direct, et la majoration pour abus de droit peut suivre. Associer un proche n'a rien d'illégal en soi. Encore faut-il qu'il ait mis de l'argent, qu'il vote et qu'il touche sa quote-part. Voir le nombre d'associés en SCI.

Et si ce n'est pas la SCI, alors quoi ?

  • Nom propre. Investisseur solo, résidence principale, patrimoine sous 350 000 €, horizon court, location meublée. Zéro coût, tous les dispositifs aidés ouverts.
  • Indivision. Acquisition ponctuelle à plusieurs avec sortie prévue à court terme. Aucun coût de structure, mais blocage possible et partage forçable (article 815).
  • SCI à l'IR. Locatif nu à plusieurs, patrimoine au-delà de 350 000 €, transmission organisée, horizon supérieur à 15 ans.
  • SCI à l'IS. Immeuble de rapport, bureaux ou locaux commerciaux, associé fortement imposé, horizon long et réinvestissement plutôt que distribution.
  • SARL de famille. Location meublée à plusieurs en famille, avec option pour l'impôt sur le revenu (article 239 bis AA du CGI) et responsabilité limitée. Comparatif dans SARL de famille vs SCI.
  • SAS immobilière. Ouverture du capital à des tiers, responsabilité limitée, liberté statutaire maximale, mais coût de fonctionnement supérieur. Voir SCI vs SAS.
  • Pierre-papier. Si vous cherchez du rendement immobilier sans gestion ni structure, les SCPI répondent mieux au besoin : SCI ou SCPI.

12. Pour aller plus loin : les guides du cluster SCI

Chaque sous-sujet effleuré ici est traité en profondeur ailleurs. Repérez la question qui vous reste, ouvrez le guide correspondant.

Décider : SCI ou autre chose

Construire et faire tourner la société

  • Créer sa SCI — la procédure complète, du projet de statuts à l'immatriculation.
  • Statuts de SCI — les clauses qui décident de tout, annotées article par article.
  • Capital social — capital symbolique ou capital réel, et ce que ce choix implique à la revente.
  • Gérant de SCI — pouvoirs, limites statutaires, révocation et responsabilité personnelle.
  • Comptabilité de SCI — obligations réelles à l'IR et à l'IS, et ce que l'on peut faire soi-même.
  • Coût annuel d'une SCI — le chiffrage poste par poste, hypothèse par hypothèse.

Transmettre, sortir, gérer les conflits

Les trois points de bascule

  1. Patrimoine et nombre d'associés. Seul sur 200 000 €, non. À deux ou trois sur 500 000 €, avec l'idée de transmettre : oui.
  2. Type de location. Résidence principale ou meublé, non. Location nue à plusieurs ou bail commercial, oui.
  3. Horizon de détention. Sous dix ans, non. Au-delà de quinze, et surtout avec une transmission en vue, oui.

Si les trois vous donnent le feu vert, reste à la faire tourner sans y passer vos week-ends.

Essayer sci-ai.app

Logiciel de comptabilité et de fiscalité dédié aux SCI : amortissement par composants conforme à BOI-ANNX-000115, déclaration 2072 à l'IR ou liasse 2065 à l'IS, suivi des comptes courants d'associés. 229 € TTC/an en autonomie, 349 € TTC/an avec un expert-comptable partenaire.

Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles évoquées sont à jour des textes en vigueur au 19/09/2026 : loi de finances pour 2026 du 19 février 2026, LFSS 2026 du 30 décembre 2025 et loi du 25 juin 2026 sur la lutte contre les fraudes. Les commentaires administratifs (BOFiP) sont cités avec la date de leur dernière version, parfois ancienne : une doctrine n'est pas une loi et peut être rapportée. Créer une SCI engage sur le long terme et emporte des conséquences fiscales, juridiques et patrimoniales importantes. Faites valider votre situation par un professionnel avant toute décision.

Voir les références légales mobilisées dans ce guide

Textes de référence : LOI n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, LOI n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, LOI n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026), LFI 2025 (art. 116). Chaque commentaire BOFiP est cité avec la date de sa version.

Code civil — SCI : art. 1832 (deux associés minimum), 1835 (statuts écrits et mentions obligatoires), 1842 (personnalité morale), 1846-1849 (pouvoirs du gérant), 1852 (décisions hors pouvoirs du gérant), 1856 (reddition annuelle), 1857 (responsabilité indéfinie proportionnelle), 1858 (subsidiaire), 1860 (déconfiture, faillite personnelle ou liquidation de biens d'un associé : remboursement de ses droits sociaux), 1861 (agrément de tous les associés par défaut, majorité statutaire possible ; cessions aux ascendants et descendants libres sauf clause contraire des statuts), 1865 (écrit et opposabilité de la cession à la société), 1865-1 (acte obligatoire pour la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière, cessions conclues à compter du 27/06/2026), 1866 à 1868 (nantissement des parts et réalisation forcée), 1869 (retrait), 1870 (continuation de plein droit avec les héritiers, sauf clause contraire des statuts)
Code civil — indivision : art. 815 (nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision), 815-3 (gestion aux deux tiers, certaines décisions à l'unanimité)
CGI — fiscalité SCI : art. 8 (transparence fiscale), 14 (revenus fonciers), 31 (charges déductibles IR), 39 (charges déductibles IS), 150 U II 1° (exonération de plus-value sur l'immeuble constituant la résidence principale « du cédant » ; une société n'ayant pas de résidence principale, elle en est privée en principe, alors même que le I vise aussi les sociétés relevant des articles 8 à 8 ter), 150 VC (abattement d'impôt sur le revenu pour durée de détention ; l'abattement propre aux prélèvements sociaux figure au VI 2 de l'art. L. 136-7 du code de la sécurité sociale), 206-2 et 206-3 (champ de l'IS), 219 (taux IS 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %), 239 (renonciation à l'option IS possible jusqu'au 5e exercice suivant celui de l'option), 202 ter (conséquences de cessation ; report des plus-values latentes sous la double condition du I, obligation déclarative de bilan d'ouverture au II), 1609 nonies G (taxe sur les plus-values immobilières élevées, 2 à 6 % au-delà de 50 000 €), 1728 (dont 80 % en cas d'activité occulte), 1729 (40 % pour manquement délibéré, 80 % pour manœuvres frauduleuses ou abus de droit) et 1729 B (sanctions déclaratives)
CGI — transmission : art. 669 (barème du démembrement), 779 (abattements), 784 (reconstitution tous les 15 ans), 790 B (petit-enfant 31 865 €), 790 E/F (conjoint ou partenaire de PACS 80 724 €), 790 G (don familial de sommes d'argent 31 865 €)
CGI — droits d'enregistrement : art. 726 I 2° (cession de parts de société à prépondérance immobilière, 5 %), 809 I bis (apport d'immeuble à une société à l'IS, 5 %), 810 I (apports purs et simples enregistrés gratuitement depuis la LF 2019), 810 III (engagement de conservation des titres trois ans)
Doctrine et lois : BOI-IS-CHAMP-10-30 § 320, version du 04/07/2018 (tolérance de 10 % de recettes commerciales), BOI-ANNX-000115, version du 13/10/2014 (durées d'amortissement par composants), BOI-IS-CHAMP-40, version du 23/11/2022 (option pour l'IS et ses conséquences), BOI-RFPI-PVI-10-40-10 n° 140, version du 27/06/2023 (résidence principale détenue via une société non soumise à l'IS), LOI n° 2026-534 du 25 juin 2026 art. 68 (création de l'article 1865-1 du Code civil), LOI n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 art. 12 (CSG à 10,6 % sur les RCM : prélèvements sociaux à 18,6 % sur les dividendes, 17,2 % maintenus sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières des particuliers)

Sources officielles consultées

Textes consolidés consultés au 19/09/2026 ; chaque commentaire BOFiP est cité avec la date de la version utilisée, qui peut être bien antérieure. Les taux de prélèvements sociaux résultent de la LOI n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026, article 12) et le régime des droits de mutation de l'article 116 de la loi de finances pour 2025. L'obligation d'acte pour la cession de parts résulte de l'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la LOI n° 2026-534 du 25 juin 2026 et applicable aux cessions conclues à compter du 27 juin 2026. La loi de finances pour 2026 (LOI n° 2026-103 du 19 février 2026) n'a modifié ni le seuil de 42 500 € du taux réduit d'IS, ni les abattements pour durée de détention des plus-values immobilières, ni le régime de l'IFI. Voir aussi notre suivi loi de finances 2026 et SCI.

À propos de l'auteur

Quentin Hagnéré, fondateur de SCI AI

Quentin Hagnéré

Fondateur de SCI AI

Quentin Hagnéré est fondateur de sci-ai.app, logiciel de comptabilité et de fiscalité pour les SCI. Spécialiste des montages patrimoniaux et de la fiscalité immobilière à l'IR comme à l'IS, il accompagne quotidiennement des particuliers et des familles dans la création, la gestion et l'optimisation de leurs sociétés civiles immobilières.

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13. FAQ — 13 questions sur les avantages et les inconvénients de la SCI

Non, pas pour un seul bien loué nu. Le nom propre gagne : zéro coût récurrent, déclaration simple sur la 2044, accès au PTZ, au PEL et au CEL, exonération totale de plus-value sur la résidence principale. La SCI reprend l'avantage dans trois cas : plusieurs biens, patrimoine au-delà de 350 000 €, ou projet familial. Vous transmettez alors par donation de parts, 100 000 € par enfant tous les 15 ans, avec une gouvernance écrite et une sortie d'associé organisée. Quatre critères tranchent : taille du patrimoine, horizon de détention, type de location, projet de transmission. Le comparatif complet SCI ou nom propre.
Non, dans la grande majorité des cas. Trois obstacles. Juridique : la SCI exige deux associés (article 1832 du Code civil), et faire entrer un parent pour une part symbolique, sans apport ni intérêt patrimonial réel, expose à la fictivité et à l'abus de droit fiscal (article L. 64 du Livre des procédures fiscales). Économique : les coûts récurrents tombent chaque année sans contrepartie pour qui n'a ni transmission à organiser ni gouvernance à arbitrer. Bancaire : PTZ, PEL, CEL et prêt action logement sont fermés aux sociétés. Tant que la famille n'entre pas dans l'équation, le nom propre reste la voie la plus efficace. Le nombre d'associés exigé en SCI.
Non, pas comme une SARL ou une SAS. Si la société ne peut pas payer une dette, les créanciers atteignent le patrimoine personnel des associés. Trois nuances comptent. Cette responsabilité n'est pas solidaire mais proportionnelle aux parts : un associé à 25 % ne répond que de 25 % de la dette (article 1857 du Code civil). Elle est subsidiaire : le créancier doit avoir préalablement et vainement poursuivi la société (article 1858). Et le cautionnement solidaire exigé par la banque annule ces deux limites sur le prêt immobilier, qui est en général la plus grosse dette du bilan. La responsabilité des associés de SCI.
Non, pas mécaniquement. C'est une motivation fréquente, et une déception fréquente. Mettre un bien en SCI ne le fait pas sortir de votre patrimoine : vous détenez des parts, ces parts sont prises en compte dans l'examen de vos ressources, et le département qui a versé l'aide sociale à l'hébergement exerce son recours sur la succession, donc sur les parts. Une donation consentie peu avant l'entrée en établissement peut en outre être remise en cause. Ce qui change réellement la donne, c'est une transmission ancienne, réelle et documentée — pas la société en elle-même. SCI et aides sociales.
Oui, mais cela se formalise. Une SCI peut loger un associé ou son enfant, gratuitement ou contre un loyer. À l'IR, l'occupation gratuite par un associé prive la société de recettes et fait perdre la déduction des charges correspondantes ; louer au prix du marché, avec un bail écrit et des loyers réellement encaissés, est plus sûr. À l'IS, la mise à disposition gratuite est en principe un avantage taxable. Dans tous les cas, une convention écrite et des flux traçables sont ce qui sépare le montage tenable de la SCI fictive. Voir louer à un associé et loger son enfant ou son parent via une SCI.
Très peu, et c'est l'un des pièges majeurs. L'article 206-2 du CGI fait basculer à l'IS toute SCI qui se livre à une activité commerciale, ce qu'est la location meublée. La doctrine tolère l'accessoire tant que les recettes commerciales n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320, version du 4 juillet 2018). Au-delà, la bascule est automatique et emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise (article 202 ter du CGI). Le calcul est vite fait : dans une SCI qui encaisse 30 000 € de loyers nus, un seul studio meublé loué 3 500 € par an fait sauter le seuil. SCI et location meublée.
Non, sauf cas très particulier. L'exonération totale de plus-value sur la résidence principale est réservée aux personnes physiques (article 150 U II 1° du CGI). Une SCI à l'IS la perd définitivement. Une SCI à l'IR la perd aussi, sauf configuration précise : l'administration l'admet, à hauteur de la seule quote-part de l'associé, lorsque la société non soumise à l'IS met le logement gratuitement à sa disposition et qu'il l'occupe à titre de résidence principale (BOI-RFPI-PVI-10-40-10, n° 140, version du 27 juin 2023). Sur 200 000 € de plus-value après dix ans, l'erreur coûte 50 000 à 58 000 €, contre 0 € en détention directe. SCI et résidence principale.
Deux taux différents, et c'est une nouveauté 2026. Les revenus fonciers d'une SCI à l'IR et les plus-values immobilières des particuliers restent à 17,2 % : le IV de l'article L. 136-8 du Code de la sécurité sociale maintient la CSG à 9,2 % sur ces assiettes. Les revenus de capitaux mobiliers — dividendes d'une SCI à l'IS, intérêts de compte courant d'associé — supportent 18,6 % sur les sommes versées à compter du 1er janvier 2026, la CSG y passant à 10,6 % (article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, LFSS 2026). Le prélèvement forfaitaire unique global sur les dividendes atteint donc 31,4 %. Le détail des taux en SCI.
Rien, si l'apport est pur et simple. Les apports rémunérés uniquement par des parts sociales sont enregistrés gratuitement depuis la loi de finances pour 2019 : l'ancien droit fixe de 375 ou 500 € n'existe plus (article 810 I du CGI). L'apport d'un immeuble par une personne physique à une société soumise à l'IS est taxé 5 % (2,20 % au titre de l'article 810 III, majoré des taxes additionnelles départementale et communale) ; l'engagement de conserver les titres trois ans ne ramène pas cet apport à la gratuité, la dispense de l'article 810 III étant réservée aux immeubles compris dans l'apport d'un ensemble d'actifs professionnels. La fraction d'apport à titre onéreux (quand la société reprend un emprunt) relève du régime propre des apports (article 683 bis), à 5 % également, et non des 6,32 % des ventes. Apporter un immeuble à sa SCI.
Non, plus dans sa forme. Depuis le 27 juin 2026, la cession de parts exige un acte de notaire, d'avocat ou d'expert-comptable, à peine de nullité (art. 1865-1 C. civ.). Une sortie d'associé additionne donc l'acte, 600 à 2 500 € selon le professionnel et la valeur des parts, 5 % de droits d'enregistrement sur la valeur des parts d'une société à prépondérance immobilière (article 726 I 2° du CGI), et la formalité d'opposabilité à la société. La souplesse de sortie reste supérieure à celle de l'indivision, mais elle n'est plus gratuite. La cession de parts de SCI.
Elle survit au couple, et c'est bien le problème. Le divorce ne dissout pas la société : il porte sur les parts. Selon le régime matrimonial, les parts acquises pendant le mariage sont communes ou propres, et leur valeur entre dans la liquidation du régime. Deux ex-conjoints peuvent donc rester associés à 50/50 dans une société qu'ils ne veulent plus gérer ensemble : c'est le scénario le plus fréquent et le plus coûteux, faute d'accord sur la valeur des parts. Ce qui l'évite s'écrit le jour de la création — méthode de valorisation, clause de retrait, clause d'exclusion. Voir SCI et divorce et SCI et régime matrimonial.
Vous êtes associé, pas propriétaire d'un bien. Sauf clause contraire des statuts, la société continue de plein droit avec les héritiers (article 1870 du Code civil) : vous héritez de parts, avec le droit de vote et la quote-part de résultat qui vont avec, et l'obligation aux dettes sociales qui va avec aussi. Trois réflexes avant toute décision : lire les statuts (clause d'agrément, clause de continuation), demander au gérant les comptes et le registre des décisions des trois derniers exercices, vérifier que la déclaration 2072 a bien été déposée chaque année. Garder, céder ou dissoudre vient après. Voir SCI héritée et décès d'un associé.
500 à 1 500 € de formalités, et beaucoup plus si l'immeuble sort. Fermer une SCI se fait en deux temps, dissolution puis clôture de la liquidation, chacun avec sa décision d'assemblée, son annonce légale et son dépôt au greffe ; l'insertion au BODACC pour la radiation est gratuite. Le vrai coût est fiscal : vendre l'immeuble déclenche la plus-value, l'attribuer à un associé peut faire naître des droits, et le boni de liquidation — ce qui reste après remboursement des apports — est imposé entre les mains des associés. C'est la porte de sortie la plus chère de toutes. Dissolution et liquidation d'une SCI.