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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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SARL de famille ou SCI en 2026 : que choisir pour louer en meublé ?

Mis à jour le 25 août 2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · Lecture ≈ 30 min

La question est mal posée neuf fois sur dix, et c'est ce qui coûte de l'argent. La SARL de famille — une société à responsabilité limitée qui a opté pour l'impôt sur le revenu — n'existe fiscalement que si son activité est commerciale. La SCI, société civile immobilière, n'existe à l'impôt sur le revenu que si son activité reste civile. Les deux formes ne se rencontrent donc que sur un seul terrain : la location meublée. Partout ailleurs, il n'y a pas d'arbitrage, il y a une seule réponse possible. Sur ce terrain-là, nous avons chiffré le même appartement lyonnais sur quinze ans, du premier loyer à la revente : l'écart final atteint 19 946 €, et il change de camp selon que vous sortez l'argent ou non.

Si vous découvrez ces deux structures, commencez par notre guide complet de la SCI en 2026 : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, création et comptabilité en trente minutes. Cette page-ci suppose ces bases acquises et se concentre sur l'arbitrage.


1. SARL de famille ou SCI : pourquoi les deux ne se croisent que sur le meublé

Une SARL de famille est une SARL ordinaire — une société à responsabilité limitée, où chaque associé ne risque que ce qu'il a mis — qui a notifié à l'administration l'option de l'article 239 bis AA du CGI. L'option la fait imposer comme une société de personnes : la société ne paie pas d'impôt, chaque associé déclare sa part du résultat. Elle n'est ouverte qu'aux SARL exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole, et formées entre parents en ligne directe, frères et sœurs, conjoints et partenaires liés par un pacte civil de solidarité (PACS).

Une SCI, société civile immobilière, est à l'opposé : une société civile, dont la vocation est de détenir et de gérer un patrimoine immobilier. Elle est transparente à l'impôt sur le revenu par défaut, et ses associés déclarent des revenus fonciers.

Or la location meublée est fiscalement commerciale (article 35, I, 5° bis du CGI), et la location nue est civile. D'où la ligne de partage, qui tient en un tableau :

Votre activité SARL de famille SCI
Location nue Impossible : activité civile, l'option pour l'impôt sur le revenu est refusée Son terrain naturel, à l'impôt sur le revenu
Location meublée Possible, à l'impôt sur le revenu, sans limite de durée Possible, mais à l'impôt sur les sociétés de plein droit
Para-hôtellerie (meublé avec au moins trois services hôteliers) Possible, et seule voie encore éligible au pacte Dutreil — l'abattement de 75 % sur la transmission d'une entreprise familiale Impôt sur les sociétés de plein droit
Associés non parents Exclu : l'option tombe Libre

Lisez la deuxième ligne : c'est la seule où une décision existe. Ailleurs, le choix est écrit d'avance. La comparaison utile oppose donc la SARL de famille à l'impôt sur le revenu et la SCI à l'impôt sur les sociétés. Une page qui compare une SARL de famille à une « SCI à l'impôt sur le revenu qui ferait du meublé » compare un objet réel à un objet qui n'existe presque jamais.


2. SARL de famille et SCI : ce que chacune permet, ce qu'elle interdit

Voici les points où les deux structures divergent réellement. Chacun est repris et chiffré plus bas ; ce tableau sert de carte, pas de conclusion.

Critère SARL de famille (impôt sur le revenu) SCI à l'impôt sur les sociétés
Imposition du résultat Chez chaque associé, au barème progressif de l'impôt sur le revenu ; prélèvements sociaux de 18,6 % sur la part des associés non gérants, cotisations de travailleur indépendant sur celle du gérant majoritaire Dans la société : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà
Sortie de l'argent Gratuite : le résultat est déjà imposé chez l'associé Dividende taxé au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %
Amortissement Même méthode, mais plafonné au loyer diminué des seules charges afférentes au bien (2 du II de l'art. 39 C) ; l'excédent est reporté sans limite de durée Intégral, peut créer un déficit reportable sans limite de durée
Micro-BIC Exclu : ce régime forfaitaire, qui remplace la comptabilité par un abattement, est réservé aux entreprises individuelles (art. 50-0) Sans objet
Plus-value à la revente Régime des particuliers tant que les associés restent non professionnels (art. 151 septies, VII), abattements de durée — mais amortissements réintégrés depuis 2025 Régime professionnel : prix de vente moins la valeur nette comptable — le prix d'achat diminué des amortissements déjà déduits — et aucun abattement de durée
Statut social du gérant Travailleur non salarié si majoritaire, cotisations minimales dues même sans revenu Aucun statut ni cotisation si le gérant n'est pas rémunéré
Responsabilité des associés Limitée aux apports (art. L223-1 du code de commerce) Indéfinie mais non solidaire, à proportion des parts (art. 1857) et subsidiaire, c'est-à-dire que le créancier doit d'abord poursuivre la société sans résultat (art. 1858)
Publicité des comptes Dépôt annuel au greffe, 44,14 € TTC au barème du 1er mars 2026 ; confidentialité sur demande sous les seuils de la micro-entreprise Jamais de dépôt
Droits sur une cession de parts 5 % sans abattement si l'actif est majoritairement immobilier 5 % sans abattement

Deux taux de prélèvements sociaux dans le même dossier, et il ne faut pas les confondre. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (article 12 de la loi du 30 décembre 2025) a porté la CSG de droit commun à 10,6 %, ce qui met les prélèvements sociaux à 18,6 %. Le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale maintient la CSG à 9,2 %, soit 17,2 % au total, pour cinq catégories limitativement énumérées. Les deux premières nous concernent : les revenus fonciers (1°) et les plus-values immobilières des particuliers (2°). Les trois autres visent l'assurance-vie, l'épargne-logement et les plans d'épargne populaire. Le résultat d'une location meublée, lui, n'est ni l'un ni l'autre. C'est un bénéfice industriel et commercial — un BIC, le régime des commerçants, dans lequel la location meublée est rangée depuis toujours. Il supporte donc 18,6 %. La plus-value dégagée à la revente, elle, reste à 17,2 %. Dernière nuance, et elle est de taille. La quote-part du gérant majoritaire — sa part du résultat, au prorata de ses parts sociales — échappe à ces deux taux : elle relève des cotisations de travailleur indépendant, pas des prélèvements sociaux sur le patrimoine. Barème officiel des prélèvements sociaux.


3. Les deux verrous qui font sauter le montage : périmètre familial et seuil de 10 %

Chaque structure porte une contrainte qui peut la faire sauter. Elles sont symétriques : l'une porte sur les personnes, l'autre sur l'activité.

Verrou 1 — qui peut entrer au capital d'une SARL de famille

Sont admis :

  • père ou mère et enfants ; grands-parents et petits-enfants ;
  • époux et enfants, y compris ceux d'un premier lit du conjoint ;
  • frères et sœurs, avec ou sans leurs conjoints ;
  • partenaires de PACS, avec leurs enfants ou leurs parents directs.

Sont exclus : les concubins, les cousins, les oncles et neveux, et deux beaux-frères sans frère ou sœur commun présent au capital. Le lien doit toujours passer par un membre éligible présent dans la société.

La sanction d'une entrée hors périmètre n'est pas symbolique. La société bascule à l'impôt sur les sociétés, et cette bascule vaut cessation d'entreprise : les plus-values latentes sur l'immeuble et les résultats en cours sont imposés immédiatement. C'est l'article 202 ter du CGI qui joue, celui des sociétés de l'article 8 qui cessent de relever de ce régime — et non l'article 221, 2°, qui traite du mouvement inverse. Une porte de sortie existe, au second alinéa de son I : rien n'est imposé immédiatement si aucune écriture comptable n'est modifiée et si l'imposition reste possible sous le nouveau régime. Sans cette précaution, une seule succession mal anticipée déclenche une facture sur un bien que personne n'a vendu.

Deuxième piège, moins connu : la mixité d'activité. Une SARL de famille qui loue à la fois du meublé et du nu se voit refuser l'option. L'exception est étroite : l'activité civile doit être à la fois accessoire et indissociable de l'activité commerciale. Les deux conditions sont cumulatives, et le caractère minoritaire ne suffit pas (CAA Versailles, 3e ch., 26 juin 2025, n° 22VE02176, dans la ligne du Conseil d'État, 7 août 2008, n° 283238). Si vous avez du nu et du meublé, montez deux sociétés.

Verrou 2 — quand une SCI bascule à l'impôt sur les sociétés

Une société civile qui exerce une activité commerciale est passible de l'impôt sur les sociétés de plein droit (article 206 du CGI). L'administration tolère une marge : tant que les recettes commerciales hors taxes n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes, elle renonce à l'assujettissement (BOI-IS-CHAMP-10-30, n° 320 — document mis à jour le 4 juillet 2018). Ce seuil s'apprécie chaque année. On lit souvent qu'il serait « lissé sur quatre ans » : c'est faux, et la nuance coûte cher.

Le n° 330 du même document prévoit seulement un correctif, applicable à la seule année de dépassement. On compare alors la moyenne des recettes commerciales à celle des recettes totales, sur l'année en cause et les trois années antérieures. Sous 10 %, la tolérance est maintenue pour cette année-là. Ce n'est pas un lissage permanent, c'est un amortisseur qui s'épuise. Déroulons-le.

Dossier 1 — la SCI Berthier passe un lot en meublé

Six lots loués nus, 58 000 € de loyers annuels. En année N, un studio est reloué meublé : 7 200 € de loyers. Recettes totales 65 200 €, dont 7 200 € de commercial, soit 11,04 %. Le seuil de 10 % est franchi.

Le correctif joue. Moyenne des recettes commerciales sur N-3 à N : (0 + 0 + 0 + 7 200) ÷ 4 = 1 800 €. Moyenne des recettes totales : (58 000 × 3 + 65 200) ÷ 4 = 59 800 €. Ratio 3,01 %. La SCI reste à l'impôt sur le revenu pour l'année N.

Année N+1 : le ratio corrigé monte à 5,84 %. N+2 : 8,52 %. N+3 : 11,04 %, le correctif est saturé et la SCI passe à l'impôt sur les sociétés. Le correctif aura acheté trois ans, pas davantage.

Le vrai chiffre à retenir : avec 58 000 € de loyers nus, le plafond de loyers meublés compatible avec la tolérance est de 6 444 € par an. Au-delà, ce seul lot fait basculer toute la société.

La bascule n'est pas une simple ligne de taux : elle change la comptabilité, ouvre l'amortissement, ferme les abattements de durée sur la plus-value et soumet les distributions au prélèvement forfaitaire. Le détail est dans notre guide passer sa SCI de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur les sociétés, et le cas particulier du meublé dans SCI et location meublée.


4. L'amortissement en SARL de famille et en SCI : même méthode, deux plafonds

L'amortissement est le seul levier qui neutralise durablement les loyers. La méthode est rigoureusement identique dans les deux structures. On isole d'abord le terrain, qui ne s'amortit jamais. On décompose ensuite la construction en éléments qui n'ont pas la même durée de vie : gros œuvre, façades et étanchéité, installations générales et techniques, aménagements intérieurs (BOI-ANNX-000115), la toiture étant en pratique traitée à part.

Prenons l'appartement qui servira de fil rouge : un T3 lyonnais acheté 240 000 € hors frais, dans un immeuble de 2008. Frais d'acquisition : 19 200 €, soit 8 % du prix, dont les droits de mutation à 6,32 % depuis la majoration de la loi de finances 2025. Ces droits sont les mêmes en société et en nom propre. Terrain estimé à 25 % du prix, soit 60 000 €. Base amortissable : 180 000 €, plus la part des frais rattachable à la construction, 14 400 €, soit 194 400 €.

Composant Base Durée Dotation annuelle
Gros œuvre (50 %)97 200 €50 ans1 944 €
Toiture (10 %)19 440 €30 ans648 €
Façades et étanchéité (10 %)19 440 €20 ans972 €
Installations générales et techniques (15 %)29 160 €25 ans1 166 €
Aménagements intérieurs (15 %)29 160 €12 ans2 430 €
Total194 400 €7 160 €/an

Jusqu'ici, aucune différence entre les deux structures. Elle apparaît au moment de déduire.

En SARL de famille, le 2 du II de l'article 39 C du CGI plafonne la dotation déductible. La formule est précise, et c'est là que presque tous les comparatifs se trompent : la limite est le loyer encaissé, diminué des seules autres charges afférentes au bien loué. Entrent dans ce calcul les intérêts d'emprunt, la taxe foncière, les charges de copropriété, l'assurance, les frais de gérance. N'y entrent pas les charges qui tiennent à l'activité et non au bien : honoraires de comptabilité, honoraires juridiques, cotisation foncière des entreprises, rémunération et cotisations du gérant (BOI-BIC-AMT-20-40-10-20, n° 60 et 70, document du 1er mars 2017). Autrement dit, l'amortissement ne peut pas créer de déficit à lui seul, mais ces charges-là, elles, le peuvent.

La fraction écrêtée — celle que le plafond a rabotée — n'est pas perdue. Elle devient un amortissement réputé différé, autrement dit une réserve mise de côté, reportable sans limite de durée sur les exercices suivants et dans la même limite (3 du II de l'article 39 C). Deux précisions que l'on ne lit nulle part. La limite se desserre chaque année, puisque les intérêts d'emprunt diminuent : la réserve gonfle au début, puis se vide. Et en cas de cession, l'amortissement resté non déduit majore la valeur nette comptable servant au calcul de la plus-value — mais seulement dans le régime des plus-values professionnelles. Pour un loueur non professionnel, dont la vente relève des plus-values des particuliers (article 151 septies, VII), la réserve non consommée ne produit aucun effet à la revente.

En SCI à l'impôt sur les sociétés, aucun écrêtement : la dotation passe en entier et peut creuser un déficit, reportable sans limite de durée sur les bénéfices ultérieurs. C'est un actif fiscal réel, utilisable sur un autre bien détenu par la même société.

Ne sautez jamais une dotation. L'article 39 B du CGI impose un amortissement minimal cumulé chaque année. Une dotation volontairement omise devient un amortissement irrégulièrement différé : elle est définitivement perdue en déduction. Et si la vente relève des plus-values professionnelles, elle est malgré tout réputée pratiquée pour le calcul de la valeur nette comptable. Vous payez deux fois. Notre guide amortissement en SCI détaille la mécanique des composants, et plan d'amortissement SCI en donne un exemplaire complet à recopier.


5. Année 1 sur un T3 lyonnais : 302 €/mois d'effort en SARL de famille, 232 € en SCI

Dossier 2 — le T3 lyonnais. Stéphane et Carole, mariés, deux enfants à charge, 145 000 € de revenus annuels : trois parts fiscales et une tranche marginale d'imposition de 30 %. Ils achètent le T3 décrit plus haut, 240 000 € plus 19 200 € de frais. Apport : 69 200 €. Emprunt : 190 000 € sur vingt ans à 3,5 %, mensualité 1 102 €, annuité 13 223 €. Loyer meublé : 1 200 € par mois, 14 400 € par an. Intérêts de la première année : 6 544 €. Charges courantes, identiques des deux côtés : 3 600 €. Elles se ventilent en deux blocs. D'abord 2 700 € afférents au bien : taxe foncière 1 500 €, charges de copropriété non récupérables 900 €, assurance 300 €. Ensuite 900 € qui ne le sont pas : cotisation foncière des entreprises 400 €, comptabilité 500 €. Cette ventilation n'est pas cosmétique : elle commande le plafond d'amortissement de la SARL de famille.

Deux lignes ne sont pas identiques, et ce sont elles qui font l'écart. Côté SARL de famille, Stéphane est gérant, et avec les parts de son épouse il est majoritaire. Il devient donc travailleur non salarié et doit 1 200 € de cotisations minimales même avec un résultat nul. Côté SCI à l'impôt sur les sociétés, l'immeuble est achevé depuis plus de quinze ans : la contribution sur les revenus locatifs de 2,5 % s'applique, soit 360 €. Elle frappe les sociétés passibles de l'impôt sur les sociétés, pas une société de personnes détenue par des personnes physiques.

Année 1 SARL de famille SCI à l'impôt sur les sociétés
Loyers14 400 €14 400 €
Charges courantes− 3 600 €− 3 600 €
Intérêts d'emprunt− 6 544 €− 6 544 €
Cotisations du gérant majoritaire− 1 200 €0 €
Contribution sur les revenus locatifs0 €− 360 €
Plafond d'amortissement de l'année5 156 € (14 400 − 2 700 − 6 544)Aucun
Amortissement déduit− 5 156 € (écrêté, 2 004 € reportés)− 7 160 € (intégral)
Résultat fiscal− 2 100 € (déficit BIC non professionnel)− 3 264 € (déficit reportable)
Impôt payé0 €0 €
Effort d'épargne réel− 3 623 €, soit 302 €/mois− 2 783 €, soit 232 €/mois

Sur l'impôt, égalité parfaite : zéro des deux côtés, et cela restera vrai les quatorze années suivantes. En fin de période, les résultats redeviennent positifs, mais les déficits déjà accumulés les absorbent. La différence de trésorerie, 840 € par an, ne vient pas de la fiscalité : elle vient des cotisations sociales du gérant, moins la contribution sur les revenus locatifs. Sur quinze ans, 12 600 €.


6. Le coût social du gérant majoritaire de SARL : 18 000 € sur quinze ans

C'est la ligne absente de tous les comparatifs, et c'est souvent la plus lourde des premières années.

Un gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs indépendants (article L611-1 du code de la sécurité sociale). Deux précisions changent tout en contexte familial. La majorité s'apprécie d'abord en ajoutant aux parts du gérant celles de son conjoint ou partenaire de PACS et de ses enfants mineurs : dans une SARL de famille, la gérance est presque toujours majoritaire par construction. L'affiliation entraîne ensuite des cotisations minimales dues même à résultat nul. Elles sont au nombre de trois, toutes assises sur des planchers forfaitaires calés sur le plafond annuel de la sécurité sociale : retraite de base (environ 840 €), indemnités journalières (environ 118 €) et invalidité-décès (environ 61 €). S'y ajoute la contribution à la formation professionnelle, de l'ordre de 120 €. Total : de l'ordre de 1 200 € par an en 2026, montant que nous retenons dans tous les calculs de cette page.

Un gérant de SCI non rémunéré, lui, n'a aucun statut social et ne coûte rien. Zéro cotisation, zéro droit.

Ce que cela pèse sur quinze ans

  • Résultat déficitaire, comme sur le T3 lyonnais : 18 000 € de cotisations en quinze ans, pour un avantage fiscal nul.
  • Résultat positif : les cotisations deviennent proportionnelles, autour de 35 à 40 % de la quote-part. Sur une quote-part de 20 000 €, comptez de l'ordre de 7 000 à 8 000 € de cotisations, déductibles du résultat.
  • Contrepartie réelle : trimestres et points de retraite, couverture invalidité-décès, indemnités journalières. Ce n'est pas de l'argent jeté, c'est de l'argent immobilisé.
  • Les associés non gérants ne sont pas affiliés, sauf s'ils relèvent du statut de loueur professionnel ou exploitent des meublés de courte durée.

Dans ce cas, ne faites pas ça. Un bien financé à crédit et correctement amorti ne dégage aucun résultat imposable pendant quinze ans. Si c'est ce que montre votre prévisionnel, la SARL de famille vous coûte 18 000 € de cotisations pour un avantage fiscal qui vaut zéro sur toute la période. Ne la créez pas pour cette raison-là. Créez-la si vous voulez sortir l'argent sans second impôt, la responsabilité limitée ou la construction de droits sociaux. Pas pour « payer moins d'impôt » : sur le flux, vous n'en payez déjà pas.


7. La revente : ce que la loi de finances 2025 a changé, et qui gagne vraiment

Pendant des années, la location meublée offrait un arbitrage imbattable. On amortissait pendant toute la détention, puis on revendait sous le régime des plus-values des particuliers, sans que ces amortissements viennent gonfler la plus-value. L'article 84 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 a fermé cette porte. La mesure se trouve au III de l'article 150 VB du CGI, et non dans son II comme on le lit souvent. Elle retranche du prix d'acquisition les amortissements réellement déduits (i et j du 1° du I de l'article 31, et article 39 C). Le texte prévoit ses propres exclusions. Trois familles de logements y échappent :

  • les résidences étudiantes des articles L631-12 et L631-13 du code de la construction et de l'habitation ;
  • les établissements sociaux et médico-sociaux des 6° et 7° du I de l'article L312-1 du code de l'action sociale, dont les EHPAD et les résidences autonomie ;
  • les unités de soins de longue durée.

La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 a depuis étendu ce III à d'autres amortissements ; la version consolidée applicable date du 21 février 2026.

Le point que presque personne ne relève : le texte vise les amortissements admis en déduction. Les amortissements écrêtés par l'article 39 C et restés en réserve ne réduisent donc pas le prix d'acquisition tant qu'ils n'ont pas été imputés. Encore faut-il qu'il en reste au moment de la vente — et c'est là que notre simulation surprend.

Reprenons Stéphane et Carole. Le plafond d'amortissement se desserre chaque année, puisque les intérêts d'emprunt reculent : 5 156 € l'année 1, 6 432 € l'année 6, 7 625 € l'année 10, 8 998 € l'année 14. La réserve d'amortissement enfle jusqu'à 8 881 € l'année 8, puis se vide : à partir de l'année 9, le plafond dépasse la dotation courante de 7 160 € et le surplus rattrape le retard. Dès l'année 14 la réserve est vide, et à l'année 15 la totalité des 100 110 € de dotations a été déduite. L'idée reçue selon laquelle la SARL de famille « n'amortit qu'à moitié » ne résiste pas au calcul sur quinze ans. La SCI à l'impôt sur les sociétés a déduit exactement le même montant, mais plus tôt, et conserve 12 429 € de déficit encore reportable. Ils revendent 320 000 € en année 15, avec 60 573 € de capital restant dû.

Revente en année 15 SARL de famille SCI à l'impôt sur les sociétés
Prix de revient de départ259 200 €259 200 €
Amortissements à retrancher− 100 110 € (tous déduits)− 100 110 € (tous déduits)
Base de calcul159 090 €159 090 €
Plus-value160 910 €160 910 €
Abattements de durée (15 ans)60 % pour l'impôt sur le revenu, 16,5 % pour les prélèvements sociauxAucun
Détail de l'impôt19 % sur 64 364 € = 12 229 €
17,2 % sur 134 360 € = 23 110 €
Surtaxe = 1 287 €
Déficit imputé : 12 429 €
15 % sur 42 500 € = 6 375 €
25 % sur 105 981 € = 26 495 €
Impôt à la revente36 626 €32 870 €
Trésorerie après remboursement du prêt222 801 €, disponible226 557 €, dans la société
Coût de la sortie de l'argent0 €Prélèvement forfaitaire 31,4 % sur 115 612 € = 36 302 €

Première surprise, et elle contredit ce qu'on lit partout. À la revente, la SARL de famille paie plus que la SCI à l'impôt sur les sociétés : 36 626 € contre 32 870 €, soit 3 756 € de plus. Les abattements pour durée de détention font bien leur travail : sans eux, l'addition dépasserait 64 000 €. Mais depuis la réintégration des amortissements de 2025, ils ne suffisent plus à battre le couple 15 % / 25 % de l'impôt sur les sociétés — surtout quand la société a un déficit à imputer.

Une hypothèse, et elle est lourde. Nous n'avons pas appliqué la majoration forfaitaire de 15 % pour travaux, que le 4° du II de l'article 150 VB ouvre à tout bien bâti vendu plus de cinq ans après son achat, faute de justificatifs. Sur ce dossier, elle ajouterait 36 000 € au prix d'acquisition. La plus-value tomberait à 124 910 €, l'impôt sur le revenu à 9 493 €, les prélèvements sociaux à 17 940 €. Et la surtaxe à zéro, la plus-value imposable revenant à 49 964 €, trente-six euros sous le seuil de déclenchement. Total : 27 433 €, sous les 32 870 € de la société civile. Elle inverse donc le classement. Son articulation avec la minoration des amortissements n'a jamais été tranchée, et un vérificateur peut soutenir que ces travaux ont déjà été déduits par l'amortissement. Nous l'écartons par prudence — mais si votre conseil la retient, exigez qu'il vous dise pourquoi. Si l'on vous vend une SARL de famille pour sa plus-value, demandez le calcul, et demandez cette ligne-là en particulier.

Rapportons maintenant tout cela à l'apport initial de 69 200 € et aux efforts d'épargne cumulés — 54 345 € côté SARL de famille, 41 745 € côté SCI. Le résultat net de l'opération sur quinze ans ressort à 99 256 € en SARL de famille. En SCI à l'impôt sur les sociétés, il tombe à 79 310 € si l'argent est distribué, et monte à 115 612 € s'il reste dans la société. Soit 19 946 € d'avance pour la SARL quand on veut consommer le produit de la vente, et 16 356 € d'avance pour la SCI quand on veut le réinvestir.

Attention à ce que l'on taxe, parce que c'est ici que la plupart des simulations dérapent. Les 41 745 € que les associés ont remis dans la société pour couvrir sa trésorerie négative leur appartiennent déjà. Ils ressortent en franchise d'impôt, comme l'apport initial. Seuls les 115 612 € de bénéfices accumulés supportent le prélèvement forfaitaire. Le calculer sur 157 357 €, comme le fait une lecture rapide qui part de la trésorerie brute, gonfle la note de 13 108 €.

Ce qui fait gagner la SARL de famille, ce n'est donc pas la plus-value : c'est la sortie de l'argent. Le prélèvement forfaitaire de 36 302 € prélevé à la distribution pèse près de dix fois plus lourd que les 3 756 € perdus sur la plus-value. Et une réserve d'honnêteté sur les 115 612 € : ce n'est pas de l'argent disponible. Il est dans la société, et le jour où vous le sortirez, le prélèvement forfaitaire vous attendra.

Et si l'on attend vingt-deux ans, pour effacer l'impôt sur la plus-value ? C'est le conseil qu'on lit partout, et il ne dit plus qu'une demi-vérité. Reprenons le même bien, revendu 380 000 € en année 22. Les amortissements déduits atteignent alors 131 276 €, et la plus-value monte à 252 076 €. L'abattement efface bien la totalité de l'impôt sur le revenu, et la surtaxe avec lui, puisqu'elle se calcule sur la plus-value imposable au titre de l'impôt sur le revenu. Mais les prélèvements sociaux, abattus de 28 % seulement, s'établissent à 31 217 €. L'addition passe donc de 36 626 € à quinze ans à 31 217 € à vingt-deux ans : sept années d'attente pour 5 409 € d'impôt en moins, sur une vente supérieure de 60 000 €. Et pendant ces sept années, le prêt étant remboursé, les résultats redeviennent positifs et supportent, une fois les déficits antérieurs épuisés, l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. L'exonération complète, prélèvements sociaux compris, n'arrive qu'à trente ans. Barème officiel des abattements de durée.

Une dernière ligne, invisible dans les tableaux, et ce n'est pas celle qu'on croit. Ce ne sont pas les amortissements mis en réserve qui se perdent : ils ont tous été consommés avant la vente. Ce sont les déficits BIC non professionnels — 27 571 € accumulés sur quinze ans, soit, à peu de chose près, les cotisations du gérant et les frais de structure que l'amortissement n'avait pas le droit d'absorber. Le compte est simple : 2 100 € par an pendant treize ans, puis 271 € la quatorzième, quand la réserve d'amortissement finit de se vider. L'année 15, le résultat redevient positif de 2 542 € et en consomme d'autant : il reste 25 029 € sur les bras. Ces déficits ne s'imputent que sur des loyers meublés, et seulement pendant dix ans (article 156, I, 1° ter du CGI). Si le T3 est le seul bien meublé du foyer, ils s'évaporent avec la vente. Ce n'est pas un impôt, c'est une déduction perdue : elle vaut de l'ordre de 12 000 € à 30 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.


8. Transmettre les parts : donation, cession à 5 %, acte obligatoire depuis juin 2026

Troisième dossier. Philippe et Élisabeth Marchand, 57 et 54 ans, détiennent par une société trois logements meublés dont le prix de revient, frais compris, s'établit à 750 000 €. Ces logements en valent aujourd'hui 1 200 000 €. Ils produisent 45 000 € de loyers annuels. Il reste 300 000 € d'emprunt, un prêt dont ils ne remboursent que les intérêts — 9 300 € par an — le capital étant dû en une fois à l'échéance. Charges afférentes aux biens : 5 400 €. Charges de structure, comptabilité et cotisation foncière des entreprises : 1 800 €. Amortissement annuel : 20 717 € (562 500 € de base après retrait du terrain, au même rythme moyen de 3,68 % que le T3 lyonnais). Ils détiennent la totalité du capital, à parts égales ; Philippe est gérant, donc majoritaire avec les parts de son épouse. Deux enfants adultes, Camille et Théo, encore hors du capital. Objectif : leur transmettre en gardant le contrôle et les revenus quinze à vingt ans de plus.

Sur le flux annuel, le résultat est positif des deux côtés, et il faut donc payer. Le plafond d'amortissement de la SARL de famille s'établit ici à 45 000 − 5 400 − 9 300 = 30 300 € : la dotation de 20 717 € passe entière, sans écrêtement. Résultat imposable : 45 000 − 5 400 − 9 300 − 1 800 − 1 200 de cotisations − 20 717 = 6 583 €. À 30 % d'impôt sur le revenu, cela fait 1 975 €. La moitié qui revient à Élisabeth, qui n'est pas gérante, supporte en plus 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 612 €. La part de Philippe, elle, relève des cotisations de travailleur indépendant, déjà comptées. Avec les 1 200 € de cotisations minimales, la note annuelle est de 3 787 €.

Côté SCI à l'impôt sur les sociétés, deux lignes suffisent. Contribution sur les revenus locatifs : 2,5 % sur 45 000 €, soit 1 125 €. Résultat imposable : 45 000 − 5 400 − 9 300 − 1 800 − 1 125 − 20 717 = 6 658 €, taxé à 15 %, soit 999 €. Note annuelle : 2 124 €. L'écart est de 1 663 € par an en faveur de la société civile, soit 24 945 € sur quinze ans. À une condition : laisser l'argent dedans. Sinon, le prélèvement forfaitaire de 31,4 % efface l'avantage dès la première distribution. Ce n'est pourtant pas là que se joue leur dossier.

La donation de parts : le vrai levier, et il est identique des deux côtés

L'article 779 du CGI permet de donner 100 000 € par parent et par enfant en franchise de droits, renouvelable tous les quinze ans — soit 400 000 € ici. Reste à savoir sur quoi on l'applique, et c'est là que presque tout se joue. La valeur d'une part, ce n'est pas la valeur des immeubles : c'est l'actif net, immeubles moins emprunt. Les Marchand détiennent 1 200 000 € de logements et doivent encore 300 000 € : leurs parts valent 900 000 €. Une décote pour illiquidité — la difficulté à revendre des parts de société familiale — admise en pratique entre 10 et 20 % sans barème officiel, ramène la base à 765 000 € si l'on retient 15 %. Cette décote joue dans les deux structures : contrairement à ce qu'on lit souvent, elle n'est pas propre à la SCI.

Dossier 3 — donner les parts, avec et sans démembrement

Donation en pleine propriété. 765 000 € ÷ 4 liens = 191 250 € par lien ; après abattement, 91 250 € taxables. Barème en ligne directe : 403,60 € + 403,70 € + 573,45 € + 15 063,60 € = 16 444 € par lien, soit 65 777 € de droits.

Donation de la seule nue-propriété, les parents conservant l'usufruit — c'est-à-dire les loyers et le droit de vote sur la gestion. À 57 ans, la nue-propriété vaut 50 % de la pleine propriété (article 669 du CGI) : 382 500 € donnés, soit 95 625 € par lien, sous l'abattement de 100 000 €. Droits dus : 0 €. Économie : 65 777 €.

Le poste qu'on oublie. Les émoluments du notaire se calculent sur la valeur en pleine propriété, réserve d'usufruit comprise (article A444-67 du code de commerce, barème 4,837 / 1,995 / 1,330 / 0,998 %). Sur 765 000 €, cela fait 314,41 + 209,48 + 571,90 + 7 035,90 = 8 132 € hors taxes, 9 758 € toutes taxes comprises — et non la moitié, comme le calculent beaucoup de simulateurs.

Notre guide donation de parts de SCI déroule le renouvellement des abattements et la rédaction des clauses qui sécurisent le contrôle du donateur. Le démembrement en SCI traite du sort de l'usufruit au décès et des pièges du quasi-usufruit.

La cession de parts : 5 % des deux côtés, et un acte obligatoire depuis juin 2026

Si Camille, l'aînée, rachète plus tard à son frère Théo un quart du capital, les droits d'enregistrement portent sur la valeur nette des parts — 900 000 € ÷ 4, soit 225 000 € — et sont de 5 % sans abattement, soit 11 250 €. Dans les deux structures. On associe pourtant spontanément aux parts de SARL le taux de 3 %, après un abattement de 23 000 € réparti au prorata des parts cédées (article 726, I, 1° bis du CGI). Ici, cela donnerait 5 750 € d'abattement, une base de 219 250 € et 6 578 € de droits. Ce calcul-là ne joue pas. Le 2° du même article soumet à 5 % les cessions de parts de personnes morales à prépondérance immobilière — catégorie dont une SARL de famille qui ne détient que des logements fait évidemment partie. Écart entre les deux lectures : 4 672 € sur cette seule cession.

Depuis le 27 juin 2026, il y a plus contraignant. L'article 1865-1 du code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, encadre la forme de l'acte. Toute cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière doit être constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou par acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Le texte vise la cession et rien d'autre : ni la donation, ni l'apport, ni la succession, ni le rachat de parts par la société. Les modèles de cession sous seing privé qui circulent encore produisent aujourd'hui des actes nuls. Vérifiez la date de tout modèle avant de signer, et lisez notre guide de la cession de parts.

Le pacte Dutreil : plus d'avantage pour personne

L'argument « SARL de famille égale abattement Dutreil de 75 % » est mort. L'article 23 de la loi de finances pour 2024 a exclu du dispositif la gestion, par une société, de son propre patrimoine mobilier ou immobilier. La mesure vise les transmissions réalisées depuis le 17 octobre 2023 (article 787 B du CGI). La location meublée d'habitation en fait partie, y compris exercée à titre professionnel. Seules restent éligibles la para-hôtellerie caractérisée et les activités réellement opérationnelles. Est para-hôtelière celle qui fournit au moins trois des quatre services hôteliers : petit-déjeuner, nettoyage régulier, fourniture du linge, réception de la clientèle. Une SCI de location patrimoniale, elle, ne l'a jamais été. Si l'on vous vend encore une SARL de famille pour son Dutreil sur du meublé classique, demandez la référence.

Et si votre dossier entre bien dans le champ, le prix d'entrée a monté. La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 porte l'engagement individuel de conservation de quatre à six ans, pour les transmissions intervenues depuis le 21 février 2026. Avec les deux ans d'engagement collectif, il faut désormais bloquer les titres huit ans au lieu de six. L'abattement, lui, reste à 75 %.


9. Ce que coûtent réellement une SARL de famille et une SCI : création, apport, gestion

À la création, l'écart est dérisoire et ne devrait jamais entrer dans la décision.

Poste SARL de famille SCI
Annonce légale, forfait unitaire 2026148 € HT191 € HT
Immatriculation au greffe, barème du 1er mars 202633,83 € TTC (avec création d'établissement)60,38 € TTC
Déclaration des bénéficiaires effectifs, déposée avec l'immatriculation19,33 € TTC19,33 € TTC
Insertion au BODACC0 €0 €
Total réglé au greffe53,16 € TTC79,71 € TTC
Dépôt du capital en banqueObligatoire (art. L223-7 du code de commerce)Facultatif : aucun texte ne l'impose
Commissaire aux apports pour un immeubleObligatoire, ≈ 2 000 €Non prévu par la loi
Notification de l'option fiscale0 € : un courrier au service des impôts0 €

Les forfaits d'annonce légale viennent de l'arrêté du 19 novembre 2021, dans sa rédaction issue de l'arrêté du 19 novembre 2025 applicable depuis le 1er janvier 2026. Les tarifs de greffe, eux, sortent de l'arrêté du 25 février 2026, applicable du 1er mars 2026 au 29 février 2028. Ils se décomposent en quatre émoluments hors taxes, majorés de la TVA à 20 %. Immatriculation d'une personne morale, 44,27 € ; immatriculation par création d'une société commerciale, 22,14 € ; dépôt de l'acte constitutif, 6,05 € ; déclaration des bénéficiaires effectifs, 16,11 € (article A743-10 et article A743-10-1 du code de commerce). Deux points valent d'être signalés. Le barème a baissé de près de 5 % au 1er mars 2026, à rebours de ce qu'annoncent la plupart des pages encore en ligne : jusqu'au 28 février, une SCI payait 63,54 €. Et aucun droit INPI n'est perçu à l'immatriculation : le tarif du registre national des entreprises ne frappe que les inscriptions complémentaires et modificatives. Le dépôt annuel des comptes, lui, reste à 44,14 € TTC au même barème. Un détail qui surprend à la première facture : le forfait d'annonce suppose une seule modification par annonce. Au-delà, on retombe à la tarification au caractère.

Une ligne de ce tableau mérite qu'on s'y arrête, parce qu'elle contredit l'intuition. Sur le même acte, la société civile paie 26,55 € de plus que la société commerciale. Le barème réserve aux seules sociétés commerciales un émolument de création réduit, 22,14 € HT (n° 42). Une SCI n'y a pas droit : n'étant pas commerciale, elle relève de la ligne générale des personnes morales, 44,27 € HT (n° 40), soit exactement le double. Une nuance tout de même, et elle compte pour budgéter. Ce tarif réduit suppose une création d'établissement : une société commerciale immatriculée sans activité retombe à 60,38 €, comme une SCI.

Deux corrections utiles au passage, parce qu'elles circulent encore. L'insertion au BODACC est gratuite à la constitution comme à la radiation depuis l'arrêté du 9 novembre 2017 : toute facture de création qui la fait payer est fausse. Et le dépôt du capital, obligatoire en SARL, ne l'est pas en société civile — voir notre guide dépôt du capital d'une SCI.

L'apport de l'immeuble : le poste le plus mal chiffré du web

Restons chez les Marchand, mais remontons de dix ans, au moment où ils hésitaient encore à loger leurs biens dans une société. Ils ont franchi le pas, et voici ce que l'entrée leur a coûté. Leurs trois immeubles valaient alors 750 000 €, dont 300 000 € d'emprunt en cours que la société a repris. Une seule ligne de démarcation commande tout le reste. Un apport rémunéré exclusivement par des parts est un apport à titre pur et simple. Dès qu'il est rémunéré, même partiellement, par la reprise d'une dette, cette fraction devient un apport à titre onéreux, taxé au régime propre des apports de l'article 683 bis, soit 5 % (2,20 % + taxes additionnelles) et non les 6,32 % du droit commun des ventes.

Dossier 3, suite — le coût d'entrée des immeubles

  • Vers une SARL de famille à l'impôt sur le revenu. La fraction pure et simple, 450 000 €, est enregistrée gratuitement (article 810, I du CGI, depuis la loi de finances 2019). La fraction reprise avec la dette, 300 000 €, relève du régime propre des apports (art. 683 bis majoré des taxes additionnelles), soit 5 % = 15 000 €, et non les 6,32 % des ventes.
  • Vers une SCI à l'impôt sur les sociétés. La fraction pure et simple relève de l'article 809, I, 3° et et de l'article 810, III, majoré des taxes additionnelles : 5 %, soit 22 500 €. Plus les mêmes 15 000 € sur la dette reprise. Total : 37 500 €.
  • Attention au taux réel : 5 %, pas 2,20 %. Le III de l'article 810 fixe un droit d'État de 2,20 % pour les apports portant sur un immeuble ou des droits immobiliers, mais ce droit est majoré des taxes additionnelles départementale (1,60 %, art. 1595) et communale (1,20 %, art. 1584), ce qui porte le total à 5 %. Sur les 450 000 € de fraction pure et simple, cela fait 22 500 €, et non 9 900 €.
  • Et surtout : l'apport d'un immeuble déjà détenu en direct déclenche l'imposition de la plus-value chez l'apporteur, exactement comme une vente. Les Marchand avaient acheté leurs trois immeubles 500 000 € et les détenaient depuis douze ans. Plus-value : 250 000 €. Abattements de durée : 42 % pour l'impôt sur le revenu, 11,55 % pour les prélèvements sociaux. Impôt sur le revenu, 19 % sur 145 000 € = 27 550 €. Prélèvements sociaux, 17,2 % sur 221 125 € = 38 034 €. Surtaxe, 3 % sur 145 000 € = 4 350 €. Total : 69 934 € payés le jour de l'apport, contre 28 860 € de droits d'enregistrement. Le poste principal, c'est bien celui-là, et il se calcule avant de signer. Tout est dans apporter un immeuble à une SCI.

La gestion annuelle

Les deux structures tiennent une comptabilité d'engagement complète, avec bilan et liasse fiscale — le jeu d'imprimés annuels qui accompagne la déclaration de résultat : 2031 et 2033 pour la SARL de famille, 2065 et 2033 pour la SCI. Le budget d'expert-comptable ou de logiciel est le même de part et d'autre. Il ne reste donc que les postes structurels. Côté SARL de famille : 1 200 € de cotisations et 44,14 € TTC de dépôt des comptes au barème du 1er mars 2026. Côté SCI, sur notre dossier lyonnais : 360 € de contribution sur les revenus locatifs, une taxe qu'une société de personnes détenue par des personnes physiques ne doit pas. Le détail des obligations est dans comptabilité SCI et la déclaration 2065.

Une précision de vocabulaire qui évite une faute répandue. L'obligation comptable d'une SCI à l'impôt sur les sociétés est fiscale, pas commerciale : elle découle de l'article 54 du CGI et de l'article 38 quater de l'annexe III, qui impose le plan comptable général. Les articles L123-12 et suivants du code de commerce, souvent cités ici, ne visent que les commerçants : une SCI n'en est jamais un. La SARL de famille, commerciale par sa forme, en relève bien — et c'est aussi pourquoi elle dépose ses comptes. Taux de l'impôt sur les sociétés — Service-Public Entreprendre.


10. Le tableau de décision : SARL de famille, SCI, ou aucune des deux

Votre situation Notre réponse Pourquoi
Meublé, en famille, on veut consommer le produit de la venteSARL de famille19 946 € d'avance sur notre dossier : l'argent sort sans second impôt, ce qui compense largement les 3 756 € perdus sur la plus-value
Meublé, capitalisation longue, réinvestissement des produitsSCI à l'impôt sur les sociétésAmortissement immédiat, déficit reportable mobilisable, plus-value moins taxée : 16 356 € d'avance tant que rien ne sort
Location nue uniquementSCI, à l'impôt sur le revenuLa SARL de famille n'a droit à rien : activité civile exclue de l'option
Meublé avec des associés non parentsSCI à l'impôt sur les sociétésLa SARL de famille est fermée ; la SCI à l'impôt sur le revenu basculera de toute façon
Para-hôtellerie, transmission d'entreprise viséeSARL de familleSeule voie encore éligible au pacte Dutreil sur ce type d'activité
Un bien, un investisseur, meubléAucune sociétéLa location meublée en direct donne les mêmes déductions sans les frais de structure

Trois situations où la bonne réponse est de ne rien créer

Un seul bien, un seul investisseur. Louer en meublé en son nom propre donne accès au même amortissement, au même article 39 C et au même régime de plus-value. Et, sous les seuils, au micro-BIC : le régime forfaitaire qui remplace la comptabilité par un abattement, réservé aux entreprises individuelles et fermé à toute société de personnes — l'EURL à associé unique dirigeant mise à part.

Les valeurs applicables aux revenus 2026 : 83 600 € de recettes et un abattement de 50 % pour toute location meublée. Seule exception, le meublé de tourisme non classé, resté à 15 000 € et 30 % depuis la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 (article 50-0 du CGI ; seuils récapitulés au BOI-BAREME-000044). Sur le T3 loué 14 400 € par an, l'abattement laisse 7 200 € imposables, quand le régime réel et son amortissement ramènent le résultat à zéro. Le micro-BIC ne fait donc pas gagner d'impôt ici : il fait gagner du travail. Il dispense de tenir une comptabilité, de produire un bilan et de déposer une liasse, ce qui économise à lui seul les 500 € annuels d'expert-comptable ou de logiciel. La société, elle, ajoute 1 200 € de cotisations et cette liasse, pour rien. Sur quinze ans, l'erreur coûte de l'ordre de 25 000 € en frais purs. Ne créez pas cette société.

Vous ne louez que du nu. Il n'y a pas d'arbitrage à faire, il y a un texte à lire : la SARL de famille est fermée. Notre guide SCI à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu traite le seul choix qui vous concerne.

Le bien est déjà à vous et il tourne bien. L'apporter à une société pour « optimiser » déclenche la plus-value immédiatement et coûte des droits d'enregistrement. Reprenons le dossier Marchand au moment de l'apport : 500 000 € d'achat, 750 000 € de valeur, douze ans de détention. L'entrée dans une société civile à l'impôt sur les sociétés leur a coûté 69 934 € de plus-value et 28 860 € de droits, soit 98 794 € le jour de l'acte. En face, ce que la société fait gagner chaque année sur le flux, c'est 1 659 €. Le détail : 3 783 € d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux en détention directe, contre 2 124 € d'impôt sur les sociétés et de contribution sur les revenus locatifs. À ce rythme, il faut près de soixante ans pour rembourser l'entrée. Si votre calcul ressemble à celui-là, ne bougez pas.


11. Les montages mixtes SCI et SARL de famille : ce qui tient, ce qui ne tient pas

Deux sociétés pour deux activités. Une SCI à l'impôt sur le revenu pour les logements nus, une SARL de famille pour les meublés. C'est la solution la plus sûre quand le patrimoine est mixte : chaque structure reste dans son champ, aucun seuil ne menace. Coût supplémentaire : une seconde comptabilité, de l'ordre de 900 € par an. C'est le prix de la tranquillité, et il est raisonnable.

La SCI propriétaire, la SARL de famille exploitante. La SCI loue nu à la SARL de famille, qui meuble et sous-loue. La SCI conserve son activité civile, la SARL exerce bien une activité commerciale. Le montage tient juridiquement, mais il coûte cher : la SARL n'étant pas propriétaire, elle n'amortit pas l'immeuble. Sur notre T3 lyonnais, elle amortirait 1 714 € de mobilier — 12 000 € d'équipement sur sept ans — au lieu de 7 160 € de construction. Le levier principal disparaît. Et le loyer entre les deux sociétés doit être fixé à sa valeur de marché, sous peine de redressement : abus de droit et SCI et louer à sa propre société.

Une société associée d'une SARL de famille : non. L'article 239 bis AA n'admet que des personnes physiques liées par les liens familiaux qu'il énumère. Faire entrer une holding, même détenue par la même famille, fait tomber l'option et déclenche la cessation. Si votre patrimoine appelle une holding, l'architecture est différente : voir holding immobilière et SCI.

Un mot sur la TVA, et sur une date que personne d'autre ne vous donnera. La location meublée d'habitation est exonérée de TVA ; la para-hôtellerie y est soumise au taux réduit, ce qui ouvre en contrepartie la récupération de la TVA sur l'acquisition et les travaux. Retenez une date, et la bonne. L'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 transfère l'intégralité des règles de TVA du code général des impôts vers le livre II du code des impositions sur les biens et services (CIBS). Le basculement était fixé au 1er septembre 2026 ; l'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 l'a reporté au 1er janvier 2027. Les articles 261 D, 279 ou 293 B que vous lisez aujourd'hui, y compris dans les guides de ce site, changeront d'adresse à cette date. La recodification se fait à droit constant : ni les taux ni les conditions ne bougent, seules les références. Les anciennes références au CGI restent d'ailleurs admises sur les factures, actes et contrats jusqu'au 30 juin 2028. Nos pages SCI et TVA et franchise de TVA suivent le basculement.


Pour aller plus loin

SCI et location meublée — le seuil de 10 % en pratique : comment le calculer chaque année, ce qui compte dans les recettes commerciales, et ce qui se passe l'année du dépassement. Location meublée en direct ou en SCI — la comparaison à faire avant celle de cette page, si vous investissez seul ou à deux sur un seul bien. SCI à l'impôt sur les sociétés ou à l'impôt sur le revenu — l'arbitrage interne à la SCI, avec le point de bascule chiffré selon la tranche d'imposition. Amortissement en SCI — la ventilation par composants, les durées admises, la valeur du terrain et les justificatifs à conserver en cas de contrôle. Plan d'amortissement SCI — un tableau complet, année par année, à reprendre tel quel pour votre propre bien. Plus-value d'une SCI à l'impôt sur les sociétés — le calcul sur valeur nette comptable, la reprise des amortissements et le sort du déficit reportable. Passer sa SCI de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur les sociétés — la procédure, le coût du changement de régime et les cinq exercices pendant lesquels on peut encore revenir en arrière. Donation de parts de SCI — abattements, renouvellement tous les quinze ans, clauses qui préservent le contrôle du donateur et coût réel de l'acte. Démembrement de parts de SCI — le barème de l'article 669, la répartition des revenus entre usufruitier et nu-propriétaire, et ce qui se passe au décès. Cession de parts de SCI — l'agrément, la forme obligatoire de l'acte depuis juin 2026 et le calcul de la plus-value du cédant. Apporter un immeuble à une SCI — apport pur et simple contre apport à titre onéreux, droits applicables et plus-value déclenchée chez l'apporteur. Contribution sur les revenus locatifs — qui la doit vraiment, sur quels immeubles, et comment la déclarer sans se tromper de ligne. SCI familiale — statuts, gérance, entrée des enfants au capital et gestion des désaccords entre générations. SCI ou SARL immobilière — la variante hors cadre familial, quand l'option pour l'impôt sur le revenu n'est pas ouverte. Guide complet de la SCI 2026 — la page mère : régimes fiscaux, création, comptabilité et obligations annuelles en trente minutes de lecture.

Trois repères pour trancher

  1. Vous vendrez et vous consommerez le produit : SARL de famille. Non pas pour sa plus-value — elle y paie 3 756 € de plus que la société civile — mais parce que l'argent sort sans second impôt. Sur notre dossier lyonnais, 19 946 € d'avance sur quinze ans.
  2. Vous garderez et vous réinvestirez : SCI à l'impôt sur les sociétés. Amortissement immédiat, déficit reportable sans limite, plus-value taxée à 15 puis 25 % : 16 356 € d'avance — à condition de ne rien sortir, sinon le prélèvement forfaitaire de 31,4 % renverse le résultat.
  3. Dans les deux cas, chiffrez le coût social avant de signer. Un gérant majoritaire de SARL doit 1 200 € de cotisations par an même à résultat nul, soit 18 000 € sur quinze ans. C'est plus lourd que la plupart des optimisations qu'on vous proposera.
Tester sci-ai.app sur mon dossier

Comptabilité, amortissement par composants, suivi des parts, procès-verbaux d'assemblée et liasse fiscale, pour les SCI à l'impôt sur le revenu comme à l'impôt sur les sociétés.


Questions fréquentes sur le choix entre SCI et SARL de famille

Juridiquement oui, fiscalement c'est le meilleur moyen de tout perdre. L'article 239 bis AA du CGI réserve l'option pour l'impôt sur le revenu aux SARL qui exercent une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole. La location nue est une activité civile : elle n'entre dans aucune de ces quatre cases. Le juge administratif n'admet une activité civile dans une SARL de famille qu'à deux conditions cumulatives : qu'elle soit accessoire, et qu'elle soit indissociable de l'activité commerciale. Le caractère minoritaire ne suffit jamais à lui seul (CAA Versailles, 3e ch., 26 juin 2025, n° 22VE02176, dans la ligne de CE, 7 août 2008, n° 283238). Si vous avez du nu et du meublé, montez deux structures. Le surcoût de gestion, autour de 900 € par an, est sans commune mesure avec le risque.
Non, et c'est une erreur très répandue. L'article 50-0 du CGI réserve le micro-BIC aux entreprises individuelles et, par exception, à l'EURL dont l'associé unique est une personne physique qui dirige la société (article 50-0, 2, c). Une SARL de famille est une société de personnes relevant de l'article 8 du CGI : elle est exclue du micro-BIC et se trouve au régime réel dès le premier euro de loyer. Concrètement, cela signifie comptabilité d'engagement, bilan, liasse 2031 et 2033, et un expert-comptable ou un logiciel dédié. L'abattement de 50 %, applicable aux revenus 2026 jusqu'à 83 600 € de recettes, n'existe que pour le loueur en direct, jamais en SARL de famille. C'est aussi la raison pour laquelle une SARL de famille ne se justifie pas pour un seul petit bien.
L'option pour l'impôt sur le revenu tombe, et la société passe à l'impôt sur les sociétés. La bascule vaut cessation d'entreprise (article 202 ter du CGI) : plus-values latentes et résultats en cours sont imposés immédiatement, sauf à remplir les conditions d'atténuation vues plus haut. Reste le cas dont le corps de l'article ne parle pas : le décès. L'héritier non parent dispose de six mois pour céder ses parts à une personne parente des autres associés ; l'option est alors maintenue (BOI-IS-CHAMP-20-20-40 n° 20, document du 12 septembre 2012). Au-delà, la cessation s'applique. Vérifiez l'arborescence familiale à chaque mouvement de parts, sans exception.
Non. C'est même son intérêt central. Une SARL ordinaire ne peut opter pour le régime des sociétés de personnes qu'aux conditions de l'article 239 bis AB du CGI. Il lui faut moins de cinq ans d'existence, moins de cinquante salariés, moins de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires ou de total de bilan. Il lui faut aussi un capital détenu pour moitié au moins par des personnes physiques, dont un tiers au moins par les dirigeants. Son option est alors limitée à cinq exercices, sans renouvellement possible. La SARL de famille de l'article 239 bis AA du CGI, elle, n'a aucune limite de durée, tant que les conditions d'activité et de composition du capital restent remplies. Vous pouvez rester à l'impôt sur le revenu trente ans. En revanche, la révocation volontaire de l'option est définitive. Une société qui l'a révoquée pour repasser à l'impôt sur les sociétés ne pourra plus jamais réopter (BOI-IS-CHAMP-20-20-40 n° 60 et suivants). Cela se décide donc une fois, en connaissance de cause, et pas au gré d'une année fiscale un peu tendue.
C'est possible mais rarement raisonnable. La transformation d'une société civile en société commerciale n'emporte pas création d'une personne morale nouvelle si elle est régulièrement décidée, mais elle emporte changement de régime fiscal, et c'est là que la facture arrive. Une SCI à l'impôt sur le revenu qui devient une SARL de famille reste à l'impôt sur le revenu, mais change d'assiette : elle passe des revenus fonciers aux BIC, avec les conséquences d'un changement de régime. Une SCI à l'impôt sur les sociétés qui passerait à l'impôt sur le revenu subit une cessation d'entreprise, avec imposition des plus-values latentes calculées sur la valeur nette comptable, c'est-à-dire sur une base déjà creusée par les amortissements. Sur un immeuble amorti dix ans, l'addition se compte en dizaines de milliers d'euros.
Non. L'article 239 bis AA du CGI vise les parents en ligne directe, les frères et sœurs, les conjoints et les partenaires liés par un pacte civil de solidarité. Le concubinage, même ancien et même avec des enfants communs, n'a aucun effet ici : il ne figure pas dans le texte. Deux concubins qui veulent louer en meublé ensemble doivent donc choisir une autre voie — l'indivision, une SARL classique à l'impôt sur les sociétés, ou une SCI à l'impôt sur les sociétés. À noter que le PACS suffit, lui, et qu'il produit ici exactement le même effet que le mariage. Se pacser avant de constituer la société est parfois la modification la plus rentable d'un dossier.
Il faut distinguer deux situations. Une SCI qui a volontairement opté pour l'impôt sur les sociétés peut renoncer à son option jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option (article 239 du CGI) ; au-delà, c'est irrévocable. Une SCI assujettie de plein droit parce qu'elle exerce une activité commerciale n'est pas dans ce cadre : elle n'a pas opté, elle subit l'article 206-2. Son assujettissement dure tant que l'activité commerciale dure. Le retour à l'impôt sur le revenu suppose donc d'arrêter le meublé, et il emporte les conséquences d'une cessation. Ne construisez pas une stratégie sur l'idée d'un aller-retour : traitez la bascule comme définitive et décidez en conséquence.
Les associés, dans les deux structures, et pour la fraction de la valeur des parts représentative d'immeubles. Ni la SARL de famille ni la SCI ne fait écran : le passage par une société ne fait pas sortir un immeuble de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière. La dette bancaire contractée par la société pour acquérir l'immeuble vient en diminution de la valeur des parts, ce qui explique qu'un patrimoine récemment financé pèse peu au début et de plus en plus à mesure que le prêt s'amortit. Deux différences méritent attention : les comptes courants d'associés font l'objet de règles de déduction restrictives, et la décote pour illiquidité des parts, admise en pratique, réduit la base déclarée.
En SARL, oui dans la quasi-totalité des cas. Un commissaire aux apports doit évaluer chaque bien apporté. Les associés ne peuvent l'écarter, à l'unanimité, qu'à deux conditions cumulatives : aucun apport ne dépasse 30 000 €, et l'ensemble des apports non évalués reste sous la moitié du capital (article L223-9 du code de commerce). Un immeuble sort évidemment de ces limites. Comptez de l'ordre de 2 000 € pour la mission. En société civile, aucun texte n'impose de commissaire aux apports : les associés évaluent eux-mêmes, sous leur responsabilité, ce qui économise l'honoraire mais expose davantage en cas de contrôle si la valeur retenue est fantaisiste. Une évaluation motivée, pièces à l'appui, reste indispensable dans les deux cas.
Oui. La SARL est une société commerciale par la forme : elle dépose ses comptes annuels au greffe chaque année (article L232-21 du code de commerce). Le dépôt coûte 44,14 € TTC par correspondance depuis le 1er mars 2026, insertion au BODACC comprise (arrêté du 25 février 2026). Ces comptes deviennent alors consultables par tout le monde, y compris vos locataires et votre banque. Les sociétés qui répondent à la définition de la micro-entreprise peuvent demander que leurs comptes restent confidentiels (article L232-25). Est micro-entreprise celle qui ne dépasse pas deux des trois seuils fixés, pour l'application de l'article L123-16-1, par l'article D123-200 du code de commerce : 450 000 € de total de bilan, 900 000 € de chiffre d'affaires net, dix salariés. C'est une déclaration à déposer avec les comptes, elle n'est jamais automatique. Une SCI, elle, n'est jamais tenue de déposer ses comptes au greffe, même détenue à 100 % par des sociétés commerciales. Si la confidentialité de votre patrimoine compte, c'est un point en faveur de la société civile.
Oui, et c'est parfois utile pour justifier un travail réel de gestion. Mais la rémunération change la donne sociale : un gérant de société civile rémunéré relève du régime des travailleurs indépendants, avec les cotisations qui vont avec, alors qu'un gérant non rémunéré n'a strictement aucun statut social et ne coûte rien. Fiscalement, la rémunération est déductible chez une SCI à l'impôt sur les sociétés, et imposable chez le gérant. En SCI à l'impôt sur le revenu, elle n'est pas déductible des revenus fonciers, ce qui la rend le plus souvent inutile. Dans la très grande majorité des SCI patrimoniales que nous voyons, le gérant n'est pas rémunéré, et c'est le bon choix.
Elle le durcit. La location saisonnière est une activité commerciale sans discussion possible, et les juges apprécient largement le caractère habituel : quelques semaines de location par an suffisent. Une SCI à l'impôt sur le revenu qui s'y essaie bascule donc très vite. Côté seuils, la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 a resserré le micro-BIC des meublés de tourisme — sans effet ici, puisqu'une SARL de famille n'a de toute façon pas accès au micro-BIC. Restent deux points à traiter en amont : l'enregistrement de la location auprès de la commune, et le régime de TVA si vous ajoutez des services para-hôteliers. Notre guide sur la location saisonnière en SCI détaille ces deux chantiers.
Oui, et cela s'apprécie associé par associé, pas au niveau de la société. Le caractère professionnel suppose que les recettes annuelles tirées de la location meublée dépassent 23 000 € et excèdent les autres revenus d'activité du foyer fiscal (article 155, IV du CGI). C'est la quote-part de recettes de chaque associé qui compte, pas le chiffre d'affaires de la SARL. Deux associés de la même société peuvent donc relever de statuts différents. La conséquence est lourde à la revente : un associé professionnel sort du régime des plus-values des particuliers pour celui des plus-values professionnelles, sans abattement pour durée de détention, mais avec les exonérations propres aux petites entreprises. Faites l'analyse au niveau du foyer, avant de signer.
Ni l'une ni l'autre ne ferme les portes : dans les deux cas, c'est la société qui emprunte, avec une garantie hypothécaire sur le bien. La différence tient à la responsabilité, et elle joue à l'envers de ce qu'on imagine. En société civile immobilière, les associés répondent des dettes sociales de façon indéfinie mais non solidaire, chacun à proportion de ses parts (article 1857 du code civil). Le créancier doit d'abord poursuivre la société sans résultat (article 1858). La banque a donc déjà un recours sur leur patrimoine. En SARL de famille, la responsabilité est limitée aux apports — c'est précisément pour cela que les banques réclament presque toujours une caution personnelle du gérant. Le résultat pratique est le même des deux côtés : vous engagez votre patrimoine personnel. Ce qui décide vraiment d'un accord de crédit, c'est l'apport et la capacité de remboursement du foyer, pas la forme sociale.
Aucun texte ne l'impose, dans un cas comme dans l'autre. Ce qui s'impose, c'est la comptabilité elle-même. La SARL de famille, commerciale par sa forme, tient une comptabilité commerciale complète et dépose ses comptes au greffe. La SCI à l'impôt sur les sociétés tient une comptabilité d'engagement, imposée par l'article 54 du CGI et l'article 38 quater de l'annexe III, qui la soumet au plan comptable général. Dans les deux cas il faut un bilan, un compte de résultat, un plan d'amortissement par composants et une liasse fiscale : 2031 et 2033 pour la SARL de famille, 2065 et 2033 pour la SCI. La vraie question n'est donc pas de savoir s'il faut un expert-comptable, mais qui tient ces écritures. Un logiciel dédié suffit à beaucoup de dossiers d'un ou deux biens ; un immeuble en travaux, un apport, une cession de parts ou un contrôle justifient l'intervention d'un professionnel. Le commissaire aux comptes, lui, n'est obligatoire dans aucune des deux structures aux tailles dont parle cette page.

Comment cette page est faite. Les montants sont arrêtés au 25 août 2026 et vérifiés sur les textes consolidés, non sur des synthèses. Les cas chiffrés reposent sur des hypothèses explicites — prix, loyers, taux, durée de détention — et un changement d'hypothèse change le résultat : reprenez le calcul avec les vôtres. Cet article informe, il ne remplace pas l'avis d'un professionnel sur votre situation, qui dépend aussi de votre régime matrimonial, de vos autres revenus et de votre horizon de transmission. Sources primaires consultées : article 239 bis AA du CGI, article 35, article 39 C, article 150 VB, article 202 ter, article 206, article 219, article 234 nonies, article 669, article 726, article 787 B, article 1609 nonies G, article A743-10 du code de commerce, CAA Versailles, 26 juin 2025, n° 22VE02176, BOI-IS-CHAMP-10-30, BOI-BIC-AMT-20-40-10-20.